Cotation du 18/05/2018 à 22h50 Dow Jones Industrial 0,00% 24 715,09
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Clôture de Wall Street : une fin de semaine en petite forme

Clôture de Wall Street : une fin de semaine en petite forme
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street a terminé la semaine sur une note hésitante, vendredi, les investisseurs digérant l'avalanche de résultats d'entreprises qui s'est abattue ces derniers jours sur les marchés. Vendredi, le titre d'Amazon a gagné 3,6% après des comptes supérieurs aux attentes, mais cela n'a pas suffi à dynamiser les indices bousiers. Par ailleurs, la croissance du PIB des Etats-Unis a moins ralenti au 1er trimestre que ce que craignaient les économistes, ce qui a soutenu le dollar. Le billet vert a ainsi signé un rebond de 1,5% sur la semaine, tandis que les taux à 10 ans ont grimpé à 3%, deux facteurs peu favorable aux marchés d'actions s'ils se confirment sur la durée.

A la clôture, les principaux indices boursiers américains ont fini vendredi très proches de l'équilibre. Le Dow Jones a cédé 0,05% à 24.311 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,11% à 2.670 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a fini presque stable (+0,02%) à 7.119 pts.

Sur l'ensemble de la semaine, le DJIA a reculé de 0,6%, le S&P 500 est resté stable et le Nasdaq a lâché 0,37%.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a progressé de 1,5% cette semaine, pour remonter au plus haut depuis la mi-janvier. Cet indice, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, yen, dollar canadien, livre, franc suisse et couronne suédoise) s'inscrivait vendredi soir à 91,53 (stable sur 24h et +1,5% sur 5 séances). De son côté, l'euro a terminé la semaine à 1,2130$, en hausse de 0,2% par rapport à jeudi, mais en recul de 1,3% sur 5 séances.

Le taux du T-Bond à 10 ans revient sous 3%

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts américains se sont calmés vendredi, tout en restant à un niveau élevé. Le rendement de l'emprunt d'Etat (T-Bond) à 10 ans a cédé 2 points de base, revenant à 2,96%. Il reste proche des 3% (franchi mercredi soir à 3,03%), le seuil au-delà duquel les investisseurs craignent des effets négatifs pour les marchés d'actions. Ce taux évoluait autour de 2,4% à la fin 2017, et avait testé déjà brièvement les 3% fin février ; auparavant, il n'avait plus atteint ce seuil des 3% depuis plus de 4 ans, début 2014, mais il était alors rapidement retombé sous ce seuil.

De nombreux analystes estiment qu'un taux à 10 ans durablement supérieur 3% serait préjudiciable pour les marchés d'actions, dont le rendement est inférieur. En outre, une hausse de taux pèserait sur les coûts financiers des entreprises qui s'endettent.

La hausse des taux est liée à une conjonction de facteurs : hausse récentes des cours des matières premières (dont le pétrole), qui alimentent les prévisions d'inflation, une croissance économique comparativement plus forte aux Etats-Unis que dans d'autres zones, et une politique monétaire plus agressive aux Etats-Unis qu'en Europe, où la BCE ne semble pas pressée de mettre fin à ses mesures de soutien exceptionnels aux marchés.

La croissance du PIB américain a ralenti au T1, mais moins que prévu

Le pétrole a fini la semaine en légère baisse tout en restant proche de ses récents sommets, sur fond de spéculations sur de nouvelles sanctions des Etats-Unis contre l'Iran. Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a cédé vendredi 0,13%, à 68,10$ (contrat à terme de juin sur le Nymex). Au moment de la clôture du Nymex, le Brent de la Mer du Nord reculait également de 0,13% à 74,64$ le baril.

Sur le plan macro-économique, les investisseurs ont ainsi été surpris par l'annonce, vendredi, d'une hausse de 2,3% du PIB des Etats-Unis en rythme annuel, au premier trimestre, contre seulement 2% attendu par le consensus, et après 2,7% au 4ème trimestre 2017. Ces chiffres pourraient inciter la Fed à relever ses taux à un rythme soutenu cette année, un risque qui pèse sur les marchés d'actions.

A l'inverse de Europe, le PIB de la France a ralenti au 1er trimestre à 0,3% par rapport au trimestre précédent, après +0,7% au 4ème trimestre 2017 et alors que le consensus de 'Reuters' tablait sur +0,4%. La croissance a aussi déçu au Royaume-Uni à seulement +0,1% par rapport au 4ème trimestre, après +0,4% au trimestre précédent et un consensus logé à +0,3%.

Par ailleurs, l'indice américain du coût de l'emploi pour le premier trimestre 2018 est ressorti en augmentation de +0,8% en comparaison du trimestre antérieur, contre +0,7% de consensus. L'évolution en glissement annuel ressort à +2,7% au T1.
Enfin, l'indice du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan a atteint 98,8 en avril 2018 (lecture finale), contre 98 de consensus et 97,8 pour l'estimation antérieure.

VALEURS A SUIVRE

Amazon.com (+3,6%). Le groupe a dévoilé ses comptes du premier trimestre. Les ventes grimpent de 43% à 51 Mds$. Le résultat opérationnel flambe de 92% à 1,93 Md$. Les bénéfices s'élèvent à 1,63 Md$ (3,27$ par action), contre 724 M$ (1,48$ par action) un an avant. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,24$, pour des ventes de 49,9 Mds$. Sur le second trimestre, le groupe vise des ventes comprises entre 51 et 54 Mds$, pour un résultat opérationnel entre 1,1 et 1,9 Md$.

Intel (-0,6%). Le groupe vient de publier ses résultats du premier trimestre. Les revenus montent de 9% en glissement annuel, à 16,1 Mds$. Les bénéfices grimpent de 50% à 4,5 Mds$. Le bénéfice par action ressort ainsi à 0,93$, contre 0,61$ un an plus tôt. En non-GAAP, le bénéfice par action s'affiche à 0,87$, contre 0,66$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,72$, pour des revenus de 15 Mds$. Sur le second trimestre, le groupe vise des revenus de 16,3 Mds$ (plus ou moins 500 M$), pour un bpa entre 0,80 et 0,90$. Sur 2018, les revenus sont attendus à 67,5 Mds$ (plus ou moins 1 Md$), pour un bpa d'environ 3,85$.

Microsoft (+1,6%). Le géant américain a annoncé ses comptes du troisième trimestre fiscal 2018. Les revenus grimpent de 16% à 26,82 Mds$, avec une hausse de 17% pour les revenus "Productivity and Business Processes", de 17% également pour les revenus "Intelligent Cloud", et de 13% pour les revenus "More Personal Computing". Le résultat opérationnel monte de 23% à 8,29 Mds$. Les bénéfices progressent de 35% à 7,42 Mds$, faisant ressortir un bénéfice par action de 0,95$, en hausse de 36%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,85$, pour des revenus de 25,8 Mds$.

ExxonMobil (-3,8%) annonce ses comptes du premier trimestre. Les bénéfices sont de 4,65 Mds$, contre 4,01 Mds$ un an avant. Le bénéfice par action ressort ainsi à 1,09$, contre 0,95$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 68,2 Mds$, contre 58,7 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action trimestriel de 1,13$, pour des revenus de 63,6 Mds$.

Chevron (+1,9%) dévoile ses comptes du premier trimestre. Les bénéfices sont de 3,64 Mds$ (1,90$ par action), contre 2,68 Mds$ (1,41$ par action) un an avant. Les revenus grimpent de 37,7 Mds$, contre 33,4 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,48$, pour des revenus de 40,9 Mds$.
Starbucks (-2%) a présenté ses comptes du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 660 M$ (0,47$ par action), contre 653 M$ (0,45$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,53$, en hausse de 18% en glissement annuel. Les revenus montent de 14% à 6,03 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,53$, pour des revenus de 5,9 Mds$. Les ventes "comparables" sont en croissance de 2%. Sur 2018, le groupe vise un bpa entre 2,48 et 2,53$.

Mattel (+1,3%) a annoncé ses comptes du premier trimestre. La perte nette ressort à 311 M$ (0,90 par action), contre une perte de 113 M$ (0,33$ par action) un an avant. Les ventes reculent de 4% à 708 M$. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestriel de 0,39$, pour des ventes de 688 M$. Le groupe annonce par ailleurs la nomination, effective immédiatement, de Ynon Kreiz au poste de nouveau CEO. Margo Georgiadis a de son côté quitté ses fonctions pour "poursuivre de nouvelles opportunités".

Expedia (+8,2%) publie ses résultats du premier trimestre. Le groupe affiche une perte de 137 M$ (0,91$ par action), contre une perte de 86 M$ (0,57$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action s'affiche à 0,46$, contre un bénéfice par action de 0,05$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus montent de 15% à 2,51 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestriel de 0,46$, pour des revenus de 2,4 Mds$

Baidu (+5,5%) présente ses résultats du premier trimestre. Les revenus sont de 3,33 Mds$, en hausse de 31% en glissement annuel. Les bénéfices s'élèvent à 1,1 Md$, faisant ressortir un bénéfice par action de 2,98$. En non-GAAP, le bpa s'affiche à 2,60$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,7$, pour des revenus de 3,3 Mds$.

Rockwell Collins (stable) annonce ses comptes du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 237 M$, faisant ressortir un bénéfice par action de 1,43$, contre 1,27$ un an plus tôt. Le bpa ajusté ressort à 1,81$, contre 1,39$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus grimpent de 62% à 2,18 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,76$, pour des revenus de 2,1 Mds$.

Colgate-Palmolive (stable) publie ses résultats du premier trimestre. Les bénéfices s'élèvent à 634 M$ (0,72$ par action), contre 570 M$ (0,64$ par action) un an avant. Les revenus ressortent à 4 Mds$, contre 3,76 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,73$, pour des revenus de 4,02 Mds$.
Moody's (-1%) publie ses résultats du premier trimestre. Les bénéfices sont de 373 M$, contre 246 M$ un an avant. Le bpa ajusté ressort à 2,02$, en hausse de 35%. Les revenus grimpent de 16% à 1,12 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,80$, pour des revenus de 1,1 Md$. Sur 2018, le groupe vise toujours un bpa entre 7,65 et 7,85$.

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