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Clôture de Wall Street : une 3ème séance de hausse !

Clôture de Wall Street : une 3ème séance de hausse !
Clôture de Wall Street : une 3ème séance de hausse !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le rebond de début d'année s'est poursuivi mardi à Wall Street pour la troisième séance consécutive, dans l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Les négociations prévues pour 48 heures, seront finalement prolongées mercredi pour un 3ème jour à Pékin. Par ailleurs, Donald Trump devait faire une allocution solennelle depuis le bureau Ovale, dans la nuit de mardi à mercredi, pour défendre son projet controversé de mur à la frontière avec le Mexique.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné mardi 1,09% à 23.787 points, tandis que l'indice large S&P 500 a terminé en hausse de 0,97% à 2.574 pts, et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a gagné 1,08%, à 6.897 pts. En outre, le Russell 2000, l'indice des valeurs moyennes américaines, a bondi de 1,37% à 1.424 points, confirmant un regain d'intérêt des investisseurs pour une large partie de la cote.

Depuis le début de l'année, les indices ont désormais regagné 1,97% (Dow Jones), 2,7% (S&P 500) et 3,9% (Nasdaq) après avoir reculé en 2018 pour la première fois depuis 10 ans, en 2008. L'an dernier, le Dow Jones avait perdu 6,4%, le S&P 500 5,6% et le Nasdaq avait cédé 3,9%.

Le pétrole flambe avec l'Opep et l'espoir d'un accord Chine-Etats-Unis

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence) a regagné du terrain après 3 séances de baisse. L'indice a fini en hausse de 0,26% à 95,92 points. L'euro a cédé 0,29% à 1,1441$ alors que la production industrielle allemande a fortement décroché en novembre (-1,9% sur un mois). Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts sont repartis à la hausse, mardi, le rendement du T-Bond à 10 ans regagnant 3 points de base à 2,73%.

Le pétrole a poursuivi son "rally" après son plongeon de 40% au cours du 4ème trimestre 2018... Le contrat à terme de février sur le WTI a gagné mardi 2,60%, à 49,78$ tandis que l'échéance mars sur le Brent a pris 2,42% à 58,72$. Depuis le début de 2019, le WTI a regagné près de 9%, et il a rebondi de 16,5% par rapport à ses plus bas niveaux du 24 décembre dernier, à 42,36$.

Les cours sont soutenus par des signes que l'Opep a commencé à réduire sa production dès décembre, anticipant la mise en oeuvre de l'accord conclu avec d'autres pays producteurs dont la Russie, pour réduire de 1,2 million de barils par jour les pompages à partir de janvier. L'espoir d'une reprise de la demande mondiale en cas d'accord commercial entre les Chine et les Etats-Unis a aussi contribué à soutenir les cours du pétrole.

Donald Trump se félicite de la hausse de la Bourse depuis son élection en 2016

Sur le front commercial, les négociations engagées lundi à Pékin entre responsables américains et chinois se poursuivront mercredi pour une troisième journée, a annoncé un membre de la délégation américaine. Donald Trump a une nouvelle fois assuré, mardi, sur son compte Twitter que les "discussions avec la Chine se passent très bien !"

Par ailleurs, le président américain s'est fendu d'un tweet se félicitant des "VRAIMENT bons indicateurs économiques" des Etats-Unis, qui ont été réalisés malgré la normalisation rapide des taux d'intérêts menée par la Fed.

"Imaginez ce que cela aurait été si j'avais pu profiter, comme l'administration précédente, de taux à long terme à zéro (....) Ca aurait été TELLEMENT FACILE! Il n'empêche, les marchés sont en FORTE hausse depuis l'Election de 2016!" s'est félicité Donald Trump, relativisant du même coup la brutale correction boursière intervenue au 4ème trimestre 2018 à Wall Street.

Enfin, Donald Trump doit faire des annonces concernant le mur frontalier avec le Mexique à 21 heures à Washington (mercredi 03h00 du matin à Paris). Face au refus des démocrates du Congrès de lui accorder 5,7 milliards de dollars pour financer ce mur, le président américain pourrait changer de stratégie.

Le mur avec le Mexique pourrait être construit par l'armée !

Au lieu de lier le financement du mur à l'adoption du budget américain (actuellement bloqué par le "shutdown" depuis le 22 décembre), il pourrait utiliser ses pouvoirs présidentiels pour puiser dans le budget... de la Défense.

Ainsi, une partie de la ligne de financement des projets de construction du Pentagone a déjà été approuvée par le Congrès mais n'a pas encore été attribuée. Le montant alloué à la construction dans le budget 2019 est de 10,4 Mds$, sur un budget total de 716 milliards de dollars au total pour la Défense.

Si cette solution était adoptée, elle aurait l'avantage pour les marchés financiers de mettre fin au "shutdown" d'une partie des administrations fédérales, qui menace de peser sur la croissance s'il se prolonge indéfiniment...

VALEURS A SUIVRE

Amazon (+1,6%) a conforté sa place conquise mardi de première capitalisation boursière sur la cote américaine. Le groupe de Jeff Bezos pèse environ 810 milliards de dollars désormais, devançant d'une courte tête Microsoft (+0,7% à environ 789 Mds$) et Alphabet (+0,88% à 752 Mds$). Apple (+1,9%) ne vaut de son côté "plus que" 715 milliards environ, après son récent avertissement sur les ventes trimestrielles. Le classement boursier de ces géants de la technologie américaine pourrait encore connaître des bouleversements ces prochaines semaines à l'occasion de la publication des résultats du quatrième trimestre 2018.

Boeing (+3,8%) a profité de l'annonce de livraisons solides au 4ème trimestre. L'avionneur américain, concurrent d'Airbus, a annoncé avoir livré 238 appareils commerciaux au 4ème trimestre contre 209 un an plus tôt. Le consensus établi par Factset s'attendait à 235 livraisons. Les livraisons de la branche défense, espace et sécurité ont en revanche reculé à 32 appareils contre 43 au 4ème trimestre 2017.

PG&E a encore encore chuté de 7,4% après un plongeon supérieure à 22% la veille, alors que l'opérateur d'électricité californien pourrait se placer sous la protection de la loi sur les faillites, selon des sources porches du dossier. Les équipements du groupe pourraient avoir joué un rôle dans le déclenchement de l'incendie le plus meurtrier de l'histoire de la Californie en novembre. Mardi, S&P Global Ratings a dégradé en catégorie spéculative la note de crédit de PG&E, évoquant le contexte politique et réglementaire. La note passe donc de 'BBB-' à 'B', sous surveillance avec implication négative, en vue d'une possible nouvelle dégradation dans les prochains mois.

Tesla (+0,12%) a consolidé, après un gain de 5,4% lundi en clôture suite à l'annonce officielle du lancement des travaux de construction de l'usine géante de Shanghai en Chine... Par ailleurs, Larry Ellison, fondateur d'Oracle et nouvel administrateur indépendant du concepteur californien de voitures électriques, vient de déclarer à la SEC une participation d'un montant d'un milliard de dollars au capital de Tesla, représentant 1,75% du tour de table.

Boston Scientific (+2,8%) a annoncé des ventes de 2,56 Mds$ sur le quatrième trimestre 2018, contre 2,41 Mds$ sur la même période, un an avant. Ces chiffres sont en ligne avec le consensus. Le groupe publiera ses résultats trimestriels complets le 6 février prochain. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,37$.

Sears Holdings (+30%) sera probablement liquidée ! Ainsi, selon l'agence Reuters, le groupe va demander à un juge des faillites - Robert Drain - s'il peut procéder à une liquidation. Le groupe, dans une situation financière inextricable, n'est pas parvenu à un accord concernant l'offre d'Edward Lampert pour 4,4 milliards de dollars. Le distributeur américain s'était placé en octobre sous la protection de la loi américaine sur les faillites. Incapable de s'adapter au changement de mode de consommation des ménages et à la concurrence du commerce en ligne, le groupe était confronté à un endettement devenu beaucoup trop conséquent. Une éventuelle liquidation du groupe, vieux de 126 ans, constituerait un coup particulièrement dur pour le secteur. 68.000 emplois sont menacés. Le juge des faillites statuera. Il peut encore donner plus de temps à Lampert pour améliorer son offre.

Helen of Troy a chuté de 12,8%, alors que le groupe a publié aujourd'hui ses résultats du troisième trimestre fiscal 2019. Les bénéfices sont de 49,5 M$ (1,88$ par action), contre une perte de 30,4 M$ (1,12$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 2,40$, contre 2,50$ un an avant. Les revenus montent à 431,1 M$, contre 420,8 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,36$, pour des revenus de 426 M$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais des ventes comprises entre 1,535 et 1,550 Md$ (revues à la baisse), pour un bpa entre 7,70 et 7,95$.

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