Cotation du 17/07/2019 à 23h04 Dow Jones Industrial -0,42% 27 219,85
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Clôture de Wall Street : un nouveau record, de justesse !

Clôture de Wall Street : un nouveau record, de justesse !
Clôture de Wall Street : un nouveau record, de justesse !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — A l'issue d'une séance hésitante, les indices boursiers américains sont parvenus à terminer dans le vert mardi soir. L'indice S&P 500 a inscrit un deuxième record consécutif, tandis que le Dow Jones et le Nasdaq sont à moins de 1% de leurs sommets historiques. Les investisseurs restent prudemment optimistes sur la conclusion d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, qui ne semble cependant pas encore imminent malgré la reprise du dialogue. En attendant ils continuent de parier sur une baisse des taux de la Réserve fédérale, comme en témoigne la rechute du rendement du T-Bond américain à 10 ans sous la barre des 2%. L'or a flambé mardi de 2%, tandis que le pétrole à plongé de plus de 4%.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,26% à 26.786 points, à seulement 0,15% de son précédent record du 3 octobre 2018, à 26.828 pts en clôture. L'indice large S&P 500 a progressé de 0,29% à 2.973 pts, son 2ème record d'affilée en clôture. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a gagné 0,22% à 8.109 pts, à 0,67% de son record du 3 mai dernier à 8.164 pts.

Les opérateurs testent donc les plus hauts malgré la perspective d'une semaine boursière allégée : jeudi sera en effet férié pour Independence Day et mercredi, Wall Street fermera à 13h locales (19h à Paris). Vendredi, les marchés auront les yeux rivés sur les chiffres de l'emploi en juin aux Etats-Unis. 160.000 créations d'emplois sont attendues, après un très mauvais mois de mai (seulement 75.000 créations de postes).

Plus tôt dans la journée, l'indice chinois CSI 300 (+0,03%) et le Nikkei 225 (+0,1%) ont bien résisté après un bond de plus de 2% lundi. En Europe, l'EuroStoxx 50 a gagné mardi 0,30% et à Paris, le CAC 40 a fini en hausse de 0,16% à 5.576 pts.

La Fed pas si pressée de baisser ses taux ?

Sur le marché des changes, l'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, cédait mardi soir 0,08% à 96,77 après avoir grimpé lundi de 0,7%. L'euro, en hausse en début de séance, a fini stable à 1,1286$, après la nomination de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne, pour succéder à Mario Draghi, dont le mandat arrive a échéance le 31 octobre.

Du côté des matières premières, le baril de pétrole brut WTI a replongé mardi de 4,81% à 56,25$ sur le Nymex, tandis que le Brent de Mer du Nord cédait 4,09% à 62,40$ au moment de la clôture du Nymex (contrat à terme de septembre). Les craintes sur la demande de brut ont pris le dessus sur la prolongation de l'accord de réduction de la production de l'Opep et ses alliés.

En l'absence de statistiques notables ce mardi aux Etats-Unis, les opérateurs ont suivi les interventions des responsables de la Fed John Williams (patron de la Fed de New York) et Loretta Mester (dirigeante de la Fed de Cleveland). Cette dernière ne s'est pas montrée très pressée de baisser les taux directeurs, en estimant que "les marché ont 'pricé' des baisses de taux (...) mais les marchés ont montré qu'il n'avaient pas toujours raison dans leurs prévisions sur l'évolution de l'économie". Elle a ajouté qu'elle préférerait attendre de récolter davantage d'informations sur la conjoncture avant de changer de politique monétaire.

De son côté, la RBA, Banque centrale australienne, a réduit mardi ses taux directeurs au niveau historiquement bas de 1% afin de soutenir la croissance domestique.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a chuté de 5 points de base à 1,98% malgré les propos assez fermes de Mme Mester. L'outil Fedwatch du CME Group indiquait toujours mardi soir une probabilité de 100% pour une baisse de taux lors de la prochaine réunion de la Fed, les 30 et 31 juillet, avec une chance de 25,6% d'une baisse, non pas d'un quart de point, mais d'un demi-point.

En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a encore baissé d'1 point de base à -0,37%, un nouveau plus bas historique.

L'or est reparti en nette hausse mardi, bondissant de 2% à 1.417,30$ l'once pour le contrat à terme d'août sur le Comex, après avoir subi des prises de bénéfices appuyées lundi. Le métal jaune a gagné 7,7% en juin, son meilleur mois depuis 3 ans

Dialogue renoué entre Washington et Pékin, mais pas encore d'accord

Wall Street avait salué lundi l'annonce d'une trêve dans la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, à la suite de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, samedi, en marge du sommet du G20 d'Osaka. Les deux leaders sont donc convenus de reprendre les négociations, qui étaient au point mort depuis 6 semaines. En attendant l'issue des nouvelles discussions, les Etats-Unis n'infligeront pas de nouveaux droits de douane sur les produits chinois, après avoir menacé de taxer 300 milliards de dollars supplémentaires dès le 8 juillet, ce qui aurait de fait taxé la totalité des marchandises chinoises entrant aux Etats-Unis.

En outre, le géant chinois des télécoms Huawei Technologies, placé en mai sur une liste noire par les Etats-Unis, pourra à nouveau acheter un certain nombre de composants auprès d'entreprises américaines, à condition que ces composants ne posent pas de problème de sécurité nationale.

Les marchés ont donc été soulagés de la trêve, même si les analystes sont nombreux à souligner que les positions des deux pays restent encore éloignées, et qu'un accord général est encore loin d'être envisageable.

Par ailleurs, les services du représentant américain au Commerce ont dévoilé hier lundi une liste de produits importés provenant cette fois de l'Union européenne et représentant 4 milliards de dollars, qui pourraient faire l'objet de 'tarifs' douaniers supplémentaires des Etats-Unis. Cet élément démontre que la guerre commerciale est donc encore loin d'être réglée, le conflit persistant également entre Washington et Bruxelles au sujet notamment des subventions à l'aéronautique.

VALEURS A SUIVRE

Maxar Technologies (+17,5% !) Leonardo et Thales considèreraient une offre commune sur la division spatiale MDA de Maxar, d'après le CEO de l'Italien Leonardo SpA. Cette vente de la division MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA) de Maxar pourrait rapporter plus d'un milliard de dollars à l'Américain et alléger ainsi son lourd fardeau d'endettement, indiquent à Reuters des sources familières de la question. L'unité MDA est basée au Canada.

Les ventes automobiles ont continué de baisser en juin aux Etats-Unis. Le numéro un américain, General Motors (-1%), qui ne publie plus ses chiffres mensuels, mais uniquement ses ventes trimestrielles, a annoncé un recul de 1,5% de ses ventes au 2ème trimestre par rapport à la même période de 2018, à 746.659 véhicules.

Le numéro deux du marché US, Ford Motor (-0,3%) ne publiera que mercredi ses chiffres du deuxième trimestre. Au 1er trimestre, les ventes de Ford avaient reculé de 1,6% sur un an.

Le titre Fiat Chrysler Automobiles a en revanche terminé mardi en hausse de 0,58%. Le numéro trois du secteur a fait état d'une hausse de ses ventes de 2% aux Etats-Unis en juin, à 206.083 unités, son meilleur mois depuis 14 ans.

Amazon (-0,63%), le géant américain du commerce en ligne, entend créer 1.800 postes cette année en France, ce qui porterait ses effectifs locaux à plus de 9.300 personnes. L'Hexagone est actuellement le troisième marché européen de la firme de Jeff Bezos, après le Royaume-Uni et l'Allemagne.

Berkshire Hathaway (stable). Warren Buffett va donner pour environ 3,6 milliards de dollars d'actions Berkshire à cinq organisations caritatives, dont la fondation de Bill & Melinda Gates. Il s'agit de la donation annuelle la plus importante à ce jour de la part de l'investisseur milliardaire. Cette donation est constituée de 16,81 millions d'actions de classe 'B' Berkshire. Elle porte à 34,5 Mds$ le total des dons de Buffett à des organisations caritatives depuis qu'il a annoncé en 2006 sa volonté de distribuer sa fortune.

Coty (+0,95%), qui décrochait hier de 13,5% sur la cote américaine, est encore orienté dans le rouge après plusieurs dégradations de brokers. Le groupe de cosmétiques, qui avait racheté des marques de produits de beauté de Procter & Gamble pour 12 milliards de dollars en 2016, va devoir déprécier en raison de ventes décevantes et de perturbations de la chaîne d'approvisionnement. Le groupe va restructurer ses activités et procéder à 3 milliards de dollars de dépréciations d'actifs.

Facebook (+1%). La justice allemande inflige au groupe de Menlo Park, géant des réseaux sociaux, une amende de deux millions d'euros. Le groupe aurait en effet fourni des informations erronées au sujet du nombre de plaintes liées à la diffusion de contenus illégaux par son intermédiaire, relate l'agence Reuters.

Delta Air Lines (+1,3%) a fait état d'un trafic en hausse de 6,2% en juin, à 22,77 milliards de RMP (revenue passenger miles). Compte tenu de capacités en progression de 4%, le coefficient d'occupation s'est amélioré de 1,9 point, à 90,4%. Le partenaire d'Air France-KLM a précisé avoir transporté un nombre record de passagers en juin, soit 18,9 millions de clients, dont 697.745 sur la seule journée du 21 juin.

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