Cotation du 18/07/2019 à 23h07 Dow Jones Industrial +0,01% 27 222,97
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Clôture de Wall Street : triple record dans l'espoir de baisses de taux !

Clôture de Wall Street : triple record dans l'espoir de baisses de taux !
Clôture de Wall Street : triple record dans l'espoir de baisses de taux !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les indices boursiers américains ont terminé à leurs plus hauts niveaux historiques mercredi, à la veille d'un jour férié pour Independence Day. Les investisseurs spéculent plus que jamais sur des baisses de taux de la Réserve fédérale face au ralentissement de la conjoncture mondiale. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans a chuté de 2 points de base à 1,95%, tandis que l'or a repris son ascension, proche des 1.420$ l'once.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,67% à 26.966 points, son premier record depuis celui du 3 octobre 2018. L'indice large S&P 500 a progressé de 0,77% à 2.995 pts, signant son 3ème record d'affilée en clôture et sa 5ème séance de hausse. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a gagné 0,75% à 8.170 pts, à 0,67%, effaçant son record du 3 mai dernier à 8.164 pts.

En raison des commémorations de la déclaration d'Indépendance des Etats-Unis, les marchés ont fermé mercredi à 13h locales (19h à Paris) et seront aussi fermés jeudi, le 4 juillet. Vendredi, les marchés auront les yeux rivés sur les chiffres de l'emploi en juin aux Etats-Unis. 160.000 créations d'emplois sont attendues, après un très mauvais mois de mai (seulement 75.000 créations de postes).

Plus tôt dans la journée, les indices chinois CSI 300 (-1,1%) et japonais Nikkei 225 (-0,53%) ont subi des prises de bénéfices. En Europe, l'EuroStoxx 50 a gagné mardi 0,93% et à Paris, le CAC 40 a fini en hausse de 0,75% à 5.618 pts.

Lagarde aussi souple que Draghi ?

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, gagnait mercredi 0,03% à 96,75 pts. L'euro était lui aussi proche de l'équilibre (-0,01%) à 1,1282$, les marchés réagissant peu à la nomination de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne, pour succéder à Mario Draghi, dont le mandat arrive a échéance le 31 octobre. Les opérateurs estiment que l'actuelle patronne du FMI est susceptible de poursuivre durablement la politique accommodante menée jusqu'ici par Mario Draghi.

Aux Etats-Unis, Donald Trump a proposé pour sa part des candidats pour occuper les postes vacants au Conseil des gouverneurs de la Fed. Le président américain entend nommer Christopher Waller, vice-président exécutif de la Fed de St. Louis (Missouri), et Judy Shelton, qui officie à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et avait conseillé le président durant sa campagne, au 'board' de la Fed. Les candidats doivent encore être confirmés par le Sénat.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a encore baissé de 2 points de base mercredi, tombant à 1,95% au plus bas depuis octobre 2016. L'outil Fedwatch du CME Group indiquait toujours mercredi soir une probabilité de 100% pour une baisse de taux lors de la prochaine réunion de la Fed, les 30 et 31 juillet, avec une chance de 29,7% d'une baisse, non pas d'un quart de point, mais d'un demi-point.

En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a encore baissé de 2 points de base à -0,39%, un nouveau plus bas historique. Le taux de l'OAT française de même échéance est tombé à -0,11% (-5 pdb) et la dette italienne à 10 ans a plongé de 25 pdb à 1,58%.

Le pétrole et l'or repartent à la hausse

Du côté des matières premières, les cours du pétrole se reprenaient mercredi après leur plongeon de plus de 4% la veille, sur des craintes d'une demande molle liée au ralentissement de la croissance mondiale. Le baril de brut WTI regagne mercredi 1,37% à 57,02$ sur le Nymex (contrat à terme d'août), tandis que le Brent de la Mer du Nord progressait de 1,94% à 63,61$ pour le contrat à terme de septembre.

L'or a poursuivi son rebond pour la 2ème séance, grimpant de 0,82% à 1.419,50$ l'once pour le contrat à terme d'août sur le Comex, après avoir subi des prises de bénéfices appuyées lundi. Le métal jaune avait gagné 7,7% en juin, son meilleur mois depuis 3 ans.

La publication par le Département à l'énergie d'un repli de 1,1 million de barils des stocks de brut hebdomadaires, a contribué à soutenir les cours du brut. A noter cependant que cette baisse est moins forte que celle qui était attendue (-3 millions de barils).

Chiffres sans relief de l'emploi privé américain

Avant la publication des chiffres complets de l'emploi en juin, vendredi, les marchés ont pris connaissance du rapport d'ADP concernant l'emploi privé aux Etats-Unis. 102.000 postes ont été créés selon ADP, ce qui ressort assez nettement inférieur au consensus qui approchait des 140.000. En mai, les créations de postes avaient déjà déçu : elles ont cependant été révisées à 41.000 ce jour, contre 27.000 précédemment estimé. En avril, ces créations étaient ressorties en revanche à très haut niveau, à 255.000.

Par ailleurs, l'étude Challenger a de son côté publié ce mercredi son décompte des licenciements en juin. Les suppressions de postes ont atteint 41.977, ce qui ressort modéré en comparaison des données historiques. Les annonces de licenciements pour le second trimestre 2019 ont concerné 140.577 postes, contre 190.410 au premier trimestre.

Enfin, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties à 221.000 la semaine dernière, un chiffre conforme aux attentes (220.000) et après 229.000 pour la semaine antérieure.

Indices contradictoires des services

Parmi les autres indicateurs du jour, la balance commerciale a fait état d'un creusement du déficit à 55,5 milliards de dollars en mai, contre un consensus de -53,5 Mds$ et après -51,2 Mds$ (révisé). Ce creusement supérieur aux attentes du déficit commercial des Etats-Unis fournit de nouveaux arguments à Donald Trump pour poursuivre ses bras de fer commerciaux avec la Chine ou l'Union européenne...

Après des indices d'activité manufacturière en recul, les indices des services sont ressortis en ordre dispersé pour juin. L'indice IHS Markit PMI final est ressorti meilleur que prévu à 51,5 contre un consensus de 50,7 et après 50,9 en mai. L'indice composite (combinat services et activité manufacturière) s'affiche lui aussi à 51,5 en juin, contre 50,6 de consensus de place et 50,9 en mai 2019.

En revanche, l'indice ISM des services ('non-manufacturier') est ressorti en dessous des attentes à 55,1 en juin, contre un consensus de place de 55,8 et après 56,9 en mai. Il s'agit donc d'une petite déception, même si l'indicateur ressort toujours nettement supérieur à la barre des 50, traduisant une forte expansion.

Pour finir, les commandes industrielles américaines ont reculé de 0,7% en mai par rapport à avril, contre un consensus de -0,5% et après un repli de 1,2% pour le mois d'avril (précédemment évalué à -0,8%).

VALEURS A SUIVRE

Tesla (+4,6%). Alors que de récentes rumeurs mettaient en doute cet objectif, le constructeur californien de voitures électriques a annoncé mardi soir après la clôture qu'il avait livré 95.200 véhicules au 2ème trimestre, dont plus de 77.550 Model 3. Tesla pulvérise donc le dernier record de 90.700 véhicules, réalisé sur le dernier trimestre de l'an dernier. Les analystes financiers s'attendaient en moyenne à des livraisons totales de 89.084 véhicules, dont 73.144 Model 3, le premier modèle produit à très grande échelle par Tesla...

Elon Musk, fondateur et directeur général de Tesla, s'est félicité sur Twitter : "Félicitations à toute l'équipe de Tesla et merci à tous les nouveaux propriétaires de Tesla!!", a-t-il écrit après avoir publié les chiffres de ventes. "Tesla a livré un nombre record de 95.200 véhicules au deuxième trimestre contre 91.000 attendus", a-t-il souligné. Après le précédent record de ventes du 4ème trimestre 2018, Tesla s'était heurté à des problèmes logistiques en début d'année et n'avait livré que 63.000 voitures au premier trimestre.

Au T1, la firme avait enregistré une perte nette de 702 millions de dollars. Elle prévoit encore une perte pour le deuxième trimestre. En revanche, Tesla table sur un retour aux profits au troisième trimestre 2019.

Broadcom (-3,5%) aurait encore de l'appétit. Le fabricant américain de 'puces' envisagerait de racheter le spécialiste de la sécurité informatique Symantec (+13,5%!), un an seulement après avoir acquis CA Inc pour près de 19 Mds$. Broadcom, qui avait dû abandonner, début 2018, sa fusion géante avec Qualcomm (-0,5%) face à l'opposition de la Maison blanche, semble ainsi vouloir poursuivre sa diversification au-delà des semi-conducteurs. Selon les sources de 'Bloomberg', une annonce pourrait intervenir dans les prochaines semaines, même si les pourparlers pourraient encore échouer. L'agence ne chiffre pas le montant potentiel du deal, mais le 'Financial Times' évoque une somme supérieure à 15 Mds$.

Après le rachat de McAfee par Intel (+0,8%) remontant à 2011, la reprise de Symantec par Broadcom constituerait la deuxième acquisition majeure d'un fournisseur de cybersécurité par un fabricant de puces. L'opération est néanmoins loin d'avoir été un succès pour Intel puisque le géant californien a déjà revendu une participation majoritaire dans McAfee à la société d'investissement TPG.

Apple (+0,8%), Microsoft (+0,6%), Alphabet (+0,9%), Amazon (+0,2%), Hewlett-Packard (+0,4%) ou Dell (+1,4%). Ces géants technologiques américains pourraient bien transférer une partie conséquente de leur production hors de Chine, explique le quotidien japonais 'Nikkei', citant ses sources proches de la question. HP et Dell Technologies pourraient par exemple transférer hors de Chine jusqu'à 30% de la production de leurs ordinateurs portables. Amazon, Microsoft, Alphabet, ainsi que Sony et Nintendo, envisageraient aussi de produire une partie de leurs consoles et accessoires hors de Chine. Le Nikkei avait précédemment indiqué qu'Apple avait demandé à ses fournisseurs d'évaluer le transfert de 15% à 30% de leur production de Chine vers l'Asie du Sud-Est...

Amazon, le géant américain du commerce en ligne, a annoncé les créations de plus de 2.000 postes cette année en Grande-Bretagne. Ces embauches porteraient à plus de 29.500 personnes les effectifs locaux du groupe. Plus tôt cette semaine, le groupe de Jeff Bezos avait annoncé son intention de créer 1.800 postes cette année en France, ce qui porterait ses effectifs à plus de 9.300 personnes dans l'Hexagone, son troisième marché européen après le Royaume-Uni et l'Allemagne.

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