Cotation du 20/07/2018 à 22h48 Dow Jones Industrial -0,03% 25 058,12
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Clôture de Wall Street : timides gains pour la dernière séance du semestre

Clôture de Wall Street : timides gains pour la dernière séance du semestre
Clôture de Wall Street : timides gains pour la dernière séance du semestre
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un début de séance franchement positif, Wall Street a réduit ses gains en cours de séance pour finir en très légère progression, vendredi, pour la dernière séance boursière du premier semestre 2018. Les cours du pétrole ont continué d'augmenter, le WTI dépassant les 74$ le baril et le Brent approchant les 80$. Le Dow Jones a signé 3 semaines de baisse consécutives, et pointe dans le rouge par rapport au 1er janvier. Le Nasdaq s'en sort mieux avec un gain de près de 9% sur six mois, malgré les récentes turbulences.

L'indice Dow Jones a avancé vendredi de 0,23% à la clôture, à 24.271 points, tandis que l'indice large S&P 500 a grappillé 0,08% à 2.718 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a avancé de 0,09% à 7.510 pts.

Le Dow Jones en baisse de 1,8% au 1er semestre, le Nasdaq en hausse de 8,8%

Sur la semaine cependant, les trois indices ont nettement reculé, respectivement de 1,2%, 1,3% et 2,3%. Le Dow Jones a désormais enchaîné trois semaines de recul, et il évolue sous sa moyenne mobile à 200 jours, ce qui signale généralement l'approche d'un marché baissier. Le Nasdaq et le S&P 500 affichent deux reculs hebdomadaires d'affilée.

Le premier semestre s'achève sur un bilan contrasté pour les indices américains: malgré des records historiques inscrits fin janvier, le DJIA a reculé de 1,8% sur les six premiers mois de l'année, et le S&P 500 progresse modestement de 1,9%. Quant au Nasdaq, il a largement surperformé les autres indices, avec un gain de 8,8% sur le semestre, et a même inscrit un nouveau record historique la semaine dernière, le 20 juin.

Sur le marché des changes, le dollar a nettement reculé, vendredi. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a plié de 0,9% à 94,54 points, tandis que l'euro a gagné plus de 1% à 1,1688$ après l'annonce d'un accord de compromis sur la question migratoire lors d'un sommet à haut risque de l'Union européenne à Bruxelles.

Sur le marché obligataire, les taux d'intérêts ont progressé vendredi, le rendement du T-Bond américain à 10 ans remontant de deux points de base à 2,86%, après la publication d'une hausse de 2% de l'indice d'inflation "core PCE" au mois de mai. Cet indice a ainsi atteint l'objectif de la Réserve fédérale, et ce pour la première fois depuis 2012...

Le pétrole remonte au plus haut depuis la fin 2014

Sur le marché pétrolier, la hausse s'est poursuivie sur fond de baisse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis cette semaine, qui a baissé de 4 pour revenir à 858 puits en exploitation. Le cours du baril WTI a confirmé ses plus haut niveaux depuis la fin 2014, progressant de 0,95% à 74,15$ (contrat à terme d'août sur le Nymex). Le Brent de Mer du nord a bondi de 2,04% à 79,44$ le baril (contrat à terme d'août), approchant à nouveau des 80$ qu'il avait brièvement atteint en mai. Sur les 6 premiers mois de l'année, le cours du WTI a bondi de 23% et celui du Brent de 19%.

Cette semaine, le cours du pétrole aussi bénéficié d'une forte baisse des stocks hebdomadaires aux Etats-Unis et de craintes d'une réduction de l'offre liée à des perturbations de production dans plusieurs pays, dont le Canada, l'Iran et le Venezuela. Concernant l'Iran, les intervenants anticipent que le retour des sanctions américaines risque d'avoir un impact bien plus marqué sur le marché pétrolier que celles de 2012, même si l'Union européenne n'y participe pas cette fois.

Washington a en effet menacé d'exclure du système financier américain les compagnies pétrolières qui importeront du brut iranien, ce qui devrait avoir un effet très dissuasif sur l'UE, mais aussi sur des pays comme l'Inde, voire la Chine.

Sur le front commercial, des rumeurs ont couru selon lesquelles Donald Trump entendait retirer les Etats-Unis de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)... Toutefois, le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, a formellement démenti vendredi cette information de presse.

L'inflation accélère aux Etats-Unis et en Europe

Sur le plan macro-économique, l'inflation a accéléré en mai aux Etats-Unis. Mesurée par l'indice "core PCE', l'indicateur préféré de la Fed, la hausse des prix a atteint 2% en mai sur un an, ce qui correspond à l'objectif de la Réserve fédérale. C'est la première fois depuis 6 ans , en 2012, que le "core PCE" atteint ce seuil.

En Europe, l'inflation a aussi augmenté en juin, selon les chiffres préliminaires d'Eurostat publié vendredi. L'inflation dans la zone euro a atteint 2% sur un an en juin, après +1,9% en mai, sous l'effet du rebond des cours du pétrole.

Si la tendance à la hausse des prix se confirme, la Fed comme la BCE auront davantage de marge de manoeuvre pour continuer à resserrer leurs politiques monétaires respectives, à condition que la croissance économique ne ralentisse pas fortement sous l'effet des querelles commerciales initiées par les Etats-Unis de Donald Trump.

Vendredi les autre statistiques publiées aux Etats-Unis ont été relativement solides. Les revenus personnels des ménages ont progressé de 0,4% en mai sur un mois, après +0,2% en avril. Les dépenses de consommation ont quant à elles grimpé moins que prévu, de 0,2%, contre +0,4% de consensus et +0,5% un mois avant.

Par ailleurs, l'indice manufacturier PMI de Chicago est ressorti meilleur que prévu, à 64,1 en juin, après 62,7 en mai et un consensus de place de 60,1. Enfin, l'indice final du sentiment des consommateurs, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti inférieur aux attentes en juin à 98,2, contre 99,1 de consensus de place et 99,3 pour sa lecture antérieure.

VALEURS A SUIVRE

Nike s'est enflammé de 11%, dopé par ses comptes trimestriels publiés jeudi soir. Le géant américain des chaussures et accessoires de sport devrait donc débuter la journée sur un sommet boursier historique. Le groupe de Beaverton affiche une performance incroyable, puisqu'il a décuplé sur la cote américaine en une petite quinzaine d'années. Pour le trimestre clos, quatrième trimestre fiscal 2017, le bénéfice net s'est établi à 1,14 Md$ et 69 cents par titre, contre 1,01 Md$ et 60 cents par action un an plus tôt. Le bpa ajusté est ressorti à 69 cents, contre 64 cents de consensus. Les revenus ont atteint 9,8 Mds$, en progression de 13% en glissement annuel, contre 9,4 Mds$ de consensus. Les ventes trimestrielles de la seule marque Nike ont grimpé de 9% à 9,3 Mds$. Les revenus annuels se sont ainsi améliorés de 6% à 36,4 Mds$. Le groupe à la virgule envisage désormais un objectif de revenus de 50 milliards de dollars pour 2020. Nike a également dévoilé un programme de rachat d'actions de 15 Mds$ qui débutera durant l'exercice en cours, après finalisation du précédent programme de 12 Mds$.

Les valeurs bancaires ont réagi diversement aux résultats de la seconde étape des stress test bancaires annuels établis par la Réserve fédérale. Sur 35 banques, 34 ont reçu le feu vert de la Fed, la seule recalée étant Deutsche Bank USA, pour laquelle ce résultat avait été anticipé par les investisseurs.
La Fed a en outre demandé à Goldman Sachs (-1,3%) et Morgan Stanley (-1,8%) de renoncer à augmenter les sommes qu'ils comptaient distribuer à leurs actionnaires cette année, ce qui pesé sur leurs cours de Bourse. JP Morgan Chase (-0,7%), American Express (+1%), M&T Bank (+0,8%) et Keycorp (-0,3%) ont de leur côté été contraintes de réduire les montants qu'elles souhaitaient initialement distribuer... Ensemble, JP Morgan Chase, Wells Fargo (+3,3%), Citigroup (+0,06%) et Bank of America (-1,6%), entendent tout même restituer plus de 100 milliards à leurs actionnaires par dividendes et rachats de titres, ce qui été apprécié en Bourse... De nombreux établissement ont ainsi annoncé dès vendredi des hausses de dividendes et des programmes de rachats d'actions, après avoir reçu le feu vert de la Fed.

Les valeurs pétrolières, qui ont surperformé le marché depuis plusieurs jours, ont encore progressé vendredi dans le sillage des cours du brut : +0,9% pour ExxonMobil, +0,6% pour Chevron, +0,3% pour Transocean, +0,87% pour Devon Energy et +0,9% pour Marathon Oil.

Constellation Brands (-5,8%) a publié ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 743,8 M$ (3,77$ par action), contre 398,5 M$ (1,98$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 2,20$. Les ventes s'élèvent à 2,05 Mds$, contre 1,93 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,44$, pour des ventes de 2,04 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 9,40 et 9,70$, contre 9,73$ de consensus.

KB Home (+7,3%), le promoteur immobilier américain, a publié des comptes trimestriels largement supérieurs aux attentes du marché. Le promoteur de Los Angeles a dégagé un bénéfice de 57 M$ et 57 cents par titre, contre 49 cents de consensus. Les revenus se sont élevés à 1,1 Md$, alors que les analystes tablaient en moyenne sur un niveau de 1,05 Md$.

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