Cotation du 10/12/2018 à 22h56 Dow Jones Industrial +0,14% 24 423,26
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street : séance en demi-teinte à l'approche du G20

Clôture de Wall Street : séance en demi-teinte à l'approche du G20
Clôture de Wall Street : séance en demi-teinte à l'approche du G20
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le rebond entamé lundi à la Bourse de New York s'est poursuivi à plus petite échelle mardi, malgré des déclarations peu rassurantes de Donald Trump concernant les négociations commerciales avec la Chine. Le président américain menace toujours de taxer à 25% à partir de janvier les 200 milliards de dollars de produits chinois qu'il taxe déjà à 10% depuis le 24 septembre. Le pétrole est reparti à la baisse après ces déclarations, faites au 'Wall Street Journal'. Les indices boursiers, qui avaient ouvert en baisse, ont cependant changé de tendance après des propos jugés plus conciliants du conseiller économique de Trump, Larry Kudlow, sur le commerce.

A la clôture, l'indice Dow Jones a tout de même gagné 0,44% à 24.748 points, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 0,33% à 2.682 pts et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a stagné à 7.082 pts (+0,01%).

Le titre de General Motors a chuté de 2,5% après un "tweet" de Donald Trump menaçant le groupe de supprimer ses subventions, après la décision de GM de fermer 5 usines aux Etats-Unis. Apple a aussi reculé de 0,22%, dans la crainte de voir ses produits taxés par la prochaine vague de droits de douanes.

Le dollar profite des déclarations du n-2 de la Fed

Sur le marché des changes, la séance a été favorable au dollar, mardi, sur des anticipations de nouvelles hausses de taux de la Fed. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, progressait mardi soir de 0,3% à 97,37 points. L'euro reculait de 0,3% à 1,1292$.

Mardi, Richard Clarida, le vice-président de la Fed, s'est montré favorable à la poursuite du relèvement des taux d'intérêt, même s'il a prôné une surveillance attentive de l'évolution des indicateurs économiques. "Agir trop lentement (pour relever les taux : ndlr) pourrait provoquer une hausse de l'inflation et des anticipations d'inflation", a prévenu M. Clarida, qui estime que cela pourrait alors présenter des risques pour la stabilité financière.

Le marché obligataire américain est resté de marbre face à ces déclarations, le rendement du T-Bond à 10 ans finissant stable à 3,05%.
Les marchés attendent maintenant le discours que doit prononcer mercredi le président de la Fed, Jerome Powell, qui interviendra à l'occasion d'un déjeuner organisé par l'Economic Club de New York.

Le pétrole reflue, les craintes de guerre commerciale pèsent

Les cours du pétrole n'ont pas confirmé leur rebond technique de lundi (+2,4% pour le WTI), les investisseurs réagissant aux nouvelles menaces de Donald Trump de relever les droits de douanes sur les importations chinoises. Le contrat janvier sur le brut léger américain (WTI) a reculé de 0,14% à 51,56$ le baril, tandis que le Brent a perdu 0,45% à 60,21$.

Les deux variétés de pétrole ont perdu plus de 30% depuis début octobre dans la crainte d'un excès d'offre sur le marché en 2019. L'Opep et ses alliés doivent discuter d'une baisse de leur production le 6 décembre prochain à Vienne. D'ici là, lors du G20 de Buenos Aires, vendredi et samedi, les ministres saoudien et russe du pétrole doivent se rencontrer, en sachant que Moscou a été jusqu'ici réticent à toute nouvelle réduction de production, proposée par l'Arabie saoudite.

Sur le front du commerce, en attendant le G20 de vendredi et samedi en Argentine, le conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, a soufflé le chaud et le froid mardi. Selon lui, le président américain pense qu'il y a une "bonne chance" qu'un accord commercial soit conclu avec la Chine, mais sous certaines conditions. Le président américain doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping à l'occasion du sommet du G20 en Argentine, qui se tiendra vendredi et samedi.

L'économie américaine toujours solide

Les conditions évoquées par le président concernent notamment la protection de la propriété intellectuelle ainsi que la levée de barrières tarifaires et non tarifaires, a précisé M. Kudlow.
Toutefois, si aucun accord n'était trouvé, le président accroîtra la pression sur Pékin par le biais de tarifs douaniers, a mis en garde le conseiller, rappelant les propos du président la veille dans un entretien au Wall Street Journal.

Les statistiques américaines du jour n'ont pas réservé de grandes surprises. L'indice S&P Corelogic Case-Shiller '20-City' des prix de l'immobilier a augmenté comme prévu de 0,3% en septembre sur un mois, et de 5,1% en glissement annuel. L'autre indice immobilier celui de la FHFA (Federal Housing Finance Agency) a grimpé de 0,2% en septembre sur un mois, un peu moins que prévu (+0,3%) et gagné 6% sur un an.

Enfin, l'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par le Conference Board pour le mois de novembre 2018 est ressorti légèrement moins bon que prévu à 135,7, contre un consensus de 136,5 et un niveau de 137,9 en octobre.

VALEURS A SUIVRE

General Motors, qui avait bondi lundi de près de 5%, a rechuté de 2,5% mardi, au lendemain de l'annonce de la fermeture de 5 usines aux Etats-Unis et de la suppression de 14.700 emplois, soit 15% des effectifs salariés du groupe en Amérique du Nord. L'information a fortement déplu à Donald Trump, qui a menacé mardi dans un tweet de supprimer les subventions versées à GM, notamment pour construire des voitures électriques.

Les deux autres grands constructeurs automobiles américains, Ford Motor (-1,28%) et Fiat Chrysler Automobiles (FCA, -2%) ont aussi souffert mardi, dans un contexte de ralentissement du marché automobile américain, après plusieurs années de ventes record.

Tesla a cédé 0,6% après des information de l'agence 'Reuters' évoquant une chute de 70% des ventes du constructeur de véhicules électriques en Chine en octobre par rapport à 2017... Un responsable de la China Passenger Car Association a précisé que selon ses données, Tesla n'a vendu que 211 voitures en Chine le mois dernier.

En Europe, les cours des constructeurs automobiles ont aussi chuté mardi (-1,3% pour BMW, -2,4% pour Daimler), après des informations du magazine allemand 'Wirtschaftswoche', affirmant que Donald Trump s'apprête à annoncer dès la semaine prochaine, après le sommet du G20, des taxes sur les importations de voitures aux Etats-Unis. Tous les pays seraient concernés, sauf le Canada et le Mexique.

Les valeurs technologiques ont évolué en ordre dispersé. Apple a encore reculé, de 0,22% à 174,24$, là aussi dans la crainte de Donald Trump, dont la prochaine vague de taxes pourrait bien cette fois-ci concerner l'importation des iPhones de la marque à la pomme, qui sont produits en Chine...

A la clôture, Apple a conservé de justesse sa place de première capitalisation boursière mondiale, à 826,8 Mds$, toujours talonné par Microsoft, qui capitalisait 822 Mds$ mardi soir (+0,63%). Mais comme la veille, en cours de séance, la capitalisation boursière de Microsoft a brièvement dépassé celle d'Apple.

Amazon a fini stable après un bond de 5,3% lundi. Le géant du commerce en ligne a confirmé que les ventes du week-end de Thanksgiving ont été excellentes. Le groupe dirigé par Jeff Bezos a indiqué avoir réalisé "un week-end record de shopping des fêtes". Le Cyber Monday (lundi) a été le jour le plus important de l'histoire du groupe "avec le plus grand nombre de produits commandés dans le monde", a ajouté Amazon, qui n'a pas précisé le montant des achats effectués via son site.

United Technologies a cédé 4,1% après l'annonce d'une scission du conglomérat industriel en trois entreprises distinctes : l'aéronautique, les ascenseurs (Otis) et les équipements pour bâtiments (Carrier). Cette annonce fait suite à la finalisation du rachat de l'équipementier aéronautique Rockwell Collins. Le groupe estime que cette scission placera chaque entreprise dans un position optimale en vue d'une croissance à long terme. Les activités "aéronotiques" garderont le nom d'United Technologies et comprendront notamment les activités de Collins Aerospace Systems et de Pratt & Whitney. Gregory Hayes conservera quant à lui son poste de CEO d'United Technologies à l'issue de la scission, qui devrait être achevée d'ici à 2020. Pour l'exercice 2018, en prenant en compte l'acquisition de Rockwell Collins, le groupe vise désormais des ventes comprises entre 64,5 et 65 Mds$, pour un bénéfice par action logé entre 7,10 et 7,20$.

Le cours de Papa Johns a plongé de 10,2%. Selon le 'Wall Street Journal', l'acquéreur potentiel de la chaîne de pizzerias, le fonds Trian Fund Management, ne serait plus intéressé par le dossier...

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com