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Clôture de Wall Street : rotation sectorielle, le Nasdaq souffle

Clôture de Wall Street : rotation sectorielle, le Nasdaq souffle
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a fini en ordre dispersé jeudi, le Nasdaq faisant l'objet de prises de bénéfices après trois séances de records historiques d'affilée. Le Dow Jones a progressé avec prudence, profitant notamment de la faiblesse du dollar, qui s'est affaibli à la veille du sommet du G7 au Canada. Donald Trump se présente isolé à cette réunion, face à ses alliés qui s'insurgent contre les taxes sur les métaux infligées par les Etats-Unis. Emmanuel Macron et Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, n'ont pas exclu un sommet "G6 +1", tandis que qu'Angela Merkel s'est aussi dite prête à renoncer à un communiqué final à 7, si les désaccords persistent.

Les tensions commerciales n'ont pas affecté les marchés d'actions pour le moment, même si les indices ont fini sur une note prudente. A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,38% à 25.241 pts, tandis que l'indice large S&P 500 a légèrement baissé de 0,07% à 2.770 pts. Le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a cédé 0,70% à 7.635 pts, après avoir fini trois fois de suite à un nouveau sommet historique.

Le Nasdaq reste cependant en avance sur les autres indices depuis le début de l'année avec une progression de 10,6% depuis le 1er janvier contre +2,1% pour le DJIA et +3,6% pour le S&P 500.

L'euro rebondit, la fin du "QE" de la BCE approche

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a reculé pour la 2ème séance consécutive, de 0,23% à 93,43 points. L'euro a gagné 0,20% à 1,1798$, toujours soutenu par les propos du chef économiste de la BCE, Peter Praet, qui a affiché mercredi son optimisme quant à la remontée des prix dans la zone euro jusqu'à un niveau proche de 2% à moyen terme. M. Praet a confirmé que la BCE, qui se réunira le 14 juin, évoquera à cette occasion la question de la réduction du programme de rachat d'actifs ("QE"). De son côté, l'agence 'Bloomberg' indique que la BCE pourrait, dès le 14 juin, annoncer à quelle date prendra fin le "QE".

De son côté, la Réserve fédérale américaine devrait relever une nouvelle fois son principal taux directeur d'un quart de point, à l'issue de sa réunion de la semaine prochaine, les 12 et 13 juin. Le suspense porte sur la suite des événements, certains investisseurs tablant sur 3 tours de vis au total cette année (en comptant celui déjà acté en mars dernier) tandis que d'autres parient sur 4 gestes haussiers face à une inflation en hausse.

En attendant, le rendement des obligations d'Etat américaines a reculé jeudi, le taux à 10 ans cédant 5 points de base pour revenir à 2,93% après avoir pourtant frôlé les 3% en début de séance.

Vers un sommet du "G6 + 1" au Canada ?

Sur le front commercial, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Justin Trudeau ont affiché jeudi à Ottawa un front unis face aux Etats-Unis, à la veille du sommet du G7 au Canada. Ils ont prévenu qu'ils étaient prêts à signer un communiqué final à 6, au lieu de 7, si Donald Trump persiste à vouloir taxer les importations d'acier à 25% et d'aluminium à 10%.

Emmanuel Macron a averti qu'Européens et Japonais ne sont "pas prêts à renoncer à tout pour avoir la signature" de Donald Trump sur un communiqué commun. Ce serait "une erreur" de "renoncer à tout pour avoir cette signature" et cela mettrait en danger "la pertinence de ce G7", a-t-il ajouté lors d'une conférence commue avec M. Trudeau.

Les deux dirigeants ont prévenu en outre que les taxes douanières du président Donald Trump allaient "faire du mal" aux Etats-Unis eux-mêmes. Mercredi, la chancelière Angela Merkel avait déjà déclaré qu'elle était prête à ne pas adopter de communiqué commun au G7, si ce sommet devait acter de nouveaux reculs sur le commerce ou le climat. "Il ne peut y avoir un compromis juste pour le compromis", avait-elle déclaré.

VALEURS A SUIVRE

Tesla (-1%) a corrigé après son envolée de 9,7% mercredi soir. Le rebond a sans doute été accentué par les rachats de positions de vente à découvert... Le groupe californien, qui tenait avant-hier son assemblée générale, a profité de l'occasion pour afficher ses ambitions à l'international et confirmer ses objectifs de production pour le Model 3. Tesla dit échanger avec les autorités chinoises en vue de l'établissement d'une production locale de voitures et de batteries, dans la zone de Shanghai.

J.M. Smucker (-5,3%) annonce ses comptes du troisième trimestre fiscal. Le résultat net ressort à 185,9 M$ (1,64$ par action), contre 110,4 M$ (0,96$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 1,93$, en hausse de 7% en glissement annuel. Les ventes s'élèvent à 1,78 Md$, quasiment stables par rapport à l'an dernier. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,19$, pour des revenus de 1,8 Md$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa logé entre 8,40 et 8,65$, pour des ventes de 8,3 Mds$.

Johnson & Johnson (+0,4%) a reçu une offre de 2,7 Mds$ pour l'acquisition de son activité Advanced Sterilization Products. Fortive Corp propose ainsi de racheter cette unité de stérilisation médicale en cash. J&J, qui a mené une revue de ses activités, disait par ailleurs récemment se rapprocher d'une vente de ses appareils liés au diabète pour 2,1 Mds$. L'unité ASP de J&J a généré en 2017 des revenus de 775 M$.

Netflix (-1,6%), géant de la vidéo en streaming, prend comme attendu ce jour la place de Monsanto au sein de l'indice S&P100. Twitter (-1%) remplace pour sa part le leader de l'agrochimie au sein du S&P500. L'Allemand Bayer vient en effet de boucler le rachat de l'américain Monsanto.

Amazon (-0,36%). A partir de la saison 2019-2020, le géant du commerce en ligne retransmettra au Royaume-Uni 20 matchs par an, et ce pendant trois saisons. Les matchs, qui auront lieu en milieu de semaine ou lors de jours fériés, seront disponibles sur 'Amazon Prime Video' sans frais supplémentaires pour les clients, a précisé Amazon.

Broadcom (+0,4%) devait publier ses résultats du second trimestre fiscal après la clôture. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 4,76$, pour des revenus de 5 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 3,69$ et des revenus de 4,2 Mds$. Lors de la publication des comptes du premier trimestre fiscal, Broadcom avait annoncé viser, sur le T2, des revenus d'environ 5 Mds$.

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