Cotation du 29/05/2020 à 18h16 Dow Jones Industrial -0,96% 25 156,58
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street repart de l'avant, le Nasdaq gagne plus de 2%

Clôture de Wall Street repart de l'avant, le Nasdaq gagne plus de 2%
Clôture de Wall Street repart de l'avant, le Nasdaq gagne plus de 2%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse américaine a repris le chemin de la hausse, mercredi, soutenue par les Gafa et les pétrolières, les investisseurs pariant à nouveau sur un rebond de l'économie américaine, à mesure que les Etats se déconfinent. Le groupe de distribution Target (-2,8%) et la chaîne de bricolage Lowe's (+0,1%) ont publié des résultats mitigés, marqués toutefois par une envolée des ventes en ligne pendant la crise du Covid-19. Les valeurs internet et les pétrolières ont mené la hausse, alors que les cours du brut ont retrouvé leurs plus hauts niveaux depuis près de deux mois.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 1,52% à 24.575 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 1,67% à 2.971 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a bondi de 2,08% à 9.375 pts, et affiche désormais un gain de 4,5% depuis le début de l'année, alors que le DJIA (-13,8%) et le S&P 500 (-8%) sont encore perdants.

Le secteur de l'énergie a affiché la plus forte hausse avec un gain de 3,8% pour le S&P 500 sectoriel, suivi des services de communication (+2,7%). Les majors pétrolières Chevron (+3,7%) et ExxonMobil (+3,2%) ont soutenu le Dow Jones, tandis que les Gafa ont tiré la cote des valeurs technologiques et internet. Les titres de Facebook (+6%) et d'Amazon (+1,98%) ont fini sur des nouveaux records historiques, les deux groupes profitant de la crise du coronavirus. Facebook a annoncé mardi le lancement d'une plateforme d'e-commerce dédiée aux petites entreprises. Apple a pris 1,9%, Alphabet (maison mère de Google) a grimpé de 2,5% et Intel a bondi de 4,6%, affichant la plus forte hausse du DJIA avec Walt Disney (+4,8%).

Persistance des tensions avec la Chine

Les indices boursiers américains ont un peu réduit leurs gains après le vote par le Sénat américain d'un projet de loi qui pourrait empêcher certaines entreprises chinoises de se faire coter et de lever des fonds à la Bourse de New York, un texte qui contribue à envenimer encore les relations sino-américaines.

Donald Trump a de son côté fait une nouvelle déclaration tonitruante mercredi sur Twitter, en comparant la pandémie de Covid-19 à une "tuerie de masse" mondiale, dont il impute la responsabilité à l'"incompétence" de la Chine.

Baisse surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis

Les marchés pétroliers ont repris de la hauteur mercredi à la faveur d'une baisse surprise des stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet a grimpé de 4,82% à 33,49$, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance juillet a gagné 3,17% à 35,75$.

Le brut continue donc son puissant rebond entamé après son plongeon de la fin avril en terrain négatif. Les signes d'une reprise de la demande et d'une réduction de l'offre plus rapide que prévu, font espérer un possible rééquilibrage du marché mondial. Mercredi, le Département à l'Energie a publié une baisse surprise des stocks pétroliers américains pour la semaine close au 15 mai. Ils ont diminué de 4,9 millions de barils à 526,5 mb, alors que le consensus tablait sur une hausse de 2,1 mb.

L'or progresse, le dollar et les taux refluent

L'or a gagné du terrain, le contrat à terme de juin avançant de 0,4% à 1.752,10$ l'once à la clôture du Comex. Le métal jaune progresse d'environ 14% depuis le début de l'année, soutenu par les incertitudes entourant l'ampleur de la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19. Les injections massives de liquidités de la part des banques centrales soutiennent aussi les actifs matériels tels que l'or et les autres métaux précieux.

Sur le marché obligataire américain, les cours progressent mercredi, faisant reculer les taux (qui évoluent en sens inverse). Le rendement du T-Bond à 10 ans a cédé 2 points de base à 0,67%. Sur le marché des changes, le billet vert poursuit son repli, l'indice du dollar reculant de 0,24% à 99,14 points face à un panier de devises de référence. L'euro gagne encore 0,54% à 1,0980$, portant sa hausse à plus de 1,5% depuis l'annonce, lundi, d'un projet de plan de soutien européen de 500 milliards d'euros par Emmanuel Macron et Angela Merkel.

La Fed reste prête à agir aussi longtemps que nécessaire

La Réserve fédérale a publié mercredi le compte-rendu de sa dernière réunion des 28 et 29 avril. Dans ces "Minutes", les responsables de la Fed ont renouvelé leur engagement à maintenir les taux d'intérêt proches de zéro jusqu'à ce qu'ils soient convaincus que l'économie américaine est en passe de rebondir, selon ce compte-rendu.

Les participants sont convenus de "recourir aux outils du Comité et d'agir de manière appropriée pour soutenir l'économie", a indiqué le Fed. Le compte-rendu révèle que les banquiers centraux sont très inquiets de la gravité de la crise économique provoquée par le Covid-19. La Fed fait état d'une "quantité extraordinaire d'incertitudes et de risques considérables" liés au coronavirus. Les participants se sont aussi inquiétés de l'impact de possibles faillites en série sur la santé financière des banques américaines.

VALEURS A SUIVRE

Target (-2,8%), le détaillant discount de Minneapolis, a annoncé pour son premier trimestre des profits dépassant les attentes. Le bénéfice net sur ce trimestre clos début mai 2020 s'est élevé ainsi à 284 millions de dollars soit 56 cents par action, contre 795 millions un an plus tôt. Le bénéfice ajusté trimestriel par action a représenté 59 cents, contre un consensus FactSet de 44 cents. Les revenus totaux se sont appréciés de 11,3% en glissement annuel à 19,6 milliards de dollars. Le consensus FactSet était de 19 milliards de dollars. La croissance à magasins comparables a atteint 10,8%.

Les ventes de e-commerce ont tout simplement explosé avec le confinement. Elles se sont envolées de 141% à magasins comparables, la croissance ayant accéléré de 33% en février à... 282% en avril ! Le groupe ne fournit pas de guidance financière annuelle compte tenu des incertitudes actuelles liées au coronavirus.

Lowe's (+0,1%), numéro deux américain de la distribution de produits destinés à la maison, grimpe à Wall Street après avoir annoncé pour son trimestre clos début mai des comptes supérieurs aux attentes. Le bénéfice net trimestriel a grimpé ainsi à 1,33 milliard de dollars et 1,76$ par titre, contre 1,05 milliard un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,77$, contre un consensus de 1,32$ selon FactSet. Les ventes ont totalisé 19,7 milliards de dollars, en progression de 10,9% en glissement annuel, contre 18,3 milliards de consensus. Les ventes en ligne ont flambé de 80% ! La croissance US à comparable est ressortie à 12,3%.

Le groupe indique toutefois qu'il retire sa guidance financière annuelle 2020, évoquant la visibilité limitée du fait de la pandémie de coronavirus Covid-19.

Alibaba (-0,2%), colosse chinois du e-commerce coté à Wall Street, entend investir 1,4 milliard de dollars dans l'intelligence artificielle et l'Internet des objets pour développer son assistant personnel à commande vocale Tmall Genie.

Luckin Coffee a plongé de 35,7% pour sa reprise de cotation. Le "Starbucks chinois" a été sommé cette semaine par le Nasdaq de se retirer de la cote américaine, sur fond de scandale comptable et de tensions commerciales sino-américaines. Le titre reste pour l'instant coté, en attendant le résultat d'une audience en appel, à la demande de la direction de Luckin.

Le titre était suspendu depuis début avril, après que la société chinoise a révélé que son directeur des opérations (COO) Liu Jian était accusé d'avoir falsifié le chiffre des ventes de 2019 à hauteur de 2,2 milliards de yuans (310 millions de dollars). A la suite d'un audit interne, le conseil d'administration a licencié la semaine dernière Liu Jian, mais aussi la fondatrice et directrice générale (CEO) Jenny Zhiya Qian. Luckin a indiqué avoir nommé un PDG intérimaire.

Facebook a bondi de 6% à Wall Street à 229,97$, un plus haut historique, au lendemain de l'annonce du lancement d'une plateforme de vente en ligne réservée aux entreprises de petite taille, baptisée "Facebook Shops". Les petites entreprises pourront créer facilement et gratuitement leur boutique en ligne via Facebook Shops, promet Facebook. Le réseau social surfe ainsi sur la crise du coronavirus, qui a fait fortement augmenter le volume du commerce en ligne.

Dans une note publiée mercredi, Deutsche Bank estime que Facebook Shops pourrait générer non moins de 30 milliards de dollars de revenus annuels pour Facebook, via des commissions sur les transactions et des revenus publicitaires supplémentaires induits par cette offre.

Lockheed Martin (-2,4%), géant américain de la défense, va freiner la production de son avion de chasse F-35 au Texas du fait de difficultés d'approvisionnement liées à la pandémie.

Urban Outfitters (-7,7%), le détaillant américain en vêtements, a dit s'attendre à une chute de 60% de ses revenus pour le deuxième trimestre à magasins comparables, du fait de la faiblesse de la reprise.

ExxonMobil (+3,2%) relance le processus de cession de sa participation de 6,8% dans le premier champ pétrolier d'Azerbaïdjan. Il susciterait l'intérêt de plusieurs grandes compagnies asiatiques, croit savoir Reuters, citant des sources bancaires et industrielles.

Johnson & Johnson (-0,9%), géant médical et pharmaceutique américain, va arrêter la vente en Amérique du Nord de son talc pour bébé visé par des milliers de plaintes. Le groupe indique que la demande a chuté avec la 'désinformation' sur la sécurité sanitaire du produit...

©2020,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !