Cotation du 18/10/2018 à 22h48 Dow Jones Industrial -1,27% 25 379,45
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Clôture de Wall Street : prudence, les tensions commerciales de retour

Clôture de Wall Street : prudence, les tensions commerciales de retour
Clôture de Wall Street : prudence, les tensions commerciales de retour
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a fini en ordre dispersé, lundi, l'indice Dow Jones redonnant du terrain après ses récents records, tandis que le Nasdaq s'est stabilisé après avoir reculé la semaine dernière. La séance a été marquée par une flambée des cours du pétrole, et par plusieurs fusions-acquisitions (Comcast-Sky, Sirius XM-Pandora), tandis que les valeurs internet ont été agitées par un remaniement technique majeur dans les indices sectoriels du S&P 500. Les tensions commerciales sont montées d'un cran, la Chine ayant décidé de se retirer du "round" de négociations prévu avec les Etats-Unis. Les nouvelles taxes d'importation sont entrées en vigueur ce lundi aux Etats-Unis sur 200 milliards de dollars de marchandises chinoises.

L'indice Dow Jones a reculé à la clôture de 0,68% à 26.562 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,35% à 2.919 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a très légèrement progressé, de 0,08%, pour finir à 7.993 pts. La semaine dernière, le Dow Jones avait bondi de 2,2%, signant sa meilleure performance hebdomadaire depuis début juin, et terminant la semaine sur un record historique. Le S&P 500 a inscrit un nouveau record jeudi, et a affiché une hausse de 0,8% sur la semaine. Le Nasdaq est resté à la traîne avec un recul de 0,3% sur 5 séances.

Vers une nouvelle hausse des taux de la Fed mercredi

Le marché des changes a connu une séance volatile, le dollar entamant la journée en baisse avant de faire l'objet d'achats en tant que valeur-refuge. L'indice du dollar a ainsi cédé 0,4% en début de journée avant de terminer proche de l'équilibre à 94,25 points (+0,03%). Le billet vert reste aussi soutenu par les anticipations d'une nouvelle hausse des taux directeurs, ce mercredi par la Fed, même si ce geste est largement anticipé par les marchés. De son côté, l'euro a démarré la semaine en nette hausse, après des commentaires de Mario Draghi évoquant une inflation "vigoureuse" dans la zone euro. Il a bondi jusqu'à 1,1815$ (+0,56%) avant de finir stable à 1,1748$.

Sur le marché obligataire américain, le rendement du T-Bond à 10 ans a continué de progressé pour atteindre 3,09% (+ 3 points de base) à l'approche de la réunion de la Fed, mardi et mercredi. Les marchés ont anticipé une hausse (la 3ème depuis début 2018) du taux directeur des "fed funds", qui serait porté entre 2% et 2,25%. Le suspense reste ouvert sur un possible 4ème tour de vis avant la fin de l'année.

L'Opep sourde aux demandes de Donald Trump

Le prix du pétrole Brent a grimpé lundi à son niveau le plus élevé depuis novembre 2014 après la décision de l'Opep et ses partenaires de ne pas augmenter la production d'or noir malgré les pressions de Donald Trump. Le contrat à terme de novembre sur le Brent a terminé à 81,20$ le baril (+3%), tandis que le WTI américain pour livraison le même mois a fini à 72,08$ (+1,8%), au plus haut depuis juillet dernier, mais non loin des sommets de la fin 2014.

Alors que l'approche des sanctions américaines sur l'Iran, début novembre, menace les exportations de ce pays, l'Opep et ses alliées, dont la Russie, se sont réunis dimanche à Alger, mais n'ont pris aucune décision concernant une éventuelle hausse de leur production. Malgré les pressions en ce sens de Donald Trump, le ministre saoudien de l'Energie, Khaled al-Faleh, s'est contenté de déclarer que les pays producteurs interviendraient pour éviter une pénurie lorsqu'ils jugeront le moment "opportun".

Pékin se détourne de la table des négociations

Sur le front du commerce, Washington a mis en application lundi des taxes additionnelles de 10% sur 200 milliards de dollars supplémentaires d'importations chinoises. Il est prévu qu'elles montent à 25% au 1er janvier 2019, puis à terme elles pourraient toucher la totalité des biens chinois importés aux Etats-Unis.

Refusant de céder au pressions américains, Pékin a décidé samedi d'abandonner les projets de discussions prévues cette semaine avec des responsables américains. Selon l'agence 'Reuters', qui cite des personnes familières de la situation, il existerait un consensus à Pékin à propos du fait que des discussions significatives ne pourraient intervenir qu'après les élections américaines de mi-mandat programmées en novembre.

Sur le plan macro-économique, l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago est ressorti à 0,18 en août, contre 0,20 de consensus de place et 0,18 en juillet. L'indice manufacturier régional de la Fed de Dallas est pour sa part ressorti à 28,1 en septembre contre 31,2 attendu et après 30,9 en août.

VALEURS A SUIVRE

Les pétrolières ont profité de la hausse des cours du brut : Chevron a gagné 1,23% ExxonMobil a pris 1,68%, Transocean a progressé de 1,7% et Devon Energy a bondi de 2,4%.

Comcast a reculé nettement (-6%) après avoir remporté la mise dans la vente aux enchère de Sky, dont le titre a bondi de 8,6% à Londres ce lundi. Comcast va débourser 17,28 livres sterling par titre Sky, soit environ 30 Mds£ au total. Cette offre a largement dépassé celle de 21st Century Fox (+1,5%), qui détenait déjà 40% du capital de Sky. Le rachat de Sky fera de Comcast le leader mondial de la télévision à péage avec 52 millions d'abonnés, évalue 'Reuters'. L'américain entend boucler le 'deal' avant la fin du mois prochain.

L'autre perdant indirect de l'affaire est Walt Disney (+2,1%), qui proposait d'acquérir pour 71 Mds$ des actifs cinématographiques et TV de 21st Century Fox, l'offre comprenant les parts détenues dans Sky.

Dell réfléchirait de nouveau à une introduction en bourse classique à Wall Street, alors que le groupe privilégiait jusqu'à présent la solution d'une absorption de sa filiale - cotée en bourse - de logiciels de virtualisation, VMware (+0,9%), qui l'aurait fait revenir en bourse par la petite porte. C'est du moins ce que croient savoir les sources 'au fait du dossier' de Reuters ce lundi, confirmant des informations du 'Wall Street Journal'.

Sirius XM (-10,3%), opérateur américain de radio par satellite et de radio en ligne contrôlé par le milliardaire John Malone, a frappé un grand coup en s'offrant l'acteur de la musique en streaming Pandora (-1,2%) pour 3,5 Mds$ en actions. La finalisation de l'opération est attendue durant le 1er trimestre 2019. L'acquisition de Pandora fera de Sirius un leader du divertissement audio avec des revenus combinés estimés à plus de 7 Mds$ en 2018. Le deal réunirait par ailleurs les 36 millions d'abonnés nord-américains de Sirius et les plus de 70 millions d'utilisateurs actifs mensuels de Pandora. Selon les termes du deal, les actionnaires de Pandora recevraient 1,44 titre nouvellement émis de Sirius XM pour chaque action détenue.

Michael Kors (-8,2%), groupe américain actif sur le marché des accessoires de mode, aurait conclu un accord en vue d'une prise de contrôle de la maison de luxe italienne Versace pour un peu plus de 2 Mds$, selon l'agence 'Reuters'. L'annonce officielle devrait intervenir dans la semaine. Le géant américain de la gestion de fonds, Blackstone (+0,5%), qui détient 20% de Versace depuis quatre ans, en sortirait. La famille Versace, qui possède le reste des parts de l'entreprise de luxe, continuerait en revanche à jouer un rôle.

Alphabet (+0,6%), Facebook (+1,5%) et Twitter (+0,35%). Les craintes de régulation accrue des réseaux sociaux et firmes internet pèsent, la Maison Blanche entendant inciter les agences fédérales à enquêter sur les pratiques du secteur. Par ailleurs, le S&P500 va procéder à des changements de classification. Dans le cadre de la nouvelle classification, les groupes technologiques Alphabet, Facebook et Twitter vont basculer dans un nouveau secteur des "services de communication", qui comprendra également Electronic Arts (+0,2%), Comcast (-6%), Walt Disney (+2,1%), CBS (-0,88%) ou Netflix (+2,3%).

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