Cotation du 24/05/2019 à 22h49 Dow Jones Industrial +0,37% 25 585,69
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Clôture de Wall Street : proche des records, en attendant Netflix et IBM

Clôture de Wall Street : proche des records, en attendant Netflix et IBM
Clôture de Wall Street : proche des records, en attendant Netflix et IBM
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les publications de résultats d'entreprises se sont accélérées mardi à Wall Street, sans donner d'indications claires sur l'état de l'économie des Etats-Unis. Les comptes de Blackrock (+3,2%) et de Johnson & Johnson (+1,1%) ont été bien accueillis, mais ceux de Bank of America (+0,1%) et surtout de UnitedHealth Group (-4%) ont déçu. Qualcomm a flambé de 23% après un accord à l'amiable surprise avec Apple (+0,01%) sur leur différend concernant des brevets. Après la clôture, les résultats de Netflix (+3%) et d'IBM (+0,8%) ont toutefois déçu, faisant reculer les deux titres en cotations post-séance.

A la clôture, l'indice Dow Jones a progressé de 0,26% à 26.452 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,05% à 2.907 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a gagné 0,30% à 8.000 pts.

Les trois indices boursiers américains ne sont plus qu'à environ 1% de leurs records historiques atteints en 2018.

Le dollar reprend de la hauteur, les taux US remontent

Sur le marché des changes, le dollar s'est apprécié face à un panier de valeurs de référence. L'indice du dollar gagnait mardi soir 0,14% à 97,07 points, tandis que l'euro cédait 0,21% à 1,1283$ après des propos de membres de la BCE rapportés par l'agence 'Reuters'. Cette dernière affirme que plusieurs membres de la BCE jugent que les projections économiques de la banque centrale européenne sont trop optimistes, compte tenu de l'accès de faiblesse de la Chine et des tensions commerciales avec les Etats-Unis.

Lors de la réunion monétaire de la semaine dernière, cette "minorité significative" a dit douter d'une reprise de la croissance au second semestre, et certains ont même remis en cause la justesse du modèle prévisionnel de la BCE, compte tenu des multiples révisions à la baisse auxquelles il a donné lieu, selon les sources citées par 'Reuters'.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement de l'emprunt d'Etat de référence, le T-Bond à 10 ans, a désormais retrouvé son niveau précédant son plongeon effectué après le changement de cap de la Fed sur sa politique monétaire, le 20 mars dernier. Le rendement à 10 ans gagnait mardi soir 3 points de base à 2,59% après être tombé fin mars jusqu'à 2,35% fin mars après que la Fed a signalé son intention de ne plus relever ses taux cette année, en raison de l'accumulation des risques sur la croissance mondiale.

Le pétrole a regagné du terrain après son recul de la veille lié à des déclarations de la Russie envisageant la fin de l'accord Opep+ de limitation de la production. Le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI a repris mardi 1,03%, à 64,05$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance juin gagnait 0,76% à 71,72$ au moment de la clôture du Nymex.

Les projecteurs sont braqués sur les résultats d'entreprises...

Alors que la semaine sera raccourcie par le Vendredi Saint (férié à Wall Street), les investisseurs s'efforcent de trouver dans les premiers résultats d'entreprises des raisons de poursuivre ou non la hausse des marchés boursiers, qui sont de retour tout près de leurs records, après leur vive correction de décembre dernier.

Le consensus des analystes financiers table sur un léger recul des résultats d'entreprises du S&P 500 au premier trimestre sur un an, une première depuis 2016. Cependant, il est courant que les publications soient finalement supérieures aux attentes (d'autant que celles ci ont été nettement réduites ces derniers mois).

Pour l'instant, seules environ 10% des entreprises du S&P 500 ont publié leurs comptes du 1er trimestre, qui ressortent contrastés, et n'offrent donc pas pour l'instant de perspectives claires aux investisseurs.

... mais aussi sur les politiques monétaires

Les marchés boursiers restent cependant prudemment optimistes, dans un contexte de politique monétaire redevenue plus accommodante, depuis la Fed s'est engagée à ne plus relever ses taux directeurs cette année. Charles Evans, le président de la Fed de Chicago a même estimé lundi soir que la banque centrale américaine pourrait ne plus relever ses taux jusqu'à l'automne 2020, et qu'elle pourrait même les abaisser à nouveau si l'inflation tombait plus bas.

Les autres banques centrales mondiales, de la BCE à la Banque du Japon en passant par la banque de réserve d'Australie, ont aussi signalé ces derniers temps leur intention de continuer à soutenir la croissance via une politique monétaire plus accommodante.

Sur le plan macro-économique, ce mardi, la production industrielle des Etats-Unis a déçu au mois de mars, en retrait de 0,1% sur un mois, contre un consensus de +0,3%. Le taux d'utilisation des capacités de production s'est réduit à 78,8%, contre 79,1% de consensus et 79% pour la lecture révisée du mois de février. Les marchés n'ont cependant pas mal réagi à ces chiffres, qui semblent essentiellement liés au recul de la production d'un seul secteur, celui de l'automobile.

Par ailleurs, l'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders (NAHB) est ressorti conforme aux attentes pour avril, à 63 après 62 en mars.

Le PIB chinois du 1er trimestre très attendu mercredi

Les marchés surveilleront aussi de très près la publication, mercredi, du chiffre de la croissance du PIB chinois au 1er trimestre. Ce dernier devrait ressortir en hausse de 6,3% en rythme annuel, selon le consensus, après 6,4% au 4ème trimestre 2019, et au plus bas depuis au moins 27 ans...

Cependant, la Chine annoncera en même temps ses données de mars pour la production industrielle, les investissements et les ventes de détail, qui pourraient montrer une amélioration en fin de trimestre. Cette semaine déjà, plusieurs indicateurs plutôt encourageants sont venus de la 2ème économie mondiale (hausse des crédits et des exportations en mars), faisant penser que le pire du ralentissement était peut-être passé, surtout si un accord commercial est signé prochainement avec les Etats-Unis.

VALEURS A SUIVRE

Bank of America (+0,1%) a fait du yo-yo après l'annonce de résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Le titre de la banque a d'abord plongé de 3% en séance avant de revenir dans le vert par la suite.

Comme la plupart de ses concurrentes, BoA a vu les revenus de son activité de trading se contracter au cours des trois premiers mois de l'année, mais l'établissement a enregistré des revenus nets d'intérêt en hausse de 9,7%. Son résultat net est ressorti à 6,87 milliards de dollars, soit 0,70 dollar par action, contre 6,49 Mds$ ou un bpa de 62 cents il y a un an. Le produit net bancaire est resté quasi stable à 23 milliards de dollars. Le consensus tablait sur un bpa de 0,66 dollar pour des revenus de 23,3 Mds$.

BlackRock (+3,2%), leader mondial de la gestion d'actifs, fléchit légèrement avant bourse à Wall Street ce mardi, suite à la publication de comptes trimestriels contrastés. Le groupe a pourtant battu le consensus de place en termes de bénéfices sur le trimestre clos. Les entrées nettes de capitaux sur ses fonds institutionnels ont totalisé 29,1 milliards de dollars sur le premier trimestre, près de dix fois la progression observée un an plus tôt, à la même époque. Les entrées nettes totales de capitaux sur tous types de produits ont représenté 64,7 milliards de dollars, en croissance de 14% en glissement annuel. Sur les 'Exchange Traded Funds' (ETF), iShares a engrangé 30,7 milliards de dollars supplémentaires.

Le bénéfice net attribuable au groupe est ressorti à 1,05 milliard de dollars soit 6,61$ par titre sur le trimestre clos fin mars 2019, contre 1,09 Md$ un an auparavant. Le consensus était d'environ 6,1$. Les revenus trimestriels GAAP se sont établis à 3,35 milliards de dollars, contre 3,58 Mds$ un an avant.

La mesure la plus impressionnante sur le dossier demeure comme toujours le montant total démesuré des actifs sous gestion, qui ressort à plus de 6.515 milliards de dollars en fin de période, contre 6.317 milliards à la fin du premier trimestre 2018.

Le titre de Qualcomm a flambé de 23,2% après l'annonce d'un accord à l'amiable entre le fabricant de puces pour mobiles et Apple (+0,01%) dans leur longue dispute judiciaire au sujet de l'utilisation de brevets.

Les deux groupes ont conclu cet accord juste après l'ouverture d'un procès qui s'annonçait long et complexe. Il prévoit le paiement à Qualcomm par Apple d'une somme non précisée et se double d'un accord de licence de six ans effectif rétroactivement au 1er avril dernier, ont précisé les groupes dans un communiqué commun.

AT&T (+0,7%), l'opérateur américain de télécommunications, cède à la plateforme américaine de streaming Hulu ses parts au capital du groupe, pour 1,43 milliard de dollars. AT&T détenait un peu moins de 10% du capital du groupe de vidéo en ligne, valorisé environ 15 milliards de dollars dans le cadre de cette opération. Hulu, rival de Netflix (+3%) et d'Amazon Prime (Prime Video), affiche désormais 25 millions d'abonnés. Walt Disney (-1,6%) demeure de loin l'actionnaire principal du service, avec 60% du capital, suivi par NBC Universal qui possède 30% de l'alliance. La participation d'AT&T dans Hulu avait été acquise initialement par Time Warner en 2016.

AT&T prépare maintenant le lancement de son propre service de streaming. Disney, lui aussi, vient de dévoiler son projet Disney+ de service de streaming, ce qui a provoqué une flambée de l'action vendredi à Wall Street, ainsi qu'une forte baisse du titre Netflix. Disney a précisé vendredi soir le prix de l'abonnement mensuel et la date de lancement aux Etats-Unis. La plateforme y sera lancée le 12 novembre prochain au prix de 6,99$ par mois (ou 70$ par an). Cette tarification est jugée très attractive par rapport à celle de Netflix, qui est passée récemment de 10,99$ à 12,99$ par mois...

Johnson & Johnson (+1,1%) a gagné du terrain, le conglomérat pharmaceutique et médical américain ayant battu le consensus de place sur le trimestre clos. Dans la foulée, J&J a revu en hausse ses prévisions annuelles de ventes. Sur le trimestre clos, les revenus ont totalisé un peu plus de 20 milliards de dollars avec notamment les traitements Darzalex et Imbruvica, contre 19,6 milliards de consensus. Le bénéfice net a reculé pour sa part de 14% à 3,75 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 2,10$, contre 2,03$ de consensus.

Sur l'ensemble de l'exercice, les revenus opérationnels ajustés sont anticipés en croissance de 2,5 à 3,5%, contre une fourchette antérieure allant de 2 à 3%.

Omnicom (+5,6%), colosse publicitaire américain, a annoncé pour son premier trimestre fiscal un bénéfice net part du groupe de 263 millions de dollars et 1,17$ par titre, contre 264 millions de dollars un an auparavant. Le consensus de place était pour sa part logé à 1,09$ de bénéfice par action. Les revenus se sont érodés quant à eux de 4,4% à 3,47 milliards de dollars avec l'impact du dollar fort, mais demeurent assez proches des attentes du consensus. Ils étaient de 3,63 milliards de dollars un an avant. En revanche, la croissance organique trimestrielle est ressortie positive de 2,5% en glissement annuel, contre un consensus de 2,3%.

UnitedHealth (-4%) a annoncé un bénéfice en hausse de 22% au premier trimestre 2019, avec une belle performance de sa division principale d'assurance et de la filiale Optum intégrant la gestion des ordonnances. Le bénéfice trimestriel s'est élevé à 3,47 Mds$. Le bpa ajusté a représenté 3,73$, contre 3,6$ de consensus. Les revenus trimestriels ont grimpé de 9% à 60,3 Mds$. Pour l'exercice 2019, le bénéfice ajusté par action est anticipé entre 14,50 et 14,75$, ce qui constitue une révision en hausse.

Chevron (+0,86%). La Cour suprême néerlandaise a rejeté le recours de l'Equateur contre l'annulation d'un jugement ordonnant au groupe pétrolier américain de verser 9,5 milliards de dollars d'indemnités pour une pollution environnementale occasionnée par sa filiale Texaco, relate l'agence Reuters.

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