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Clôture de Wall Street : Powell envoie le DJ au-delà de la barre des 27.000 pts !

Clôture de Wall Street : Powell envoie le DJ au-delà de la barre des 27.000 pts !
Clôture de Wall Street : Powell envoie le DJ au-delà de la barre des 27.000 pts !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street a exploré des territoires inconnus ce jeudi sur fond d'anticipations de baisse des taux de la Fed fin juillet, sans doute de 0,25 pt. Le DJ s'adjuge finalement 0,85% à 27.088 pts, franchissant pour la première fois le cap des 27.000 pts, tandis que le S&P500 est de nouveau repassé au-dessus de la barre symbolique des 3.000 pts en tout début de séance, avant de revenir à 2.999 pts en clôture (+0,21%). Le Nasdaq cède 0,08% à 8.196 pts.
L'inflation de juin est ressortie à +0,1% outre-Atlantique, un peu supérieure à la stabilité qui était anticipée par le marché... Par ailleurs, Jerome Powell qui s'exprimait devant le Sénat ce jeudi, a confirmé l'impression laissée hier devant le Congrès US, soulignant les inquiétudes liées au commerce international et constatant que le ralentissement mondial "continuent de peser sur les perspectives économiques aux Etats-Unis".

ECO ET DEVISES

Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, a donc de nouveau préparé le terrain à une baisse de taux en fin de mois, s'alarmant de nouveau du ralentissement des investissements des entreprises aux Etats-Unis en raison des conflits commerciaux et de la baisse de régime de la croissance mondiale...
Au deuxième jour de son audition semestrielle au Congrès, cette fois devant la commission bancaire du Sénat, Powell a adopté la même ligne que la veille quand il avait affirmé devant les Représentants que la Fed agirait "de manière appropriée" pour soutenir la croissance. Ces déclarations ont conforté les anticipations d'une baisse du taux des fed funds le 31 juillet, à l'issue de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale US. Powell a répété que trois risques majeurs menaçaient la phase d'expansion record de l'économie américaine : l'incertitude sur le commerce, le ralentissement de la croissance internationale et la faiblesse de l'inflation.
L'économie reste dans une "bonne position" et la consommation des ménages demeure robuste, a-t-il de nouveau expliqué souligné... Mais les incertitudes générées par les conflits commerciaux engagés sur plusieurs fronts par l'administration assombrissent les perspectives. "Les entreprises commencent à limiter leurs investissements, par exemple", a-t-il expliqué. "On observe un affaiblissement de l'investissement qui avait été très dynamique en 2017 et pendant la majeure partie de 2018"..."L'investissement des entreprises est crucial. Il a vraiment ralenti et l'une des raisons est l'incertitude autour du commerce et de la croissance mondiale", a-t-il poursuivi.
"Je pense que beaucoup de mes collègues au sein du FOMC en sont arrivés à considérer qu'une politique monétaire plus accommodante pourrait être appropriée." Il a ajouté que l'inflation, qui reste inférieure à l'objectif de 2% de la Fed, représentait un "risque significatif" face auquel la banque centrale devait rester vigilante.

Après les deux jours d'audition du président de la Fed, les futures sur les taux intègrent désormais une probabilité de 100% d'un assouplissement d'au moins 1/4 de point le 31 juillet, qui serait la première baisse de taux aux Etats-Unis depuis la crise financière de 2007-2009.
Le taux des federal funds est actuellement de 2,25-2,50%, ayant été relevé pour la dernière fois en décembre - une hausse de taux alors sévèrement critiquée par le président Donald Trump, qui a depuis multiplié les sorties contre la Fed.

Dans le cadre des 'minutes' de la Fed hier, les membres de la banque centrale ont débattu des avantages et des inconvénients d'éventuels nouveaux outils de maîtrise des taux d'intérêt. Une nouvelle facilité de refinancement a même été évoquée, par laquelle les établissements financiers pourraient échanger des obligations d'Etat contre des réserves déposées auprès de la banque centrale, mais aucune décision n'a été prise... Des minutes qui ont donc été globalement dans le sens des déclarations de Powell, ce dernier insistant sur les tensions commerciales et les inquiétudes concernant la croissance mondiale qui ont eu tendance à peser sur l'activité économique et les perspectives...
L'euro pointe ce soir à 1,1255 dollar après un pic à 1,1280.
Le baril de Brent revient sous les 67$, à 66,50 dollars, et le WTI repasse sous la barre des 60$.

VALEURS A SUIVRE

Weight Watcher grimpe de 8% après le relèvement de recommandation de JP Morgan à "neutre" sur le dossier, contre "sous-pondérer" auparavant...

Delta Air Lines gagne +1,1% après avoir publié un bénéfice au deuxième trimestre en hausse de 39,3% grâce à des prix de billets plus élevés et à des vols plus complets. La deuxième compagnie aérienne américaine a également relevé son objectif de bénéfice annuel par action dans une fourchette de 6,75 à 7,25 dollars, contre une prévision antérieure de 6 à 7 dollars. Le bénéfice net est ressorti à 1,44 milliard de dollars, soit 2,21 dollars par action, sur les trois mois clos fin juin, contre 1,04 milliard de dollars (1,49 dollar par action) un an auparavant. Sur une base ajustée, il s'établit à 2,35 dollars par action. Les analystes tablaient en moyenne sur 2,28 dollars par action.

American Airlines Group (+0,2%) après avoir relevé sa prévision de revenu unitaire par passager pour le deuxième trimestre en raison d'un meilleur remplissage de ses avions lié à une réduction de sa flotte, ses Boeing 737 MAX étant cloués au sol. Le groupe américain s'attend cependant à ce que son bénéfice imposable au deuxième trimestre soit amputé d'environ 185 millions de dollars (161,9 millions d'euros) en raison de l'annulation de 7.000 vols sur la période.
American Airlines avait abaissé en avril dernier sa prévision de revenu unitaire pour le premier trimestre et avait dit s'attendre à une charge exceptionnelle de 350 millions de dollars pour l'exercice 2019 liée à l'interdiction de vol des 737 MAX... La compagnie s'attend désormais à ce que le revenu unitaire, mesure du chiffre d'affaires par rapport aux capacités, augmente de 3% à 4% pour le trimestre clos en juin, contre une prévision précédente d'une hausse de 1% à 3%.
Le groupe a également relevé sa prévision de marge avant impôts pour le trimestre, hors certains éléments, dans une fourchette de 8,5% à 9,5%, contre 7% à 9% auparavant.
American Airlines est le deuxième exploitant de MAX aux Etats-Unis avec 24 appareils, derrière Southwest Airlines qui en détient 34.

Lockheed Martin (stable) a renoncé à la fermeture d'une usine d'hélicoptères située en Pennsylvanie après que Donald Trump a demandé à son directeur exécutif d'y poursuivre les activités.

Freeport-McMoran (+1,3%) après le relèvement de recommandation de la Deutsche Bank qui est à l'achat.

Microsoft : (+0,4%) alors que Cowen a entamé le suivi du dossier à "surperformance" avec un objectif de cours de 150 dollars.

Electronic Arts (-0,5%). Le broker Jefferies est à 'conserver' sur le dossier avec un cours cible de 100$.

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