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Clôture de Wall Street : petit passage à vide après Thanksgiving

Clôture de Wall Street : petit passage à vide après Thanksgiving
Clôture de Wall Street : petit passage à vide après Thanksgiving
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a terminé en recul, vendredi, au lendemain du jour férié de Thanksgiving, et après avoir franchi de nouveaux records mercredi soir grâce à de solides statistiques macro-économiques et des espoirs d'un accord commercial rapide entre Washington et Pékin. Depuis, Donald Trump a cependant remis de l'huile sur le feu en promulguant la loi soutenant le mouvement pro-démocratie à Hong Kong, au grand dam des autorités chinoises.

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,40% à 28.051 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,40% à 3.140 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a rendu 0,46%, à 8.665 pts. Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont gagné respectivement 0,6%, 1% et 1,7%, et depuis le début de l'année, ils progressent de 20,3% pour le DJIA, de 25,3% pour le S&P 500 et de 30,6% pour le Nasdaq.

Le pétrole finit la semaine en berne, l'or rebondit

Le pétrole a fortement reculé vendredi, le cours du baril de brut léger américain (WTI) plongeant de 4,63% à 55,42$ sur le Nymex (contrat à terme de janvier), tandis que le Brent de la mer du Nord a fléchi de 2,25% à 62,43$ pour le contrat à terme de janvier. Selon l'agence 'Bloomberg', l'Arabie saoudite aurait averti les membres de l'Opep+ qu'elle ne voulait plus ajuster sa production à la baisse lorsque les autres membres dépassaient leurs quotas... En d'autres termes, l'accord entre producteurs pour soutenir les cours semble menacé, alors que l'Opep et ses alliés doivent se réunir les 5 et 6 décembre prochain à Vienne pour décider de l'avenir de ce pacte.

L'or a en revanche regagné 0,66% à 1.470,50$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le métal jaune a reculé de plus de 3% depuis début novembre, les espoirs d'un accord commercial ayant profité aux actifs risqués au détriment de l'or, valeur-refuge par excellence.

Le président américain Donald Ttump a donc promulgué mercredi soir après la clôture de Wall Street une loi qui soutient les manifestants pro-démocratie à Hong Kong. La Chine a réagi en qualifiant le texte d'"abomination absolue", et en menaçant de possibles "contre-mesures" si Washington interférait encore dans ses affaires internes.

L'ambassadeur des Etats-Unis en Chine a été convoqué, et Pékin a appelé Washington à "ne pas mettre en oeuvre" cette loi. Le gouvernement hongkongais a lui aussi protesté contre le texte, qui enverrait selon lui "un mauvais signal aux manifestants".

Le statut économique spécial de Hong Kong sur la sellette

Ce texte, le "Hong Kong human rights and democracy Act" a été adopté la semaine dernière unanimement par le Sénat américain, puis à une écrasante majorité par la Chambre des représentants. Il ouvre la voie au retrait de Hong Kong du statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique, si les droits des manifestants ne sont pas respectés. Un tel retrait plomberait l'économie de Hong Kong, notamment en le soumettant aux taxes d'importations infligées par Washington à Pékin, dont le territoire autonome est actuellement exonéré.

La nouvelle loi prévoit ainsi un examen annuel par le département d'Etat de la situation à Hong Kong afin de vérifier si le territoire peut encore bénéficier du statut commercial spécial. En outre, des sanctions son envisageables en cas de violation des droits humains. Donald Trump a affirmé avoir "signé ces législations par respect pour le président Xi, la Chine et le peuple de Hong Kong". Dans un communiqué, le président américain a ajouté que ces dispositions "sont promulguées dans l'espoir que les Dirigeants et les Représentants de la Chine et de Hong Kong pourront régler à l'amiable leurs différends pour mener à une paix durable et une prospérité pour tous".

En attendent, les marché craignent que les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine soient encore retardées par ces tensions politiques.

Le PIB des Etats-Unis revu en hausse au 3e trimestre

Aucune statistique macro-économique n'était au programme ce vendredi aux Etats-Unis, après une avalanche d'indicateurs plutôt solides publiés mercredi avant Thanksgiving. La croissance du PIB a notamment été revue à la hausse à 2,1% en rythme annuel au 3e trimestre, contre +1,9% en première lecture.

Les dépenses des ménages américains ont progressé de 0,3% en octobre sur un mois, malgré une stagnation de leurs revenus. De son côté, la Fed a constaté dans son dernier Livre Beige publié mercredi que l'économie américaine a progressé de façon "modeste" en octobre et novembre, et a souligné que ses perspectives "demeurent globalement positives".

L'économie européenne en phase de reprise ?

Vendredi, les dernières statistiques en provenance d'Europe ont montré que le passage à vide des derniers mois était sans doute désormais dépassé. L'inflation a ainsi accéléré à 1% en novembre dans la zone euro, contre 0,7% en octobre. Et le taux de chômage est tombé à 7,5% en octobre dans la zone euro, au plus bas depuis juillet 2008, d'après Eurostat.

L'Allemagne a en outre fait état, pour novembre, d'une baisse surprise du nombre de demandeurs d'emploi (-16.000 alors que le marché tablait sur +6.000). Le taux de chômage s'est maintenu proche de ses plus bas historiques, à 5%.

Par ailleurs, le PIB français a été confirmé en hausse de 0,3% au troisième trimestre, soit au même rythme qu'aux deux trimestres précédents. La consommation des ménages a accéléré en octobre (+0,4% après +0,2%) tandis que la formation brute de capital fixe reste dynamique (+1,2% après +1,3%). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB à hauteur de +0,6 point, après +0,5 point au trimestre précédent, selon l'Insee.

VALEURS A SUIVRE

Du côté des valeurs boursières outre-Atlantique, les grands noms de la distribution ont été surveillés de près en ce "Black Friday". Sur Internet, plus de deux milliards de dollars ont déjà été dépensés par les consommateurs dès les premières heures de la journée.

Tech Data (+12,%) a flambé. Le groupe a estimé que la proposition amendée de rachat d'Apollo Global Management était supérieure à celle précédemment reçue d'une firme cotée américaine. Apollo propose de racheter le groupe pour 145$ par titre, environ 6 milliards de dollars. Le conseil d'administration de Tech Data a unanimement accepté l'offre amendée de la firme de private equity. La proposition initiale était de 130$ par action en cash.

Apple (-0,2%). Les nouveaux AirPods du groupe à la pomme pourraient bien être l'un des produits stars de ce Black Friday sur fond d'envolée de la demande, juge le spécialiste de Wedbush. Ces écouteurs sans fil d'Apple pourraient même connaître une pénurie à l'approche de la période des fêtes. L'analyste de Wedbush pense qu'Apple est en bonne voie pour en écouler plus de 65 millions d'unités cette année, et possiblement 90 millions d'unités en 2020. Le broker est à 'surperformance' sur l'action Apple avec une cible de 325$.

Amazon (-0,97%). Les autorités indiennes ont autorisé le géant américain du commerce en ligne à prendre une participation au capital de Future Retail, enseigne exploitant environ 1.500 magasins en Inde (marque Big Bazaar).

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