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Clôture de Wall Street : optimisme prudent sur le front commercial

Clôture de Wall Street : optimisme prudent sur le front commercial
Clôture de Wall Street : optimisme prudent sur le front commercial
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a progressé jeudi pour la deuxième séance consécutive, au moment où les négociations commerciales ont repris à Washington entre les Etats-Unis et la Chine. Donald Trump, qui souffle le chaud et le froid sur un possible accord, a un peu rassuré en annonçant qu'il rencontrerait vendredi le chef de la délégation chinoise, le vice-Premier ministre Liu He. Le pétrole a repris de la hauteur, de même que les taux d'intérêts, en attendant l'issue des pourparlers qui se tiennent à Washington.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,57% à 26.496 points, tandis que l'indice large S&P 500 prenait 0,64% à 2.938 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a rebondi de 0,60% à 7.950 pts.

Ces derniers jours, les marchés financiers se sont montrés très volatils, en réaction aux déclarations et informations parfois contradictoires concernant l'issue possible des négociations commerciales. Si un accord global semble difficile à atteindre à court terme, les milieux proches des discussions évoquent désormais l'hypothèse d'un accord intérimaire, dont les contours restent toutefois à définir.

Pékin serait prêt à faire des concessions sur certains dossiers, notamment en accroissant ses achats de produits agricoles américains, à condition que Washington accepte de renoncer à infliger de nouvelles hausses de taxes sur les produits chinois, prévues le 15 octobre, puis en décembre.

La Chine ne serait cependant pas disposée à avancer sur des dossiers plus fondamentaux, pourtant chers à Washington, à commencer par une réforme de la politique industrielle chinoise, ainsi que les questions des subventions d'Etat et des transferts de technologies.

Washington brandit sanctions et menaces contre la Chine

Jeudi, le président américain Donald Trump a tweeté de façon ambiguë: "Grand jour de négociations avec la Chine. Ils veulent conclure un accord, mais est-ce que j'en ai envie? Je rencontre le vice-Premier ministre (ndlr : Liu He) demain à la Maison blanche".

Les marchés ont en tout cas jugé que cette rencontre est un bon signe, et qu'elle pourraient éventuellement déboucher sur des avancées concrètes. Depuis le début de la semaine, les tensions sont pourtant montées entre les deux plus grandes économies mondiales, après que Washington a placé sur liste noire 28 entités chinoises, dont 8 de ses fleurons technologiques. Pékin a réagi en affirmant "son fort mécontentement et son opposition résolue" à la décision américaine.

En complément, les Etats-Unis ont annoncé mardi des "restrictions" dans l'octroi de visas américains à des responsables du gouvernement et du Parti communiste chinois accusés d'être "responsables" d'une "campagne de répression" contre les Ouïghours de la province chinoise du Xinjiang. Ce à quoi Pékin a répliqué qu'il n'y a pas "de problèmes de droits de l'Homme" au Xinjiang, accusant Washington d'utiliser ce sujet "comme prétexte pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine".

La Maison Blanche brandit aussi la menace d'une restriction des investissements par les fonds de pension américains dans des entreprises chinoises. La presse a même évoqué une possible interdiction de cotation à Wall Street pour les sociétés chinoises, mais ce dernier volet a été démenti par l'administration Trump.

Inflation atone en septembre, emploi toujours solide

En attendant de connaître l'issue des négociations commerciales, les marchés ont pris connaissance jeudi de statistiques économiques américaines en demi-teinte. Sur le front de l'emploi, les inscriptions au chômage ont été moins nombreuses que prévu la semaine dernière, à 210.000 contre un consensus de 219.000 et un niveau de 220.000 une semaine auparavant.

En revanche, l'inflation s'est montrée anémique en septembre, ce qui augmente les chances d'une baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale le 30 octobre prochain. L'indice des prix à la consommation est ainsi ressorti stable en septembre par rapport à août (soit +1,7% en glissement annuel). Hors alimentaire et énergie cette fois, le 'CPI' a augmenté de 0,1% par rapport au mois antérieur, contre +0,2% de consensus. Il s'affiche en croissance de 2,4% en glissement annuel. En août, le CPI était ressorti en croissance de 0,1% (+0,3% hors alimentation et énergie).

Au lendemain de la publication des Minutes de la Fed, qui ont confirmé les divisions des banquiers centraux sur l'ampleur des baisses de taux à venir, les marchés obligataires ont reculé, faisant remonter les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement de l'emprunt d'Etat américain à 10 ans (T-Bond) est remonté de 8 points de base à 1,67%.

La livre sterling rebondit, un accord toujours possible sur le Brexit ?

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, a reculé jeudi de 0,42% à 98,68 points, tandis que l'euro est remonté de 0,35% à 1,1007$. La livre sterling s'est illustrée par un rebond de 2% à 1,2445$ : le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar ont indiqué jeudi dans un communiqué commun qu'ils entrevoyaient un "chemin vers un possible accord" sur le Brexit avant la date-butoir du 31 octobre.

Les cours du pétrole ont repris un peu de hauteur jeudi après plusieurs semaines de correction, dans l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Sur le Nymex, le brut léger américain WTI a progressé de 1,83%, à 53,55$ (contrat à terme de novembre), tandis que le Brent a bondi de 1,37% à 59,10$.

L'or est reparti en baisse après deux séances positives, retombant sous le seuil des 1.500$ l'once. Le métal jaune a ainsi abandonné 0,95% à 1.498,50 l'once, pour le contrat à terme de décembre coté sur le marché Comex.

VALEURS A SUIVRE

Apple (+1,35%). La firme de recherche Longbow a rehaussé sa recommandation sur le dossier du groupe californien à la pomme, passant à l'achat avec un objectif de cours de 260 dollars à horizon un an. Le broker anticipe des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et une demande plus dynamique qu'espéré pour l'iPhone.

Costco (stable). La chaîne américaine de supermarchés, a annoncé pour le mois de septembre 2019 une croissance 'ajustée' à comparable de 5,6% en glissement annuel. En tenant compte des prix de l'essence et des fluctuations de changes, la croissance se serait élevée à 4,2%. Les revenus se montent ainsi à 14,4 milliards de dollars pour le mois écoulé.

Delta Air Lines (-1,5%). Le partenaire américain d'Air France-KLM a délivré des prévisions inférieures aux attentes pour le trimestre en cours, pénalisé par la hausse de ses coûts et un pricing-power moins important. La compagnie table ainsi sur un bpa compris entre 1,20 et 1,50$ contre un consensus de place de 1,51$. Le coût unitaire est attendu en hausse de 4 à 5% alors que la recette par siège disponible ne devrait progresser que d'un maximum de 2%. Sur les trois mois clos fin septembre, le groupe a enregistré un bénéfice net de 1,49 Md$ contre 1,32 Md$ un an plus tôt, soit un bpa ajusté de 2,32$. Les revenus ont atteint 12,6 Mds$, en hausse de 6,5%.

Le management se montre malgré tout confiant pour les prochains mois. "La demande pour le produit Delta reste saine, ce qui positionne le groupe en solide position pour finir 2019, avec une croissance des bénéfices de plus de 20%, des flux de trésorerie disponibles de plus de 4 milliards de dollars et un bénéfice avant impôts de plus de 5 milliards de dollars pour une cinquième année consécutive", a ainsi déclaré Ed Bastian, DG de Delta.

Cisco Systems (-1,4%). Goldman Sachs a abaissé sa recommandation d''achat' à 'neutre' sur la valeur du géant américain des équipements de réseaux à Wall Street ce jeudi.

Boeing (-1%). Royal Air Maroc a suspendu les livraisons de deux appareils 737 MAX, a appris 'Reuters' de source proche du dossier. Le constructeur aéronautique de Chicago a exprimé par ailleurs ses regrets après l'annonce par plusieurs compagnies, dont Southwest Airlines et Gol, de l'immobilisation de 737 NG suite à la découverte de microfissures.

La 'Federal Aviation Administration' (l'autorité fédérale américaine de l'aviation), agissant à la suite d'une alerte de Boeing, a publié la semaine dernière une directive urgente exigeant la vérification immédiate des avions, ayant plus de 30.000 cycles de vols au total, d'ici le 10 octobre. Sur les 686 appareils inspectés jusqu'ici dans le monde, 36 présentaient ce problème, soit environ 5% des modèles concernés.

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