Cotation du 18/12/2018 à 19h00 Dow Jones Industrial +1,29% 23 896,84
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Clôture de Wall Street : optimisme affiché avant le sommet du G20

Clôture de Wall Street : optimisme affiché avant le sommet du G20
Clôture de Wall Street : optimisme affiché avant le sommet du G20
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse américaine a terminé le mois de novembre sur une note positive, alors que le sommet du G20 démarrait dans la soirée en Argentine. Les trois principaux indices ont vivement rebondi cette semaine, de l'ordre de 5%, ce qui leur permet de s'afficher en hausse sur le mois de novembre (après un sombre mois d'octobre). Les investisseurs ont nourri cette semaine le double espoir d'une pause dans la hausse des taux de la Fed en 2019, et d'un possible accord commercial (ou tout au au moins, d'un trêve) lors de la rencontre prévue samedi soir entre Donald Trump et Xi Jinping lors du sommet du G20 à Buenos Aires.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné vendredi 0,79% à 25.538 points, tandis que l'indice large S&P 500 a grimpé de 0,82% à 2.760 pts et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a progressé de 0,79% à 7.330 pts.

Le mois de novembre sauvé par une flambée hebdomadaire de 5%

Sur la semaine, les trois indices ont rebondi respectivement de 5,1%, 4,8% et 5,6% ! Le contraste est saisissant par rapport à la semaine précédente, où les trois indices avaient plongé de l'ordre de 4%, tombant dans le rouge depuis le début de l'année pour le DJIA et le S&P 500.

Le mois de novembre se solde par une progression de 1,7% pour le Dow Jones, de 1,8% pour le S&P 500 et plus modestement de 0,3% pour le Nasdaq. En Europe en revanche, le mois de novembre a accusé un repli de 1,14% pour l'indice Stoxx 600, sur fond d'inquiétude sur le ralentissement de la croissance et les tensions commerciales.

En novembre, les cours du pétrole ont plongé de plus de 20% (après plus de 10% de perte en octobre), et le bitcoin (BTC) a vécu son pire mois depuis août 2011, en abandonnant plus de 35%.

Sur les marché des changes, le dollar a progressé vendredi, faisant office de valeur refuge, signalant une certaine nervosité quant à la conclusion d'un accord commercial. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, progressait ainsi vendredi soir de 0,53% à 97,30 points. La hausse s'est produite alors même que la Fed a signalé cette semaine qu'elle pourrait lever le pied sur ses hausses de taux l'an prochain (un discours susceptible a priori de faire reculer le billet vert).

La Fed se montre moins pressée de relever ses taux en 2019

Le rebond boursier des derniers jours s'est produit notamment grâce à un ton un peu moins ferme de la part de la Fed, sur son cycle de hausse des taux. Si ces derniers devraient encore grimper en décembre, pour être portés entre 2,25% et 2,50%, une pause pourrait bien s'ensuivre en 2019...
En effet, Jerome Powell, le patron de la Fed a mis de l'eau dans son vin cette semaine, en estimant que le taux "neutre" (ni stimulant, ni pénalisant pour la croissance") était proche, alors qu'un mois plus tôt, il estimait en être encore très loin...

Par ailleurs, les valeurs technologiques ont profité d'un rebond technique, après des chutes souvent supérieures à 20% depuis un mois, et les pétrolières se sont stabilisées avec le cours du baril, qui semble chercher un équilibre autour de 50$ pour le brut léger américain WTI.
Les investisseurs sont toutefois restés nerveux et ont mis en portefeuille des valeurs jugées défensives, comme les "utilities", les biens de consommation de base et la santé (+4% pour American Electric Power en novembre, +4,2% pour Coca-Cola, +5% pour McDonald's, +6,7% pour Pfizer).

Suspense à son comble avant la rencontre Trump-Xi à Buenos Aires

Mais l'élément le plus déterminant pour la Bourse reste l'issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. En cas d'échec menant à une guerre commerciale à grand échelle, les économistes prévoient des dégâts économiques pour les deux pays et pour la croissance mondiale.

Le sommet du G20 s'est ouvert en début de journée à Buenos Aires, mais pour bon nombre d'investisseurs, le seul rendez-vous qui compte réellement est celui que se sont fixé le président américain, Donald Trump, et le chinois, Xi Jinping, samedi pour un dîner qui devrait être dominé par les tensions commerciales.

Ces derniers jours, les autorités des deux pays ont distillé des informations parfois contradictoires sur l'avancée des discussions. En partant pour Buenos Aires, Donald Trump a répété que selon lui Pékin souhaitait un accord, tout en menaçant, en cas d'échec, de relever les barrières douanières, à terme, sur la totalité des importations chinoises.

Rencontre décisive attendue sur le pétrole au G20

L'autre événement très suivi au G20 sera la rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le prince hériter d'Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane. Ils devraient évoquer les cours du pétrole à l'approche de la réunion du 6 décembre entre l'Opep et d'autres pays producteurs, dont la Russie.

Alors que les investisseurs craignent un marché en excès d'offre l'an prochain, l'Arabie saoudite veut convaincre ses alliés de baisser leur production d'au moins 1 million de barils par jour pour soutenir les cours.

Vendredi soir, le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison janvier a fini en baisse de 1,01%, à 50,93$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison février a cédé 1,34% à 58,71$. Le WTI a cédé 23% en novembre, ce qui porte sa chute à 33% depuis son pic de début octobre autour de 76,40$. Le Brent a lâché 22,6% en novembre, et perd désormais 32% depuis début octobre. Jeudi et vendredi en séance, le WTI est passé brièvement sous le deuil psychologique des 50$, au plus bas depuis octobre 2017.

VALEURS A SUIVRE

Marriott (-5,6%). Une enquête interne montre qu'une entité extérieure au groupe hôtelier aurait copié et crypté des données et que le réseau de Starwood avait fait l'objet d'une intrusion depuis 2014. Un piratage qui pourrait avoir entraîné le vol d'informations concernant un demi-milliard de clients...

HP Inc (+0,6%) annonce ses comptes du quatrième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 1,45 Md$ (0,91$ par action), contre 660 M$ (0,39$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,54$, contre 0,44$ un an plus tôt. Les revenus grimpent à 15,37 Mds$, contre 13,93 Mds$ il y a un an. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,54$, pour des revenus de 15,1 Mds$. Sur le trimestre actuel, le groupe vise un bpa compris entre 0,50 et 0,53$. Sur l'exercice fiscal 2019, le bpa est attendu entre 2,12 et 2,22$, contre 2,02$ en 2018.

PVH (+0,67%) annonce ses comptes du troisième trimestre. Le résultat net s'affiche à 243,1 M$ (3,15$ par action), contre 239,2 M$ (3,05$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa s'élève à 3,21$, contre 3,02$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 2,52 Mds$, contre 2,36 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 3,14$, pour des ventes de 2,5 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 9,33 et 9,35$ (contre une précédente fourchette de 9,20/9,25$), pour des revenus en hausse de 7%.

Palo Alto Networks (-1,7%) a dévoilé ses résultats du premier trimestre fiscal. La perte nette ressort à 38,3 M$ (0,41$ par action), contre une perte de 63,2 M$ (0,70$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 1,17$, contre 0,75$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 656 M$, contre 501,8 M$ il y a un. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,05$, pour des revenus de 632 M$. Sur le trimestre actuel, le groupe vise des revenus entre 675 et 685 M$, pour un bpa entre 1,20 et 1,22$.

GameStop (-6,6%) publie ses résultats du troisième trimestre. La perte nette ressort à 488,6 M$ (4,78$ par action), contre un bénéfice de 59,4 M$ (0,59$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 0,67$, contre 0,54$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 2,08 Mds$, contre 1,99 Md$ il y a un an. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,57$, pour des revenus de 2,03 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa compris entre 2,55 et 2,75$ (contre une précédente fourchette de 3/3,35$), pour des ventes en baisse de 2 à 6%.

Amazon.com (+1%). Le groupe annonce la signature d'un partenariat avec Apple (-0,5%) qui va permettre aux utilisateurs des enceintes connectées Echo d'accéder à Apple Music. Le service sera disponible à compter du 17 décembre prochain.

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