Cotation du 22/02/2019 à 22h48 Dow Jones Industrial +0,70% 26 031,81
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Clôture de Wall Street : nouvelle hausse avec les banques et le pétrole

Clôture de Wall Street : nouvelle hausse avec les banques et le pétrole
Clôture de Wall Street : nouvelle hausse avec les banques et le pétrole
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street a terminé dans le vert mercredi, pour la deuxième séance d'affilée. Après les comptes trimestriels de Citigroup (+1,3%), lundi et de JP Morgan (+0,8%) mardi, les résultats de Goldman Sachs (+9,5%) et de Bank of America (+7,1%) ont été à leur tour bien accueillis par les investisseurs. Le Livre Beige de la Fed, publié mercredi, a fait état de perspectives économique toujours optimistes aux Etats-Unis, tout en notant des inquiétudes liées à une série de facteurs, dont les turbulences boursières... Les cours du pétrole ont poursuivi leur rebond après l'annonce d'un recul des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,59% à 24.207 points, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 0,22% à 2.616 pts, et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a pris 0,15%, à 7.034 pts.

La livre se maintient après l'échec du vote de défiance contre Theresa May

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence) a peu évolué, terminant à 96,07 points (+0,04%), tandis que l'euro a cédé 0,14% à 1,1397$ au lendemain des déclarations du président de la BCE Mario Draghi estimant que l'économie de la zone euro ralentissait plus que prévu.

Pour sa part, la livre sterling progressait de 0,14% à 1,2879$ après que la Première ministre Theresa May a survécu politiquement au vote de défiance de son parlement. Elle doit désormais présenter, lundi, un "Plan B" sur le Brexit, après le rejet massif mardi par le parlement de l'accord de divorce conclu en novembre avec l'Union européenne. Toutes les options sont sur la table, allant d'un report du Brexit, jusqu'à un Brexit sans accord, en passant par un nouveau référendum sur la question ou une modification de dernière minute de l'accord qui vient d'être rejeté...

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans est resté presque stable à 2,72%.

Le dossier Huawei revient perturber les négociations commerciales

Après une fin d'année 2018 difficile sur les marchés, les investisseurs semblent quelque peu rassurés par la première salve de résultats d'entreprises américaines. Malgré le ralentissement de l'économie mondiale, notamment en Chine, ils espèrent que les Etats-Unis et la Chine trouveront un accord commercial d'ici à la date-butoir du 1er mars...

Pourtant, la progression des marchés d'actions (notamment celle du Nasdaq) a été réduite dans la soirée par une information concernant de nouvelles accusations contre le groupe chinois Huawei... Selon le site du 'Wall Stret Journal', le département américain de la justice va ouvrir une enquête criminelle contre Huawei, pour vol de secrets commerciaux. L'équipementier télécoms est accusé d'avoir dérobé une technologie robotique nommée "Tappy" développée par l'opérateur américain T-Mobile USA afin de tester les smartphones.

Cette nouvelle mise en cause de Huawei intervient alors que la directrice financière du groupe chinois a été arrêtée au Canada en décembre et accusée d'avoir fraudé pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran. Meng Wanzhou, qui a été libérée après 10 jours, moyennant une caution de 10 millions de dollars, est dans l'attente de son extradition vers l'Etat de New York.

Pour le patron de Blackrock, les marchés ont atteint leurs plus bas, mais...

Mercredi, Larry Fink, le directeur général de Blackrock, le plus grand gestionnaire de fonds du monde, a estimé que les marchés boursiers avaient probablement atteint un point bas, après les turbulences de la fin 2018. Mais il a ajouté dans un entretien a la chaîne 'CNBC', que pour retrouver durablement le chemin de la hausse, la querelle commerciale entre les Etats-Unis et la Chine devra trouver une solution négociée.

Si cette querelle est résolue, "nous verrions une hausse du moral des investisseurs, a commenté Larry Fink. Outre la question commerciale, le dirigeant a cité les conditions du Brexit comme un autre facteur déterminant pour le comportement des marchés financiers mondiaux dans les prochains mois.

De son côté, la Fed a estimé dans son dernier Livre Beige, publié mercredi, que les perspectives économiques des Etats-Unis étaient généralement positives. Mais elle a ajouté que de nombreux districts ont rapporté que leurs contacts étaient moins optimistes en raison de la volatilité accrue des marchés, de la hausse des taux d'intérêt à court terme, de la baisse des prix de l'énergie et d'incertitudes accrues au niveau commercial et politique. Pour l'instant, l'impact du "shutdown" entamé le 22 décembre, semble faible au moment de la collecte des données pour le Livre beige, qui s'est arrêtée le 7 janvier.

Le pétrole confirme son bon début d'année

Les cours du pétrole ont continué leur rebond entamé mardi, après un recul des stocks de brut aux Etats-Unis et dans l'espoir que les mesures de relance prises en Chine contribueront à soutenir la demande mondiale de pétrole. Le contrat à terme de février sur le WTI a gagné 0,38%, à 52,31$ le baril (après +3,1% mardi), tandis que l'échéance mars sur le Brent a bondi de 1,12%) à 61,32 (+2,8% mardi). Depuis le début de 2019, le WTI a regagné plus de 14%, et il a rebondi de plus de 22% par rapport à ses plus bas niveaux du 24 décembre dernier, à 42,36$.

Les stocks commerciaux de pétrole, hors réserve stratégique, ont reculé de 2,68 millions de barils lors de la semaine close au 11 janvier, à 437,1 millions de barils. Le consensus tablait sur un repli de 2,5 millions de barils.

Les cours du pétrole ont été soutenus dans les premiers jours de 2019 par l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, ainsi que par la perspective de l'entrée en vigueur de l'accord de l'Opep et de ses alliés ("Opep+") pour réduire leur production de 1,2 million de barils par jour à partir de ce mois de janvier.

VALEURS A SUIVRE

Les valeurs financières ont affiché la meilleure performance de la journée avec un bond de 2,2% de l'indice sectoriel du S&P 500. Après les comptes trimestriels de Citigroup (+1,3%), lundi et de JP Morgan (+0,8%) mardi, l'annonce des résultats de Goldman Sachs (+9,5%) et de Bank of America (+7,1%) ont été à leur tour bien accueillis mercredi par les investisseurs.

Goldman Sachs (+9,5%). Les revenus s'élèvent à 8,08 Mds$ au 4ème trimestre 2018, contre 8,12 Mds$ un an plus tôt. Le résultat net ressort à 2,54 Mds$, contre une perte de 1,93 Md$ sur la même période de l'exercice précédent. Le bénéfice par action est ainsi de 6,04$, contre une perte par action de 5,51$ un an avant. Les revenus de la branche Institutional Client Services sont de 2,43 Mds$, en croissance de 2% : les revenus FICC Client Execution s'affichent en baisse de 18% à 822 M$, tandis que les revenus Equities grimpent de 17% à 1,60 Md$. Sur 2018, GS enregistre des revenus de 36,62 Mds$ (contre 32,73 Mds$ en 2017) et un résultat net de 10,46 Mds$ (contre 4,29 Mds$ en 2017). Les revenus Equities 2018 se montent à 7,60 Mds$, en croissance de 15% par rapport à 2017.

Bank of America (+7,1%) a elle aussi publié ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus sont de 22,7 Mds$, contre 20,4 Mds$ (21,4 Mds$ en base ajustée) un an avant. Les profits s'affichent à 7,3 Mds$, contre 2,4 Mds$ un an plus tôt. Le bénéfice par action ressort à 0,70$, contre 0,20$ (0,47$ en base ajustée) il y a un an. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,63$, pour des revenus de 22,45 Mds$. Les revenus "sales and trading" montent de 1% à 2,6 Mds$, mais revenus 6% hors DVA (Debit Valuation Adjustment), à 2,5 Mds$ : les revenus FICC diminuent de 15% à 1,4 Md$, alors que les revenus Equities grimpent de 11% à 1,1 Md$.

BlackRock (+3%). Le bénéfice par action ajusté ressort à 6,08$ au 4ème trimestre, contre 6,19$ un an plus tôt. Les revenus baissent de 9% en glissement annuel, à 3,43 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 6,28$, pour des revenus de 3,5 Mds$. Le résultat net GAAP chute de 60% à 927 M$.

US Bancorp (+2,4%) dévoile ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 1,86 Md$, contre 1,68 Md$ un an avant. Le bénéfice par action ressort à 1,10$, contre 0,97$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 5,83 Mds$, contre 5,6 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,06$, pour des revenus de 5,7 Mds$.

Bank of New York Mellon (+2%). Le résultat net du T4 2018 s'affiche à 832 M$ (0,84$ par action), contre 1,13 Md$ (1,08$ par action) un an avant. Les revenus montent de 7% à glissement annuel, à 4 Mds$. En non-GAAP, le bpa s'affiche à 0,99$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,92$, pour des revenus de 4 Mds$.

Ford Motor (-6,2%) table sur un quatrième trimestre fiscal inférieur aux attentes, mais pourrait tout de même afficher une amélioration en 2019 dans une industrie stable. Pour 2018, le bénéfice ajusté est anticipé désormais à 1,30$ par titre, alors que les revenus sont évalués à 160,3 milliards de dollars. En octobre, le constructeur envisageait encore un bpa ajusté allant de 1,30 à 1,50$ sur cet exercice, contre 1,33$ de consensus. Pour le seul quatrième trimestre, Ford table sur un bpa ajusté de 30 cents, à comparer à un consensus de 32 cents. En revanche, les choses pourraient s'améliorer en 2019, avec une potentielle amélioration des revenus, de l'EBIT et du cash flow opérationnel ajusté.

Goodyear (+2,8%) regagne un peu de terrain, après une chute de 13% mardi soir suite à l'avertissement lancé par le groupe. Le 'pneumaticien' américain a abaissé sa prévision de ventes en volumes pour le quatrième trimestre, disant s'attendre à une baisse de 3% alors qu'il tablait auparavant sur une stabilité. Goodyear met en cause la faiblesse des ventes de voitures neuves en Chine et en Asie ainsi que la baisse du marché des pneus d'hiver en Europe. Il a aussi prévenu qu'il lui serait compliqué de faire progresser ses résultats en 2019 en raison du contexte difficile.

United Continental (+6,3%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 462 M$ (1,70$ par action), contre 579 M$ (1,98$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 2,41$, contre 1,44$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 10,5 Mds$, contre 9,5 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,01$, pour des revenus de 10,3 Mds$.

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