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Clôture de Wall Street : nouveaux records pour fêter Thanksgiving

Clôture de Wall Street : nouveaux records pour fêter Thanksgiving
Clôture de Wall Street : nouveaux records pour fêter Thanksgiving
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a terminé sur de nouveaux sommets historiques mercredi, à la veille d'un jour férié pour Thanksgiving, qui sera suivi d'une séance écourtée vendredi. Les investisseurs ont salué l'annonce d'une série d'indicateurs macro-économiques solides, dont la révision à la hausse de la croissance du 3e trimestre aux Etats-Unis. Les marchés continuent en outre de parier sur la signature proche de l'accord commercial de "Phase 1" tant attendu entre Washington et Pékin.

A la clôture, les trois principaux indices ont une nouvelle fois fini au plus haut. Le Dow Jones a gagné 0,15% à 28.164 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,42% à 3.153 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a grimpé de 0,66%, à 8.705 pts.

Les volumes d'échanges sont restés limités à la veille du jour férié de Thanksgiving, jeudi, et alors que Wall Street n'ouvrira vendredi que pour une demi-séance, jusqu'à 13h locales (19h à Paris).

Le dollar en forme, le pétrole et l'or rechutent

Sur le marché des changes, le dollar est reparti en hausse, dans la perspective d'un accord commercial et après des statistiques solides aux Etats-Unis. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, a gagné mercredi 0,16% à 98,41 points, portant sa progression à 1,3% depuis le début du mois de novembre. L'euro a cédé mercredi 0,15% à 1,1002$.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a repris 3 points de base à 1,77%, soutenu par les bons indicateurs macro-économiques du jour. Ce taux était tombé à 1,46% début septembre dans la crainte d'une récession et d'un échec des négociations commerciales, des risques qui se sont estompés par la suite.

Le pétrole a rechuté mercredi malgré les espoirs d'accord commercial, après l'annonce d'une hausse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a perdu 0,52% à 58,12$ sur le Nymex (contrat à terme de janvier), tandis que le Brent de la mer du Nord a fléchi de 0,33% à 64,06$ pour le contrat à terme de janvier.

Les stocks pétroliers hebdomadaires ont progressé de 1,6 million de barils pour atteindre 452 mb, alors que le consensus tablait sur un repli de 0,9 mb. Il s'agit de la 5e semaine de hausse consécutive de ces stocks. Les marchés pétroliers sont dans l'attente de la réunion de l'Opep et ses alliés, les 5 et 6 décembre, qui doivent décider s'ils prolongent leur accord de maîtrise de la production afin de soutenir les cours.

L'or a reperdu 0,40% à 1.461,50$ pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le métal jaune a reculé de plus de 3% depuis début novembre, les espoirs d'un accord commercial ayant profité aux actifs risqués au détriment de l'or, valeur-refuge par excellence.

Le PIB US revu à la hausse au 3e trimestre, les ménages continuent de dépenser

Les marchés ont été agréablement surpris, mercredi, par la publication d'une série de statistiques solides aux Etats-Unis, qui confirment la résistance de la première économie mondiale au ralentissement économique. La croissance américaine a ainsi été revue à la hausse au 3e trimestre, avec une progression de 2,1% du PIB en rythme annuel, contre +1,9% en première lecture. Les dépenses réelles de consommation pour le troisième trimestre ont grimpé sur un rythme de +2,9%, contre 2,8% de consensus et +2,9% pour l'évaluation initiale. L'indice des prix rattaché au PIB a augmenté de +1,7%, en ligne avec l'évaluation antérieure et le consensus.

Les chiffres de consommation en octobre ont confirmé la tendance dynamique. Si les revenus personnels des ménages américains sont restés stable (une petite déception, le consensus attendait +0,3%), leurs dépenses de consommation se sont quant à elles appréciées de 0,3%, en ligne avec les attentes des économistes. Rappelons que la consommation constitue environ 70% de la croissance aux Etats-Unis.

Sur le marché de l'emploi, les inscriptions au chômage sont reparties en nette baisse la semaine dernière, à 213.000, contre 218.000 de consensus et après 228.000 la semaine précédente.

Du côté des entreprises, les commandes de biens durables ont progressé de +0,6% en octobre aux Etats-Unis par rapport à septembre, alors que le consensus anticipait au contraire une baisse de 0,5%. Hors transport, la hausse est également ressortie à +0,6%, contre +0,2% de consensus.

Croissance "modeste" cet automne aux Etats-Unis, selon la Fed

L'indice manufacturier PMI de la région de Chicago est ressorti un peu moins déprimé que prévu en novembre à 46,3, contre 46 de consensus, et après 43,2 en octobre. L'indicateur signale donc toujours une contraction de l'activité manufacturière dans la région, puisqu'il reste inférieur à la barre des 50.

Le Livre Beige de la Fed, résumé des conditions économiques régionales récentes, a aussi été publié mercredi soir. Le rapport, qui servira de base de travail à la prochaine réunion de la Fed prévue les 10 et 11 décembre prochains, constate que l'économie américaine a progressé de façon "modeste" en octobre et novembre, et que ses perspectives "demeurent globalement positives".

La Fed relève tout de même que les "incertitudes" restent élevées avec les tensions commerciales, ce qui retarde les décisions d'investissements et freine les exportations des entreprises.

Les négociations commerciales sont "dans la dernière ligne droite"

Les marchés restent aussi soutenus par la perspective de la signature de l'accord commercial de "Phase 1" entre les Etats-Unis et la Chine. Mardi, Donald Trump a affirmé que les négociations étaient "dans la dernière ligne droite", tout en confirmant son soutien aux manifestants pro-démocratie de Hong Kong, un sujet sensible pour Pékin.

"J'ai de très bonnes relations, comme vous le savez, avec le président Xi. Nous sommes dans la dernière ligne droite en vue d'un accord très important. Je suppose que vous pourriez parler d'un des accords commerciaux les plus importants de tous les temps. Cela se passe très bien, mais en même temps, nous voulons que tout se passe bien à Hong Kong", a déclaré le président américain.

Rappelons que l'échéance clé est celle du 15 décembre, avec la mise en place programmée de taxes douanières supplémentaires portant sur environ 150 milliards de dollars de marchandises provenant de Chine... Les marchés sont relativement confiants dans la conclusion d'un accord commercial partiel 'de phase 1', mais il n'est pas assuré qu'il puisse être scellé avant la fin de l'année. Rien n'assure non plus que son contenu soit à la hauteur des espoirs. Il faudrait en effet que les deux superpuissances s'accordent sur une levée des tarifs douaniers antérieurs, sur des engagements en matière de protection de la propriété intellectuelle ou encore sur la question des monnaies et celle de l'ouverture de l'industrie financière chinoise..

VALEURS A SUIVRE

Deere (-4,3%), géant américain des engins agricoles, a annoncé ce jour des comptes en déclin pour son quatrième trimestre. Sur cette période close début novembre 2019, le groupe a réalisé un bénéfice ajusté par action de 2,14$, contre 2,30$ un an plus tôt et 2,13$ de consensus. Le groupe de Moline, Illinois, table désormais, pour son exercice fiscal 2020, sur un bénéfice net allant de 2,7 à 3,1 milliards de dollars. Le consensus était de 3,5 milliards de dollars. Les ventes mondiales d'équipements sont attendues en recul de 5% à 10% l'année prochaine. La faible demande affecterait notamment les marchés américains... Les annonces devraient également peser sur le secteur américain des équipements de construction.

Boeing (-1,46%) a corrigé. La FAA (Federal Aviation Administration) a informé le constructeur aéronautique de Chicago qu'elle allait désormais être la seule autorité en capacité de délivrer les certificats de vol des nouveaux 737 MAX. La responsabilité était auparavant partagée avec l'avionneur américain. La FAA n'a par ailleurs pas achevé l'examen des changements software apportés par Boeing aux systèmes de contrôle de vol de l'appareil, cloué au sol après deux catastrophes.

Par ailleurs, selon la presse, l'incident qui a affecté en septembre un B-777X lors des tests en vue de sa certification, serait plus grave qu'initialement annoncé. Le certification de l'appareil long courrier pourrait prendre davantage de retard, selon des sources citées par l'agence 'AFP'.

Apple (+1,34%) a profité d'un article du 'Nikkei Asian Review', selon lequel le groupe californien de Cupertino aurait demandé à son sous-traitant chinois Luxshare de doubler la production de ses AirPods, ses écouteurs sans fil, à l'approche des fêtes de fin d'année.

Autodesk (+5,5%) a annoncé pour son troisième trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes de marché. Les perspectives fournies déçoivent toutefois quelque peu. Le Californien de San Rafael a dégagé un bénéfice ajusté par action de 78 cents pour des ventes de 843 millions de dollars sur le trimestre clos fin octobre 2019, alors que le consensus de place se situait à 73 cents de bpa ajusté et 824 millions de dollars de recettes. En glissement annuel, le profit du groupe a plus que doublé alors que les revenus ont flambé de 28%. Le groupe bénéficie essentiellement de la montée en puissance des activités cloud computing et software as a service. En revanche, la guidance du quatrième trimestre laisse le marché sur sa faim. Le groupe table sur un bpa de 89 cents et des ventes de 887,5 millions de dollars sur la base du milieu de fourchette de la guidance. Le consensus était de 92 cents de bpa et 897 M$ de revenus.

HP Inc (-1,3%), le géant informatique convoité par son petit rival Xerox (+0,89%), a publié hier soir pour son quatrième trimestre fiscal des comptes meilleurs que prévu. Le groupe californien de Palo Alto a dévoilé un bénéfice net de 388 millions de dollars soit 26 cents par titre, contre 1,45 milliard de dollars et 91 cents par action un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 60 cents, contre 58 cents de consensus. Les revenus se sont très légèrement améliorés de 0,3% à 15,41 milliards de dollars, contre 15,3 Mds$ de consensus. "Notre stratégie fonctionne et nous sommes confiants dans notre activité", ajoute le directeur général du groupe Enrique Lores, relevant en particulier la solidité du free cash flow à 4 milliards de dollars sur l'exercice 2019.

Rappelons que le groupe HP Inc. a rejeté par deux fois l'offre hostile du petit concurrent Xerox à 33,5 milliards de dollars, 22$ par titre (17$ en cash et 0,137 action Xerox par titre).

Dell Technologies (-5,3%) a pour sa part abaissé ses estimations annuelles de revenus hier mardi, ce qui devrait plomber la valeur ce jour à Wall Street. Le groupe évoque une pénurie de 'puces' provenant d'Intel, qui aurait affecté l'activité PC. Le Texan, numéro trois du secteur derrière Lenovo et HP, indique que le défaut d'approvisionnement en CPU Intel s'est aggravé en séquentiel, impactant les activités commerciales et premium. Pour le trimestre clos, le groupe a tout de même dégagé un bénéfice net de 552 millions de dollars, contre une perte de 895 millions un an avant. Le bénéfice ajusté par action a atteint 1,75$, contre un consensus de 1,62$. Les revenus sont ressortis à 22,84 milliards de dollars, contre 23 Mds$ de consensus. Pour l'exercice 2020, le groupe réduit donc sa guidance de ventes et table sur une activité allant de 91,5 à 92,2 milliards de dollars, contre une fourchette antérieure allant de 92,7 à 94,2 Mds$.

Tesla (+0,7%) veut rassurer, après l'effondrement du cours de bourse (-6,1%) intervenu vendredi suite à la présentation de son très critiqué Cybertruck, au design déroutant, et dont le test de solidité des vitres s'était soldé par un échec relatif. Sur Twitter, Elon Musk n'en démord pas et vante les qualités de son pick-up, "meilleur qu'un F-150, plus rapide qu'une Porsche 911". Le CEO de Tesla, dans sa dernière estimation, évalue désormais les précommandes du véhicule à 250.000 unités. Il suffit toutefois d'un dépôt de 100$ pour réserver le Cybertruck, dépôt entièrement remboursable. Le titre avait décroché vendredi à Wall Street, terminant à 333$, après la présentation à Los Angeles de son premier pick-up électrique, le 'Cybertruck', aux lignes inspirées de la Lotus amphibie du film de James Bond 'L'Espion qui m'aimait'. Le design du véhicule est donc particulièrement original, se rapprochant plus d'un blindé (ses vitres seraient incassables) ou d'un véhicule de Mad Max que d'un pick-up classique.

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