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Clôture de Wall Street : nouveaux records pour démarrer décembre

Clôture de Wall Street : nouveaux records pour démarrer décembre
Clôture de Wall Street : nouveaux records pour démarrer décembre

(Boursier.com) — Après des gains de 11% à 12% pour ses principaux indices en novembre, Wall Street a démarré le mois de décembre du bon pied, le Nasdaq et le S&P 500 terminant sur de nouveaux sommets, tandis que le Dow Jones frôle ses records de la semaine passée. L'espoir d'un nouveau plan de soutien budgétaire a été relancé par l'annonce d'un entretien mardi entre la présidente démocrate de la chambre, Nancy Pelosi, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, et le dépôt d'un nouveau projet bipartisan émanant du Sénat.

A la clôture, le Dow Jones a gagné 0,63% à 29.823 points, après avoir atteint 30.083 pts au plus haut de la séance, au-dessus de son record de mardi dernier (30.046 pts). L'indice large S&P 500 a gagné 1,13% à 3.662 pts, un nouveau record, et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a grimpé de 1,28% à 12.355 pts, un nouveau record là aussi.

En novembre, les trois indices ont vécu leur meilleur mois depuis 1987 (dans le sillage du krach survenu de la même année), avec des bonds de 11,8% pour le DJIA et le Nasdaq et de 10,7% pour le S&P 500. Cet enthousiasme, lié à l'espoir de surmonter la crise sanitaire grâce aux vaccins anti-Covid, a été partagé par l'ensemble des Bourses mondiales : l'indice MSCI World a ainsi bondi de 13% en novembre, sa plus forte hausse mensuelle jamais réalisée.

Biden, Yellen et Powell mettent la pression pour un nouveau plan de relance

Alors qu'une nouvelle vague de coronavirus se propage aux Etats-Unis, menaçant de rendre les prochains mois très difficiles, malgré l'arrivée annoncée des vaccins, le président élu Joe Biden a exhorté mardi le Congrès américain à voter sans délai un nouveau plan d'aide "robuste", et a promis à ses compatriotes que "l'aide arrive" face aux ravages de la crise du coronavirus sur l'économie et la société américaine.

"A tous ceux qui luttent maintenant, notre message est le suivant : l'aide arrive", a plaidé Joe Biden depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware, où il présentait sa nouvelle équipe économique, dont Janet Yellen, sa future secrétaire au Trésor. Mme Yellen a qualifié pour sa part la crise économique actuelle de "tragédie américaine", ajoutant qu'"il est urgent d'agir pour éviter que la récession ne s'auto-alimente et ne provoque encore plus de ravages".

Au même moment, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, s'exprimait devant une commission du Sénat et a notamment estimé que "sans aide, le risque est de mener à plus d'inégalités". Il a une nouvelle fois averti des risques pesant sur la reprise à court terme, malgré les réels espoirs liés aux vaccins courant 2021.

Un plan de 908 Mds$ soutenu par les sénateurs des deux camps

Sous la pression de leurs deux camps, la présidente démocrate de la chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin se sont entretenus mardi pour la première fois depuis l'élection du 3 novembre : ils ont évoqué le sujet brûlant du nouveau plan de soutien, mais aussi le financement des services de l'Etat pour éviter un "shutdown" qui pourrait intervenir le 11 décembre faute d'accord. Aucune information concrète n'a toutefois filtré après cet entretien...

L'espoir reste néanmoins entretenu par cette rencontre, d'autant qu'au Sénat, un groupe bipartisan d'élus a rédigé mardi une nouvelle proposition de plan de relance, d'un montant de 908 milliards de dollars. Ce plan serait un compromis entre les 2.000 Mds$ réclamés par les Démocrates depuis des mois, et le package minimal de 500 Mds$ soutenu jusqu'ici par les sénateurs républicains.

"Il serait inexcusable que nous quittions la ville sans accord" avant les vacances de Noël", a déclaré mardi le sénateur démocrate Joe Manchin, l'un des initiateurs de ce projet.

La reprise économique se confirme en Chine, l'activité ralentit aux Etats-Unis

Sur le plan macro-économique, les indicateurs chinois publiés mardi ont alimenté l'optimisme sur une reprise économique post-Covid, tandis que la zone euro a mieux résisté que prévu aux reconfinements et commence à voir sa situation sanitaire s'améliorer. Aux Etats-Unis, où les cas de coronavirus sont en train de flamber depuis un mois, les indicateurs macro-économiques sont ressortis en demi-teinte, l'activité ayant un peu ralenti en novembre face aux nouvelles mesures de restriction de déplacement prises par certains Etats américains.

Ainsi, l'activité manufacturière a ralenti aux Etats-Unis en novembre, avec un indice ISM à 57,5 au lieu de 58 attendu, et après 59,3 en octobre. Comparativement, l'indice PMI manufacturier de la zone euro a paru plus solide, à 53,8 en novembre contre une estimation flash de 53,6. Bien qu'en léger repli par rapport à octobre (54,8), il marque une amélioration de la conjoncture pour un cinquième mois consécutif, et met en outre en évidence un taux d'expansion nettement supérieur à sa moyenne de long terme dans la zone euro.

Les dépenses de construction sont restées solides aux Etats-Unis en octobre, ressortant en hausse de 1,3% par rapport au mois antérieur, contre +0,8% de consensus de marché et après +0,3% en septembre.

Mais l'indicateur le plus apprécié des marchés ce mardi a été l'indice PMI manufacturier de la Chine, calculé par Caixin/Markit. Il a créé la surprise en bondissant en novembre à 54,9, contre 53,6 en octobre, au plus haut depuis novembre 2010 !

Les vaccins contre le Covid-19 continuent de susciter l'espoir

Le président de la Fed Jerome Powell est donc entendu au Congrès ce mardi, ainsi que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. Dans son discours préparé, M. Powell s'est montré prudemment optimiste, en estimant que "les nouvelles récentes sur le front des vaccins sont très positives pour le moyen terme". Il a toutefois souligné que "l'augmentation des nouveaux cas de Covid-19, à la fois ici et à l'étranger, est préoccupante et pourrait représenter un défi pour les prochains mois".

L'optimisme reste élevé concernant les futurs vaccins contre le nouveau coronavirus, alors que le laboratoire américain Moderna vient de demander une autorisation d'utilisation d'urgence aux Etats-Unis et dans l'Union Européenne. Une approbation britannique est également attendue dans les prochains jours. Le vaccin de Pfizer / BioNTech et celui d'AstraZeneca associé à Oxford nourrissent également les espoirs des observateurs.

Les tendances demeurent mitigées concernant l'évolution de la pandémie, avec une stabilisation des chiffres en Europe mais une propagation toujours importante aux Etats-Unis et des craintes relatives notamment à l'impact des fêtes de Thanksgiving. En Asie, le nombre des patients sérieusement touchés au Japon a atteint un record. Hong Kong a décidé pour sa part de nouvelles restrictions.

Selon l'Université Johns Hopkins ce mardi, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie ressort à 63,3 millions et le nombre de décès se chiffre à 1,47 million. Aux Etats-Unis, pays le plus touché, le coronavirus a désormais fait plus de 269.000 morts et infecté plus de 13,6 millions de personnes.

Le pétrole se replie, pas d'accord de l'Opep+ sur sa production

Le pétrole continue de se replier, mardi, alors que le groupe de pays producteurs Opep+ n'est pas encore parvenu à s'accorder sur ses niveaux de production pour les prochains mois. Le cours du brut léger américain (WTI) a cédé 1,7% à 44,55$ le baril, pour le contrat de janvier sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en janvier a lâché 1% à 47,45$.

En novembre, le cours du WTI avait bondi de plus de 26% et le Brent avait repris 27%, dans l'espoir d'une reprise de la demande de brut en 2021 mais aussi d'une prolongation des coupes de production de l'Opep+. Or, les membres de l'Opep+ sont divisés sur l'opportunité de prolonger ces mesures au-delà du 31 décembre. Après la réunion de l'Opep, lundi, la réunion élargie aux alliés de l'Opep+, prévue mardi, est désormais prévue jeudi, afin de laisser le temps aux négociations.

Selon des sources proches des discussions, les Emirats arabes unis exigeraient qu'avant de prolonger la réduction de la production, tous les pays participants respectent pleinement leur part de l'engagement, tandis que la Russie préférerait de son côté remonter progressivement la production dès janvier...

L'or a nettement rebondi mardi, après une chute de près de 5% en 6 séances, qui l'a fait retomber au plus bas depuis 5 mois. L'once de métal jaune a repris 2,1% à 1.818,90$ pour le contrat à terme de février sur le Comex, profitant d'achats à bon compte et du vif repli du dollar, qui rend les achats d'or moins onéreux.

Mardi soir, l'euro bondissait ainsi de 1,2% à 1,2071$, au plus haut depuis plus de deux ans et demi, tandis que l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise) reculait de 0,74% à 91,19 points, au plus bas depuis avril 2018. Sur le marché des emprunts d'Etat américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a rebondi de 7 points de base pour atteindre 0,91% .

VALEURS A SUIVRE

Airbnb a levé le voile sur son introduction en Bourse prévue ce mois-ci. La firme californienne entend lever jusqu'à 2,6 milliards de dollars dans le cadre de cette IPO très attendue. Dans un document déposé auprès du régulateur boursier américain, la plateforme de location touristique entre particuliers indique qu'elle va mettre sur le marché 51,9 millions d'actions à un prix unitaire compris entre 44 et 50 dollars. En haut de fourchette, Airbnb serait ainsi valorisé près de 35 Mds$, soit nettement plus que les 18 Mds$ évoqués en avril dernier lorsque le groupe avait levé de la dette pour renforcer son bilan. L'action sera cotée sur le Nasdaq sous le mnémo 'ABNB'. Les échanges devraient débuter mi-décembre.

Tesla Motors (+3%) sera bien intégré 'en une fois' au sein du S&P 500 le 21 décembre, a décidé S&P après consultation. S&P Dow Jones Indices avait préalablement consulté à ce sujet la communauté financière. Tesla affiche une capitalisation boursière de plus de 540 milliards de dollars et constituera en termes de pondération l'une des plus importantes inclusions de la décennie au sein de l'indice S&P 500. Tesla serait le septième composant de l'indice, entre Berkshire Hathaway et Visa.

Moderna (-7,6%) a déposé lundi aux Etats-Unis et en Europe des demandes d'autorisations de mise sur le marché pour son vaccin contre le Covid-19, sa formule ayant montré une efficacité à 94,1% dans les études cliniques de stade avancé. Ces études ont également démontré que le vaccin de Moderna avait évité dans 100% des cas étudiés le développement d'une forme grave de la maladie.

Pfizer (+2,8%) et l'Allemand BioNTech (-8,2%) ont également annoncé avoir déposé une demande auprès de l'Agence européenne du médicament pour l'autorisation en urgence de mise sur le marché de leur candidat vaccin contre le Covid-19, qui doit être examiné par ailleurs dans les jours prochains par la FDA américaine.

Salesforce.com (-1,8%) est attendu après la clôture, d'une part pour ses résultats trimestriels, mais surtout pour l'annonce officielle de son acquisition de Slack Technologies (+2,2%), dont la presse américaine parle depuis vendredi dernier. Selon 'CNBC', l'opération est attendue à moitié en cash et à moitié en actions. Une prime serait offerte, y compris sur les cours actuels de Slack, qui pèse actuellement 24,8 milliards de dollars sur le Nyse contre 220 milliards environ pour le géant du CRM Salesforce.

Zoom Video Communications (-15%), "star" du confinement, trébuche à Wall Street après une publication financière du troisième trimestre dépassant pourtant les attentes. Zoom a en effet indiqué prudemment que la croissance pourrait bien ralentir. Le concepteur de logiciels de vidéoconférence a rapporté un bénéfice trimestriel ajusté par action de 99 cents et des revenus de 777 millions de dollars, contre 76 cents et 694 millions de dollars de consensus. Le groupe a donc réalisé une incroyable croissance de près de 370% et une forte hausse du profit opérationnel et du cash flow. Pour le quatrième trimestre, il prévoit un bpa de 77-79 cents, pour des revenus de 806-811 M$. Cela représenterait encore, tout de même, 330% de croissance en haut de fourchette. Pas si mal donc...

UnitedHealth (+1,4%), l'assureur santé américain, met à jour ses estimations financières. Le groupe estime que les coûts du Covid-19 réduiront ses résultats 2021, mais table sur un profit ajusté en croissance de près de 9% et des revenus voisins de 280 milliards de dollars. Pour l'exercice 2020, le groupe envisage un bénéfice ajusté approchant de 16,75$ par titre, contre une fourchette allant de 16,50 à 16,75$ avancée en octobre. Le bpa ajusté 2021 devrait s'établir quant à lui entre 17,75 et 18,25$, alors que les revenus sont anticipés entre 277 et 280 milliards de dollars. Les dépenses liées au virus devraient impacter le bénéfice à hauteur de 1,8$ par titre.

Exxon Mobil (+1,5%). Le colosse pétrolier américain a annoncé hier soir qu'il allait inscrire dans ses comptes une charge record de dépréciations de 17 milliards à 20 milliards de dollars sur ses actifs dans le gaz naturel. Le groupe entend par ailleurs réduire l'an prochain ses dépenses d'investissement à leur plus faible niveau en quinze ans. La décision vise à protéger le paiement annuel de 15 milliards de dollars aux actionnaires, même si de nombreux analystes jugent insoutenable un tel versement en l'absence de prix de l'énergie plus élevés.

Amazon (+0,97%). Les ventes en ligne du Cyber Monday américain pourraient avoir atteint 11,4 milliards de dollars, soit la plus importante journée d'achats en ligne de toute l'histoire, selon les données d'Adobe Analytics. Les consommateurs américains avaient dépensé 9 milliards pour le Black Friday cette année, ce qui constituait déjà un record pour la journée promotionnelle correspondant au lendemain de Thanksgiving. Amazon a annoncé ce jour que les ventes des commerçants indépendants présents sur sa plateforme avaient dépassé les 4,8 milliards entre le Black Friday et le Cyber Monday, en croissance de plus de 60% en glissement annuel.

Amazon / Apple (+3%). Le groupe de Jeff Bezos va par ailleurs faire fonctionner le système d'exploitation d'Apple via ses outils d'informatique dématérialisée, ce qui lui permettra de proposer aux développeurs des services à la demande sur Mac OS.

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