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Clôture de Wall Street : nouveaux records, la reprise économique se poursuit

Clôture de Wall Street : nouveaux records, la reprise économique se poursuit
Clôture de Wall Street : nouveaux records, la reprise économique se poursuit
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a progressé mardi, les indices S&P 500 et Nasdaq inscrivant de nouveaux records, saluant la publication d'indicateurs économiques encourageants aux Etats-Unis et en Chine. Malgré les perturbations causées par l'épidémie de coronavirus, l'activité manufacturière a continué de se redresser en août, ce qui a soutenu les marchés d'actions ainsi que les cours du pétrole.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,76% à 28.645 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,75% à 3.526 pts et que le Nasdaq Composite a grimpé de 1,39% à 11.939 pts, signant son 3e record d'affilée.

La situation sanitaire reste pourtant préoccupante aux Etats-Unis, où le nombre de cas de Covid-19 a atteint 6,03 millions mardi, avec plus de 36.000 nouveaux cas et plus de 480 décès en 24 heures, selon les données publiées par l'université américaine Johns Hopkins. L'épidémie est particulièrement active dans le Midwest, notamment dans les Etats de l'Iowa, du Kansas, du Minnesota, et du Dakota du Nord et du Sud

L'activité manufacturière confirme son rebond en août

Cependant, les investisseurs ont été rassurés par la publication d'une série d'indicateurs d'activité en progression. Aux Etats-Unis, l'indice ISM manufacturier a grimpé à 56 en août contre 54,6 attendu par les économistes, et en progression par rapport aux 54,2 de juillet. L'indice (qui signe son 4e mois consécutif de hausse) évolue désormais à son plus haut niveau depuis 21 mois. L'autre indicateur d'activité, le PMI manufacturier d'IHS Marktit est ressorti à 53,1 en août, un peu inférieur au consensus (53,6).

En Chine, l'indice PMI manufacturier, calculé par Caixin et IHS Markit, s'est élevé à 53,1 points après 52,8 en juillet, et supérieur aux attentes du consensus, qui tablait sur un tassement à 52,7 points. La composante des nouvelles commandes a notamment repassé la barre des 50 points (le seuil séparant l'expansion de la contraction), pour la première fois depuis le début de l'année. Lundi, l'indice PMI officiel publié par le Bureau des statistiques, avait fait état d'une activité quasi-stable à 51 en août contre 51,1 en juillet.

Au Japon, l'activité manufacturière s'est aussi améliorée le mois dernier même si elle reste en contraction. L'indice PMI manufacturier final est ainsi ressorti à 47,2, après 45,2 en juillet.

Par ailleurs, les dépenses de construction ont progressé en juillet aux Etats-Unis, mais moins vite que prévu. Elles ont progressé de 0,1% en comparaison de juin, contre +1% de consensus de place et après une baisse de 0,5% en juin.

Les chiffres de l'emploi en août très attendus

La principale statistique de la semaine aux Etats-Unis sera le rapport de l'emploi en août, publié vendredi. Alors que Républicains et Démocrates ne parviennent toujours pas à s'entendre sur un nouveau plan de soutien à l'économie, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a indiqué mardi lors d'une audition devant la Chambre des représentants que 41% des emplois détruits en mars et en avril en raison de la pandémie de Covid-19 ont été recréés depuis cette date.

Il a estimé que "nous sommes prêts pour une reprise économique très forte", tout en reconnaissant qu'il y a encore du travail à faire" pour revenir aux niveaux d'emplois antérieurs à la pandémie. Il a exhorté "le Congrès, la Chambre et le Sénat, à aller de l'avant" pour adopter rapidement un autre programme d'aide.

M. Mnuchin a souligné qu'en juillet, "pour le troisième mois d'affilée, le rapport sur l'emploi a dépassé les prévisions, avec un gain de 1,8 million d'emplois (...) Cela porte notre gain total sur trois mois à plus de 9 millions d'emplois, ce qui signifie que plus de 41% des emplois perdus en raison de la pandémie ont été récupérés", a-t-il ajouté. Pour août, le consensus compilé par l'agence 'Reuters' table sur la création de 1,4 million de postes en août. Le taux de chômage devrait revenir autour de 9,8% contre 10,2% en juillet. Avant la crise du Covid-19, il était tombé à son plus bas niveau depuis 50 ans, à 3,5%.

La Fed prête à prendre de nouvelles mesures, affirme Lael Brainard

Les marchés tablent sur de nouvelles mesures de soutien budgétaire, mais aussi sur de nouvelles actions de la Fed dans les prochains mois. L'une des gouverneurs de la Fed, Lael Brainard, a affirmé mardi que la Réserve fédérale devra faire de nouveaux efforts "dans les mois à venir".

"Il sera important de donner les moyens nécessaires pour atteindre le plein emploi et une inflation moyenne de 2% sur la durée", a indiqué Mme Brainard lors d'un débat en ligne organisé par la Brookings Institution. La semaine dernière, le président de la Fed, Jerome Powell, avait présenté la nouvelle stratégie de la banque centrale américaine, qui consistera notamment à tolérer une hausse temporaire de l'inflation au-dessus de l'objectif de 2% afin de soutenir la croissance.

"Alors que la reprise risque d'être confrontée à des vents contraires liés au COVID-19 pendant un certain temps dans les mois à venir, il sera important que la politique monétaire passe de stable à accommodante", a estimé Mme Brainard. Cette décision "sera guidée" par la nouvelle stratégie, qui promeut la croissance de l'emploi. La Fed ne devrait cependant pas agir avant l'élection présidentielle du 3 novembre, a-t-elle laissé entendre.

Pétrole en hausse, dollar toujours faible

Les espoirs de reprise économique ont profité mardi aux cours du pétrole. Le contrat à terme d'octobre sur le baril de brut léger américain (WTI) a gagné 0,40% à 42,76$ sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance novembre a avancé de 0,70% à 45,58$ le baril. En août, les cours du brut s'étaient redressés de 5,6% pour le WTI et de 4,6% pour le Brent.

Sur le marché des changes, le début de séance a été marqué par un nouvel accès de faiblesse du dollar, qui a propulsé le cours de l'euro au dessus du seuil de 1,20$. Cependant, en soirée, le billet vert est reparti à la hausse : l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, gagne mardi soir 0,17% à 92,30 points, tandis que l'euro est revenu à 1,1917$ (-0,16%) après un pic à 1,2012$ dans la matinée.

VALEURS A SUIVRE

Regeneron (-4,4%) : Sanofi (-1,1%) a annoncé l'échec d'un essai clinique visant à évaluer l'efficacité du Kevzara, développé avec Regeneron, dans le traitement de formes sévères ou critiques de Covid-19. Le Kevzara est un traitement habituellement prescrit contre la polyarthrite rhumatoïde.

AstraZeneca (-1,1% pour l'ADR à Wall Street) a annoncé le début de la Phase 3 (phase finale) aux Etats-Unis de ses essais de vaccin contre le coronavirus. Le laboratoire britannique a l'intention d'enrôler jusqu'à 30.000 participants qui vont commencer à recevoir des injections à compter de ce mardi.

Zoom Video Communications (+40,7%!). Le spécialiste des téléconférences atteint de nouveaux sommets à Wall Street après la publication lundi soir de résultats trimestriels largement supérieurs aux attentes du marché. Surfant sur le rapide développement du télétravail face à la pandémie de Covid-19, Zoom a affiché un bénéfice net de 185,7 millions de dollars au deuxième trimestre de son exercice fiscal (achevé fin juillet), contre 5,5 M$ un an plus tôt... Le chiffre d'affaires a atteint 663,5 M$, multiplié par plus de 4 par rapport à la même période de 2019 (146 M$). La firme californienne a aussi revu en nette hausse ses prévisions annuelles.

Nvidia (+3,3%) a lancé mardi une nouvelle génération de cartes graphiques équipées de la technologie "ray tracing", qui permet d'améliorer les sensations des joueurs de jeux vidéo. Le géant américain de puces graphiques a annoncé que de nombreux éditeurs de jeux, notamment le très populaire 'Fortnite' ont décidé d'intégrer ces technologies à leurs jeux. Nvidia a aussi dévoilé une politique de prix agressive, avec une stabilité sur la gamme de cartes graphiques d'entrée et de milieu de gamme, et une baisse de 1.000$ par unité sur les cartes haut de gamme.

Apple a encore pris 3,9% pour une capitalisation boursière vertigineuse de 2.290 milliards de dollars, après une information de l'agence 'Bloomberg' selon laquelle le géant de Cupertino aurait demandé à ses fournisseurs de produire au moins 75 millions d'iPhones compatibles 5G pour la fin de l'année. De nouveaux modèles de l'Apple Watch et un nouvel iPad Air, ainsi qu'une enceinte HomePod plus petite, sont aussi au programme.

Tesla (-4,6%) a consolidé, après avoir flambé de 12,6% lundi. Le constructeur de véhicules électriques entend lever jusqu'à 5 milliards de dollars par cessions d'actions. Une fois encore, le groupe d'Elon Musk choisit le timing idéal pour lever des fonds, profitant de l'euphorie récente.

Tesla entend utiliser le produit de l'offre pour renforcer son bilan et pour des besoins généraux. Le groupe veut renforcer la production de ses modèles existants et construire de nouvelles usines près de Berlin, en Allemagne, et d'Austin, Texas. Tesla prévoit par ailleurs de lancer de nouveaux produits, dont son Tesla Semi et son pick-up futuriste Cybertruck. Dix banques, dont Goldman Sachs, Bank of America, Citigroup et Morgan Stanley, s'occupent de la transaction.

Facebook (+0,7%) pourrait bloquer le partage d'informations de presse sur ses plateformes en Australie si un projet de loi destiné à contraindre le réseau de Menlo Park à rémunérer les groupes de presse locaux pour leurs contenus voyait le jour.

Walmart (+6,3%) a annoncé les modalités de son nouveau programme de fidélisation 'Walmart Plus', qui permet aux clients de profiter d'un nombre illimité de livraisons gratuites, de réductions sur l'essence et de caisses dédiées.

Amazon (+1,4%). La FAA américaine vient d'autoriser le groupe de Jeff Bezos à livrer des colis par drone. Amazon Prime Air pourra ainsi déployer un service de livraison par drone aux Etats-Unis. Il s'agit de la troisième autorisation de ce genre de la FAA, qui avait précédemment autorisé UPS et Alphabet.

Eastman Kodak (+22% !). Le hedge fund D.E. Shaw vient de déclarer un investissement passif de 5,2% au capital de l'ex-géant de la photographie. Le titre est devenu un véritable jouet spéculatif ces dernières semaines, au fil des annonces et rumeurs relatives aux intentions du groupe dans la production de vaccins contre le nouveau coronavirus. D.E. Shaw a acquis 3,94 millions de titres Kodak, selon une déclaration auprès du gendarme américain de marché, la Securities & Exchange Commission.

Kodak conçoit actuellement des matériaux avancés et produits chimiques. Le groupe a reçu une lettre d'intérêt du gouvernement américain en juillet en vue d'un financement potentiel de 765 millions de dollars pour la production de certains produits pharmaceutiques, mais ce crédit a été gelé sur fond d'investigation de la SEC.

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