Cotation du 15/01/2021 à 23h18 Dow Jones Industrial -0,57% 30 814,26
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street : nouveau sommet pour le Nasdaq en attendant un plan de soutien US

Clôture de Wall Street : nouveau sommet pour le Nasdaq en attendant un plan de soutien US
Clôture de Wall Street : nouveau sommet pour le Nasdaq en attendant un plan de soutien US
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un début de séance hésitant, la Bourse de New York a repris son ascension, jeudi, dans l'espoir d'un accord politique sur un nouveau plan de soutien à l'économie américaine pour faire face à la crise du coronavirus. Le pétrole a progressé après un accord de l'Opep+ en vue d'une hausse progressive de sa production à partir de janvier. Le dollar a fléchi face à la perspective d'un plan de relance qui accroîtra les déficits publics des Etats-Unis.

Les trois principaux indices ont évolué en séance à des records historiques, mais seul le Nasdaq est parvenu à s'y maintenir en clôture. Le Dow Jones a ainsi gagné 0,29% à 29.969 points, après avoir franchi en séance son record du 24 novembre (30.046 pts), tandis que l'indice large S&P 500 a fini quasi-stable (-0,06%) à 3.666 pts. Enfin, l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 0,23% à 12.377 pts, un nouveau sommet après celui de lundi.

Les indices américains ont réduit leurs gains en fin de séance après une information du 'Wall Street Journal' affirmant que Pfizer (-1,7%) a dû revoir en baisse le programme de distribution de son vaccin contre le Covid-19, en raison de problèmes dans la chaîne d'approvisionnement. Malgré ce retard au démarrage, Pfizer maintient ses prévisions de produire plus d'un milliard de doses de vaccin anti-Covid en 2021, a précisé le journal.

Un plan bipartisan de 908 Mds$ pourrait aboutir avant Noël

Les marchés ont notamment salué l'annonce d'une baisse du nombre d'inscriptions au chômage aux Etats-Unis la semaine dernière. En outre, les investisseurs apprécient le soutien apporté par le président élu Joe Biden a un nouveau projet de plan de soutien de 908 milliards de dollars, déposé en début de semaine par un groupe bipartisan de sénateurs démocrates et républicains.

Ce plan, qui n'a pas encore reçu le soutien de la Maison Blanche, serait un compromis entre les 2.000 Mds$ réclamés par les Démocrates depuis des mois, et le package minimal de 500 Mds$ soutenu jusqu'ici par les sénateurs républicains.

Le soutien de Biden et d'autres responsables démocrates du Congrès est une avancée majeure, dans la mesure ou depuis des mois, la présidente démocrate de la chambre des représentants, Nancy Pelosi, refusait d'envisager autre chose qu'un package de grande envergure, et que les républicains restaient focalisés sur un plan minimaliste. Mais mercredi soir, Nancy Pelosi et Chuck Schumer, le chef des démocrates du Sénat, ont publié un communiqué commun, dans lequel ils estiment que ce plan doit être "utilisé comme base pour des négociations bipartisanes immédiates dans les deux chambres du Congrès".

Selon la presse américaine, le nouveau projet, qui pourrait être adopté avant Noël si tout va bien, prévoirait notamment une aide de 300$ par semaine pour les chômeurs pour une durée de 18 semaines à partir du 1er décembre, ainsi que 240 Mds$ de prise en charge du chômage technique dans les PME (Paycheck Protection Program), 160 Mds$ pour les Etats et les collectivités locales et 51 Mds$ pour financer les soins et le vaccin contre le Covid-19. En revanche, il ne prévoit pas de verser des aides directes à chaque Américain comme l'avait fait le plan de 2.200 Mds$ ("CARES Act") voté en mars dernier.

Indicateurs "macro" toujours solides aux Etats-Unis, moins en Europe

Sur le plan macro-économique, les marchés ont pris connaissance de données contrastées selon les zones géographiques. Ainsi, l'indice Caixin chinois des services est ressorti meilleur que prévu à 57,8 en novembre, contre 56 de consensus, traduisant une nette expansion. En Europe, l'indice PMI des services a en revanche reculé à 41,7 en novembre contre 41,3 de consensus, toujours en zone de contraction (en dessous de 50). Les ventes au détail ont en revanche augmenté de 1,5% en octobre dans la zone euro, nettement plus que la hausse de 0,7% attendue par le marché.

Aux Etats-Unis, l'indice PMI composite final est ressorti à 58,6 en novembre, contre 57,9 de consensus. L'indicateur des services s'est établi à 58,4, contre 57,7 attendu, signalant toujours une forte expansion malgré la flambée des cas de coronavirus. En revanche, l'indice ISM des services a déçu, ressortant à 55,9, contre un consensus de marché de 56 et après 56,6 en octobre.

Toujours aux Etats-Unis, le nombre d'inscriptions au chômage a diminué la semaine dernière de 75.000 pour revenir à 712.000, contre 780.000 attendu. Ce chiffre reste tout de même très élevé par rapport à la période précédant la crise du coronavirus.

450.000 décès du Covid-19 aux Etats-Unis d'ici à février ?

Sur le front de la pandémie de Covid-19, les hospitalisations ont désormais atteint un record de plus de 100.000 mercredi aux Etats-Unis, les hôpitaux réagissant en augmentant leurs capacités et en stoppant d'autres soins médicaux, tout en redéployant leurs personnels.

Robert R. Redfield, directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a estimé que le nombre total de morts aux USA pourrait atteindre près de 450.000 d'ici à février, à moins que les Américains n'adoptent de plus amples mesures. Redfield estime que les mois de décembre, janvier et février seront particulièrement durs.

D'après les derniers chiffres de l'Université Johns Hopkins, qui fait référence sur le sujet, le nombre de cas confirmés dépasse désormais les 14 millions aux Etats-Unis, et le nombre de décès a dépassé les 275.000.

Le pétrole progresse après l'accord à l'Opep+

Le pétrole a progressé jeudi alors que les ministres de l'alliance Opep+ ont modifié leur accord de production et ont décidé d'augmenter leur production de 500.000 barils par jour à partir du 1er janvier prochain. Le pétrole brut léger américain (WTI) a gagné 0,8% à 45,64$ le baril, pour le contrat de janvier sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en janvier a avancé de 1% à 48,71$.

Cette hausse de production est inférieure à celle initialement prévue (+2 millions de barils par jour), et constitue un compromis acceptable, même si les marchés espéraient plutôt un statu quo pour au moins trois mois, au-delà de la fin 2020. Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a précisé jeudi soir que les membres de l'OPEP+ ont convenu de se réunir chaque mois afin d'ajuster leur politique au-delà de janvier, mais que la hausse mensuelle de la production n'excéderait pas 500.000 bj.

L'or a rebondi jeudi pour la 3e séance, après une chute de près de 5% en 6 séances, qui l'avait fait retomber au plus bas depuis 5 mois. L'once de métal jaune a repris jeudi 0,6% à 1.841,10$ pour le contrat à terme de février sur le Comex, profitant d'achats à bon compte et de la poursuite du repli du dollar, qui rend les achats d'or moins onéreux.

L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise) a reculé de 0,5% à 90,67 points, dans la perspective d'un nouveau plan de relance budgétaire aux USA, tandis que l'euro a grimpé de 0,27% à 1,2148$, au plus haut depuis avril 2018. Sur le marché des emprunts d'Etat américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a cédé 3 points de base à 0,91%.

VALEURS A SUIVRE

Tesla Motors a bondi de 4,3% à Wall Street, avec le coup de pouce de la banque d'affaires Goldman Sachs, qui vient de relever sa recommandation de 'neutre' à 'achat' et de doper à 780$ son objectif de cours sur le dossier du leader californien de l'automobile électrique. La banque évoque l'adoption plus rapide qu'attendu des véhicules électriques.

Pfizer (-1,7%). Le Royaume-Uni pourrait obtenir dès cette année 4 à 5 millions de doses du vaccin de Pfizer / BioNTech (-2%) contre le nouveau coronavirus. Selon les sources du Wall Street Journal, le nombre de doses dépendra de différents facteurs, dont la production et les autorisations des autres régulateurs.

Eli Lilly (-0,7%), la laboratoire d'Indianapolis, précise que le gouvernement américain a acheté 650.000 doses supplémentaires de son traitement expérimental aux anticorps contre le Covid-19 pour 812,5 millions de dollars.

Boeing (+5,9%). Ryanair compte sur le 737 MAX. Malgré près de deux années d'immobilisation au sol, l'appareil reste l'un des piliers du développement de la compagnie à bas-coûts. Le transporteur vient d'officialiser la commande de 75 MAX supplémentaires. Un contrat de 9,4 milliards de dollars au prix catalogue. Ryanair prévoit de prendre livraison des premiers appareils dès le début 2021.

Salesforce.com (stable). Marc Benioff, CEO du groupe qui vient d'officialiser son offre à 27,7 milliards de dollars sur Slack Technologies (-0,4%), snobe Microsoft (-0,5%) dans une interview accordée au New York Times. "Quelle est cette compagnie ? Comment l'épeler-vous ?"

Snowflake (+16%) a grimpé en clôture, après un accès de faiblesse à l'ouverture. L'acteur du marché du cloud vient de publier ses premiers résultats consécutifs à l'introduction en Bourse. Sur le trimestre clos, le groupe a fait état d'une perte accrue, creusée par des dépenses en forte progression.

Amazon (-0,5%) mènerait des discussions exclusives en vue de l'acquisition de l'éditeur indépendant de podcasts Wondery, croit savoir le Wall Street Journal. Les sources familières de la question du WSJ indiquent que la valorisation pourrait ressortir à plus de 300 millions de dollars. Wondery afficherait cette année plus de 40 M$ de revenus.

Alibaba (+2,1%). Ant Group étudierait une cession de 30% de Paytm, selon des personnes ayant connaissance de la question citées par Reuters. La vente potentielle ferait suite aux tensions diplomatiques entre l'Inde et la Chine durant les mois récents. La participation en question pourrait être valorisée 4,8 milliards de dollars, compte tenu de la valorisation de 16 Mds$ de Paytm lors de sa dernière levée de fonds. Tencent News, citant ses sources, précise pour sa part que les régulateurs seraient en discussions avec Ant Group en vue d'une restructuration et d'une potentielle scission de son unité de services financiers.

JD.com (+2,2%). Le groupe chinois coté à Wall Street a bénéficié du succès de la levée de fonds de 3,5 milliards de dollars de son unité digitale dédiée aux soins de santé, dans le cadre de son introduction (IPO) à Hong Kong.

Facebook (-1,9%). Selon des sources familières du sujet de l'agence Reuters, des Etats américains, dont New York, devraient lancer une action antitrust contre le réseau social de Menlo Park la semaine prochaine. Plus de 40 Etats rejoindraient New York dans cette vaste action. Le motif exact de la plainte n'est pas connu, mais les achats de plus petits rivaux tels qu'Instagram ou que WhatsApp seraient mentionnés. La FTC pourrait aussi entrer en jeu.

Dollar General (-1,4%), détaillant américain discount, a connu une demande élevée sur le trimestre écoulé. Le bpa ajusté sur ce trimestre d'octobre est ressorti à 2,31$, en croissance de 63%, contre un consensus de 1,96$. Les revenus ont augmenté de 17% à 8,2 milliards. La croissance à comparable est ressortie à 14%. Le groupe ne met toutefois pas à jour sa guidance annuelle.

3M (stable), le géant industriel du Minnesota, a annoncé les suppressions de 2.900 emplois environ dans le monde et une réduction des investissements sur les marchés à plus faible expansion, dans le cadre d'une restructuration qui permettrait des économies allant jusqu'à 350 millions de dollars.

Express (-25,9%), le détaillant dans le domaine de la mode, a dévissé. Il faut dire que le groupe a dévoilé une perte plus lourde que prévu au titre du troisième trimestre.

©2020-2021,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !