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Clôture de Wall Street : nouveau record pour le Nasdaq !

Clôture de Wall Street : nouveau record pour le Nasdaq !
Clôture de Wall Street : nouveau record pour le Nasdaq !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les valeurs technologiques ont poursuivi leur "rally" mardi, les investisseurs continuant de tabler sur une amélioration des bénéfices du secteur dans un contexte économique de plein emploi aux Etats-Unis. Apple, Amazon, Microsoft et Netflix ont terminé sur des plus hauts historiques. En outre Twitter (+5%) et Netflix (+1,1%) ont profité de leur entrée respective dans les indices S&P 500 et S&P 100 pour y remplacer Monsanto.

A la clôture, l'indice Dow Jones a fini proche de l'équilibre (-0,06%) à 24.799 pts, de même que l'indice large S&P 500 (+0,07%) qui a fini à 2.748 pts. Le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a encore avancé de 0,41% à 7.637 pts, son deuxième record d'affilée. Auparavant, le précédent record remontait au 12 mars dernier.

Progression supérieure à 10% pour le Nasdaq depuis début 2018

Le Nasdaq creuse ainsi l'écart avec les autres indices depuis le début de l'année, en progression de 10,5% grâce notamment grâce à de très bons résultats de sociétés au 1er trimestre. L'indice Nasdaq surperforme ainsi nettement les autres grands indices (+0,3% pour le DJIA et +2,8% environ pour le S&P 500).

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a reculé de 0,12% à 93,91 points, tandis que l'euro a gagné 0,13% à 1,1713$. Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a rechuté de 3 points de base pour revenir à 2,92%, mais reste proche du seuil des 3% à l'approche de la réunion de la Fed des 12 et 13 juin.

Combien de hausses de taux de la Fed cette année ?

Les acteurs du marchés anticipent dans leur immense majorité une hausse du taux des "fed funds" d'un quart de point à cette occasion, pour les porter dans une fourchette de 1,75% à 2%. Les investisseurs s'interrogent surtout sur la suite des événements. Certains tablent sur 3 hausses de taux de la Fed au total cette année (en comptant celle déjà réalisée en mars), mais d'autres en anticipent 4, en tenant compte de la vigueur de l'économie et d'une accélération probable de l'inflation.

Les cours du pétrole ont rebondi, mardi, interrompant une longue série baissière. Le baril de brut léger américain WTI a repris 1,19% à 65,52$ (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent de la Mer du Nord a gagné plus modestement 0,12% à 75,38$. Le rebond a eu lieu malgré des informations de presse selon lesquelles les Etats-Unis auraient demandé à l'Arabie saoudite et à d'autres pays de l'Opep d'augmenter leur production d'un million de barils par jour (bpj) afin de desserrer le marché pétrolier.

L'Opep et ses alliés, dont la Russie, se réuniront le 23 juin prochain pour étudier l'opportunité de modifier leurs quotas à la hausse. En outre, la production américaine continue de battre des records, à 10,8 millions de barils par jour.

Plein emploi et solide activité dans le services

Sur le plan macro-économique, l'indice Markit PMI des services américains a confirmé la bonne santé de l'économie outre-Atlantique. Pour mai, cet indice est ressorti à 56,8, contre un consensus de place de 55,7 et un niveau antérieur de 54,6. L'indice ISM des services (calculé selon d'autres critères) a lui aussi fait mieux que prévu à 58,6 en mai, contre 58 de consensus et 56,8 un mois auparavant.

Sur le marché de l'emploi, les ouvertures de postes ont atteint un record au mois d'avril avec 6,7 millions de 'positions' selon le Département US au Travail (consensus 6,54 millions). Vendredi, les chiffres de l'emploi de mai étaient ressortis bien meilleurs que prévu avec 223.000 créations de postes et un taux de chômage de 3,8%, après 3,9% en avril. En outre, le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3% en mai par rapport à avril (+0,2% de consensus), et de 2,7% en glissement annuel.

La tension monte avant le sommet du G7 de vendredi et samedi

Malgré les "technos" et le bonnes statistiques, les investisseurs s'inquiètent d'une possible guerre commerciale déclenchée par les mesures unilatérales prises par les Etats-Unis. Le 31 mai dernier, le président américain Donald Trump a confirmé sa décision d'imposer à ses partenaires commerciaux des droits de douane sur l'acier (25%) et l'aluminium (10%).

Alors qu'un sommet du G7 est prévu au Canada vendredi et samedi, Donald Trump sera donc froidement accueilli par ses principaux partenaires commerciaux, qui préparent à leur tour des sanctions douanières contre les Etats-Unis. Le sommet débutera avec une session de travail consacrée à la croissance économique et au commerce, deux sujets sensibles.

Toutefois, la brouille entre l'Europe et Donald Trump porte non seulement sur le commerce, mais aussi sur le nucléaire iranien et le changement climatique. Compte-tenu des divergences de vue sur l"ensemble de ces sujets, un haut responsable allemand s'est montré mardi pessimiste en estimant que "rien n'indique qu'un communiqué final pourra être adopté", ce qui serait une première dans l'histoire du G7.

VALEURS A SUIVRE

Parmi les technologiques, de nombreux titres ont fini mardi à des records historiques. C'est notamment le cas d'Apple (+0,77%), d'Amazon (+1,8%), de Netflix (+1,1%), de Microsoft (+0,5%) et de Nvidia (+0,1%).

La capitalisation boursière d'Apple continue de s'approcher le seuil psychologique des 1.000 milliards de dollars, un objectif qui fait l'objet d'une course avec Amazon, Alphabet et Microsoft. Apple a toutefois pris une longueur d'avance, avec une capitalisation de 943 Mds$ mardi soir, contre 808 Mds$ pour Amazon, 796 Mds$ pour Alphabet et 781 Mds pour Microsoft.

Apple a organisé lundi sa très suivie conférence annuelle pour les développeurs. Cette Grand Messe a été consacrée à des annonces logicielles, avec notamment la mise à jour du système d'exploitation iOS, qui fait la part belle à la réalité augmentée. Cette année, aucune annonce de nouveaux iPhones, iPads ou MacBooks à attendre, mais des mises à jour des systèmes d'exploitation incluant notamment de nouvelles fonctions de réalité augmentée et d'assistance.

Netflix a gagné 1,1% après l'annonce de son entrée dans le S&P 100 pour remplacer Monsanto, racheté par l'allemand Bayer. Au sein du S&P 500, Monsanto sera remplacé par Twitter, qui a bondi de 5% à la nouvelle ! Les changements annoncés prendront effet avant l'ouverture du marché le jeudi 7 juin, en même temps que la finalisation de l'acquisition de Monsanto par l'Allemand Bayer pour 63 Mds$.
Il s'agit d'une très bonne nouvelle pour les deux titres, qui vont profiter des arbitrages des gestions indicielles. L'action du réseau social avait déjà gagné près de 60% en 2018 et plus de 100% sur un an. Quant à Netflix, le titre du fournisseur de vidéo en streaming a bondi de 90% depuis le 1er janvier et de 122% en un an.

Starbucks (-2,4%) a annoncé lundi soir le départ surprise de son patron, Howard Schultz. Entré dans la société en 1982, il a transformé en près de 40 ans une épicerie de Seattle, aux Etats-Unis, en une chaîne mondiale de cafés branchés avec 28.000 points de vente. La démission de Howard Schultz en tant que président exécutif du groupe prendra effet dès le 26 juin. Proche du parti démocrate, M. Schultz, à qui la presse américaine prête des possibles ambitions présidentielles, explique qu'il va écrire un livre sur l'impact social de Starbucks et de façon générale sur la responsabilité morale d'une grande entreprise cotée en Bourse. Il ne dit pas s'il va se lancer en politique.

Navistar (-0,4%). Le constructeur américain de camions a relevé ses prévisions financières de chiffre d'affaires et de livraisons. Évoquant une solide demande, le groupe table maintenant sur des revenus allant de 9,75 à 10,25 Mds$, contre 9,25-9,75 Mds$ auparavant. Sur le second trimestre fiscal, clos fin avril, le bénéfice net est ressorti à 55 M$ et 55 cents par titre, pour des revenus de 2,4 Mds$ en augmentation de 16%. Le consensus était de 34 cents de bpa pour 2,44 Mds$ de recettes.

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