Cotation du 17/08/2018 à 22h49 Dow Jones Industrial +0,43% 25 669,32
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Clôture de Wall Street : nouveau record pour le Nasdaq !

Clôture de Wall Street : nouveau record pour le Nasdaq !
Clôture de Wall Street : nouveau record pour le Nasdaq !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La semaine a commencé sur une note d'optimisme à Wall Street, où les investisseurs ont continué de saluer la publication, vendredi, de chiffres de l'emploi remarquablement solides en mai. Le taux de chômage est retombé à 3,8%, son plus bas niveau depuis près de... 50 ans, tandis que l'activité économique a été très dynamique. Les craintes de guerre commerciales sont passées au second plan, en attendant le sommet du G7 vendredi et samedi au Canada, qui s'annonce pourtant tendu.

A la clôture, l'indice Dow Jones a progressé lundi de 0,72% à 24.813 pts, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,45% à 2.746 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a grimpé de 0,69% 7.606 pts, franchissant ainsi son précédent record historique inscrit le 12 mars dernier.

+10% pour le Nasdaq depuis début 2018

La semaine dernière, le Dow Jones a reculé de 0,5% mais le S&P 500 a gagné 0,5% et le Nasdaq s'est adjugé 1,6%. Depuis le début de l'année, le Nasdaq progresse désormais de 10%, notamment grâce à de très bons résultats de sociétés au 1er trimestre, et surperforme ainsi nettement les autres grands indices (+0,4% pour le DJIA et +2,7% environ pour le S&P 500). Lundi, les titres d'Apple et d'Amazon ont également signé de nouveaux records historiques.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, a reculé de 0,16% à 94,04 points, tandis que l'euro a gagné 0,3% à 1,1696$, grâce à une accalmie sur le plan politique en Italie et Espagne.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a bondi de 4 points de base pour remonter à 2,94% toujours porté par l'annonce d'une nette amélioration du marché de l'emploi, qui laisse envisager de nouvelles hausses de taux de la part de la Réserve fédérale américaine.

Une économie solide susceptible d'inciter la Fed à accélérer sa normalisation

En mai, l'économie américaine a créé 223.000 postes, un nombre largement supérieur au consensus de place (190.000). Le taux de chômage tombe quant à lui à 3,8% au mois de mai, contre 3,9% de consensus et 3,9% en avril. Ce taux de chômage égale la performance du mois d'avril 2000, mais il faut ensuite remonter à... 1969 pour retrouver un niveau aussi bas, selon les données de 'Bloomberg' ! L'inflation salariale, quant à elle, a été plus importante que prévu. Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3% en mai par rapport à avril (+0,2% de consensus), et de 2,7% en glissement annuel.

Par ailleurs, l'indice PMI manufacturier est ressorti en mai à 56,4, contre un consensus de place de 56,6 et après 56,5 en avril. De son côté, l'indice ISM manufacturier américain a été meilleur que prévu à 58,7, contre 58,5 de consensus et 57,3 un mois plus tôt.

Ces données sont de nature à inciter la Réserve fédérale à continuer de relever ses taux directeurs. Dans son dernier Livre Beige, publié la semaine dernière, la Fed a estimé que l'industrie américaine est "passée à la vitesse supérieure", même si elle s'est inquiétée des risques en cas de guerre commerciale internationale.

Les marchés anticipent une hausse du taux des "fed funds" à l'issue de la prochaine réunion de politique monétaire de la Fed les 12 et 13 juin prochains. Les investisseurs s'interrogent surtout sur la suite des événements. Certains tablent sur 3 hausses de taux au total cette année (en comptant celle déjà réalisée en mars), mais d'autres en anticipent 4, en tenant compte de la vigueur de l'économie et d'une accélération probable de l'inflation.

Le pétrole poursuit sa correction

Les cours du pétrole ont poursuivi leur correction entamée la semaine dernière. Le baril de brut léger américain WTI a cédé lundi 1,61%, à 64,75$ (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent de la Mer du Nord a chuté de 1,91% à 75,42$.

Les investisseurs sanctionnent la probable hausse des quotas de production de l'Opep et de ses alliés, qui se réuniront le 23 juin prochain. En outre, la production américaine continue de battre des records, à 10,8 millions de barils par jour, selon les derniers chiffres hebdomadaires.

VALEURS A SUIVRE

Le secteur du commerce traditionnel a connu une nette embellie après une note du courtier Evercore, qui a relevé sa recommandation sur Macy's et a estimé que "le pire était passé" pour le secteur qui a été durement touché par l'essor du commerce en ligne. Parmi les plus fortes hausses du secteur figurent notamment Macy's (+4,3%), Nordstrom (+2,7%), Walmart (+2,9%), Target (+4,8%) et Kohl's (+4,6%).
Les performances des commerçants classiques n'ont pas empêché l'action d'Amazon d'établir un nouveau record historique en clôture à 1.665,27$ (+1,45%).

Le titre d'Apple a progressé de 0,8% à 191,83$, un nouveau record historique qui permet à sa capitalisation boursière d'atteindre 935 Mds$, approchant du seuil symbolique des 1.000 Mds$ . Les investisseurs ont salué les annonces faites par la direction au cours de la conférence annuelle à l'attention des développeurs. La firme à la pomme n'a pas présenté de nouvel iPhone, mais a fait une série d'annonces "software", dont une mise à jour de ses systèmes d'exploitation : iOS 12 pour les iPhones ainsi que les systèmes des Apple Watch et des MacBooks. iOS 12 fait la part belle à la réalité augmentée et promet une nette amélioration de sa rapidité et de sa stabilité, sans consommer plus d'énergie.

Microsoft a gagné 0,8% après l'annonce de l'acquisition du site de codage GitHub pour un montant de 7,5 Mds$ en actions. GitHub revendique la place de 'plus importante plateforme d'hébergement de projets de programmation', avec environ 28 millions de développeurs. L'opération favorisera donc les développeurs, assure Microsoft, qui entend accélérer la croissance de sa proie et faire progresser les services de Microsoft auprès de nouvelles audiences.

Facebook a reculé de 0,4% après de nouvelles révélation dérangeante sur la protection des données personnelles. D'après le 'New York Times', le réseau social a signé des accords avec une soixantaine de constructeurs de téléphones ou d'appareils électroniques, leur donnant accès à certaines données privées de ses utilisateurs.

Starbucks (+0,28%) a reculé de 1% en cotations post-séance après l'annonce surprise de la démission de son président exécutif Howard Schultz, qui prendra effet dès le 26 juin. Schultz, entré dans le groupe en 1982, l'a transformé en une chaîne mondiale de cafés branchés avec 28.000 points de vente.

Monsanto (+0,2%). L'OPA de Bayer sur le spécialiste US des semences sera bouclée dès jeudi, a précisé la multinationale allemande, active dans le domaine pharmaceutique, la chimie et les sciences de la vie. La nouvelle entité conservera le nom de Bayer. L'Allemand a reçu toutes les autorisations nécessaires pour finaliser cette opération majeure d'environ 54 milliards d'euros (63 milliards de dollars).

Merck (+2,4%). Le traitement Keytruda du laboratoire américain renforce les chances de survie en traitement unique pour les cancers du poumon nouvellement diagnostiqués (en association avec une chimiothérapie pour les cancers du poumon squameux). Ces résultats d'essais favorables soutiennent la valeur, en progression à Wall Street ce jour.

Palo Alto Networks (-0,5%). Le spécialiste de la cybersécurité a nommé Nikesh Arora, ancien dirigeant de SoftBank et de Google, en tant que nouveau PDG. En outre, le groupe a dévoilé des résultats record, ses revenus et facturations du 3ème trimestre fiscal n'ayant jamais été aussi élevés. Les revenus se sont appréciés de 31% à 567 M$, alors que les facturations ont totalisé 721 M$ (+33%).

Dell Technologies (+0,2%). Les résultats trimestriels sont marqués par une croissance de 19% de l'activité à 21,4 Mds$. Le Texan de Round Rock a déploré une perte de 636 M$ soit 1,95$ par titre, mais le bpa ajusté s'est élevé à 1,24$. Le consensus de revenus était de 19,4 Mds$. Les revenus des solutions Client ont progressé de 14% à 10,3 Mds$, alors que les revenus dits commerciaux se sont appréciés de 16% à 7,4 Mds$.

Visa (+1,7%) a progressé malgré les perturbations subies en fin de semaine dernière en Europe, qui ont empêché de nombreuses transactions. Selon le groupe, la situation est revenue pratiquement à la normale. Visa évoque une panne matérielle.

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