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Clôture de Wall Street : nouveau record grâce à la détente commerciale

Clôture de Wall Street : nouveau record grâce à la détente commerciale
Clôture de Wall Street : nouveau record grâce à la détente commerciale
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a légèrement progressé mardi, les indices Dow Jones et Nasdaq inscrivant de justesse de nouveaux records, tandis que le S&P 500 a marqué le pas. Les investisseurs ont bon espoir que les Etats-Unis et la Chine parviendront à sceller bientôt les détails de leur accord partiel, dont les grandes lignes ont été établies en octobre. Le dollar s'est renforcé pour la 2e séance consécutive, tandis que les taux souverains américains ont continué de se tendre, à la faveur du retour de l'appétit du risque et dans l'anticipation d'une pause dans la baisse des taux directeurs de la Fed.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,11% à 27.492 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,12% à 3.074 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a progressé de 0,02% à 8.434 pts.

Du côté des valeurs, l'action Uber a plongé de près de 10%, après avoir publié une nouvelle perte supérieure à 1 milliard de dollars pour le 3e trimestre et alors que la période de blocage sur les ventes de titres, prévue après l'introduction en Bourse de mai, arrive à expiration mercredi.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, a progressé de 0,45% à 97,95 points, après une hausse de 0,3% la veille, tandis que l'euro acédé 0,49% à 1,1072$ (après -0,3% lundi). La livre sterling a fini stable à 1,2884$.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a poursuivi son vif rebond, gagnant 8 points de base à 1,85%, après +7 pdb lundi. Le patron de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, connu pour ses prises de positions très accommodantes, a indiqué lundi que la Fed devrait désormais faire une pause "pour un moment" dans son cycle de baisse des taux, après l'assouplissement d'un quart de point effectué le 30 octobre.

Washington prêt à retirer des taxes en échange de concessions de Pékin ?

Sur le front commercial, les marchés apprécient les signes positifs émanant des négociateurs américains et chinois. Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a indiqué mardi que d'importantes avancées ont été réalisées en vue de la finalisation de la "Phase 1" de l'accord commercial sino-américain. Il a précisé qu'il voyait aussi des signes positifs pour la conclusion d'un accord bien plus large entre Washington et Pékin.

De son côté, le président chinois Xi Jinping a affiché la volonté de son pays de continuer à ouvrir son marché aux entreprises étrangères. Dans un discours d'ouverture de la deuxième édition de l'Exposition internationale d'importation de la Chine, il a promis mardi d'adopter des mesures de réduction des droits de douane et des coûts institutionnels, ainsi que des mesures pour faciliter les importations.

Par ailleurs, des sources proches des négociations affirmaient mardi que la Chine pressait le président américain Donald Trump d'annuler les surtaxes de 15% instaurées le 1er septembre dernier sur 112 milliards de dollars de produits chinois de consommation courante importés (vêtements, appareils électroménagers, écrans TV plats...) Selon le 'Financial Times', Washington pourrait accepter de retirer ces sanctions, à condition que Pékin fasse des concessions sur la propriété intellectuelle, garantisse l'achat de produits agricoles américains et cesse d'exporter des opioïdes vers les Etats-Unis.

Les importations de produits chinois aux Etats-Unis en chute de 27% du 1er semestre

Le 11 octobre, lors de la conclusion d'un accord de principe, Washington avait déjà accepté de suspendre l'entrée en vigueur (prévue le 15 octobre), d'une hausse des taxes douanières de 25% à 30% sur 250 Mds$ de biens chinois. Pékin souhaite aussi obtenir l'abandon de taxes sur 156 Mds$ supplémentaires d'importations chinoises, dont la mise en place est prévue par Washington le 15 décembre prochain.

Pour Pékin comme pour Washington, il semble grand temps de mettre une terme à une guerre commerciale qui affecte les économies des deux pays. Selon une étude publiée mardi par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), les importations de produits chinois aux Etats-Unis ont plongé de 27% au premier semestre 2019 pour revenir à 95 milliards de dollars, contre 130 Mds$ un an plus tôt.

Le conflit commercial engagé il y a seize mois a aussi eu pour effet de pousser à la hausse les prix à la consommation aux Etats-Unis, note la Cnuced, qui estime que les deux premières puissances économiques de la planète sont perdantes.

Indicateurs contradictoires pour l'activité des services en octobre aux Etats-Unis

Alors que le dossier commercial domine les esprits des investisseurs, les indicateurs macro-économique du jour sont ressortis mitigés aux Etats-Unis. L'indice Markit PMI des services s'est affiché inférieur aux attentes en octobre, à 50,6, contre 51 de consensus de place. L'indice composite a atteint 50,9, ratant également le consensus (51,2), alors que l'indice manufacturier précédemment dévoilé se situait à 51,3.

L'autre indicateur d'activité dans les services, l'indice ISM, est en revanche ressorti supérieur aux attentes, à 54,7 contre 53,5 de consensus, et après 52,6 en septembre. Cette amélioration signale donc une accélération de la croissance, et contredit la lecture fournie par l'indice Markit (les deux indices étant calculés selon des méthodologies différentes).

Sur le front de l'emploi, les ouvertures de postes ont totalisé 7,024 millions en septembre, contre 7,301 millions en août (lecture révisée en hausse) et 7,06 millions de consensus. Vendredi cependant, les chiffres de l'emploi en octobre avaient surpris par leur vigueur, avec 128.000 créations de postes contre 90.000 de consensus. Les créations de postes en septembre avaient en outre été revues à la forte hausse à 180.000, éloignant le spectre d'un net ralentissement de la croissance américaine.

VALEURS A SUIVRE

Le titre Uber Technologies a plongé de 9,8%, au lendemain de la publication de nouvelles lourdes pertes au 3e trimestre, supérieures à 1 milliard de dollars, même si que le consensus s'attendait à pire. Au-delà des pertes, les marchés s'inquiètent de l'approche, dès mercredi, de la fin de la période de "lockup" après l'introduction en Bourse de mai, qui pourrait entraîner un afflux d'ordres de vente sur l'action.

Au 3ème trimestre, la perte nette du groupe s'est élevée à 1,16 milliard de dollars, contre -986 millions de dollars un an plus tôt. La perte par action a atteint 68 cents sur le trimestre contre -81 cents attendus par le consensus Refinitiv, tandis que les ventes ont bondi de 30% pour atteindre 3,81 milliards de dollars, un peu plus que les 3,69 Mds$ attendus. Le montant brut des réservations de services Uber a totalisé 16,47 Mds$, un montant un peu inférieur au consensus (16,7 Mds$ selon Refinitiv).

Le groupe de VTC a légèrement relevé ses prévisions annuelles et dit tabler sur une accélération de sa croissance au 4e trimestre. Pour l'ensemble de 2019, la perte d'Ebitda est désormais attendue entre 2,8 et 2,9 Mds$, en amélioration de 250 M$ par rapport aux précédentes prévisions. Dans un entretien lundi avec la chaîne 'CNBC', le directeur général d'Uber, Dara Khosrowshahi a indiqué que la compagnie vise un Ebitda postif en 2021.

L'annonce de ces résultats intervient à deux jours de la fin de la période de blocage pour les titres détenus par les actionnaires historiques suivant l'introduction en Bourse de mai dernier... Ce sont ainsi près de 950 millions d'actions, représentant plus de 29 Mds$, qui seront libres d'être vendues après le mercredi 6 novembre, ce qui fera plus que doubler le flottant du groupe. Si le robinet des ventes s'ouvre, la chute pourrait donc être rude pour l'action Uber, et en tout état de cause, le titre devrait être sujet à une volatilité accrue dans les prochaines semaines à mesure que le capital du groupe se recomposera.

Allergan (-0,16%) a dépassé les attentes sur le troisième trimestre. La perte nette du groupe est ressortie à 787 millions de dollars soit 2,40$ par titre, contre 38 millions de déficit un an avant. Les résultats comprennent toutefois 750 millions de dollars de charges avant imposition sur le règlement d'un cas antitrust sur le traitement Namenda. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 4,25$, contre 4,23$ de consensus. Les revenus se sont appréciés de 3,6% à 4,05 milliards, contre 3,9 Mds$ de consensus. Le groupe maintient par ailleurs sa guidance 2019 de résultats.

Pitney Bowes (+6,9%) grimpe à Wall Street. Le fournisseur américain de solutions d'affranchissement postal a annoncé pour son troisième trimestre des revenus de 790 millions de dollars en croissance de 4% (+6% à comparable). La perte GAAP par action est ressortie à 2 cents et le bénéfice ajusté à +24 cents (contre 27 cents un an plus tôt et 23 cents de consensus). Le cash flow GAAP des opérations s'est élevé à 96 millions de dollars. Le consensus en matière de revenus trimestriels se situait à 768 millions de dollars.

Newmont Goldcorp (-3,4%) a publié pour le troisième trimestre fiscal, clos fin septembre 2019, un bénéfice net ajusté de 292 millions de dollars soit 36 cents par titre, en vive progression de 67% en comparaison de l'an dernier. Le leader mondial de la production aurifère n'a donc pas démérité sur le trimestre clos, bénéficiant d'une production accrue en Amérique du Nord et Amérique du Sud. L'amélioration des prix de l'or a également soutenu les comptes du groupe du Colorado. La production attribuable d'or a progressé de 28% à 1,64 million d'onces.

Xerox (+4,9%) progresse à Wall Street ce jour, le fabricant américain de photocopieurs et d'imprimantes ayant annoncé la vente de ses 25% de participation au capital de l'alliance Fuji Xerox, sa coentreprise avec le japonais Fujifilm. Il s'agit d'une opération d'un montant de 2,3 milliards de dollars.

Tapestry (+1,6%) a dépassé les attentes au troisième trimestre avec le succès chinois de Coach. Le groupe new-yorkais de luxe a annoncé un bénéfice net de 20 millions de dollars soit 7 cents par titre sur le trimestre clos fin septembre, contre 122 millions de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 40 cents, contre 37 cents de consensus. Les revenus se sont établis à 1,36 milliard de dollars, contre 1,37 Md$ de consensus. La croissance de Coach à comparable est ressortie à 1% sur ce premier trimestre fiscal, alors que Kate Spade a décliné de 16%.

Marriott (+2,7%) a révélé pour le troisième trimestre un bénéfice dilué par action de 1,16$, contre 1,43$ un an avant. Le bpa dilué ajusté trimestriel est ressorti à 1,47$, contre 1,70$ un an auparavant. Le RevPAR comparable à dollar constant a augmenté de 1,5% dans le monde, 1,9% en dehors de l'Amérique du Nord et 1,3% sur le marché domestique américain.

Mylan (-9,8%) a dépassé le consensus de profit et fourni une solide guidance. Le laboratoire a réalisé un bénéfice net de 190 millions de dollars, 37 cents par titre, contre 177 millions de dollars un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,17$, contre 1,13$ de consensus. Les revenus se sont élevés à 2,96 milliards de dollars, contre 2,86 milliards un an plus tôt et 3,01 milliards de consensus.Le groupe envisage désormais des revenus annuels de 11,5-12 Mds$, pour un bpa ajusté de 4,20-4,40$.

Regeneron (+6,9%), le partenaire de Sanofi, a battu le consensus de profit grâce à Eylea et Dupixent. Le bénéfice ajusté trimestriel a été de 6,67$, contre 6,36$ de consensus. Le bénéfice net a atteint 670 millions de dollars et 5,86$ par titre, contre 595 millions de dollars un an plus tôt. Les revenus se sont appréciés de 23% à 2,05 milliards de dollars.

Netflix (-1,6%) fléchit prudemment à Wall Street, en attendant la concurrence... Walt Disney (-1%) a indiqué que son service concurrent de streaming, Disney+, allait comporter un catalogue permanent plutôt que des programmes évolutifs.

Shake Shack (-20,6%!) Le groupe américain de restauration rapide a dévoilé une faible performance à magasins comparables. Pire, il revoit en baisse ses estimations annuelles, le groupe sacrifiant des partenaires de livraison au profit de sa coopération avec Grubhub. Sur le seul troisième trimestre, les profits du groupe ont pourtant dépassé les attentes.

Groupon (stable). Le leader des achats groupés a annoncé pour le troisième trimestre une perte nette de 17 millions de dollars, 3 cents par titre, contre un profit net de 45 millions de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté un cent par titre, tandis que les revenus se sont tassés à 496 millions de dollars - contre 593 millions. Le consensus était de 2 cents de bpa ajusté trimestriel pour 524 millions de dollars de recettes.

Adobe (+4,2%) grimpe à Wall Street. Le groupe software, connu pour ses logiciels Acrobat, Flash, Illustrator ou Photoshop, vient de publier de solides prévisions annuelles 2020, tablant sur un bénéfice annuel ajusté voisin de 9,75$ sur l'exercice pour des ventes de 13,15 milliards de dollars. Le consensus se situait à 9,7$ de bpa ajusté annuel et 13,14 milliards de dollars de facturations. Le groupe table toujours, pour le quatrième trimestre, sur un bénéfice ajusté par action de 2,25$ et des revenus de 2,97 milliards de dollars.

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