Cotation du 15/10/2018 à 15h49 Dow Jones Industrial +0,10% 25 364,40
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Clôture de Wall Street : nette embellie avec l'emploi US !

Clôture de Wall Street : nette embellie avec l'emploi US !
Clôture de Wall Street : nette embellie avec l'emploi US !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le mois de juin a commencé en beauté à Wall Street, où les investisseurs ont salué vendredi la publication de chiffres de l'emploi remarquablement solides en mai. Le taux de chômage est retombé à 3,8%, son plus bas niveau depuis près de... 50 ans, tandis que l'activité économique a été très dynamique. Les craintes de guerre commerciales sont passées au second plan, tandis qu'à l'étranger, la situation politique s'est calmée en Italie et en Espagne et que le sommet Trump-Kim est à nouveau prévu le 12 juin à Singapour.

A la clôture, l'indice Dow Jones a rebondi vendredi soir de 0,9% à 24.635 pts, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 1,09% à 2.734 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a bondi de 1,51% 7.554 pts. Sur la semaine, le Dow Jones a reculé de 0,5% mais le S&P 500 a gagné 0,5% et le Nasdaq s'est adjugé 1,6% !

Le Nasdaq a progressé de 9,4% depuis le début de l'année !

Sur l'ensemble du mois de mai, malgré une volatilité accrue, les trois indices américains étaient parvenus à progresser, de 1% pour le DJIA, 2,1% pour le S&P 500 et même de 3,4% pour le Nasdaq.

Et depuis le début de l'année, le Nasdaq progresse désormais de 9,4%, notamment grâce à de très bons résultats de sociétés au 1er trimestre, et surperforme ainsi nettement les autres grands indices (-0,3% pour le DJIA et +2,2% environ pour le S&P 500).

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises, est reparti à la hausse après les chiffres de l'emploi, gagnant vendredi soir 0,25% à 94,22 points. L'euro a cédé 0,3% à 1,1655$, après la formation d'un gouvernement populiste en Italie, et le changement de Premier ministre en Espagne, où le socialiste Pedro Sanchez succède au conservateur Mariano Rajoy à l'issue d'une motion de censure.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a bondi de 4 points de base pour remonter à 2,90% après l'annonce d'une nette amélioration du marché de l'emploi, qui laisse envisager de nouvelles hausses de taux de la part de la Réserve fédérale américaine.

Des statistiques solides, qui justifient de nouvelles hausses de taux de la Fed

En mai, l'économie américaine a créé 223.000 postes, un nombre largement supérieur au consensus de place (190.000). Le taux de chômage tombe quant à lui à 3,8% au mois de mai, contre 3,9% de consensus et 3,9% en avril. Ce taux de chômage égale la performance du mois d'avril 2000, mais il faut ensuite remonter à... 1969 pour retrouver un niveau aussi bas, selon les données de 'Bloomberg' ! L'inflation salariale, quant à elle, a été plus importante que prévu. Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3% en mai par rapport à avril (+0,2% de consensus), et de 2,7% en glissement annuel.

Par ailleurs, l'indice PMI manufacturier est ressorti en mai à 56,4, contre un consensus de place de 56,6 et après 56,5 en avril. De son côté, l'indice ISM manufacturier américain a été meilleur que prévu à 58,7, contre 58,5 de consensus et 57,3 un mois plus tôt. Les deux indicateurs signalent donc une expansion assez ferme de l'activité manufacturière nationale aux États-Unis, puisqu'ils ressortent nettement supérieurs à la barre fatidique des 50, démarcation entre croissance et décroissance de l'activité.

Dernière "stat" de la journée, les dépenses de construction ont bondi de 1,8% en avril sur un mois, contre +0,8% de consensus et -1,7% pour la lecture antérieure. Ces dépenses ressortent même en forte croissance de 7,6% en glissement annuel.

L'ensemble de ces données est de nature à inciter la Réserve fédérale à continuer de relever ses taux directeurs. Dans son dernier Livre Beige, publié mercredi, la Fed a estimé que l'industrie américaine est "passée à la vitesse supérieure", même si elle s'inquiète des risques en cas de guerre commerciale internationale.

Les marchés anticipent une hausse des "fed funds" à l'issue de la prochaine réunion de politique monétaire de la Fed les 12 et 13 juin prochains. Les investisseurs s'interrogent surtout sur la suite des événements. Certains tablent sur 3 hausses de taux au total cette année (en comptant celle déjà réalisée en mars), mais d'autres en anticipent 4, en tenant compte de la vigueur de l'économie et d'une accélération probable de l'inflation.

Le pétrole poursuit sa correction

Les cours du pétrole ont fini en nette baisse vendredi. Le baril de brut léger américain WTI a cédé 1,83% à 65,81$ (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent de la Mer du Nord a chuté de 0,99% à 76,79$. Sur la semaine, le WTI a abandonné 3% tandis que le Brent est resté stable.
La production américaine a atteint un nouveau record de 10,8 millions de barils par jour la semaine dernière, selon les statistiques de l'Agence d'information sur l'énergie (EIA) publiées mercredi.

Contrairement à la veille, les marchés ont ignoré les risques de guerre commerciales, alors que l'Europe, le Canada et le Mexique s'apprêtent à riposter aux taxes américaines sur l'acier et l'aluminium. Vendredi, Donald Trump a appelé le Canada et l'Union européenne à faire davantage pour réduire leurs excédents commerciaux avec Washington.

Enfin, sur le plan géopolitique, le président américain a annoncé vendredi que le sommet qu'il avait annulé la semaine dernière avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un aurait finalement bien lieu, comme prévu à l'origine, le 12 juin à Singapour.

VALEURS A SUIVRE

Du côté des valeurs, les sidérurgistes américains ont progressé dans le sillage de l'annonce de taxes sur leurs concurrents étrangers. United States Steel a gagné 2,2%, Nucor a progressé de 2,5%, AK Steel a pris 2,2% et Steel Dynamics a avancé de 1%.

Le cours du fabricant de motos Harley Davidson a encore cédé 0,9% après une chute de 2,1% jeudi, la société étant ciblée par les taxes que l'Union Européenne compte imposer aux Etats-Unis.

L'action Visa a sous-performé le marché (+0,1%) alors qu'une panne a perturbé les transactions par carte Visa en Europe, vendredi. De nombreux consommateurs n'ont pas pu régler leurs achats par carte Visa, en raison d'un problème technique affectant le groupe américain. Ce dernier aurait réglé le problème en soirée, mais la raison du "bug" n'a pas été expliquée.

Lululemon Athletica (+17,%) a annoncé ses comptes du premier trimestre. Les bénéfices sont de 75,2 M$ (0,55$ par action), contre 31,2 M$ (0,23$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 650 M$, contre 520 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,46$, pour des revenus de 616 M$. A magasins comparables, les ventes sont en croissance de 8%. Sur le second trimestre le groupe vise un bpa logé entre 0,46 et 0,48$, pour des revenus situés entre 660 et 665 M$.

Costco Wholesale (-0,57%) a publié ses résultats du troisième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 750 M$ (1,70$ par action), contre 700 M$ (1,59$ par action) un an avant. Les revenus montent à 32,3 Mds$, contre 28,8 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,69$, pour des revenus de 31,9 Mds$. A magasins comparables, les ventes sont en croissance de 10,2%, contre 8% de consensus.

GameStop (+3,9%) a annoncé ses résultats du premier trimestre. Les bénéfices sont de 28,2 M$ (0,28$ par action), contre 59 M$ (0,58$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,38$, contre 0,63$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 1,93 Md$, contre 2,05 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,38$, pour des revenus de 1,95 Md$. Sur l'exercice, le groupe vise toujours un bpa compris entre 3 et 3,35$, pour des ventes en baisse de 2 à 6%.

Big Lots (-5,4%) a présenté ses comptes du premier trimestre. Le résultat net ressort à 31,2 M$ (0,74$ par action), contre 51,5 M$ (1,15$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 0,95$, contre 1,15$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 1,27 Md$, contre 1,29 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,19$, pour des revenus de 1,28 Md$. A magasins comparables, les ventes reculent de 3%, contre -1% de consensus. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 4,50 et 4,70$.

Abercrombie & Fitch (-8,7%) a publié ses résultats du premier trimestre. La perte nette s'élève à 42,5 M$ (0,62$ par action), contre une perte de 61,7 M$ (0,91$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action ressort à 0,56$. Les revenus s'élèvent à 730,9 M$, contre 661,1 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestrielle de 0,77$, pour des revenus de 696 M$. A magasins comparables, les ventes sont en croissance de 5% (+6% pour Hollister et +3% pour Abercrombie). Sur 2018, le groupe vise des ventes en hausse de 2 à 4% à magasins comparables.

VMware (+6,1%) a annoncé ses comptes du premier trimestre. Les revenus sont de 2 Mds$, en croissance de 14% en glissement annuel. Les bénéfices s'élèvent à 942 M$ (2,29$ par action), contre 245 M$ (0,59$ par action) un an avant. En non-GAAP, le bpa ressort à 1,26$, contre 1,06$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,14$, pour des revenus de 1,95 Md$.

Apple (+1,8%)... Dialog Semiconductor dévisse en bourse, le 'fondeur' allemand ayant livré... un 'Apple warning' hier soir. Ainsi, Dialog a expliqué qu'Apple allait diversifier ses fournisseurs et s'adresser par conséquent à un groupe supplémentaire pour les 'puces' de gestion énergétique de l'un des nouveaux iPhones. De ce fait, Apple devrait réduire de 30% ses commandes de 'puces' auprès de l'Allemand. L'impact devrait également être conséquent (de l'ordre de 5%) sur le chiffre d'affaires annuel. Le groupe allemand table tout de même encore sur une expansion globale des ventes. Le marché manifeste aujourd'hui son anxiété, alors qu'Apple n'est autre que le principal client de Dialog Semiconductor...

Ford Motor (+1,4%), le constructeur automobile du Michigan, a annoncé avoir vendu 242.824 véhicules aux Etats-Unis sur le mois de mai 2018, ce qui représente une hausse de 0,7% en glissement annuel.

FCA US LLC (Fiat Chrysler Automobiles : -7,2%) a vendu 214.294 véhicules aux Etats-Unis sur le mois de mai 2018, ce qui représente une hausse de 11% par rapport à mai 2017. Le constructeur italo-américain a par ailleurs précisé ce jour ses objectifs 2018 et ses prévisions à plus long terme. Hors Magnetti Marelli, Fiat Chrysler envisage pour cette année un chiffre d'affaires de 120 MdsE, un bénéfice ajusté de 4,7 MdsE et un Ebit ajusté d'au moins 8,2 MdsE. Le groupe veut réduire ses dépenses de 10 Mds$ sur la période allant de 2018 à 2022...

Le titre de General Motors, qui ne publie plus de données sur ses ventes mensuelles, a progressé de 1,17%. Selon des sources proches du dossier citées par 'Bloomberg', les ventes de mai du constructeur auto auraient toutefois fortement progressé, de 12% aux Etats-Unis, notamment grâce au succès de ses pick-ups.

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