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Clôture de Wall Street : net repli avec le retour des tensions commerciales

Clôture de Wall Street : net repli avec le retour des tensions commerciales
Clôture de Wall Street : net repli avec le retour des tensions commerciales
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a piqué du nez jeudi après des informations inquiétantes concernant les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, qui seraient encore très loin d'un accord. Les craintes pour la croissance mondiale ont été renforcées par une révision en nette baisse par la Commission européenne de ses prévisions de croissance pour 2019. La crainte d'un nouveau "shutdown" après le 15 février a aussi atteint le moral de la Bourse new-yorkaise. L'annonce d'une fusion bancaire géante à 66 milliards de dollars entre BB&T (+3,9%) et SunTrust (+10,1%) n'a pas suffi à soutenir les marchés.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,87% à 25.169 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,94% à 2.706 pts, et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a lâché 1,18% à 7.288 pts.

Rappelons que le marché américain vient de regagner 16% (pour le S&P 500) depuis ses plus bas de décembre, qui avaient été précédés d'un plongeon de l'ordre de 20% par rapport aux records historiques inscrits en 2018.

Le dollar et les obligations profitent du retour des incertitudes

Le dollar est resté ferme et les obligations d'Etat américaines ont été recherchées en tant que valeurs-refuge. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises de référence (euro, yen, franc suisse, livre sterling, dollar canadien et couronne suédoise) a progressé jeudi de 0,17% à 96,56 points dans les échanges interbancaires à New York.

Sur les marchés de taux, les achats d'obligations ont fait reculer les taux (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement du T-Bond à 10 ans s'est ainsi détendu de trois points de base pour revenir à 2,66%.

L'euro a reculé de 0,17% à 1,1341$, après que la Commission européenne (CE) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, comme pour l'ensemble de l'Union européenne, pour les deux années à venir... Pour la zone euro, la hausse du PIB est attendue à 1,3% en 2019, au lieu de 1,9%. Pour 2020, la CE attend désormais 1,6% contre 1,7% auparavant.

La livre sterling a cédé 0,13% à 1,2950$, alors que Theresa May a rencontré ce jeudi à Bruxelles les dirigeants européens, dont Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne pour tenter de modifier l'accord sur le Brexit. Par ailleurs, la Banque d'Angleterre a réduit jeudi ses estimations de croissance pour la Grande-Bretagne à 1,2% en 2019 contre 1,7% auparavant...

Pas de rencontre Trump-Xi avant la date-butoir du 1er mars

Les marchés américains ont surtout réagi négativement, jeudi, à des annonces pessimistes concernant les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, qui semblaient pourtant en bonne voie depuis les pourparlers de la semaine dernière à Washington.

Donald Trump a cependant jeté un grand froid jeudi en annonçant qu'il n'était pas prévu de rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping avant l'échéance du 1er mars, date à laquelle les tarifs douaniers américains augmenteront en l'absence d'accord commercial avec Pékin. Donald Trump avait pourtant évoqué il y a quelques jours une possible rencontre, donnant le sentiment que les négociations allaient dans le bon sens.

Mais Larry Kudlow, un des principaux conseillers économiques de la Maison Blanche, a affirmé de son côté sur la chaîne 'Fox Business' que "nous avons un très long chemin à parcourir avant de parvenir" à un accord avec Pékin. Après les négociations menées fin janvier à Washington, le représentant au commerce américain Robert Lighthizer, qui dirige les négociations, se rendra la semaine prochaine en Chine pour poursuivre les pourparlers. Il sera accompagné du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

Le pétrole chute dans la crainte d'une demande réduite

Mardi soir, dans son discours sur l'état de l'Union, Donald Trump s'était déclaré "optimiste", tout en prévenant que tout accord conclu avec Pékin devrait prévoir"des changements réels et structurels pour mettre fin aux pratiques commerciales déloyales, réduire notre déficit commercial chronique et protéger les emplois américains".

En cas d'absence de compromis pour le 1er mars, Washington menace de relever les droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés de 10% actuellement à 25%. Les économistes estiment qu'une telle décision aurait pour effet d'accentuer le ralentissement conjoncturel mondial observé jusqu'ici surtout en Chine et en Europe.

Ces craintes sur la croissance mondiale ont fait plonger les cours du pétrole, dans la crainte d'une demande de brut moins élevée que prévu. Le contrat à terme de mars sur le brut léger américain WTI a perdu jeudi 2,54% à 52,64$ le baril, tandis que l'échéance d'avril sur le Brent a reculé de 1,6% à 61,69$.

VALEURS A SUIVRE

Les résultats d'entreprises pour le 4ème trimestre 2018 se sont poursuivis à un rythme accéléré ce jeudi. En outre, une fusion bancaire de grande envergure a été annoncée entre BB&T (+3,9%) et SunTrust (+10,1%).

Le rapprochement entre BB&T et SunTrust donnera naissance à l'une des toutes premières banques américaines. L'opération est prévue par échange d'actions, les actionnaires actuels de BB&T détenant au final 57% des parts du nouvel ensemble, contre 43% pour ceux de SunTrust. Les actionnaires de SunTrust recevront ainsi 1,295 action BB&T pour chaque titre détenu. Les deux groupes attendent de leur mariage des économies de coûts d'environ 1,6 Md$ d'ici à 2022.

La réaction à Wall Street a été assez positive, BB&T a grimpé 3,9%, et que SunTrust Banks a bondi de 10,1%. Actuellement, SunTrust a une capitalisation boursière de plus de 28 milliards de dollars et BB&T de 38 Mds$ à Wall Street, ce qui totalisera environ 66 Mds$ pour l'ensemble combiné. La nouvelle entité affichera environ 442 Mds$ d'actifs, 301 Mds$ de prêts et 324 Mds$ de dépôts, faisant entrer l'établissement dans le "Top 6" des grandes banques américaines.

Twitter (-9,8%). Le groupe a présenté jeudi ses résultats du premier trimestre. Les revenus sont de 908,8 M$, contre 731,6 M$ un an avant. Les bénéfices s'élèvent à 255,3 M$ (0,33$ par action), contre 91,1 M$ (0,12$ par action) un an plus tôt. En non-GAAP, le bpa ressort à 0,31$, contre 0,19$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,25$, pour des revenus de 869 M$. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiens ("Average monetizable daily active users") se monte à 126 millions, contre 115 millions un an avant et 124 millions sur le T3 2018. Le nombre d'utilisateurs actifs mensuels est quant à lui de 321 millions, contre 330 millions il y a un an et 326 millions au trimestre précédent. Twitter précise qu'il ne fournira plus le nombre d'utilisateurs actifs mensuels après le premier trimestre 2019. Sur 2018, le groupe affiche des revenus de 3,04 Mds$, contre 2,44 Mds$ en 2017. Les bénéfices annuels ressortent de leur côté à 1,21 Md$, contre une perte de 108 M$ un an plus tôt.Sur le premier trimestre, le groupe vise des revenus entre 715 et 775 M$ (contre 765 M$ de consensus), pour un résultat opérationnel entre 5 et 35 M$.

Fiat Chrysler Automobiles (-12,2%). Le constructeur américano-italien a dévoilé des résultats 2018 en progression, mais la prévision d'un bénéfice opérationnel 2019 inférieur aux attentes a provoqué un plongeon du titre. Le numéro sept mondial du secteur a dit anticiper pour cette année un résultat opérationnel de plus de 6,7 milliards d'euros, hors l'équipementier Magneti Marelli dont la cession annoncée en octobre devrait être finalisée au deuxième trimestre, contre un consensus d'environ 7,3 MdsE. Le free cash-flow industriel est par ailleurs anticipé à 1,5 MdE contre 4,4 MdsE en 2018.

GoPro (-0,19%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 32 M$ (0,22$ par action), contre une perte de 56 M$ (0,41$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,30$, contre une perte par action de 0,30$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 377 M$, contre 335 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,26$, pour des revenus de 374 M$. Le groupe anticipe croissance et rentabilité en 2019.

Zynga (+5,1%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 559 K$, contre 10,2 M$ un an avant. Le bénéfice par action est ainsi proche de 0, contre 0,01$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 248,7 M$, contre 233,3 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel nul, pour des revenus de 244 M$. Les réservations progressent de 19% en glissement annuel, à 267 M$, contre 260 M$ de consensus. Sur le premier trimestre, le groupe vise des revenus de 240 M$ pour une perte nette de 59 M$.

Match Group (+5%) a dévoilé ses comptes du quatrième trimestre. Les profits s'élèvent à 116 M$ (0,39$ par action), contre une perte de 9 M$ (0,03$ par action) un an plus tôt. Le bpa ajusté ressort à 0,43$. Les revenus s'élèvent à 457 M$, contre 379 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,39$, pour des revenus de 448 M$.

Metlife (-3,7%) a publié ses comptes du quatrième trimestre. Le résultat net s'affiche à 2,01 Mds$ (2,04$ par action), contre 2,27 Mds$ (2,14$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,35$, contre 0,64$ un an plus tôt. Les revenus sont de 15,66 Mds$, contre 15,84 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,27$, pour des revenus de 15,9 Mds$.

Marvell Technology (-3,7%) a annoncé viser désormais des revenus du quatrième trimestre entre 735 et 745 M$, contre une précédente fourchette de 790/830 M$. Le consensus de place est logé à 810 M$. Le groupe évoque une baisse de la demande pour certains produits en raison notamment d'un environnement macroéconomique incertain. Cette faiblesse de la demande constatée au quatrième trimestre devrait, selon Marvell, se poursuivre sur le premier trimestre du nouvel exercice. Les résultats trimestriels seront publiés le 7 mars prochain.

Prudential Financial (-2,3%) a publié ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 842 M$ (1,99$ par action), contre 3,77 Mds$ (8,61$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 2,44$, contre 2,69$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,78$.

Tapestry (-14,8%) a présenté ses résultats du second trimestre fiscal. Les profits s'élèvent à 254,8 M$ (0,88$ par action), contre 63,2 M$ (0,22$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,07$. Les ventes montent de près de 1% à 1,80 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,11$, pour des ventes de 1,9 Md$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 2,55 et 2,60$, contre 2,78$ de consensus.

Yum! Brands (stable) a dévoilé ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 334 M$ (1,04$ par action), contre 436 M$ (1,26$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,40$, contre 0,96$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 1,56 Md$, contre 1,58 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,96$, pour des revenus de 1,59 Md$. Les ventes à comparable sont en croissance de 3% (+3% pour KFC, stables pour Pizza Hut, et +6% pour Taco Bell).

Cardinal Health (+6,8%) a présenté ses résultats du second trimestre fiscal. Le résultat net ressort à 280 M$ (0,93$ par action), contre 1,1 Md$ (3,33$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa s'affiche à 1,29$, en baisse de 15%. Les revenus s'élèvent à 37,7 Mds$, contre 35,2 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,09$, pour des revenus de 36 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa plus ambitieux, compris entre 4,97 et 5,17$.

Marathon Petroleum (-4,7%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits s'affichent à 951 M$ (1,35$ par action), contre 2,02 Mds$ (4,09$ par action) un an avant. Les revenus montent de 52% à 32,54 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,81$, pour des revenus de 34 Mds$.

T-Mobile US (+2%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net ressort à 640 M$ (0,75$ par action), contre 2,71 Mds$ (3,11$ par action) un an avant. Les revenus montent de 6% à 11,45 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,69$, pour des revenus de 11,4 Mds$.

Tyson Foods (-1,3%) a annoncé ses comptes du premier trimestre fiscal. Les profits sont de 552 M$ (1,50$ par action), contre 1,63 Md$ (4,40$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,58$. Les revenus s'affichent à 10,19 Mds$, contre 10,23 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Le consensus était de 1,56$ de bpa pour 10,3 Mds$ de revenus. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus d'environ 43 Mds$, pour un bpa logé entre 5,75 et 6,10$.

Kellogg (-5,6%) a présenté ses comptes du quatrième trimestre. Le groupe affiche une perte de 84 M$ (0,24$ par action), contre un bénéfice de 417 M$ (1,20$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,91$, contre 0,93$ sur la même période de l'exercice précédent. Les ventes montent de 4,2% à 3,32 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,88$, pour des ventes de 3,3 Mds$.

Philip Morris International (+1,6%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le bénéfice par action ressort à 1,23$, contre 0,44$ un an avant. En base ajustée, le bpa s'affiche à 1,25$, contre 1,32$ un an plus tôt. Les revenus baissent de 9,6% à 7,5 Mds$. Les analyses anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,17$, pour des revenus de 7,4 Mds$.

Intercontinental Exchange (-2,3%), maison-mère du NYSE, a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus progressent à 1,68 Md$, contre 1,44 Md$ un an plus tôt. Les profits s'affichent à 611 M$, contre 1,23 Md$. Le bénéfice par action ressort à 1,07$, contre 2,09$ un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 0,94$, en croissance de 25%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,92$, pour des revenus de 1,3 Md$. Le groupe vise des revenus 2019 allant de 2,19 à 2,24 Mds$,

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