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Clôture de Wall Street : les "technos" remontent, la Chine rassure

Clôture de Wall Street : les "technos" remontent, la Chine rassure
Clôture de Wall Street : les 'technos' remontent, la Chine rassure
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Au lendemain de signes inquiétants venus de l'économie chinoise, Pékin a annoncé des mesures de relance de son économie, qui ont rassuré les marchés financiers. Wall Street a rebondi, mardi, dans le sillage des places asiatiques et européennes, les valeurs technologiques tirant la cote à la hausse (+6,5% pour Netflix, +2% pour Apple, +3,5% pour Amazon...) Les cours du pétrole sont repartis en hausse de l'ordre de 3%, tandis que le dollar s'est également apprécié. L'annonce, mardi soir, du rejet de l'accord sur le Brexit par le parlement britannique n'a pas affecté les marchés américains.

A la clôture, l'indice Dow Jones a regagné 0,65% à 24.065 points, tandis que l'indice large S&P 500 a repris 1,07% à 2.610 pts, et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a rebondi de 1,71%, à 7.023 pts. Plus tôt, l'indice européen EuroStoxx 50 a avancé de 0,42%, et le CAC 40 a regagné 0,49% à Paris, tandis qu'en matinée, l'indice chinois CSI 300 a pris 1,9% et le Nikkei 225 a progressé de 0,96% à Tokyo.

L'euro en berne avec Draghi, la livre résiste au rejet de l'accord sur le Brexit

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence) a progressé mardi de 0,33% à 95,93, tandis que l'euro a chuté de 0,55% à 1,1413$ après des déclarations du président de la BCE Mario Draghi. Il a estimé mardi que l'économie de la zone euro ralentissait plus que prévu, et qu'elle réclamait encore un degré "élevé" de soutien de la part de la banque centrale européenne.

Pour sa part, la livre sterling a paradoxalement repris de la hauteur après le rejet par le parlement de l'accord sur le Brexit : la livre, qui avait plongé jusqu'à 1,5% avant le vote face au dollar, a rapidement inversé la tendance après le scrutin, qui a repoussé l'accord par 432 voix contre 202. En fin de soirée, elle gagnait 0,02% face au dollar, à 1,2866$.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans est resté presque stable à 2,72% (+1 points de base) tandis qu'en Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance à reculé de 2 points de base à 0,20% après les déclarations de Mario Draghi.

Le pétrole rebondit avec la Chine et l'Opep+

Les cours du pétrole ont rebondi après deux séances baissières, dans l'espoir que les mesures de relance de la Chine contribueront à soutenir la demande mondiale de pétrole. Le contrat à terme de février sur le WTI a regagné 3,17% à 52,11$ tandis que l'échéance mars sur le Brent a bondi de 2,80%, à 60,64$. Depuis le début de 2019, le WTI a regagné 14%, et il a rebondi de 22% par rapport à ses plus bas niveaux du 24 décembre dernier, à 42,36$.

Les cours du pétrole ont été soutenus dans les premiers jours de 2019 par l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, ainsi que par la perspective de l'entrée en vigueur de l'accord de l'Opep et de ses alliés ("Opep+") pour réduire leur production de 1,2 million de barils par jour à partir de ce mois de janvier.

La Chine soucieuse du soutien de son économie

Au lendemain de l'annonce de chiffres très décevants pour le commerce extérieur chinois (-7,6% pour les importations, -4,4% pour les importations en décembre sur un an), une série de déclarations sont venues de Pékin, signalant l'intention des autorités d'agir pour soutenir l'économie. Si un plan massif de soutien n'est pas envisagé, une série de mesures s'annoncent pour limiter le ralentissement, qui a été accentué par la guerre commerciale avec les Etats-Unis.

L'agence en charge de la planification a indiqué que la Chine se fixait pour objectif de "bien commencer" le premier trimestre 2019, laissant prévoir l'annonce prochaine de nouvelles mesures. La Chine va renforcer la surveillance de la situation et améliorer la "réserve" de politiques économiques à sa disposition, a ainsi indiqué dans un communiqué la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR).

La croissance chinoise au plus bas depuis 28 ans

La politique de réduction des impôts et taxes et de hausse des investissements dans les infrastructures doit être amplifiée en 2019, avec un accent spécial mis sur les PME et l'industrie, a aussi fait savoir le ministère des Finances mardi. De son côté, la banque centrale chinoise a elle aussi assuré que sa politique monétaire sera davantage prospective, flexible et ciblée, afin de favoriser la poursuite de la croissance.

Lundi, le Premier ministre chinois Li Keqiang a affirmé que le pays avait atteint ses objectifs économiques 2018 et escomptait un bon démarrage au premier trimestre pour atteindre ceux de 2019, a rapporté la télévision d'Etat. Selon des sources citées par 'Reuters', Pékin va ramener son objectif de croissance à 6,0-6,5% cette année contre 6,6% estimé en 2018, ce dernier chiffre étant le plus faible enregistré depuis 28 ans.

Si Wall Street a apprécié la perspective de mesures de soutien en Chine, la Bourse américaine n'a pas réagi à la publication des faibles chiffres de la croissance allemande, tombée en 2018 à 1,5%, au plus bas depuis cinq ans.

Par ailleurs, l'annonce du rejet massif du parlement britannique de l'accord de Brexit proposé par Theresa May n'a pas non plus affecté les marchés américains. La Première ministre britannique fait face à une nouvelle motion de défiance, qui sera votée dès mercredi, et le Royaume-Uni se retrouve dans l'incertitude totale sur l'issue du Brexit. Celui-ci pourrait intervenir sans accord, ou ne pas se faire du tout, ou bien faire l'objet d'un nouveau référendum... Mme May a indiqué qu'elle ferait lundi prochain de nouvelles propositions devant le parlement, si elle survit politiquement à la motion de défiance de mercredi.

VALEURS A SUIVRE

Les valeurs technologiques, particulièrement malmenées ces derniers mois, ont nettement rebondi mardi. Les valeurs internet et les grandes "technos" ont mené la danse, notamment Netflix (+6,5%), Alphabet (+3,3%), Apple (+2%), Amazon (+3,5%), Microsoft (+2,9%) et Facebook (+2,4%).

Netflix a annoncé une hausse de ses prix de 13 à 18% outre-Atlantique. Il s'agit des plus fortes hausses de tarifs décidées par le groupe californien depuis le lancement de son service de vidéo en streaming il y a douze ans. Elles concernent pour la première fois la totalité des 58 millions de clients américains.

UnitedHealth (+3,5%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus grimpent à 58,4 Mds$, contre 52,1 Mds$ un an avant. Les bénéfices sont de 3,04 Mds$ (3,10$ par action), contre 3,62 Mds$ (3,65$ par action) un an plus tôt. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 3,28$, contre 2,59$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 3,05$, pour des ventes de 58 Mds$. Sur l'exercice 2019, le groupe vise un bpa compris entre 14,40 et 14,70$, contre 12,88$ en 2018.

JP Morgan Chase (+0,7%) vient de dévoiler ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus sont de 26,80 Mds$, contre 25,75 Mds$ un an avant. Le résultat net ressort à 7,06 Mds$, contre 4,23 Mds$ un an plus tôt. Le bénéfice par action est ainsi de 1,98$, contre 1,07$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 2,21$, pour des revenus de 26,9 Mds$. Dans la branche CIB, les revenus s'élèvent à 7,24 Mds$, contre 7,52 Mds$ il y a un an et 8 Mds$ de consensus. Les revenus Banking montent de 6% en glissement annuel, à 3,28 Mds$, tandis que les revenus Markets & Investor Services reculent de 11% à 3,96 Mds$ : les revenus Markets baissent de 6%, les revenus Fixed Income chutent de 16%, les revenus Equity Markets grimpent de 15%, et les revenus Securities Services progressent de 1%.

Wells Fargo (-1,5%) présente ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net ressort à 6,1 Mds$, contre 6,2 Mds$ un an avant. Le bénéfice par action ressort à 1,21$, contre 1,16$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 21 Mds$, contre 22,1 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,19$, pour des revenus de 21,8 Mds$. Sur l'exercice, les profits s'affichent à 22,4 Mds$ (4,28$ par action), contre 22,2 Mds$ (4,10$ par action) en 2017. Les revenus annuels ressortent quant à eux à 86,4 Mds$, contre 88,4 Mds$ il y a un an.

Delta Air Lines (+0,17%) annonce ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 1,02 Md$ (1,49$ par action), contre 299 M$ (0,42$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,30$. Les revenus s'élèvent à 10,7 Mds$, contre 10,2 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,26$, pour des revenus de 10,8 Mds$. Sur le premier trimestre, le groupe vise un bpa compris entre 0,70 et 0,90$.

Sherwin-Williams (-4,1%), acteur dans la fabrication de matériaux de construction, revoit à la baisse ses prévisions. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bénéfice par action de 18,53$, contre une précédente fourchette de 19,05/19,20$ et 19,1$ de consensus. Les ventes sont quant à elles attendues en hausse de 2%, contre une précédente anticipation d'environ 5%.

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