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Clôture de Wall Street : les "technos" font remonter le Nasdaq !

Clôture de Wall Street : les "technos" font remonter le Nasdaq !
Clôture de Wall Street : les 'technos' font remonter le Nasdaq !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a vécu une fin de séance animée vendredi, les valeurs technologiques rebondissant pour pousser le Nasdaq et le S&P500 en terrain positif à la clôture, tandis que le Dow Jones a reculé, plombé par les bancaires. A la clôture, le Dow Jones a ainsi cédé 0,56% à 35.911 points, tandis que l'indice large S&P 500 a grappillé 0,08% à 4.662 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a finalement progressé de 0,59% à 14.893 pts après un recul de 0,8% en séance.

Sur la semaine, le Dow Jones a fléchi de 0,9%, tandis que les deux autres indices ont cédé 0,3%. Depuis le début de l'année, le DJIA a cédé 1,1%, le S&P 500 a lâché 2,1% et le Nasdaq a perdu 4,8%, face aux craintes de durcissement de la politique monétaire de la Fed. A noter que Wall Street sera fermé pour un week-end de trois jours, lundi étant férié pour la Journée de Martin Luther King.

Les investisseurs continuent de soupeser le changement de ton de la Fed, dont les responsables martèlent qu'il est temps de relever les taux face à une inflation plus forte et plus durable que prévu. Vendredi, l'annonce d'une baisse surprise des ventes de détail et d'un recul de la production industrielle en décembre aux Etats-Unis n'a rien fait pour rassurer, sur fond d'envolée de cas du variant Omicron aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Le Nasdaq a cédé plus de 8% sur ses plus hauts

Le Nasdaq perd désormais 8,1% par rapport à son plus haut de 16.212 pts atteint en séance le 19 novembre dernier. Lundi, il avait chuté brièvement en zone de correction, perdant plus de 10% en cours de séance, avant d'entamer un rapide rebond technique.

Les valeurs technologiques, très fortement valorisées, sont les plus vulnérables à une hausse des taux, celle-ci ayant un effet direct sur l'actualisation des flux de trésorerie futurs des sociétés en forte de croissance.

Les autres secteurs de croissance comme les biens de consommation discrétionnaires, dont luxe, ont aussi subi des dégagements cette semaine. En Europe, LVMH, Kering et L'Oreal ont reculé respectivement de 3,9%, 4,1% et 3,8% sur 5 séances, contribuant à faire reculer le CAC 40 de 1% cette semaine, l'indice français effaçant ses gains d'environ 1% engrangés la semaine précédente.

Résultats bancaires en demi-teinte sur fond de hausse des coûts

Dans ce contexte anxiogène, les premiers résultats des grandes banques américaines ont été accueillis diversement vendredi. Le titre de JP Morgan a perdu 6,1% malgré des comptes supérieurs aux attentes, les prévisions du groupe ayant été revues en baisse, notamment en raison d'une hausse des coûts salariaux.

En revanche, Wells Fargo a gagné 3,6% après des résultats bien supérieurs aux attentes et Citigroup a perdu 1,25% après avoir publié un recul de 26% de ses bénéfices au 4e trimestre en raison d'un hausse de ses coûts.

L'inflation pèse sur la consommation des ménages US

Les derniers indicateurs économiques américains, publiés vendredi, ont jeté un froid avec notamment une forte baisse de 1,9% des ventes de détail en décembre par rapport à novembre, alors que le consensus tablait sur une quasi-stabilité. Le variant Omicron et la forte inflation (+7% sur un an en décembre pour les prix à la consommation) semblent s'être conjugués pour freiner les achats des Américains en cette fin d'année.

Hors automobile, la chute des ventes de détail atteint même 2,3% par rapport à novembre, alors que les opérateurs espéraient une timide hausse. Hors automobile et essence, la sanction atteint 2,5% ! Bref, voilà une statistique qui va grandement compliquer la tâche de la Fed.

Autre signe inquiétant : l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains a chuté pour revenir à 68,8 en janvier, contre un consensus de 70 et après 70,6 en décembre 2021.

Enfin, la production industrielle de décembre a aussi déçu, en recul de 0,1% sur un mois, contre un consensus de +0,3% et après un gain de 0,7% en novembre. L'envolée de nouveaux cas de coronavirus, avec l'arrivée du variant Omicron semble avoir pesé plus que prévu sur les chaînes d'approvisionnement et la production. Enfin, les stocks des entreprises ont augmenté de 1,3% en novembre sur un mois, performance proche du consensus, après un gain de 1,3% également en octobre.

Nouvelles tensions sur les taux, l'inflation inquiète la Fed

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans est reparti en nette hausse vendredi après deux jours d'accalmie, regagnant 9 points de base à 1,78%, au plus haut depuis depuis décembre 2019. Le 31 décembre 2021, le "10 ans" américain était logé à 1,5%, et un an plus tôt, il était tombé à 0,9%. En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans a repris 4 pb à -0,05% jeudi, après avoir atteint mardi son plus haut depuis avril 2019.

Après Jerome Powell, mardi devant le Sénat, le nouvelle vice-présidente de la Fed Lael Brainard a affirmé à son tour jeudi devant la chambre haute du Congrès, que le contrôle de l'inflation est la mission "la plus importante" à laquelle fait face actuellement la Fed. "L'inflation est trop élevée, et les travailleurs à travers le pays sont préoccupés" par le poids de celle-ci sur leurs salaires. "Notre politique monétaire est centrée sur un retour à l'inflation à 2%, tout en maintenant un rebond économique qui n'exclut personne. C'est notre tâche la plus importante", a ajouté la gouverneure de la Fed.

Vendredi, deux autres membres de la Fed se sont prononcés pour des hausses de taux. Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis, a indiqué qu'il observait "une inflation très haute actuellement", s'étonnant de son niveau et de sa persistance. Patrick Harker, le patron de la Fed de Philadelphie, qui s'exprimait pour la 2e fois de la semaine, a confirmé vendredi qu'il jugeait trois ou quatre hausses des taux des "fed funds" appropriées cette année afin de lutter contre cette inflation...

Enfin, le gouverneur de la Fed Christopher Waller a estimé sur 'Bloomberg Television' que 3 hausses de taux était le scénario de base pour 2022, mais que si l'inflation restait trop élevée, il pourrait être nécessaire de procéder à 4, ou même à 5 tours de vis.

4e semaine de hausse pour le pétrole, le Brent à 86$

Malgré les indicateurs "macro" décevants outre-Atlantique, les cours du pétrole repartent en hausse vendredi. Le baril de brut léger américain WTI a repris 2,1% à 83,82$ (contrat à terme de février sur le Nymex) et a bondi de 6% sur la semaine. Le Brent de Mer du nord a grimpé de 1,88% à 86,06$ (contrat de mars), retrouvant les plus hauts niveaux depuis deux mois.

Les cours du brut ont enchaîné 4 semaines de hausse consécutive, l'offre mondiale de brut étant bridée par des problèmes dans de nombreux pays producteurs et la demande continuant de progresser malgré la vague d'Omicron. En cette fin de semaine, les cours ont aussi été soutenus par les craintes que la Russie envahisse l'Ukraine. Selon les services secrets américains, une invasion terrestre de l'Ukraine pourrait se produire dans les 30 prochains jours, a déclaré vendredi la Maison Blanche. Vendredi, des agences gouvernementales ukrainiennes ont été la cible de cyberattaques.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar reprend des couleurs après un recul de plus de 1% sur les 3 dernières séances. L'indice regagne en soirée 0,43% à 95,20 pts face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro lâche 0,37% à 1,1411$ sur le marché interbancaire américain.

L'or a fléchi de 0,3% vendredi à 1.816,50$ l'once sur le Comex (contrat de février), mais il affiche un gain de 1,1% sur la semaine. Le bitcoin, évolue vendredi soir autour de 43.080$, en hausse de 0,6% sur 24h, selon le site Coindesk.

VALEURS A SUIVRE

Moderna (-2,6%), Pfizer (-1%) ou BioNTech (-3,4%) ont subi des dégagements en réaction à la décision de la Cour Suprême américaine, qui a infligé un sévère revers à Joe Biden en repoussant son obligation vaccinale en entreprise. Biden s'est dit jeudi soir déçu que la Cour ait bloqué ces mesures de bon sens. La réforme électorale du président américain a également été bloquée par le Congrès, sur fond de dissensions au sein du parti démocrate.

Johnson & Johnson (-0,5%). Une dose de rappel du vaccin J&J contre le Covid-19 serait efficace à 85% contre le risque d'hospitalisation dû au variant Omicron pendant... un à deux mois après son administration, selon le directeur du Conseil sud-africain de la recherche médicale.

JP Morgan (-6,1%) a dépassé les attentes de marché en termes de rentabilité sur le trimestre clos, mais le titre s'affiche pour l'heure en forte baisse à Wall Street. La firme a annoncé un recul de 14% de ses bénéfices au quatrième trimestre, mais a dépassé les estimations des analystes, avec une performance exceptionnelle de son unité de banque d'investissement qui a compensé un ralentissement de sa branche commerciale. Le plus grand établissement américain de crédit a affiché un bénéfice de 10,4 milliards de dollars, ou 3,33 dollars par action, pour le trimestre clos le 31 décembre, contre 12,1 milliards de dollars, ou 3,79 dollars par action, un an plus tôt. Les analystes s'attendaient à un bénéfice proche de 3$ par action. La banque d'investissement a donc soutenu les comptes, les activités mondiales de fusions et acquisitions ayant battu des records en 2021. Les revenus du trimestre clos ont été de 29,3 milliards, légèrement inférieurs aux attentes.

Wells Fargo (+3,6%), le groupe bancaire et financier californien, a annoncé ce vendredi une augmentation de ses bénéfices au quatrième trimestre, soutenue par les gains issus de la vente de ses activités de fiducie d'entreprise et de gestion d'actifs. Le quatrième prêteur américain a déclaré que son bénéfice avait atteint 5,75 milliards de dollars, ou 1,38$ par action, pour le trimestre clos le 31 décembre, contre 3,09 milliards de dollars, ou 66 cents par action, un an plus tôt. Les analystes s'attendaient en moyenne à un bénéfice de 1,11$ par action, selon le consensus FactSet. Les revenus ont augmenté à 20,86 milliards de dollars contre 18,49 milliards de dollars un an avant. Le géant bancaire de San Francisco bat ainsi le consensus en termes de recettes (18,79 milliards de dollars).

Citigroup (-1,2%) a corrigé, alors que la banque américaine vient de faire état d'un déclin de 26% de ses profits trimestriels. Pour le quatrième trimestre fiscal, le bénéfice par action a été de 1,46$, alors que les revenus ont totalisé 17 milliards de dollars (+1%). Les recettes sont supérieures aux attentes de marché. Le bénéfice trimestriel a été de 3,2 milliards de dollars, contre 4,3 milliards un an avant. Les revenus de banque d'investissement sont meilleurs que prévu à 1,85 milliard de dollars. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,99$, au-dessus des attentes.

BlackRock (-2,1%), le géant américain de la gestion de fonds, a annoncé pour le quatrième trimestre des bénéfices supérieurs aux estimations des analystes, alors que les revenus de commissions ont augmenté, avec des actifs sous gestion atteignant un nouveau sommet de... 10 000 milliards de dollars. Les actifs sous gestion s'élevaient donc à plus de 10 000 milliards à la fin du trimestre, contre 8 680 milliards environ un an plus tôt. Les flux entrants nets pour le trimestre se sont élevés à 212 milliards de dollars. "Notre activité est plus diversifiée que jamais. Les stratégies actives, y compris les alternatives, ont contribué à plus de 60% de la croissance organique des frais de base en 2021", s'est félicité le CEO Larry Fink.

Les revenus de BlackRock provenant des conseils en investissement, des prêts de titres et des frais d'administration, son plus gros segment, ont atteint 3,9 milliards de dollars au quatrième trimestre, avec des volumes de transactions mondiaux atteignant un niveau record en 2021, dépassant les 5 000 milliards de dollars pour la première fois. Le bénéfice ajusté a augmenté de 2,5% à 1,61 milliard de dollars, ou 10,42$ par action, sur ce trimestre clos fin décembre 2021, contre 1,57 milliard de dollars un an plus tôt. Les analystes s'attendaient à un bénéfice de 10,16$ par action. Les revenus se sont améliorés de 14% pour atteindre 5,1 milliards de dollars.

Tesla (+1,7%) entend démarrer la production initiale de son très attendu Cybertruck d'ici la fin du premier trimestre 2023, repoussant son plan de début de production à la fin de cette année, a déclaré jeudi à Reuters une personne proche du dossier. En revanche, les plans d'adoption de la monnaie virtuelle Dogecoin si chère à Elon Musk n'attendront pas ! Ainsi, le directeur général de Tesla, qui ne dort pas beaucoup, a tweeté il y a quelques instants : "Produits Tesla achetables avec Dogecoin". Sur CoinMarketCap, le "doge" s'enflamme bien évidemment de 19% après ce tweet, à plus de 0,20$. Rappelons que Musk a investi pour son fils dans cet altcoin à l'effigie du Shiba Inu, qu'on lui reproche souvent de "pumper" sans retenue.

Google (Alphabet +0,6%) a dépensé 1 milliard de dollars pour acheter un immeuble du centre de Londres où il est actuellement locataire, a annoncé ce vendredi la société, qui emploie 6 400 personnes en Grande-Bretagne et prévoit une rénovation de plusieurs millions de livres de ses bureaux dans le 'Central Saint Giles', près de Covent Garden, dans le centre de Londres. "Nous avons le privilège d'opérer au Royaume-Uni depuis près de 20 ans, et notre achat de l'immeuble de Central Saint Giles reflète notre engagement continu envers la croissance et le succès du pays", a déclaré Ruth Porat, directrice financière de la société mère de Google, Alphabet.

Meta (+1,6%). La commission de la Chambre US des représentants chargée d'enquêter sur l'assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021 a assigné à comparaître les groupes Alphabet, Twitter, (-1,6%), Meta Platforms (Facebook) et Reddit afin de déterminer comment leurs plateformes ont été utilisées pour la diffusion de possibles 'fake news'...

Apple (+0,5%) envisagerait de reporter la commercialisation de son très attendu casque de réalité virtuelle à la fin 2022 au plus tôt, au lieu de la mi-2002 espéré par les marchés, selon des informations publiées vendredi par l'agence d'information financière 'Bloomberg'. A Wall Street, le titre Apple n'a toutefois pas été affecté négativement par cette information.

Une grande équipe appelée "Technology Development Group" serait à pied d'oeuvre pour mettre au point le casque de RV d'Apple. Mais selon des sources citées par 'Bloomberg', elle se heurterait à une série de problèmes techniques, liés à la surchauffe ainsi qu'aux caméras et aux logiciels.

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