Cotation du 20/09/2019 à 23h15 Dow Jones Industrial -0,59% 26 935,07
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Clôture de Wall Street : les records se font attendre...

Clôture de Wall Street : les records se font attendre...
Clôture de Wall Street : les records se font attendre...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les espoirs d'accord commercial et de nouveaux assouplissements monétaires ont porté la Bourse de New York proche de ses niveaux records, vendredi, même si le Nasdaq a reculé, victime d'une rotation sectorielle au détriment des valeurs de croissance. Les marchés espèrent un accord commercial provisoire entre les Etats-Unis et la Chine, ainsi qu'une baisse de taux de la Fed, le 18 septembre, après les mesures choc annoncées jeudi en Europe par la BCE.

A la clôture, l'indice Dow Jones a légèrement progressé, mais sans franchir son record historique qu'il tutoie depuis plusieurs jours, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont légèrement fléchi. Le Dow Jones a pris 0,14% à 27.219 points, sa 8ème séance consécutive de hausse, terminant à seulement 0,5% de son record historique de juillet. L'indice large S&P 500 a fini proche de l'équilibre (-0,07%) à 3.007 pts (à 0,6% de son record) mais le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a reculé de 0,22% à 8.176 pts, à 1,9% de son record (8.330 pts).

Sur la semaine, les trois indices américains ont cependant nettement progressé, respectivement de 1,6%, 1% et 0,9%.

Sur le marché des changes, où la paire euro/dollar avait fait du du yo-yo jeudi après les décisions de la BCE, le calme est revenu vendredi. L'indice du dollar a cédé 0,12% à 98,19 points tandis que l'euro a progressé de 0,15% à 1,1078$.

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans a poursuivi son spectaculaire rattrapage après son plongeon d'août, bondissant de 12 points de base à 1,90%.

Le pétrole a reculé vendredi pour la 4ème séance d'affilée. Le cours du brut léger américain WTI a cédé 0,44% à 54,85$ le baril (contrat à terme d'octobre), tandis que le Brent a reculé de 0,26% à 60,22$ le baril (contrat de novembre). Le WTI a encore perdu 3% cette semaine, après -2,6% la semaine passée, sur fond de révisions en baisse de la demande mondiale par l'Agence internationale de l'Energie (AIE), l'Opep et l'agence américaine de d'énergie (EIA).

Vers un accord commercial provisoire entre Washington et Pékin ?

Sur le front commercial, les rumeurs ont repris de plus belle au sujet d'un projet d'accord provisoire entre les Etats-Unis et la Chine, qui porterait sur un nombre limité de sujets, en attendant un accord plus global trop complexe à atteindre actuellement. Cette information de presse avait été démentie jeudi par la Maison Blanche, mais Donald Trump l'a ensuite accréditée en indiquant qu'il n'excluait pas de signer un tel accord, tout en affirmant qu'un accord global restait sa priorité.

En attendant des avancées majeures, les marchés saluent les concessions faites ces derniers jours par les deux parties. Les Etats-Unis ont reporté de deux semaines, du 1er au 15 octobre, l'entrée en vigueur des surtaxes douanières sur 250 milliards de dollars de produits chinois importés aux Etats-Unis. Mercredi, la Chine avait accepté de retirer certains produits américains de la liste des produits surtaxés. Pékin a précisé vendredi que le porc et le soja américains feraient partie des denrées exemptées de surtaxes douanières, un geste de bonne volonté, à l'approche d'une nouvelle série de négociations de haut niveau prévues début octobre à Washington.

La BCE sort le bazooka, la Fed se fait attendre...

En attendant les décisions de la Fed, mercredi prochain, la BCE a annoncé jeudi des mesures de relance énergiques pour soutenir la croissance chancelante de la zone euro. La BCE a ainsi abaissé une nouvelle fois son taux de dépôt, de -0,4% à -0,5%, accompagné d'un système de modulation pour épargner les banques distribuant le plus de crédit. Elle va en outre reprendre ses rachats d'actifs ("QE") au rythme de 20 milliards d'euros par mois, à compter du 1er novembre et sans limite de date.

Le président de la BCE, Mario Draghi, qui doit céder son poste le 31 octobre à Christine Lagarde, a appelé les gouvernements européens à agir en prenant des mesures de relance budgétaire. Cette question divise, notamment en Allemagne, où des rumeurs persistantes d'un plan de relance ont circulé ces derniers jours.

Aux Etats-Unis, les marchés anticipent une baisse des taux d'un quart de point de la Fed mercredi prochain, qui ramènerait le taux des "fed funds" à 1,75%-2%. L'outil Fedwatch du CME Group montre que les traders anticipent au total deux ou trois baisses de taux d'ici à la fin de l'année, ce qui pourrait le ramener entre 1,25% et 1,50% (contre 2% à 2,25% actuellement).

Vendredi dernier, le président de la Fed, Jerome Powell, avait indiqué que la banque centrale ne prévoyait pas de récession aux Etats-Unis, mais a assuré que la Fed continuera à agir de manière appropriée pour soutenir la croissance de l'économie américaine. De son côté, Donald Trump ne cesse de tempêter contre la politique de la Fed, à qui il a réclamé cette semaine des taux directeurs à zéro, voire en terrain négatif, afin de soutenir la croissance et de réduire la charge de la dette des Etats-Unis.

Ventes de détail et confiance des consommateurs en hausse

Aux Etats-Unis, les indicateurs macro-économiques du jour ont été plutôt rassurants. Les ventes de détail ont progressé de 0,4% en août sur un mois, le double du rythme de croissance attendu par le consensus, après avoir déjà grimpé de 0,8% en juillet. Hors automobiles, ces ventes de détail sont en revanche demeurées stables, contre +0,2% de consensus et +1% pour la lecture révisée du mois antérieur.

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains est ressorti à 92 en septembre, contre 91 de consensus de place et après 89,8 en août. Le chiffre d'août représentait cependant un plus bas de trois ans, ce qui remet en perspective cette apparente bonne performance du jour. Les Américains avaient évoqué en août les craintes des effets de la guerre commerciale pour justifier leur moindre confiance.

Enfin, les prix à l'import ont reculé de 0,5% en août sur un mois, en ligne avec le consensus, tandis que les prix à l'export ont baissé de 0,6%, contre un consensus de -0,1%. En glissement annuel, les prix à l'import ont reculé de 1% et les prix à l'export de 1,4%.

Les stocks et ventes des entreprises américaines pour le mois de juillet 2019 viennent également d'être publiés. Les stocks ont augmenté de 0,4% en comparaison du mois précédent, contre un consensus de place logé à +0,3% et une évolution pratiquement nulle au mois de juin 2019.

VALEURS A SUIVRE

Broadcom a perdu 3,4% après la publication des résultats de son 3è trimestre fiscal jeudi soir après la clôture. Le bénéfice net du fabricant américain de semi-conducteurs est ressorti supérieur aux attentes des analystes, et les ventes étaient en ligne, mais ses prévisions ont un peu déçu. Le groupe continuant d'évoquer un environnement difficile pour l'industrie des "semis" même si la direction pense que le point bas a été désormais atteint.

Broadcom a confirmé prudemment ses prévisions de ventes annuelles de 22,5 Mds$, une "guidance" légèrement inférieure aux attentes du consensus Factset, situé à 22,61 Mds$.

Les titres des autres fabricants de semi-conducteurs ont réagi en ordre dispersé : -0,85% pour Qualcomm, -0,89% pour Intel et -1,2% pour NVIDIA, tandis qu'à l'inverse, AMD (Advanced Micro Devices) a progressé de 1,5%, Micron Technology a gagné 0,1% et Xilinx a pris 0,2%.

Apple (-1,9%). Le groupe californien à la pomme, dont le cours de bourse avait bien réagi cette semaine à la 'keynote' de présentation des dernières nouveautés, et dont la capitalisation boursière était revenue sur la barre 1.000 milliards de dollars, fait l'objet ce vendredi d'une note de l'intraitable Goldman Sachs. GS réduit amplement son objectif de cours, à 165$ contre 187$ auparavant. Le broker voit d'un mauvais oeil les essais gratuits du service de streaming Apple TV+, qui pourraient plomber les prix de vente du colosse de Cupertino.

Merck & Co (-0,18%) pourrait connaître une certaine pression ce jour après des informations de Reuters selon lesquelles le laboratoire pharmaceutique n'aurait pas divulgué comme il se doit les risques de son traitement Propecia.

Zynga (+0,68%), l'acteur californien de San Francisco du marché des jeux sociaux, pourrait souffrir ce jour à Wall Street, suite à l'annonce d'une cyberattaque qui aurait pu exposer aux pirates informatiques des données personnelles des joueurs.

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