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Clôture de Wall Street : les marchés repartent de l'avant

Clôture de Wall Street : les marchés repartent de l'avant
Clôture de Wall Street : les marchés repartent de l'avant
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les indices boursiers américains ont clôturé en nette hausse mercredi soir, après leur pause de la veille. L'optimisme de Wall Street a été alimenté notamment par les résultats solides de Target et Lowe's, deux grands acteurs du secteur de la distribution.

Les investisseurs ont également pris connaissance du compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine, qui confirme sans grande surprise son orientation accommodante. La banque centrale avait opté fin juillet pour une baisse d'un quart de point de l'objectif de taux des fonds fédéraux ("fed funds"), mais les "minutes" montrent que certains responsables ont défendu le scénario d'une baisse plus agressive, d'un demi-point. Cette idée a été abandonnée pour ne pas pas donner le sentiment que la Fed ouvrait la voie à de nouvelles réductions de taux.

A la clôture, le Dow Jones reprend 0,93% à 26.170 points, et le S&P 500 s'adjuge 0,82% à 2.920 points. Le Nasdaq avance de 0,90% à 8.010 points.

La publication de ce document n'a pas eu d'impact notable sur le dollar, qui reste pratiquement inchangé face à un panier de devises de référence (+0,1% à 98,17 points). L'euro est stable et s'échange autour de 1,11 dollar.

A l'écoute de la Fed

Le principal rendez-vous de la journée était donc la publication des "minutes" de la dernière réunion de la Fed, fin juillet. La banque centrale américaine avait baissé ses taux pour la première fois depuis la crise financière de 2008. Le document montre que la banque centrale souhaite rester flexible dans la mise en oeuvre de ses changements de politique. Il fait aussi ressortir une inquiétude largement partagée des membres du Federal Open Market Committee (FOMC) face au ralentissement économique mondial, aux tensions commerciales et à la faiblesse de l'inflation.

La Fed a débattu d'une baisse de taux plus forte - elle a réduit d'un quart de point l'objectif de taux des fonds fédéraux ("fed funds"), le principal instrument de sa politique monétaire, pour le ramener à 2%-2,25%. "Un certain nombre de participants ont indiqué qu'ils auraient préféré une baisse de 50 points de base", peut-on lire dans le document, mais les membres du FOMC favorables à cette baisse d'un demi-point étaient préoccupés par un niveau d'inflation jugé trop bas.

Les responsables de la Fed se sont finalement accordés sur leur volonté de ne pas donner l'impression qu'ils prévoyaient déjà de nouvelles baisses de taux."Les participants dans leur ensemble ont été favorables à une approche dans laquelle la politique monétaire est guidée par les nouvelles informations disponibles (...) et évite de donner l'impression de suivre une trajectoire prédéterminée", explique le compte rendu.

Avant cette publication, Donald Trump avait accentué la pression sur la Réserve fédérale pour qu'elle abaisse ses taux d'intérêt, affirmant que sa politique entravait la croissance des Etats-Unis et freinait la compétitivité économique du pays. Le président américain a posté une série de tweets, dans lesquels il s'attaque une nouvelle fois au dirigeant de la Fed, Jerome Powell. "Nous sommes en concurrence avec de nombreux pays qui ont un taux d'intérêt bien plus bas, et nous devrions être plus bas qu'eux", estime Donald Trump. Il demande à la Fed de "se réveiller".

Les marchés parient de leur côté sur nouvelle baisse de taux lors de la réunion de septembre du Federal Open Market Committee (FOMC). Plus de 98% des investisseurs attendent une baisse d'un quart de point en septembre selon le baromètre FedWatch de CME Group. Ils espèrent également décrocher quelques indications sur la stratégie de la Fed vendredi, avec le discours que Jerome Powell prononcera au symposium de Jackson Hole réunissant les grands argentiers mondiaux.

Chiffres solides du logement

Selon la National Association of Realtors américaine ce mercredi, les reventes de logements existants aux États-Unis pour le mois de juillet 2019 sont ressorties au nombre de 5,42 millions d'unités, en croissance de 2,5% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de place de 5,38 millions et un niveau de 5,29 millions pour la lecture révisée du mois de juin 2019.

Recul significatif des stocks de brut

Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé mercredi sur le marché new-yorkais Nymex après l'annonce d'une diminution plus marquée qu'attendu des stocks de brut aux Etats-Unis mais d'une augmentation des réserves d'essence et de produits raffinés.

Le contrat octobre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 0,8%, à 55,68 dollars le baril mais le Brent a pris 0,45% à 60,30 dollars.

Les valeurs

Au lendemain de résultats déjà salués du leader sectoriel américain Home Depot, Wall Street prend connaissance ce jour d'excellents chiffres du challenger Lowe's (+10,4%), autre acteur phare américain de la distribution de produits d'ameublement. Pour le second trimestre fiscal, le groupe Lowe's a donc dégagé un bénéfice net de 1,68 milliard de dollars et 2,14$ par action, contre 1,52 milliard de dollars et 1,86$ par titre un an plus tôt.

Target (+20,6%). Le détaillant discount américain flambe après la publication de comptes dopés par la croissance des ventes en ligne. Ainsi, le groupe a battu le consensus de profit sur le trimestre clos et rehaussé dans la foulée ses prévisions annuelles.

Toll Brothers (-4,4%), le géant américain de l'immobilier, pourrait souffrir à Wall Street ce jour au lendemain d'une publication trimestrielle sans grand relief. Il faut dire que les incertitudes économiques ont eu tendance à peser récemment sur le moral des acheteurs. Le bénéfice net s'est élevé à 146 millions de dollars soit 1$ par titre sur ce trimestre clos fin juillet 2019, contre 193 millions de dollars un an avant.

AT&T (+0,5). Les fans en rêvaient, Warner Bros va exaucer leur souhait. Ainsi, les studios contrôlés par AT&T ont annoncé hier le grand retour de Matrix, seize ans après le dernier film de la saga. Keanu Reeves et Carrie-Ann Moss seront de retour dans les rôles de Neo et Trinity. En revanche, il est possible que le rôle de Morpheus, qui revenait dans les premiers volets à Laurence Fishburne, soit réattribué. Lana Wachowski sera aux manettes pour piloter ce Matrix 4, sans sa soeur Lilly. La production de cette suite de la trilogie culte de science-fiction doit débuter d'ici l'an prochain.

Facebook (-0,1%), le réseau social de Menlo Park, demeure sous surveillance, alors que selon les informations de Bloomberg, le projet de cryptomonnaie du groupe Libra devrait faire l'objet d'une enquête de l'autorité européenne de concurrence. La Commission craindrait en effet qu'une telle monnaie virtuelle ne limite la concurrence dans les systèmes de paiement ou l'utilisation des données des utilisateurs.

Tesla (-2,2%). Walmart, le détaillant de l'Arkansas, porte plainte contre le groupe d'Elon Musk, affirmant que des panneaux solaires fournis par SolarCity, une filiale du constructeur californien de véhicules électriques, seraient responsables d'incendies dans plusieurs de ses magasins.

Alibaba (-1,1%) a repoussé assez logiquement son projet de cotation secondaire à Hong Kong, compte tenu de l'agitation locale actuelle. La transaction devait permettre au leader chinois du commerce en ligne de lever jusqu'à 15 milliards de dollars.

Urban Outfitters (+6,9%) a publié hier soir des comptes relativement mitigés. Le détaillant américain a réalisé au second trimestre un bénéfice de 60 millions de dollars soit 61 cents par titre, contre 93 millions de dollars un an avant. Les revenus ont régressé de 3% à 962 millions de dollars. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 59 cents et des ventes de 982 millions. Les ventes à comparable ont décliné de 3% en glissement annuel.

Analog Devices (-1,5%). Le concepteur de 'puces' a annoncé pour le troisième trimestre fiscal des profits et revenus supérieurs aux attentes, mais la guidance du quatrième trimestre est ressortie quant à elle un peu courte. Le bénéfice net sur le trimestre clos début août a atteint 362 M$, 97 cents par titre, contre 409 M$ un an avant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 1,26$, contre 1,51$ un an plus tôt et 1,22$ de consensus. Les revenus ont baissé de 5% à 1,48 Md$. Pour le T4, le groupe envisage un bpa ajusté de 1,22$, plus ou moins 7 cents, et des revenus allant de 1,4 à 1,5 Md$.

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