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Clôture de Wall Street : les marchés figés après les annonces sur l'Iran

Clôture de Wall Street : les marchés figés après les annonces sur l'Iran
Clôture de Wall Street : les marchés figés après les annonces sur l'Iran
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse américaine a peiné à trouver une direction mardi après l'annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, et du retour des sanctions économiques contre ce pays. Pour l'instant, les investisseurs ont du mal à mesurer l'impact économique et géopolitique de cette décision.

Les principaux indices boursiers américains, qui reculaient légèrement avant les annonces de Trump, ont terminé parfaitement immobiles à la clôture par rapport à la veille. Le Dow Jones s'est inscrit à 24.360 points (+0,01%), tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,03% à 2.671 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a avancé de 0,02% à 7.267 pts. Les deux groupes américains potentiellement les plus affectés par le rétablissement de sanctions contre l'Iran ont réagi en ordre dispersé : Boeing a cédé 0,6% mais General Electric a gagné 1,4%.

Un délai de 3 à 6 mois pour mettre fin aux contrats existants

Le président américain a donc annoncé mardi soir que les Etats-Unis se retiraient de l'accord conclu à Vienne en juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien, et que Washington allait rétablir pleinement les sanctions américaines contre Téhéran. Dès ce jour, aucun nouveau contrat ne pourra être signé entre des intérêts américains et l'Iran. Pour les contrats existants, les sanctions seront rétablies à l'issue de périodes transitoires de 90 à 180 jours...

Les sanctions viseront notamment le secteur pétrolier iranien ainsi que les transactions en dollar avec la banque centrale du pays, a annoncé mardi le département du Trésor américain. Les sanctions concernent également les exportations aéronautiques vers l'Iran, le commerce de métaux avec ce pays ainsi que toute tentative de Téhéran d'obtenir des dollars américains.

Cette décision, qui avait été largement anticipée ces derniers jours par les investisseurs, n'a pas provoqué de mouvements importants, mardi, sur les différents marchés. Le dollar a continué de se renforcer, tandis que le pétrole a fait l'objet de prises de bénéfices après ses gains des derniers jours dans l'anticipation de la sortie des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien.

Le dollar fait office de valeur refuge, Jamie Dimon voit le taux à 10 ans à 4%

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a donc poursuivi son ascension, progressant de 0,3% à 93,11, au plus haut depuis début janvier, faisant office de valeur refuge face aux incertitudes géopolitiques, et profitant de la perspective de nouvelles hausses de taux aux Etats-Unis. De son côté, l'euro a cédé 0,5% à 1,1864$, au plus bas depuis décembre 2017, sur fond d'instabilité politique en Italie, où les dernières tentatives pour former un gouvernement ont échoué.

Sur les marchés obligataires, les taux des emprunts d'Etat sont remontés mardi : le rendement de l'emprunt américain (T-Bond) à 10 ans a gagné 2 points de base à 2,97% après une intervention publique du président de la Fed, Jerome Powell. Il n'a pas apporté d'éléments très nouveaux, mais a confirmé l'intention de la banque centrale américaine de relever graduellement ses taux directeurs, sans doute encore deux fois cette année.

Toujours concernant les taux d'intérêts, le patron de la banque JP Morgan Chase, Jamie Dimon, interrogé par 'Bloomberg', a dit mardi qu'il anticipait une remontée des rendements obligataires vers les 4% (sur le T-Bond à 10 ans), si l'économie se reprend, et si l'inflation remonte comme prévu.

Prises de bénéfices sur le pétrole après les annonces sur l'Iran

Le pétrole a vécu une journée agitée dans l'attente des annonces concernant l'Iran. Le baril de brut WTI, qui avait franchi lundi les 70$, a fait l'objet de prises de bénéfices appuyées. Le cours du baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu jusqu'à 4,5% en séance avant de finir la journée en recul plus modéré de 2,36%, à 69,06$ pour le contrat à terme de juin sur le Nymex. Le Brent de la Mer du nord a reculé de -1,73% à 74,85$ le baril.

Les deux types de pétrole brut évoluent toujours près de leurs plus hauts niveaux depuis près de 3 ans et demi, en novembre 2014. A noter qu'après les annonces concernant l'Iran, le pétrole a continué à réduire ses pertes, le WTI s'affichant à 69,72$ en toute fin de soirée. Les investisseurs craignent que les sanctions américaines n'entraînent une réduction des exportations iraniennes, qui ont plus que doublé depuis leur levée, en janvier 2016, pour dépasser les 2 millions de barils par jour.

VALEURS A SUIVRE

Valeant (+8,9% !) a annoncé ses comptes avant bourse ce jour. Le groupe, qui se renomme Bausch Health Companies, a rehaussé ses estimations de chiffre d'affaires annuel. Le CA de l'exercice est maintenant attendu entre 8,15 et 8,35 Mds$, soutenu par la performance de Bausch & Lomb. Pour le 1er trimestre, le CA a décliné de 5% à 1,96 Md$, alors que la perte nette a totalisé près de 2,7 Mds$, 7,68$ par titre. Reuters évalue le bpa ajusté à 88 cents, contre 60 cents de consensus...

Hertz Global (-18,7%) plonge à Wall Street, après ses trimestriels. Pour le premier trimestre fiscal 2018, le groupe de location de voitures a réalisé des revenus de 2,1 Mds$, en croissance de 8%, mais une perte avant imposition de 231 M$ (-294 M$ un an avant). La perte nette est ressortie à 202 M$, 2,43$ par titre, contre 223 M$ un an auparavant. La perte ajustée s'est élevée à 131 M$ et 1,58$ par titre, contre -1,28$ de consensus.

Snap Inc (+2,1%). Drew Vollero, le directeur financier de la maison-mère de Snapchat, quitte ses fonctions la semaine prochaine, mais restera au sein de la compagnie jusqu'en août afin d'assurer la transition. Il sera remplacé par le vice-président finance d'Amazon, Tim Stone.

Mosaic (-5,3%). Les comptes du groupe n'ont pas vraiment convaincu hier soir à Wall Street. Le bénéfice par action a en effet raté le consensus de place, alors que les revenus du géant des fertilisants ont dépassé par contre les attentes.

Walt Disney (-0,67%), Match Group, Electronic Arts, Marriott, TripAdvisor, Etsy et Liberty Global publient ce soir. Le consensus concernant Disney est de 1,70$ de bénéfice par action pour 14,1 Mds$ de recettes. Les opérateurs surveilleront par ailleurs les commentaires concernant l'offre d'acquisition de Disney sur 21st Century Fox.

Comcast (-5,5%), câblo-opérateur américain, chercherait par ailleurs, selon Reuters, à obtenir de ses banques des lignes de crédit susceptibles d'atteindre un montant global de 60 milliards de dollars, afin de lancer une offre en numéraire sur les activités de médias dont Twenty-First Century Fox a conclu la vente à Walt Disney pour 52 milliards. Reuters cite à ce propos des 'sources proches du dossier'.

Citigroup (+3,6%). L'investisseur activiste ValueAct a pris une participation de 1,2 Md$ au sein de Citigroup, croit savoir le 'Wall Street Journal'. La position de la firme a été construite durant les quatre à cinq derniers mois. Cette pose aurait été renforcée de manière opportuniste, ajoute le WSJ. Citi a affirmé de son côté avoir mené des discussions constructives avec ce nouvel investisseur de poids, qui s'était distingué sur le dossier Morgan Stanley il y a deux ans.

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