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Clôture de Wall Street : les indices hésitent, Tesla consolide

Clôture de Wall Street : les indices hésitent, Tesla consolide
Clôture de Wall Street : les indices hésitent, Tesla consolide
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street a terminé proche de l'équilibre ce mercredi, en baisse de 0,18% sur le DJ à 25.584 pts, stable sur le S&P à 2.858 pts et en hausse timide de 0,06% pour le Nasdaq à 7.888 pts sur fond de poursuite de l'affrontement commercial entre Washington et Pékin et de replis des cours du brut... Vedette incontestée de la séance de mardi, Tesla a consolidé après sa flambée d'hier en redonnant 2,4% en clôture...

ECO ET DEVISES

Les États-Unis ont annoncé mardi que des prélèvements douaniers de 25% allaient être imposés sur 16 Mds$ de marchandises supplémentaires importées de Chine, dès le 23 août. Comme prévu, le ministère chinois au commerce a répliqué ce mercredi par des droits de douane de 25% sur un montant équivalent de 16 milliards de dollars de produits américains. Les représailles prendront également effet le 23 août et porteront sur plus de 300 produits américains dont le diesel, le charbon, des produits médicaux, mais aussi des produits sidérurgiques ou des automobiles (...).
La Chine, s'élevant contre "l'extorsion commerciale" pratiquée par l'administration Trump, avait auparavant indiqué avoir identifié plus de 5.000 produits importés des USA qui pourraient être taxés, représentant un montant d'environ 60 Mds$. Chine et Etats-Unis se sont déjà imposés des prélèvements réciproques à hauteur de 34 Mds$ de marchandises... De plus, l'administration Trump prévoit de mettre en place des taxes additionnelles de 25% portant sur 200 Mds$ de produits importés de Chine, si Pékin poursuit son offensive.
Sur Twitter, le Président américain Donald Trump avait expliqué il y a quelques jours, que les prélèvements douaniers supplémentaires infligés à ses "partenaires" allaient permettre aux USA de commencer à rembourser des portions importantes de la dette nationale accumulée de 21.000 milliards de dollars, dont la majeure partie est attribuée à l'administration Obama.
Dans un autre registre, Donald Trump vient de rétablir les sanctions contre l'Iran... "Ceux qui feront des affaires avec l'Iran ne feront PAS affaire avec les Etats-Unis", a lancé Trump sur Twitter. "Je demande la PAIX DANS LE MONDE, rien de moins!", a asséné le Président américain.
Sur le Nymex américain, le baril est malgré tout retombé lourdement à 72,2$ le Brent... D'après le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'énergie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont reculé de 1,4 million de barils sur la semaine close au 3 août, à 407,4 millions de barils. Le consensus tablait sur une baisse de 2,8 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux progressé de 2,9 millions de barils contre un repli de 1,7 million anticipé, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont augmenté de 1,2 million de barils. Sur les devises, l'euro est remonté au-dessus de la barre des 1,16/$ à 1,1620/$ entre banques.

VALEURS EN VUE

Tesla a consolidé de 2,4%, après sa flambée de la veille. Le titre s'était envolé hier de pratiquement 11% dans un volume exceptionnel, pour une capitalisation désormais logée à 64 milliards de dollars. C'est Elon Musk, le patron du groupe américain vedette du segment de l'automobile électrique, qui a mis le feu aux poudres par plusieurs tweets, faisant état de sa volonté de sortir son groupe de la cote à un prix de 420$.
"Je considère une sortie de la cote de Tesla à 420$. Financement sécurisé", a tweeté le charismatique leader de Tesla. Cette proposition de sortie de la cote serait soumise à un vote des actionnaires. "Si le processus se termine comme je l'attends, un Tesla sorti de la cote constituerait une énorme opportunité pour nous tous. Quoi qu'il en soit, l'avenir est très prometteur et nous continuerons à nous battre pour réaliser notre mission", a ajouté Musk, dont l'opération valoriserait Tesla environ 71 milliards de dollars.
Selon Bloomberg, le CEO aurait besoin de 66 Mds$ pour la finaliser... Certains analystes s'interrogent sur le financement d'un tel 'deal' et la réaction éventuelle des régulateurs. Le timing des annonces de Musk coïncide également avec des révélations du 'Financial Times', selon lequel l'Arabie saoudite, via un fonds souverain, aurait construit une participation de 2 milliards de dollars au capital de Tesla. Le fonds d'investissement public saoudien aurait ainsi acquis 3% à 5% du capital du groupe californien...

Walt Disney (-2,2%) fléchit à Wall Street, au lendemain des résultats. Le groupe peine toujours à faire face à la montée en puissance des grands acteurs du streaming. Son propre service en la matière est attendue en fin d'année 2019... Le colosse américain des médias et du divertissement a publié hier soir, pour son second trimestre fiscal, un bénéfice net de 2,92 milliards de dollars soit 1,95$ par titre, pour des revenus de 15,2 Mds$ à comparer aux 14,2 Mds$ de l'année antérieure. Après ajustements, le bpa s'est élevé à 1,87$, contre 1,58$ un an plus tôt et 1,95$ de consensus. Le consensus de revenus était de 15,3 Mds$. Les réseaux média ont dégagé des revenus de 6,16 Mds$ (5,87 Mds$ un an avant). Le segment des parcs et resorts a généré 5,19 Mds$ de ventes (+6%). Ainsi, le groupe a donc manqué le consensus pour le trimestre clos. Robert Iger, patron de Disney, préfère ne pas épiloguer et se concentrer sur l'acquisition des actifs de la 21st Century Fox, dossier sur lequel le groupe vient de l'emporter face à Comcast. L'autre perspective majeure pour Disney concerne la mise en place du service tant attendu de streaming. Iger juge que le groupe dispose des marques et du contenu pour être extrêmement compétitif, même face à Netflix, Amazon, "ou qui que ce soit d'autre sur le marché". En récupérant les marques de Fox et ses actifs créatifs, Disney entend rendre ses produits encore plus attractifs pour les consommateurs. Le dirigeant évoque les réseaux FX ou National Geographic de la Fox, ainsi que Fox Searchlight, et surtout les studios cinématographiques de sa proie, qui lui permettront de renforcer certaines franchises.

Snap (+0,2%) au lendemain des résultats trimestriels. Le groupe a révélé des revenus supérieurs aux attentes mais souffre, pour la première fois, d'une érosion du nombre quotidien d'utilisateurs du réseau social Snapchat. Par ailleurs, le Prince Al-Walid ben Talal a annoncé hier soir, après la publication des comptes trimestriels, un accord de 250 M$ finalisé en mai pour l'acquisition de 2,3% du capital de Snap. Au second trimestre, le nombre quotidien d'utilisateurs de Snapchat a reculé à 188 millions, contre 191 millions pour le trimestre antérieur.
Evan Spiegel, le directeur général de Snap, explique ce fléchissement par la refonte récente de l'application destinée à encourager les utilisateurs à interagir avec des vidéos sponsorisées. Cette évolution aurait donc été profitable en termes de revenus, et devrait, si l'on en croit le dirigeant, soutenir la croissance future de l'engagement. D'après les données 'Reuters', il s'agit néanmoins de la première baisse historique du nombre d'utilisateurs sur un trimestre. Les revenus trimestriels se sont établis à 262 millions de dollars, contre 250 M$ de consensus. Le revenu moyen par utilisateur s'est envolé à 1,40$, contre 1,05$. La perte nette demeure quant à elle copieuse à 353 M$, soit 27 cents par action. Le groupe californien a affiché une perte ajustée par action de 14 cents sur le trimestre clos, contre -17 cents de consensus. Sur le trimestre entamé, les revenus sont attendus entre 265 et 290 M$.

Michael Kors (+6,7%) progresse après des comptes supérieurs aux attentes, soutenus par Jimmy Choo. Le groupe a par ailleurs relevé ses prévisions financières. Michael Kors a annoncé pour le premier trimestre fiscal un bénéfice net, part du groupe, de 186 M$ soit 1,22$ par action, contre 126 M$ et 80 cents par titre un an avant. Le bpa ajusté s'est élevé à 1,32$, contre 95 cents de consensus. Les revenus ont grimpé de 26% à 1,2 Md$, contre 1,14 Md$ de consensus de place. Le bénéfice annuel est désormais anticipé entre 4,90 et 5$ par action, contre une guidance antérieure allant de 4,65 à 4,75$.

Thomson Reuters (+3,5%) a confirmé ses estimations pour l'exercice 2018, et dit voir une finalisation de l'opération Blackstone au quatrième trimestre. Sur le second trimestre, les revenus du groupe se sont appréciés de 2% à 1,31 Md$, contre 1,28 Md$ un an avant. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 17 cents, contre 19 cents un an plus tôt et 11 cents de consensus. Rappelons que Thomson Reuters avait conclu en janvier un accord pour la cession de 55% de son unité Financial & Risk à Blackstone. Le 'closing' est donc attendu sous peu.

CVS Health (+4,2%). Les profits trimestriels du groupe ont dépassé les attentes. Le détaillant pharmaceutique, qui avait accepté en décembre le rachat de l'assureur Aetna pour 69 Mds$, a déploré pourtant une perte trimestrielle part du groupe de 2,56 Mds$, 2,52$ par titre, contre un bénéfice de 1,1 Md$ un an avant. Les comptes ont été plombés par une charge de 3,9 Mds$ pour dépréciation du goodwill. Le bpa ajusté s'est élevé à 1,69$, contre 1,61$ de consensus. Les revenus à comparable ont grimpé de 5,9% en glissement annuel. Les revenus consolidés se sont appréciés de 2% à 46,7 Mds$, contre 46,3 Mds$ de consensus. Le bpa ajusté annuel est anticipé désormais entre 6,98 et 7,08$. La finalisation du rachat d'Aetna est attendue durant le T3 ou au début du quatrième trimestre.

General Electric (-0,8%). GE Capital, branche financière de General Electric, a annoncé ce jour la cession attendue de son unité de services financiers dans l'énergie, GE Energy Financial Services, à Starwood Property Trust, pour un montant de 2,56 milliards de dollars. Cette opération entre dans le cadre du recentrage de GE. L'accord scellé avec Starwood prévoit également un transfert du portefeuille de prêts de GE Energy Financial Services. La finalisation est attendue durant le troisième trimestre.

3D Systems (+32%) s'est envolé après la publication de ses comptes trimestriels du groupe. Pour le second trimestre, le concepteur d'imprimantes 3D a affiché des revenus en augmentation de 11%, mais un bénéfice ajusté par action en retrait de 25%. La perte nette totalise 9 M$ et 8 cents par titre sur le trimestre clos. Le groupe américain basé à Rock Hill, en Caroline du Sud, a dégagé un bpa ajusté trimestriel de 6 cents, alors que les analystes de la place n'anticipaient toutefois qu'un simple équilibre. Les revenus ont totalisé 177 M$, contre 166 M$ de consensus et 160 M$ un an auparavant. Les ventes d'imprimantes 3D ont grimpé de plus de 40% en glissement annuel, dopant la performance du groupe.

Match Group (+17%). Le titre a salué les résultats du groupe. Les comptes de Match ont été en particulier dopés par les résultats de l'application de rencontre Tinder, qui a récupéré encore des milliers d'utilisateurs payants durant le second trimestre fiscal. Match a ainsi aisément dépassé les attentes de Wall Street, rehaussant dans la foulée ses prévisions financières. Le groupe de Dallas table maintenant sur des revenus annuels allant de 1,68 à 1,72 Md$, alors que la guidance antérieure allait de 1,6 à 1,7 Md$. Les revenus du second trimestre se sont appréciés de 36% à 421 M$, contre 413 M$ de consensus. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires s'est envolé à 133 millions de dollars, contre 51 millions de dollars un an avant. Enfin, le bénéfice ajusté par action a représenté 41 cents, contre 35 cents de consensus.

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