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Clôture de Wall Street : légère hausse pour la première séance de 2019

Clôture de Wall Street : légère hausse pour la première séance de 2019
Clôture de Wall Street : légère hausse pour la première séance de 2019
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après une année 2018 médiocre et un mois de décembre assez catastrophique, Wall Street a débuté l'année 2019 de façon prudente, finalement en timide hausse en clôture ce mercredi, malgré un début de séance en nette correction. Les derniers indicateurs économiques chinois déçoivent à nouveau, alors que les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis se poursuivent... Le DJIA a gagné 0,08% à 23.348 pts, le Nasdaq monte de 0,46% à 6.665 pts, et le S&P500 a progressé de 0,13% à 2.510 pts. Du côté du pétrole, le baril WTI rebondit de près de 3% désormais à 46,6$.

Sur l'ensemble de l'année 2018, le Dow Jones a perdu 5,6%, le Nasdaq a cédé 3,9% et le S&P500 a reculé de 6,2%. Sur le seul mois de décembre, les trois principaux indices US ont chuté de 8 à 9%.

Une étude du secteur privé chinois a montré une première contraction de l'activité manufacturière de la seconde économie mondiale en 19 mois. Ainsi, l'indice Markit PMI manufacturier chinois du mois de décembre 2018 est tombé à 49,7, contre 50,2 en novembre. Un niveau inférieur à 50 indique une régression de l'activité. Ces chiffres font suite à des données officielles déjà faibles concernant la production des usines, ce qui accrédite donc la thèse d'un ralentissement conséquent de l'économie chinoise...

Le Président américain Donald Trump avait pourtant fait preuve d'optimisme ces derniers jours concernant les négociations commerciales avec la Chine. "Je viens juste d'avoir une longue et très bonne conversation téléphonique avec le Président Xi de Chine. L'accord avance très bien. S'il est réalisé, il sera très complet et couvrira tous les sujets, domaines et points de litige. Gros progrès en cours!", avait ainsi tweeté Trump le week-end dernier.

Le shutdown administratif partiel se poursuit quant à lui outre-Atlantique, et ce depuis le 22 décembre, alors que Trump n'est pas parvenu à s'accorder avec le Congrès concernant le financement (de 5 milliards de dollars) de son mur à la frontière avec le Mexique. Le Président américain insistait encore hier sur Twitter, afin de convaincre les Démocrates et la nouvelle Présidente de la chambre ('house speaker') Nancy Pelosi.

Sur le front économique aux Etats-Unis, l'indice Markit PMI manufacturier américain final du mois de décembre 2018 est ressorti à 53,8, contre un consensus de place de 53,9 et une lecture 'flash' (préliminaire) de 53,9 également pour le mois de décembre. L'indicateur final du mois antérieur ressortait à 55,3. Le rapport du jour fait donc ressortir un léger ralentissement de l'expansion de l'industrie manufacturière américaine...

VALEURS A SUIVRE

Tesla chute de 7% à Wall Street, après des chiffres décevants pour le quatrième trimestre. Ainsi, le groupe d'Elon Musk a révélé des ventes unitaires logées à 90.700 véhicules pour le trimestre clos, en croissance à un chiffre de 8% en comparaison du trimestre antérieur, à comparer à un consensus de place de 92.000 environ. Les livraisons du Model 3 'grand public' ont grimpé de 13% sur le quatrième trimestre (par rapport au trimestre précédent), à 63.150 unités. 13.500 Model S et 14.050 Model X ont par ailleurs été livrés.

Tesla préfère constater pour sa part que les livraisons et la production T4 sont ressorties sur un rythme d'environ 1.000 véhicules par jour, ce qui représente un nouveau record pour la compagnie. La production du quatrième trimestre a représenté 86.555 véhicules, en croissance de 8% en comparaison du précédent record établi au troisième trimestre, ce total comprenant 61.394 Model 3 - en ligne avec la guidance du groupe et en progression de 15% séquentiellement. Le groupe californien a par ailleurs produit 25.161 Model S et X sur la période close, en ligne avec l'objectif de long terme d'un rythme de 100.000 véhicules annuels. Le groupe dit prendre des mesures pour absorber partiellement la réduction du crédit d'impôt fédéral sur les véhicules électriques (qui est passé de 7.500$ à 3.750$ aux USA au 1er janvier). "À compter d'aujourd'hui, nous réduirons de 2.000$ le prix des véhicules des modèles S, X et 3 aux États-Unis. Les clients peuvent demander à bénéficier du crédit d'impôt fédéral de 3.750$ pour les nouvelles livraisons à compter du 1er janvier 2019, ainsi que de plusieurs incitations nationales et locales allant jusqu'à 4.000$ pour les véhicules électriques", souligne encore le groupe. Si l'on combine ces avantages restants aux coûts réduits d'entretien et de recharge d'une Tesla par rapport au paiement de l'essence à la pompe, "nos véhicules sont bien plus abordables que les véhicules à essence de même prix", dit encore Tesla.

Apple (stable). Le groupe à la pomme est devancé désormais par Microsoft, le géant software capitalisant près de 774 milliards de dollars, contre 750 Mds$ pour Apple... Le cours du groupe californien de Cupertino avait perdu 7% environ sur l'année 2018, du fait essentiellement des craintes de ralentissement de la demande. Citi Research va également dans ce sens, puisque le broker vient d'abaisser ses estimations de production d'iPhones pour le premier trimestre. D'après une note relayée en début de semaine par Reuters, Citi a même pratiquement divisé par deux ses anticipations relatives au modèle le plus onéreux (avec un prix de départ de 1.099$), l'iPhone XS Max. Le courtier évoque une phase de déstockage affectant la supply chain. L'analyste William Yang estime qu'Apple devrait produire 45 millions d'iPhones durant le trimestre, alors que son évaluation antérieure était de 50 millions d'unités. L'ajustement en baisse provient donc surtout de l'iPhone XS Max (-48%)... Il s'agit donc d'un nouveau coup dur pour l'ex-première capitalisation mondiale, qui souffre ces derniers mois en bourse, victime des craintes de ralentissement de la demande dans un contexte de guerre commerciale sino-américaine.

Wells Fargo (+2%) est sous surveillance, la banque ayant accepté un règlement de 575 millions de dollars avec les Etats américains, afin de mettre un terme aux accusations de violations des lois de protection des consommateurs. RBC Capital, cité par Reuters, juge que la banque n'en a pas fini avec les problèmes judiciaires, mais estime que ces difficultés sont désormais intégrées dans la valorisation. Ainsi, le courtier rehausse sa recommandation à 'performance du secteur' sur Wells Fargo.

Estée Lauder (+1%) profite ce jour d'une recommandation de Citigroup, qui vient de rehausser son conseil à l'achat en tablant sur une amélioration du consensus de bénéfices.

Activision Blizzard (+1%) perd son directeur financier, qui part chez Netflix (-1%). Activision a présenté la chose comme un licenciement en raison d'une incartade aux obligations légales, le nouveau 'Daf' Dennis Durkin étant le chief corporate officer de l'éditeur de jeux vidéos. Spencer Neumann, le directeur financier sortant, s'en tire plutôt bien, puisqu'il rejoint la 'star' du streaming Netflix, remplaçant David Wells selon les informations de Reuters.

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