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Clôture de Wall Street : le rebond se confirme, Facebook s'enfonce

Clôture de Wall Street : le rebond se confirme, Facebook s'enfonce

Clôture de Wall Street : le rebond se confirme, Facebook s'enfonce
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street qui avait débuté la séance en forte baisse après les menaces protectionnistes de la Chine, est parvenu à renverser la vapeur pour s'afficher en nette hausse en clôture. Sur le front économique US, les chiffres de l'emploi privé sont ressortis particulièrement solides, en attendant le rapport officiel du mois de mars qui sera publié vendredi. Le DJIA gagne 0,96% à 24.264 pts, le Nasdaq monte de 1,45% à 7.042 pts, et le S&P500 gagne 1,16% à 2.645 pts.

Rappelons que la Chine a répliqué aux plans de l'administration Trump visant 50 à 60 milliards de dollars d'importations chinoises (essentiellement des produits technologiques). Pékin a donc livré une liste comparable de produits importés des États-Unis, comprenant des avions, voitures, boissons, produits chimiques ou denrées agricoles. Les tarifs douaniers additionnels de 25% avancés par la Chine concernent ainsi 106 catégories de produits américains, d'une valeur sensiblement équivalente à celle des produits chinois visés par Washington. La date d'application effective des surtaxes promises par la Chine dépendra de celle des taxes américaines sur les produits chinois... ce qui laisse une porte grande ouverte aux négociations, ce qu'anticipent les opérateurs ce soir !

D'après le dernier rapport d'ADP concernant l'emploi privé pour le mois de mars 2018, les États-Unis ont généré 241.000 postes, alors que le consensus était de moins de 190.000. Les petites entreprises ont créé 47.000 emplois, les moyennes 127.000 et les grandes 67.000. Ainsi, les créations de postes dans le secteur privé-non-agricole aux USA demeurent à très haut niveau. Elles étaient de 246.000 au mois de février et 241.000 au mois de janvier 2018. Elles sont logées sur la barre des 240.000 depuis quatre mois, signalant une très belle santé du marché du travail aux États-Unis, dont ne devrait pas manquer de s'enorgueillir le président américain Donald Trump... En mars 2018, le secteur de la production de biens a généré 65.000 emplois, contre 176.000 postes pour les activités de service.

L'indice Markit PMI des services américains pour le mois de mars 2018 est ressorti à 54, pratiquement en ligne avec le consensus des économistes de la place (54,1). Il était de 55,9 au mois de février 2018. Le rapport du jour traduit donc un relatif ralentissement de l'expansion de l'activité dans les services aux USA, même si l'indice traduit toujours une belle croissance... L'indice ISM des services américains pour le mois de mars 2018 est ressorti à 58,8, contre 59 de consensus de place et 59,5 un mois auparavant.
D'après un rapport gouvernemental, les commandes industrielles du mois de février 2018 ont progressé de 1,2% en comparaison du mois antérieur, contre +1,7% de consensus de place et -1,3% pour la lecture révisée du mois de janvier.
L'euro revient à 1,2280/$ entre banques. Le baril WTI pointe à 63,60$ en léger retrait.

LES VALEURS

Lennar (+10%) a publié ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 136,2 M$ (0,53$ par action), contre 38,1 M$ (0,16$ par action) un an avant. Le bénéfice par action ajusté ressort à 1,11$. Les revenus s'élèvent à 2,98 Mds$, en hausse de 28% en glissement annuel. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,77$, pour des revenus de 2,65 Mds$.

CarMax (+4,6%) a présenté ses comptes du quatrième trimestre. Les profits ressortent à 122,1 M$ (0,67$ par action), contre 152,6 M$ (0,81$ par action) un an avant. Le bpa ajusté s'affiche à 0,74$. Les revenus s'élèvent à 4,08 Mds$, contre 4,05 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,87$, pour des revenus de 4,19 Mds$. Les ventes de véhicules d'occasion, à magasins comparables, chutent de 8%, contre un consensus de -1,2%.

Delta Air Lines (stable), le partenaire américain d'Air France KLM, a clôturé en vive hausse hier à Wall Street (+3,4%) après avoir indiqué que sa recette unitaire progresserait dans le haut de sa fourchette de prévision, soit 5%. "La recette unitaire devrait augmenter de 5% en raison de la forte demande et de l'amélioration des rendements, toutes les entités géographiques enregistrant des résultats positifs et les revenus unitaires internationaux surperformant le marché intérieur". La compagnie américaine a par ailleurs transporté un nombre record de personnes pour un mois de mars, avec 16,6 millions de passagers.

Boeing (-1%). Jet Airways va s'offrir 75 B737 MAX. Dans un avis boursier, la compagnie indienne indique avoir trouvé un accord avec Boeing mais ne précise pas s'il s'agit d'une commande ferme ou simplement d'un protocole d'accord non-contraignant. Au prix catalogue, la commande atteindrait de 8,8 milliards de dollars... Cela ne suffira cependant pas à épargner le titre Boeing ce jour, alors que le protectionnisme chinois menace.

Spotify (-3,2%), le géant suédois de la musique en streaming a débarqué hier mardi sur le NYSE sous le symbole 'SPOT', par cotation directe... L'introduction valorise la société environ 26 milliards de dollars, ce qui représente un peu plus que la 'capi' d'un Twitter (21 Mds$) ou d'un Snap (19 Mds$), mais nettement moins évidemment qu'un Facebook (440 Mds$). Il n'y a pas eu d'appel au marché comme durant une IPO normale...

Tesla (+7,1%) est parvenu à rassurer le marché concernant sa capacité à poursuivre sans difficulté majeure ses opérations. Hier, Tesla a délivré des chiffres trimestriels de ventes inférieurs aux dernières anticipations du groupe, mais supérieurs à certaines projections d'analystes. De plus, Tesla promet d'accélérer sur son Model 3 grand public, et exclut pour l'heure toute levée de fonds. Évidemment, ces promesses n'engagent que ceux qui veulent bien y croire, et Tesla n'est pas réputé pour la précision de son plan de marche... Le patron de Tesla fait désormais des problèmes de production du Model 3 de Tesla "son travail le plus critique".

Amazon (+1,9%). D'après le journal indien 'Mint', le détaillant en ligne américain dirigé par Jeff Bezos envisagerait de racheter l'Indien Flipkart, déjà convoité par le géant de la grande distribution Wal-Mart... 'Mint' explique que Flipkart mènerait des discussions avancées avec Wal-Mart en vue de la cession d'un bloc majoritaire. Néanmoins, Amazon pourrait encore livrer une offre concurrente. Le groupe de e-commerce aurait mené des discussions exploratoires de son côté, en vue d'une éventuelle opération. D'après deux sources de 'Mint' ayant connaissance de la question, Wal-Mart désirerait racheter 55% de Flipkart. Le 'deal' éventuel valoriserait la firme environ 21 milliards de dollars. 'Mint' juge par ailleurs qu'une transaction avec Wal-Mart aurait le plus de chances de réussir.

Facebook (-0,5%). Mark Zuckerberg va bel et bien s'expliquer devant le Congrès américain sur l'affaire Cambridge Analytica. Confirmant les récentes rumeurs, deux parlementaires ont déclaré que le patron et fondateur de Facebook allait intervenir devant la commission du Commerce et de l'Energie de la Chambre le 11 avril prochain. "Cette audition sera une opportunité importante pour faire la lumière sur les problèmes critiques de confidentialité des données des consommateurs et aider tous les Américains à mieux comprendre ce qui arrive à leurs informations personnelles en ligne", a déclaré le président de la Commission, Greg Walden. "Nous apprécions la volonté de M. Zuckerberg de témoigner devant le comité, et nous attendons avec impatience qu'il réponde à nos questions le 11 avril". Zuckerberg a fait l'objet d'intenses critiques de la part des législateurs, aussi bien républicains que démocrates, après les révélations sur les fuites de données personnelles des membres du réseau social. La FTC, gendarme américain en charge de la protection des données personnelles, a ouvert une enquête sur cette affaire. Le régulateur cherche notamment à savoir si le réseau social californien a enfreint le décret de consentement de 2011. Si les faits venaient à être avérés, Facebook risquerait une énorme amende... A noter que le nombre de comptes concernés par le scandale Cambridge Analytica est en train en parallèle d'être revu en nette hausse à 87 millions.

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