Cotation du 30/11/2021 à 20h02 Dow Jones Industrial -1,43% 34 633,58
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Clôture de Wall Street : le Nasdaq et le S&P 500 sauvés par les "technos"

Clôture de Wall Street : le Nasdaq et le S&P 500 sauvés par les "technos"
Clôture de Wall Street : le Nasdaq et le S&P 500 sauvés par les 'technos'

(Boursier.com) — Malgré un début de séance poussif, les valeurs technologiques ont été recherchées lundi, ce qui a permis au S&P 500 et au Nasdaq de terminer en terrain positif, alors que le Dow Jones a fini en léger repli. Les investisseurs ont retrouvé le goût du risque à la faveur d'un léger répit sur le front du pétrole, qui a subi quelques prises de bénéfices. Les derniers chiffres en provenance de Chine ont montré que la croissance avait nettement ralenti, à 4,9% au 3e trimestre, dans la 2e économie mondiale, tandis qu'aux Etats-Unis, la production industrielle a baissé en septembre.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,1% à 35.258 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,34% à 4.486 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a avancé de 0,84% à 15.021 pts. La semaine dernière, les indices américains avaient affiché des gains respectifs de 1,6%, 1,8% et 2,2%.

Sept des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse lundi, à commencer par les biens de consommation discrétionnaire (+1,2%), les technologiques (+0,8%) et les services de communication (+0,7%). Le secteur de la santé a perdu 0,7% et l'énergie a fini stable (+0,07%).

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans a gagné 2 points de base à 1,59% après avoir frôlé 1,63% en début de journée. Ce taux était autour de 1,3% le 22 septembre juste avant que la Fed n'annonce son intention de commencer son "tapering" avant la fin de l'année. Côté devises, l'indice du dollar était stable en soirée à 93,96 points (+0,03%) face à un panier de devises. L'euro était en hausse de 0,10% à 1,1610$. L'or a cédé 0,2% à 1765,70$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Enfin, le bitcoin a dépassé les 62.000$ en matinée avant de revenir autour de 61.400$ (+3,2% sur 24h), dans l'espoir d'un feu vert réglementaire cette semaine à un ETF sur la cryptomonnaie aux Etats-Unis.

Sur le front monétaire, Neel Kashkari, le président de la Fed de Minneapolis, devait intervenir lundi soir. En attendant, et à quelques semaines seulement du probable début du tapering de la Fed, réduction des achats d'actifs obligataires actuellement logés à 120 milliards de dollars mensuels, la controverse enfle au sujet des opérations de trading et d'investissement des plus hauts responsables de la Fed, compromettant de plus en plus la reconduction jusqu'à présent acquise de Jerome Powell. Rappelons que Lael Brainard, gouverneure de la banque centrale américaine, fait office de challenger.

Le pétrole marque une pause, l'Opep+ n'a pas produit autant que prévu en septembre

Sur les marchés pétroliers, les cours ont grimpé en matinée, avant de finir en ordre dispersé. Le baril de brut léger américain WTI a fini en légère hausse de 0,2% à 82,44$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex, tandis que le Brent de la Mer du Nord a cédé 0,62% à 84,33$ (contrat de décembre), après avoir dépassé les 86$ en séance. Malgré ce répit, le WTI évolue à son plus haut niveau depuis octobre 2014, tandis que le Brent est sur des sommets de trois ans. La semaine dernière, les deux variétés de pétrole ont encore grimpé d'environ 4%, portant leur progression à près de 70% depuis le début de l'année. Les experts sont de plus en plus nombreux a prévoir que le pétrole franchira ces prochains mois les 100$ le baril pour la première fois depuis 2014, compte-tenu du déficit d'offre.

A ce sujet, l'Opep et ses alliés n'ont une fois de plus pas réussi à pomper suffisamment de pétrole en septembre pour atteindre leurs objectifs de production. L'Opep+ a réduit sa production de 15% de plus que prévu le mois dernier, après 16% en août et 9% en juillet, selon des délégués du cartel cités par 'Bloomberg'. Cela reflète l'incapacité de certains membres - dont l'Angola, le Nigeria et l'Azerbaïdjan - à augmenter leur production pour atteindre les volumes convenus, en raison d'un manque d'investissement, d'exploration et d'autres problèmes. En théorie, l'Opep+ aurait pu pomper 747.000 barils supplémentaires par jour en septembre et rester dans les limites de production convenues.

La croissance chinoise est tombée sous 5% au 3e trimestre

L'annonce d'un net ralentissement de la croissance chinoise au 3e trimestre a jeté un froid sur les marchés pétroliers. Le PIB de la Chine a progressé de seulement 4,9% par rapport au même trimestre de 2020, contre près de 8% au 2e trimestre. Et les statistiques de septembre montrent que la production industrielle a déçu elle aussi en septembre, avec une hausse sur un an de 3,1% seulement contre 5,3% le mois précédent, alors que le consensus la donnait à +4,5%. Les pénuries d'électricité, les résurgences de cas de Covid-19 et les mesures réglementaires infligées par Pékin à des pans de son industrie, technologique notamment, ont convergé pour peser sur la croissance.

Aux Etats-Unis aussi, la production industrielle a fortement corrigé en septembre de manière inattendue, déclinant de 1,3% par rapport à août, alors que le consensus FactSet était de +0,2%. La production d'août a en outre été révisée en baisse à -0,1%, contre +0,4% pour l'estimation antérieure. La production manufacturière a baissé de 0,7% en septembre, contre +0,3% de consensus et -0,4% pour la lecture révisée d'août (+0,2% d'évaluation initiale pour le mois d'août). Enfin, le taux d'utilisation des capacités de production en septembre a également déçu, à 75,2%, contre 76,5% de consensus et 76,2% pour la lecture révisée d'août.

L'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour le mois d'octobre s'est établi à 80, contre 76 de consensus FactSet et 76 également pour le mois de septembre.

La semaine qui s'ouvre sera ponctuée par de nombreuses publications financières trimestrielles, après de bonnes nouvelles annoncées la semaine passée par les grandes banque américaines. State Street et Steel Dynamics figurent parmi les annonces du jour. United Airlines Holdings, Bank of New York Mellon, Johnson & Johnson, Philip Morris International, ManpowerGroup, Netflix, Kansas City Southern, Dover, Lam Research, Procter & Gamble, Halliburton et Travelers, seront de la partie demain mardi. AT&T sere aussi de la partie cette semaine.

VALEURS A SUIVRE

Apple (+1,18%), le géant californien des smartphones, tenait ce lundi soir une keynote virtuelle. Le groupe a profité de l'occasion pour annoncer de nouveaux ordinateurs MacBook Pro, dotés de ses propres 'puces'. A l'approche des fêtes de fin d'année, la firme à la pomme a aussi présenté une nouvelle gamme de ses écouteurs sans fil AirPods, ainsi que des mini haut-parleurs HomePod colorés et un abonnement de streaming musical à seulement 4,99$, contre environ 10$ chez les concurrents Spotify et Deezer.

Amazon (+1,1%) a annoncé son intention d'engager 150 000 saisonniers aux États-Unis pour la saison des fêtes. Le mastodonte du commerce en ligne continue d'offrir diverses opportunités d'emploi à des personnes de tous horizons et de tous niveaux de compétences, annonçant aujourd'hui que 150 000 emplois saisonniers sont désormais disponibles. Tous les postes proposés par Amazon aux USA, y compris les postes saisonniers, affichent un salaire horaire moyen de départ de 18$, des bonus à la signature allant jusqu'à 3 000$, et 3$ supplémentaires de l'heure en fonction des horaires de travail dans de nombreuses zones.

Amazon n'a en revanche pas souffert d'un article du 'Wall Street Journal' affirmant que les membres d'un comité du Congrès voudraient savoir si le fondateur Jeff Bezos et d'autres cadres supérieurs les ont induits en erreur. Les législateurs américains s'interrogent, suite aux accusations contre Amazon, qui pourrait avoir utilisé les données de vendeurs tiers sur son site pour copier des produits tout en créant ses propres articles de marque privée et en les avantageant en termes de recherche. Dans une lettre envoyée au CEO Andy Jassy, cinq membres du comité demandent à la société de fournir des 'preuves à décharge' pour corroborer le témoignage sous serment fourni en 2019 et 2020.

Netflix (+0,9%) publiera mardi soir ses comptes trimestriels. Bloomberg croit savoir de son côté que la série coréenne Squid Game, plus grand succès historique du géant du streaming, qui a attiré plus de 130 millions de spectateurs, afficherait une valeur estimée de près de 900 millions de dollars. L'agence cite des chiffres internes à Netflix dont elle a pris connaissance. Netflix ne peut pas mesurer directement cette valeur, mais dispose d'une masse considérable de données sur ses utilisateurs permettant de l'évaluer, explique l'agence. Squid Game apparaît ainsi hautement populaire et peu coûteux. La série, dans laquelle des personnes démunies s'affrontent dans un jeu mortel pour décrocher une énorme somme d'argent, aurait donc une 'valeur d'impact' de plus de 891 millions de dollars à en croire l'estimation du groupe révélée par Bloomberg. Le show n'a coûté que 21,4 millions de dollars, environ 2,4 millions par épisode. Il ne s'agit par ailleurs que des chiffres de la première saison.

Facebook (+1,5%) prévoit d'embaucher 10 000 personnes dans l'Union européenne au cours des cinq prochaines années, a annoncé ce lundi le géant des médias sociaux, pour aider à construire son metaverse, monde en ligne naissant où les gens existent et communiquent dans des espaces virtuels partagés. Il s'agit donc d'une nouvelle étape franchie vers ce concept vanté ces derniers mois par Mark Zuckerberg. En septembre, Facebook a engagé 50 millions de dollars pour la construction du metaverse, où des entreprises comme Roblox et l'éditeur de Fortnite, Epic Games, ont pris pied.

Square (+1,3%) entend constituer un système de minage de bitcoin s'appuyant sur une plateforme open source pour les particuliers et les entreprises, a déclaré vendredi son directeur général Jack Dorsey. Cela s'ajouterait aux projets existants de Square autour du bitcoin, avec notamment un projet de création d'une plateforme de développement ouverte, ainsi qu'un portefeuille hardware dédié aux cryptomonnaies. "Si nous faisons cela, nous suivrons le modèle de notre portefeuille hardware : construire en accès libre en collaboration avec la communauté", a déclaré Dorsey dans un tweet.

Albertsons (+3,3%), chaîne américaine de distribution, a rehaussé ses estimations de bénéfices pour l'exercice de plus de 10%, après un deuxième trimestre fiscal supérieur aux attentes de marché. Le dividende trimestriel est quant à lui majoré de 20% à 12 cents par titre. Le bénéfice net trimestriel a été de 295 millions de dollars et 52 cents par titre, contre 284 millions un an avant. Le bpa ajusté a atteint 54 cents, contre 45 cents de consensus FactSet. Les ventes trimestrielles se sont établies à 16,5 milliards, contre 15,8 milliards un an avant et 15,9 milliards de consensus.

State Street (+2,2%) n'a pas non plus démérité au troisième trimestre. La firme financière américaine a dépassé les attentes de marché en termes de profits, ces derniers ayant augmenté de près de 30% en glissement annuel. La firme a dégagé un bénéfice de 714 millions de dollars soit 1,96$ par titre, contre 555 millions un an plus tôt. Le bpa ajusté a été de 2$, contre 1,92$ de consensus. Les revenus approchent des 3 milliards de dollars, contre 2,78 milliards un an avant et 2,96 milliards de consensus.

Walt Disney (-3%) a corrigé alors que la firme de recherche Barclays vient de dégrader la valeur du géant américain du divertissement de 'surpondérer' à 'pondération en ligne', évoquant un ralentissement de la croissance du service de streaming Disney+, après un lancement tonitruant. L'objectif de cours est réduit à 175$, contre 210$ auparavant.

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