Cotation du 04/08/2021 à 22h55 Dow Jones Industrial -0,92% 34 792,67
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street : le Nasdaq au sommet, Powell en soutien

Clôture de Wall Street : le Nasdaq au sommet, Powell en soutien
Clôture de Wall Street : le Nasdaq au sommet, Powell en soutien

(Boursier.com) — Wall Street a signé une 2e séance de hausse mardi, le Nasdaq retrouvant même ses sommets historiques, soutenu par les dernières déclarations du président de la Fed. Jerome Powell s'est ainsi montré plus accommodant que prévu lors de son audition devant une Commission du Congrès américain, laissant entendre que la Fed n'avait pas hâte de retirer son soutien à l'économie américaine, malgré les signes inflationnistes, toujours jugés temporaires.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,2% à 33.945 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,51% à 4.246 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 0,79% à 14.253 pts, un nouveau record donc, après celui du 14 juin. Neuf des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert mardi, à commencer par les valeurs de croissance : biens de consommation discrétionnaires (+1%), technologiques (+0,9%) et services de communication (+0,75%). Le secteur de l'énergie a pris 0,6% après un gain de plus de 4% la veille.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar cédait mardi soir 0,2% 91,73 points face à un panier de 6 devises de référence après l'intervention de Jerome Powell. Sur les marchés obligataires, les taux sont repartis en baisse, après avoir été chahutés ces derniers jours : le rendement du T-Bond à 30 ans pointait à 2,09% en recul de 2 points de base (après un plus bas à 1,92% lundi en séance) et celui du T-Bond à 10 ans a fini à 1,46% (-2 pdb), après un plongeon jusqu'à 1,35% la veille en séance.

Jerome Powell prudent sur un retrait du soutien de la Fed

Le président de la Fed, Jerome Powell, s'est montré donc montré prudent, mardi soir, sur l'évolution de la politique monétaire, lors de son audition devant une commission de la chambre des représentants. Tout en saluant la vigueur de la reprise économique, qui s'accompagne d'une inflation accrue, il a souligné que les facteurs d'incertitudes demeurent sur le marché de l'emploi, et empêchent la banque centrale d'agir trop rapidement pour retirer son soutien exceptionnel mis en place en mars 2020 pour lutter contre la crise du coronavirus.

Concernant l'emploi, Jerome Powell a estimé que l'offre de travail et les créations d'emploi devraient continuer d'augmenter au-delà de la fin de l'année. "Je pense que nous verrons de fortes créations d'emploi cet automne", a-t-il notamment déclaré.

Devant les élus du Congrès, il a dit que la Fed devait se montrer "très humble" concernant ses capacités à tirer des conclusions à partir des indicateurs macro-économiques actuels, "compte tenu du caractère très inhabituel de la réouverture de l'économie" américaine, après les confinements et restrictions liés à la crise sanitaire.

Il a répété qu'il pensait qu'une partie de la hausse des prix observée actuellement était liée à des facteurs passagers, comme l'envolée des prix des voitures et camions d'occasion. Le patron de la Fed a cependant admis que l'inflation pourrait se révéler plus persistante que prévu. Dans ce cas, la Fed est prête à utiliser ses outils pour la contrer, a-t-il assuré.

De nombreux économistes estiment que la Fed devrait commencer à réduire ses achats d'actifs obligataires (120 Mds$ par mois) avant la fin de l'année, avant de commencer à relever ses taux directeurs pour éviter tout risque de surchauffe.

Premières hausses de taux en 2023 ou 2022 ?

Le 16 juin, à l'issue de sa dernière réunion, la Fed avait causé un petit électrochoc en signalant aux marchés qu'elle envisageait de retirer graduel de son soutien, indiquant notamment que le débat sur le "tapering" avait commencé. En outre, une majorité de 13 sur 18 membres de la Fed s'attend désormais à ce que le taux des "fed funds", le principal taux directeur de la Fed, soit relevé courant 2023, et non à partir de 2024 comme précédemment estimé. 7 membres estiment même que la première hausse de taux devrait intervenir fin 2022.

Cependant, malgré le ton un peu moins "colombe", le message reste globalement accommodant. Mardi, le président de la Fed de New York, John Williams, a déclaré pour sa part qu'une discussion sur la hausse des taux d'intérêt était encore loin d'être d'actualité. "C'est encore très loin dans le futur", a souligné M. Williams lors d'une interview accordée à 'Bloomberg Television'.

Même son de cloche de la part de Loretta Mester, la présidente de la Fed de Cleveland, qui estime qu'il faut attendre septembre avant de parler de réduire les achats d'actifs, afin de mesurer d'ici là quels progrès ont été accomplis sur le marché de l'emploi. "Notre politique est actuellement sur la bonne voie, et nous verrons comment les choses vont évoluer pendant l'été", a-t-elle dit lors d'une téléconférence organisée par la banque centrale norvégienne.

Le Bitcoin teste les 30.000$ et le baril de Brent les 75$

Le bitcoin se stabilisait en fin de soirée à 32.965$ (+1% sur 24h) sur la plateforme Bitfinex, après un plongeon sous les 30.000$ en matinée, en réaction à un nouveau tour de vis des autorités chinoises, qui ont forcé de nombreuses fermes de minage de cryptomonnaies à fermer. Le BTC a perdu environ la moitié de sa valeur depuis la mi-avril, où il avait battu des records à près de 65.000$.

L'or a cédé 0,3% à 1.777,40$ l'once pour le contrat à terme d'août sur le Comex. Le métal jaune avait plongé de près de 6% la semaine dernière, plombé par les annonces de la Fed et la vigueur du dollar.

Le pétrole a marqué le pas, après un pic au-dessus de 75$ le baril en matinée pour le baril de Brent. Le brut WTI a cédé 0,4% à 72,85$ sur le Nymex pour le contrat à terme d'août, tandis que le Brent de même échéance a rendu 0,1% à 74,81$, sur fond de rumeurs selon lesquelles l'Opep+ augmenterait à nouveau sa production à partir d'août.

Les deux variétés de pétrole ont enchaîné 4 semaines de hausse consécutive, et ont bondi de près de 50% depuis le début de l'année pour le WTI et de 45% pour le Brent. Ils pointent désormais au plus haut depuis octobre 2018, et certains experts, dont ceux de Bank of America, envisagent un baril à 100$, à la faveur de la reprise économique post-Covid.

Nouveau recul des reventes de logements aux USA

En attendant vendredi, et la publication de l'indicateur PCE sur les revenus et dépenses des ménages de mai, les opérateurs ont pris connaissance d'une nouvelle baisse des reventes de logements existants aux Etats-Unis en mai, pour le 4e mois consécutif, sur fond de pénurie d'offre et de hausse des prix.

D'après la National Association of Realtors américaine, les reventes sont ressorties au rythme de 5,8 millions, en baisse de 0,9%, contre un consensus de 5,73 millions. Les ventes continuent donc de reculer après avoir atteint des sommets pluriannuels, la hausse des prix compensant de plus en plus les faibles coûts d'emprunt. La forte demande, associée à une offre limitée de logements disponibles, a en effet fait grimper les prix de vente en flèche dans de nombreuses régions.

Le prix de vente médian a augmenté de 23,6% par rapport à l'année précédente pour atteindre un niveau record de 350.300$ en mai. "Le manque de stocks continue d'être le principal facteur qui freine les ventes de maisons, mais la baisse de l'accessibilité financière a pour effet d'écarter du marché certains acheteurs débutants", souligne Lawrence Yun, économiste en chef de la NAR.

Par ailleurs, l'indice manufacturier régional de la Fed de Richmond pour le mois de juin, qui vient lui aussi d'être publié, est ressorti à 22, contre un consensus de 18 et un niveau de 18 un mois avant, ce qui signale une accélération de l'activité manufacturière régionale

VALEURS A SUIVRE

* GameStop (+10%). Le détaillant de jeux vidéo a levé environ 1,13 milliard de dollars lors de sa dernière offre d'actions, profitant ainsi de la nouvelle flambée de son cours de bourse grâce aux 'médias sociaux'. La société, dont les actions ont explosé cette année, a été pendant de longues semaines l'objet d'une bataille opposant des fonds spéculatifs vendeurs à découverts à un groupe d'investisseurs individuels organisés en ligne. Elle reste l'une des "valeurs mèmes" les plus chaudes du moment.

* Moderna (+6,3%). L'Union européenne a décidé d'exercer une option d'achat dans le cadre d'un contrat d'approvisionnement avec le laboratoire américain pour 150 millions de doses supplémentaires de vaccins contre le COVID-19, a annoncé mardi la Commission européenne.

* Plug Power (+13,9%) a bondi malgré la publication de pertes plus lourdes que prévu au 1er trimestre. Le fabricant de piles à combustible à hydrogène pour véhicules électriques a affiché une perte nette de 60,75 millions de dollars (12 cents par action, contre 8 cents attendus par le consensus) contre -37,45 M$ un an plus tôt. Cependant, les opérateurs ont apprécié le bond de 76,3% des revenus, qui ont atteint 71,96 M$ un peu au dessus du consensus de 71,50 M$ établi par le cabinet FactSet.

* Amazon (+1,5%). Le géant du ecommerce organise depuis lundi son Prime Day, une période cruciale de promotions qui dure 48h. Cette année, la hausse des coûts de livraison, liée à la crise du Covid et à l'inflation des prix de l'énergie pourrait cependant rendre les promotions un peu moins attractives que par le passé. Le respect des délais de livraison sera aussi un défi important pour le groupe américain. Le courtier JMP Securities estime cependant que plus de 11 milliards de dollars seront dépensés pour ce Prime Day 2021, qui se déroule dans une vingtaine de pays.

* Blackstone (+0,1%) va acquérir Home Partners of America, qui achète et loue des maisons individuelles, dans le cadre d'une transaction de 6 milliards de dollars, croit savoir le 'Wall Street Journal', citant des sources bien informées. L'opération intervient alors que la demande de maisons spacieuses aux États-Unis est alimentée par la pandémie puisque des millions d'Américains travaillent désormais à domicile et suivent des cours à distance.

* Delta Air Lines (-0,87%) prévoit d'embaucher plus de 1.000 pilotes d'ici l'été prochain, selon un mémo interne que Reuters a pu consulter lundi, mettant en exergue un certain rebond de la demande dans le secteur aérien alors que celui-ci oeuvre pour se remettre de l'impact de la crise sanitaire du coronavirus. La compagnie aérienne américain s'attend à ce que les voyages de loisirs aux Etats-Unis retrouvent ce mois-ci leur niveau d'avant-pandémie, tandis que le nombre de déplacements professionnels continue de croître, a écrit le chef des opérations de Delta, John Laughter, à l'intention des employés.

Après avoir connu d'importantes pertes l'an dernier, Delta anticipe un retour des profits dans la seconde moitié de l'année, avec la reprise progressive des activités professionnelles aux Etats-Unis. "Le fait que nous anticipions un bénéfice record en juin, seulement 15 mois après le plus important déclin de l'histoire de l'aviation, est remarquable", a dit John Laughter dans le mémo. S'il s'est montré plus prudent concernant les déplacements internationaux, le dirigeant de Delta a noté toutefois des "réouvertures bienvenues dans des marchés comme l'Espagne, la France, l'Italie et la Grèce".

* Alphabet (+0,4%). La Commission européenne a annoncé l'ouverture d'une enquête formelle sur les activités publicitaires de Google afin de déterminer si le moteur de recherche a enfreint les règles en matière de concurrence de l'UE en favorisant ses propres services technologiques de publicité. La Cour de justice de l'Union européenne a par ailleurs déclaré que les exploitants de plates-formes en ligne comme YouTube n'étaient pas responsables du téléchargement illégal de contenu par leurs utilisateurs.

* Les valeurs liés aux cryptomonnaies continuent de souffrir de la chute du bitcoin. L'éditeur de logiciels MicroStrategy a encore perdu 5,1% après -9,7% lundi, le groupe ayant mis des bitcoins dans sa trésorerie. Tesla, qui a aussi acquis des bitcoin ces derniers mois, s'en sort mieux (+0,4%). La plateforme de négociations de "cryptos", Coinbase, a cédé 0,06% après -2,9% lundi. Autour de 222$, l'action Coinbase évolue sous cours de référence de 250$, fixé lors de sa première cotation directe le 14 avril dernier, qui avait coïncidé avec des records pour de nombreuses crypto-monnaies.

©2021

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !