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Clôture de Wall Street : le Dow Jones signe de justesse un nouveau record

Clôture de Wall Street : le Dow Jones signe de justesse un nouveau record
Clôture de Wall Street : le Dow Jones signe de justesse un nouveau record
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a progressé mercredi, avant-dernière séance de 2020, l'indice Dow Jones terminant sur un record et les autres principaux indices frôlant les leurs. Les marchés continuent de tabler sur une reprise économique vigoureuse en 2021 à la faveur du nouveau plan de soutien aux Etats-Unis, et grâce à la campagne de vaccination contre le coronavirus. Plombé par le regain d'appétit pour le risque, le dollar a reflué au plus bas depuis deux ans et demi, un accès de faiblesse qui a profité aux cours du pétrole et de l'or.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,24% à 30.409 points, seulement 6 points au-dessus de son précédent record de lundi, et après un plus haut en séance à 30.525 pts. L'indice large S&P 500 a avancé de 0,13% à 3.732 pts (3 points en-dessous de son record de lundi), et l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a pris 0,15% à 12.870 pts, finissant à 0,2% de son plus haut de lundi (12.899 pts).

Plus tôt dans la journée, les marchés européens avaient marqué le pas sur fond d'un regain d'inquiétude sur le front sanitaire. L'EuroStoxx 50 a cédé 0,27% et le CAC 40 a lâché 0,22%, tandis qu'en Asie, le Nikkei a cédé 0,45% mais que le Shanghai Composite a gagné 1%.

Peu de chances de porter les chèques d'aide de 600$ à 2.000$

Aux Etats-Unis, les marchés saluent toujours l'adoption du nouveau plan de soutien budgétaire de 892 Mds$, qui prévoit le versement d'une aide directe de 600$ à presque tous les Américains majeurs, ainsi que des indemnités de chômage pour environ 14 millions de chômeurs et des aides aux PME (financement du chômage technique).

Cependant, certains espéraient que le chèque d'aide aux Américains pourrait être porté de 600$ à 2.000$, comme l'a réclamé Donald Trump (allié inattendu des Démocrates sur ce sujet). La Chambre des représentants, contrôlée par les Démocrates, a d'ailleurs adopté un texte en ce sens lundi soir, mais le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a refusé un vote au Sénat, et a répété mercredi qu'il ne voyait "pas de chemin réaliste" permettant de soumettre ce texte à un vote.

Ce blocage a un peu refroidi les investisseurs, qui espéraient un coup de pouce supplémentaire à la croissance pour 2021.

Un virus qui progresse

L'annonce du feu vert des autorités sanitaires britanniques au vaccin d'AstraZeneca a été accueillie avec satisfaction, même si l'Agence européenne du médicament avait indiqué mardi que de son côté, elle n'avait pas encore reçu le dossier de demande pour autoriser ce vaccin, ce qui retarderait son approbation dans l'Union européenne. En attendant, l'Union Européenne a annoncé une commande supplémentaire de 100 millions de doses du vaccin de Pfizer et BioNTech, portant ses commandes à 300 millions au total pour ce vaccin.

En Chine, le laboratoire public Sinopharm a annoncé que son vaccin anti-Covid avait une efficacité élevée, de 79,4%.

La pandémie continue de rebondir fortement aux Etats-Unis et en Europe : l'Allemagne a ainsi compté pour la première fois plus de 1.000 décès en 24h, tandis qu'en France s'apprête à imposer un couvre-feu dès 18h à partir du 2 janvier dans les régions où le virus circule le plus rapidement (notamment de l'Est du pays).

Des campagnes vaccinales trop lentes ?

Le rythme de la vaccination contre le coronavirus fait aussi polémique, notamment en France, où la campagne n'a permis jusqu'ici de vacciner que moins de 150 personnes en trois jours. Aux Etats-Unis, où plus de 2,1 millions de personnes ont été vaccinées depuis deux semaines, des voix s'élèvent aussi pour dénoncer des lenteurs de l'administration Trump, qui avait initialement affiché un objectif de 20 millions de personnes vaccinées d'ici la fin de l'année.

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a déploré mardi les retards dans la distribution des vaccins anti-Covid. "Le plan du gouvernement Trump pour la distribution des vaccins est très en retard", a-t-il déclaré, en promettant de "remuer ciel et terre" pour accélérer la cadence. Il a renouvelé sa promesse de 100 millions de doses administrées au cours des 100 premiers jours de son mandat, qui débutera officiellement le 20 janvier prochain.

Pour les marchés financiers, comme pour les experts médicaux, la vaccination massive est une condition sine qua non pour pour mettre fin à la crise du coronavirus et un retour le plus rapide possible à une vie normale et à une croissance durable.

Selon l'Université Johns Hopkins ce jour, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie ressort désormais à 82,4 millions, dont 19,6 millions aux USA, 10,2 millions en Inde et 7,6 millions environ au Brésil. Le virus a fait 1,79 million de morts dans le monde, dont près de 341.000 aux Etats-Unis. A noter qu'un premier cas de la nouvelle variante a été décelé aux Etats-Unis, au Colorado. Le 'Financial Times' a évoqué pour sa part une étude montrant que cette nouvelle variante ne causerait pas de maladie plus sévère.

Pétrole et or profitent de la faiblesse du dollar

Sur le marchés des changes, l'indice du dollar a poursuivi sa glissade, mercredi, cédant 0,36% à 89,67 pts, de retour au plus bas depuis mars 2018 face à un panier de six devises de référence. L'euro a progressé à 1,2296$ (+0,4%), au plus haut depuis deux ans et demi face au billet vert.

Les cours du pétrole se sont raffermis, profitant de la faiblesse du dollar et des espoirs de reprise de la demande en 2021. Le cours du pétrole brut léger américain WTI a gagné 0,8% à 48,40$ le baril pour le contrat à terme de janvier sur le Nymex, tandis que le Brent de la Mer du Nord d'échéance février a avancé de 0,50% à 51,34$. Le pétrole a aussi profité de l'annonce d'une forte baisse des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis (-6,1 millions de barils, contre -3,1 millions attendus).

L'or a progressé mercredi de 0,6% à 1.893,40$ l'once sur le contrat à terme de février sur le Comex.

Les derniers indicateurs macro-économiques publiés aux Etats-Unis n'ont pas réservé de surprises importantes. Le déficit du commerce international de biens est ressorti à 84,8 milliards de dollars en novembre, contre un consensus de 82 Mds$ et après 80,3 Mds$ en octobre. Les stocks de grossistes pour le mois de novembre ont reculé de 0,1% en comparaison d'octobre.

L'indice manufacturier régional PMI de Chicago est ressorti meilleur que prévu en décembre à 59,5 contre un consensus de marché de 57 et 58,2 en novembre. L'indice des promesses de ventes de logements, mesurée par la National Association of Realtors a reculé de 2,6% en novembre sur un mois, contre un consensus stable et après -0,9% en octobre.

Enfin, l'indice de confiance des investisseurs institutionnels mesuré par State Street pour le mois de décembre est ressorti supérieur aux attentes, à 104,1, contre un niveau révisé à 90,8 en novembre.

VALEURS A SUIVRE

Tiffany (stable). Les actionnaires du célèbre joaillier américain ont approuvé mercredi en assemblée générale la proposition de rachat faite par LVMH (+0,06% à Paris), mettant fin à un an de suspense sur cette opération majeure dans le secteur du luxe. L'acquisition a en effet bien failli dérailler en raison de la crise du coronavirus et des tensions commerciales franco-américaines, qui ont amené en octobre LVMH a revoir à la baisse son offre initiale, au grand dam de Tiffany.

Le prix de l'offre a ainsi été ramené de 135$ à 131,50$ par action Tiffany, soit une réduction de 2,6%. Pour le géant mondial du luxe, cela représente une économie d'environ 430 millions de dollars sur l'offre d'un montant global de 16,2 Mds$ (14,7 MdsE).

JD.com (+3,9%), le groupe chinois de e-commerce coté à Wall Street, grimpe suite à l'accord de son conseil d'administration pour l'étude de la scission éventuelle des activités JD Cloud & AI en échange d'actions JD Digits. Néanmoins, notons que les autorités chinoises viennent par ailleurs d'infliger des amendes de 500.000 dollars à JD.com, Alibaba (+0,9%) et Vipshop (+6,4%) pour pratiques tarifaires illégales.

AstraZeneca (+0,5%) bénéficie du feu vert des autorités britanniques accordé pour la mise sur le marché de son vaccin conçu en partenariat avec Oxford contre le nouveau coronavirus... L'accord de l'Union Européenne concernant le vaccin attendra en revanche encore un peu, l'Agence européenne des médicaments ayant jugé peu probable une approbation en janvier.

Regeneron Pharmaceuticals (-1,2%) a annoncé mardi soir que les premiers résultats d'un essai clinique portant sur son traitement expérimental du Covid justifiaient une poursuite de l'étude.

Amazon (-1%). Le géant du commerce en ligne a annoncé mercredi son intention d'acquérir le studio américain de podcasts Wondery afin de se renforcer sur le marché de l'audio numérique, confirmant ainsi des informations publiées début décembre par le 'Wall Street Journal'.

Déjà présent dans le secteur du livre audio avec Audible, Amazon n'a pas précisé le montant de cette acquisition. Le 'WSJ' avait cité des sources estimant qu'Amazon pourrait débourser plus de 300 millions de dollars.

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