Cotation du 15/11/2019 à 18h19 Dow Jones Industrial +0,55% 27 933,96
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street : le Dow Jones signe à son tour un nouveau record

Clôture de Wall Street : le Dow Jones signe à son tour un nouveau record
Clôture de Wall Street : le Dow Jones signe à son tour un nouveau record
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street a commencé la semaine en hausse, l'indice Dow Jones signant à son tour un record lundi en clôture, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 ont inscrit leur deuxième sommet historique d'affilée après celui de vendredi. Les investisseurs ont retrouvé le goût du risque, au détriment des obligations, dont les cours ont reculé, faisant nettement remonter les taux d'intérêts. La Réserve fédérale a abaissé une nouvelle fois ses taux directeurs la semaine dernière, mais a laissé entendre qu'elle ferait désormais une pause dans son cycle baissier. La signature de l'accord commercial partiel conclu en octobre entre les Etats-Unis et la Chine serait en bonne voie, selon la presse officielle chinoise, ce qui a remonté le moral des investisseurs.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,42% à 27.462 points, son premier record depuis le mois de juillet dernier. L'indice large S&P 500 a avancé de 0,37% à 3.078 pts, et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a progressé de 0,56% à 8.433 pts. Du côté des valeurs, l'action McDonald's a reculé de 2,7% après l'éviction de son directeur général, tandis qu'Under Armour a plongé de 19% après la révélation d'une enquête sur ses pratiques comptables.

Donald Trump n'a pas résisté à saluer ces nouveaux sommets boursiers via son compte Twitter où il s'est félicité : "Le Marché Boursier atteint un RECORD. Dépensez bien votre argent !"

En Europe, les Bourses ont aussi fini en hausse ce lundi : +1,14% pour l'EuroStoxx 50 et +1,08% pour le CAC 40 à Paris.

Vers une pause de la Fed sur les taux directeurs ?

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, a progressé de 0,32% à 97,55 points, tandis que l'euro a cédé 0,33% à 1,1128$ et la livre sterling a reculé de 0,5% à 1,2881$.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a vivement rebondi de 7 points de base à 1,78%. Lundi, Neel Kashkari, le patron de la Fed de Minnesota, a exprimé sa satisfaction avec la nouvelle baisse des taux d'un quart de point effectuée la semaine dernière par la Fed, ajoutant que sauf dégradation de l'économie américaine, la banque centrale devrait désormais faire une pause "pour un moment" dans son cycle de baisse des taux. "Je suis à l'aise avec la position actuelle du comité" de politique monétaire de la Fed, a ajouté sur la chaîne 'CNBC' M. Kashkari, qui est pourtant l'un des membres les plus "colombe" de la Fed.

Une rencontre Donald Trump-Xi Jinping en préparation

Sur le front commercial, l'agence de presse chinoise Xinhua a affirmé que Washington et Pékin sont parvenus à "un consensus sur les principes" d'un accord partiel, au cours d'un entretien téléphonique vendredi. Larry Kudlow, le conseiller économique de la Maison-Blanche, a de son côté déclaré à des journalistes que les négociateurs ont fait "d'énormes progrès" en vue de conclure cet accord dit "de phase 1", même s'il n'est pas encore finalisé à 100%.

Les autorités chinoises et américaines seraient en train de préparer une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping en vue de signer le fameux accord. Le porte-parole du ministère chinois aux Affaires étrangères, Geng Shuang, n'a pas confirmé des rumeurs de rencontre à Macao, mais a indiqué que "le président Xi Jinping et le président Trump ont maintenu un contact continu via différents moyens".

Autre signe de détente entre les deux pays, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross a rassuré dimanche le secteur technologique en affirmant que des licences en vue de travailler à nouveau avec Huawei, le géant chinois des télécoms placé sur liste noire, pourraient être délivrées "très rapidement". Wilbur Ross a par ailleurs déclaré que les Etats-Unis pourraient renoncer à imposer ce mois-ci des droits de douane supplémentaires sur les importations de voitures, après avoir mené des conversations fructueuses avec des constructeurs automobiles européens et japonais. Ses propos ont fait bondir le secteur automobile en Bourse, notamment en Europe.

Aux Etats-Unis, General Motors a gagné 1,13%, Ford Motor a pris 1,35% et Fiat Chrysler Automobile (en passe de se marier avec le français PSA Groupe) a encore bondi de 2,8%.

Outre les espoirs sur le front commercial et le soulagement du côté de la Fed, les marchés financiers apprécient le flux de résultats d'entreprises meilleurs que prévu au 3è trimestre. Ils ont aussi été rassurés par les derniers chiffres de l'emploi publiés vendredi. Les créations de postes non-agricoles sont ainsi ressorties à 128.000 en octobre, contre 90.000 de consensus. En outre, les chiffres de septembre ont été revus en forte hausse à 180.000, ce qui éloigne le spectre d'un net ralentissement de la croissance américaine. Le salaire horaire moyen a augmenté comme prévu de 0,2% en octobre par rapport au mois précédent et de 3% en glissement annuel.

Bonnes surprises pour les résultats d'entreprises du 3e trimestre

Les résultats d'entreprises se poursuivent cette semaine, avec notamment Uber Technologies et Marriott International attendus ce lundi après la clôture. Jusqu'à présent, 71% des compagnies du S&P 500 ont publié leurs comptes du 3e trimestre, et 76% d'entre elles ont fait mieux que prévu en termes de bénéfice par action, tandis que 61% ont dépassé les attentes en termes de ventes.

Dans l'ensemble, les bénéfices sont tout de même en recul de 2,7% par rapport à la même période de 2018, ce qui représente le troisième trimestre de baisse consécutif pour les bénéfices, qui ont souffert du ralentissement de l'économie mondiale et de la montée des barrières douanières.

Les cours du pétrole ont profité de l'optimisme ambiant, ainsi que de l'annonce de la prochaine introduction en Bourse du géant pétrolier saoudien Aramco. Les cours ont cependant réduit leur avance en deuxième partie de séance. Le baril de brut WTI a fini en hausse de 0,53% à 56,50$ sur le Nymex (contrat à terme de décembre) après un gain de près de 2% en début de journée, tandis que le Brent a gagné 0,71% à 62,13$ (contrat à terme de janvier).

L'or est resté stable (-0,03%) lundi à 1.511$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex.

VALEURS A SUIVRE

Les valeurs pétrolières ont profité de la hausse du brut sur fond d'IPO attendue d'Aramco et d'espoirs de reprise du commerce mondial : +4,6% pour Chevron, +2,9% pour ExxonMobil, +1,5% pour ConocoPhillips et +8,7% pour Transocean.

Berkshire Hathaway (+0,96%), holding d'investissement de l'oracle d'Omaha Warren Buffett, a annoncé samedi des comptes supérieurs aux attentes de marché. Ainsi, le profit opérationnel de la firme du Nebraska a progressé plus que prévu, malgré les tensions commerciales sino-américaines. Le profit opérationnel du troisième trimestre a grimpé de 14% à 7,86 milliards de dollars, environ 4.816$ par titre de catégorie A, contre 6,88 milliards de dollars un an plus tôt. Le consensus était voisin de 4.405$. Le bénéfice net a en revanche décliné de 11% à 16,5 milliards de dollars, contre 18,5 milliards un an avant. Ce repli du résultat net reflète de moindres gains sur les investissements. La croissance de plusieurs activités a compensé l'impact de la guerre commerciale. Le niveau de trésorerie à fin septembre a dépassé quant à lui les 128 milliards de dollars, un record pour le groupe de Buffett, malgré 700 M$ de rachats d'actions opérés durant le trimestre.

Wright Medical, l'équipementier médical américain, flambe de 32% à Wall Street, s'ajustant sur le prix de l'OPA de Stryker (-3,5%). Le montant de l'opération est donc d'environ 4 milliards de dollars en cash (5,4 milliards de dollars dette comprise). L'offre est libellée à 30,75$ par titre Wright Medical, ce qui reflète une prime de 39,7% sur les cours de clôture de vendredi. La finalisation de cette transaction est attendue au second semestre 2020.

Under Armour (-19%) décroche à Wall Street, le groupe ayant indiqué faire l'objet d'une enquête de la SEC, gendarme financier américain, sur ses pratiques comptables aux USA. La firme a commencé à répondre aux demandes de l'autorité de marché il y a plus de deux ans. Under Armour se dit convaincu que ses pratiques comptables étaient appropriées. Le groupe de Baltimore avait fait part le mois dernier du départ attendu de son directeur général et fondateur, Kevin Plank. Il sera remplacé par l'actuel COO, Patrik Frisk. Le groupe annonçait par ailleurs ce jour ses comptes du troisième trimestre, affichant sur la période un profit en croissance de 36% à 102 millions de dollars, 23 cents par titre, pour des ventes en retrait de 1% à 1,43 milliard. Le consensus de bpa était de 18 cents. Under Armour a pour finir abaissé sa guidance annuelle, tablant sur une croissance de 2% seulement, contre 3-4% auparavant.

McDonald's (-2,7%) se sépare de son patron Steve Easterbrook. Le leader américain de la restauration rapide lui reproche d'avoir entretenu une liaison avec un membre du personnel, ce que le conseil d'administration considère comme une "violation de la politique de l'entreprise". Le CA estime que Steve Easterbrook a fait une "erreur de jugement en engageant cette relation", selon un communiqué de McDonald's. Steve Easterbrook a également renoncé à son siège au conseil d'administration de la société. Il sera remplacé avec effet immédiat par Chris Kempczinski, qui était jusqu'à présent responsable des activités du groupe aux Etats-Unis.

Lundi soir, on apprenait en outre que le directeur des ressources humaines de McDo, David Fairhurst, allait lui aussi partir.

Ferrari a pris 5,3% à Wall Street et a grimpé de 6,5% à Milan, au plus haut historique en bourse. La marque italienne au cheval cabré vient en effet de rehausser ses prévisions financières annuelles, après avoir affiché sur la période close des ventes solides, soutenues par la Portofino et la 812 Superfast. Sur le troisième trimestre, le groupe de Maranello a affiché des livraisons en croissance de 9,4% à 2.474 unités, pour un Ebitda ajusté en augmentation de 11% à 311 millions d'euros - en ligne avec les attentes du consensus. L'Ebitda ajusté annuel est désormais attendu voisin de 1,27 milliard d'euros, contre une guidance antérieure allant de 1,2 à 1,25 milliard d'euros.

Sprint (-2,4%) a dévoilé des pertes supérieures aux attentes et raté le consensus de revenus. L'opérateur télécom américain, dont la fusion est en cours avec T-Mobile US Inc., a affiché sur le trimestre clos fin septembre une perte nette de 274 millions de dollars soit 7 cents par titre, contre 196 millions de profits un an avant. Le consensus était de -2 cents par titre. Les revenus ont corrigé quant à eux de 8% à 7,8 milliards de dollars, conrte 8,2 Mds$ de consensus.

Sysco (-0,6%), le groupe alimentaire américain, a annoncé pour le trimestre clos fin septembre 2019 des revenus en croissance de 1% à 15,3 milliards de dollars, pour une marge brute en hausse de 1% à 2,9 Mds$. Le bénéfice opérationnel ajusté a augmenté de 7% à 742 millions de dollars. Le bpa ajusté trimestriel a grimpé de 8 cents, à 0,98$.

©2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com