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Clôture de Wall Street : la prudence l'emporte, les "technos" à la peine

Clôture de Wall Street : la prudence l'emporte, les "technos" à la peine
Clôture de Wall Street : la prudence l'emporte, les 'technos' à la peine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street a opté pour la prudence jeudi, plombée notamment par les valeurs technologiques, après des résultats jugés décevants de la part de Cisco Systems (-3,7%). Par ailleurs, les investisseurs s'inquiètent de la remontée des taux d'intérêts ainsi que de déclarations pessimistes venues de Donald Trump concernant les négociations commerciales entre Washington et Pékin. Le pétrole Brent a franchi en séance les 80$, son plus haut niveau depuis trois ans et demi, tandis que le dollar a encore progressé.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,22% à 24.713 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,09% à 2.720 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a reculé de 0,21% à 7.382 pts.

Le dollar a poursuivi sa progression, sur fond de craintes sur la future politique italienne, ainsi que d'un regain de tension dans le dossier nord-coréen. Le billet vert a en outre continué de profiter du différentiel de taux d'intérêts en faveur des Etats-Unis, où le rendement des emprunts d'Etat (T-Bonds) à 10 ans est monté jeudi à 3,11% (après 3,10% mercredi soir), désormais au plus haut depuis 7 ans !

Dollar et pétrole poursuivent leur ascension

Mercredi soir, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence (euro, yen, franc suisse, livre sterling, dollar canadien et couronne suédoise) grimpait de 0,10% à 93,49 points, au plus haut depuis décembre 2017. De son côté, l'euro cédait 0,10% à 1,1795$, dans l'attente de la formation d'un gouvernement italien par deux partis populistes, M5S et La Ligue.

Le pétrole a franchi de nouveaux seuils symboliques à la hausse pendant la séance avant de se calmer en soirée. Le baril de Brent a ainsi franchi les 80 dollars et celui de WTI les 72$. En fin de journée, les gains se sont toutefois un peu réduits : le WTI a fini à 71,49$ (stable) pour le contrat à terme de juin sur le Nyse, tandis que le Brent cotait 79,33$ (+0,05%) pour le contrat à terme de juillet. Face à un marché mondial désormais plus tendu, certains spécialistes du secteur, dont le patron de Total et les analystes de Bank of America-Merrill Lynch, n'excluent plus une remontée des cours du Brent jusqu'à 100$.

Des négociations commerciales sino-américaines sous tension

Les négociations commerciales entamées jeudi entre les émissaires chinois et les responsables américains semblent avoir démarré sur des bases fragiles... Donald Trump a indiqué d'emblée à la presse qu'il "doutait" qu'il puisse y avoir un accord avec la Chine sur le commerce. A la question de savoir s'il y aurait un accord, le président américain a répondu: "j'ai tendance à en douter".

Trump, qui devait rencontrer plus tard dans la soirée le vice-Premier ministre chinois, Liu He, a ajouté que "la Chine a été trop gâtée, l'Union européenne a été trop gâtée", martelant son point de vue selon lequel ces régions ont bénéficié davantage que les Etats-Unis de l'ouverture du marché américain.

Sur le front macro-économique aux Etats-Unis, les indicateurs du jour ont confirmé une nouvelle fois la solidité de l'économie. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont pourtant augmenté un peu plus que prévu, de 11.000 la semaine passée, à 222.000 (le consensus tablait sur 215.000 inscriptions). Mais la moyenne des inscriptions à quatre semaines reste au plus bas depuis... la fin 1969 !

L'indice d'activité manufacturière régionale de la Fed de Philadelphie a atomisé le consensus en mai, bondissant à 34,4, contre 21 de consensus de place et 23,2 en avril. Enfin, l'indice des indicateurs avancés américains du Conference Board pour le mois d'avril 2018 est ressorti en progression de 0,4% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec le consensus de place, après une croissance comparable au mois de mars 2018.

VALEURS DU JOUR

Cisco Systems (-3,7%) a chuté malgré la publication de résultats meilleurs que prévu au troisième trimestre fiscal. Les bénéfices et les ventes ont légèrement dépassé les attentes. Le bénéfice net a atteint 2,69 Mds$ (56 cents par action) contre 2,52 Mds$ un an plus tôt. Ajusté des éléments exceptionnels, le bénéfice net par action atteint 66 cents contre 65 cents attendus par le consensus. Les ventes ont totalisé 12,46 Mds$ contre 11,94 Mds$ en 2017, et 12,43 Mds$ de consensus.
Pour son 4ème trimestre fiscal, Cisco envisage un bna de 68 à 70 cents pour un chiffre d'affaires de 12,62 à 12,86 Mds$. Les analystes tablaient sur 69 cents par action et des ventes de 12,72 Mds$.

Après des résultats meilleurs que prévu de Macy's (+2%), mercredi, le géant de la distribution Wal-Mart (-1,9%) a en revanche déçu les marchés même si lui aussi a publié des chiffres légèrement supérieurs aux attentes... Le résultat net du géant du commerce s'affiche à 2,13 Mds$ (0,72$ par action), contre 3,04 Mds$ (1$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,14$, en croissance de 14%. Les revenus s'élèvent à 122,7 Mds$, contre 117,5 Mds$ un an plus tôt. A magasins comparables, les ventes US progressent de 2,1%.
Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,12$, pour des revenus de 120,5 Mds$. Les marché n'ont pas apprécié que Wal-Mart annonce que son investissement dans le groupe indien de commerce en ligne Flipkart, s'il était finalisé à la fin du second trimestre, aurait un impact négatif sur le bénéfice par action de l'exercice fiscal en cours de l'ordre de 0,25 à 0,30$.

Les grands magasins JC Penney ont dégringolé de 12,4% après les résultats du premier trimestre. Les revenus ressortent à 2,67 Mds$, contre 2,78 Mds$ il y a un an. A magasins comparables, les ventes progressent de 0,2%. La perte nette s'affiche à 78 M$ (0,25$ par action), contre une perte de 187 M$ (0,60$ par action) un an plus tôt. En base ajustée, la perte par action est de 0,22$, contre un bénéfice par action de 0,01$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action de 0,23$, des revenus de 2,6 Mds$ et des ventes à magasins comparables en hausse de 2%. Sur l'exercice, le groupe vise des ventes comparables en hausse de 0 à 2%, pour un résultat net par action situé entre -0,07 et +0,13$ (contre une précédente fourchette de +0,05/+0,25$).

Take-Two Interactive (+0,7%) a publié ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 90,9 M$ (0,77$ par action), contre 99,3 M$ (0,89$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 450,3 M$, contre 571,6 M$ un an plus tôt. Sur le trimestre actuel, le groupe vise un bpa compris entre 0,53 et 0,63$, pour des revenus entre 345 et 395 M$. Sur le nouvel exercice, l'éditeur de jeux vidéo vise un bpa entre 1,53 et 1,80$, contre 1,54$ sur l'exercice fiscal 2018.

Jack in the Box (-8,3%) a annoncé ses comptes du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 47,6 M$ (1,62$ par action), contre 33,1 M$ (1,06$ par action) un an avant. En non-GAAP, le bpa s'affiche à 0,80$, contre 0,86$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 210 M$, contre 266 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,85$, pour des revenus de 211 M$.

Manchester United (-3,3%). Malgré une saison mitigée, conclue sur une deuxième place en Premier League, Manchester United s'estime bien placé pour atteindre ses objectifs annuels. Le club mancunien a réalisé sur les trois mois clos fin mars (période correspondant à son T3 fiscal) un Ebitda ajusté de 36,1 millions de livres, en progression de 20,3%, pour des revenus en hausse de 8,1% à 137,5 M£. Le bénéfice est symbolique, à 0,1 M£, contre une perte de 3,8 M£ un an plus tôt. ManU, qui disputera dimanche la 20ème finale de coupe d'Angleterre de son histoire face à Chelsea, vise toujours un Ebitda ajusté compris entre 175 et 185 M£ sur l'exercice pour des revenus allant de 575 à 585 M£.

Tesla (-0,7%) pourrait avoir besoin de 10 milliards de dollars de financement d'ici 2020, estime Goldman Sachs ! Alors qu'Elon Musk n'a eu de cesse ces dernières semaines d'assurer que le groupe n'aurait pas besoin de cash d'ici la fin de l'année, Goldman ravive les craintes avec ces projections de moyen terme. Le géant de Wall Street juge que Tesla aura besoin d'une telle somme pour financer ses opérations de construction automobile, ses nouveaux produits, ainsi que son expansion attendue sur le marché chinois. Le groupe de Musk a établi une unité en Chine ce mois, relate l'agence 'Bloomberg', selon laquelle Tesla se rapproche ainsi de la production de véhicules électriques dans ce pays. David Tamberrino, analyste de Goldman Sachs, dans une note publiée aujourd'hui et relayée notamment par l'agence Bloomberg, précise que Tesla a accès à de nouvelles obligations, des titres convertibles ou des actions, pour financer sa croissance. Néanmoins, ces choix ne sont pas sans conséquences pour les actionnaires actuels, et comportent certains risques selon le broker. David Tamberrino se montre donc extrêmement prudent et recommande de 'vendre' le titre Tesla. Il envisage un objectif de cours de 195$ à six mois, ce qui ferait ressortir une baisse de près d'un tiers en comparaison des cours actuels.

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