Cotation du 20/08/2019 à 22h59 Dow Jones Industrial -0,66% 25 962,44
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Clôture de Wall Street : la hausse parvient à s'imposer !

Clôture de Wall Street : la hausse parvient à s'imposer !
Clôture de Wall Street : la hausse parvient à s'imposer !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Au lendemain de sa hausse vertigineuse de l'ordre de 5%, Wall Street a vécu jeudi une séance très volatile. Après des prises de bénéfices appuyées, les principaux indices sont parvenus à terminer la séance en hausse, préservant donc leur rebond de la veille, en l'absence d'éléments fondamentaux nouveaux depuis 24 heures. L'indice S&P 500 a inscrit sa plus forte progression en deux jours depuis août 2015.

L'indice Dow Jones a d'abord abandonné jusqu'à 2,6% en séance, avant de changer d'orientation dans la dernière heure de cotation, pour terminer en hausse de 1,14% à 23.138 points. L'indice large S&P 500 a chuté de 2,8% en séance avant de terminer en hausse de 0,86% à 2.488 pts, tandis que l'indice Nasdaq composite, qui a abandonné jusqu'à 3,3%, a fini en progression de 0,38% à 6.579 pts.

Les indices font de la résistance au seuil du "bear market"

Mercredi, les trois indices avaient flambé respectivement de 5%, 4,9% et 5,8%, après une série noire de 4 séances qui leur avait fait perdre plus de 8%... Ainsi, lundi 24 décembre, à la veille de Noël, le S&P 500 était tombé à son plus bas niveau depuis 20 mois, et frôlait le "bear market" (-19,7%), tandis que le Nasdaq avait chuté de 23,6% par rapport à ses records et le DJIA de 18,7%.

La proximité de ce seuil critique des 20% de baisse a déclenché des achats à bon compte de la part de certains investisseurs, d'autant que le président américain Donald Trump a jugé mardi devant la presse que la baisse actuelle représentait "une formidable opportunité d'achat". Les rachats de ventes à découvert ont sans doute aussi joué un rôle important dans le rebond de mercredi, ainsi que des mouvements spéculatifs facilités par les volumes moindres en cette période de vacances, entre Noël et Nouvel An.

Pétrole, taux et dollar refluent

Sur le marché des changes, le dollar a perdu le terrain qu'il avait gagné la veille. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence (euro, yen, livre sterling, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise) a cédé jeudi 0,46% à 96,60 points (après +0,5% mercredi). Sur les marchés obligataires, les cours des titres ont progressé, faisant reculer les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement du bon du Trésor américain (T-Bond) à 10 ans a ainsi cédé 3 points de base à 2,78%.

Le pétrole a lui aussi continué à faire du yo-yo, retombant quelque peu après sa flambée de plus de 8% mercredi. Sur le Nymex, le contrat à terme de février sur le brut léger américain WTI a cédé 3,48% à 44,61$ le baril (après +8,68% la veille), tandis que le cours du Brent de Mer du Nord (contrat de février), est retombé de 4,24% à 52,16$ le baril (après +7,93). Lundi, les deux types de pétrole avaient chuté de plus de 6%, le WTI retombant au plus bas depuis 18 mois, en juin 2017.

Les marchés pétroliers continuent d'être tiraillés par les doutes entourant l'évolution de l'économie mondiale et des craintes d'un nouvel engorgement du marché, malgré la décision de l'Opep et de ses alliés de réduire leur production de 1,2 million de barils par jour à partir du 1er janvier prochain.

Petits doutes sur la confiance des consommateurs américains

Sur le front macro-économique, les investisseurs ont réagi négativement en début de journée à l'annonce d'une chute plus forte que prévue de l'indice de confiance des consommateurs américains. Calculé par le Conference Board, l'indice est ressorti à 128,1 en décembre, contre 136,4 en novembre et 134 de consensus de place.

C'est le deuxième mois consécutif de baisse de cet indice, qui est désormais revenu au plus bas depuis 5 mois. Cet indicateur a quelque peu dissipé l'enthousiasme de la veille au sujet des excellentes ventes de fin d'année évoquées par le secteur du commerce.

Le géant du commerce en ligne Amazon a indiqué mercredi avoir enregistré une saison des fêtes record grâce notamment à la vente de ses propres produits (enceintes connectées Echo Dot, nouveau boîtier "Fire TV Stick 4K"...) Amazon a précisé que pendant la saison des fêtes, des "dizaines de millions de clients" avaient souscrit à son service Prime, soit pour un essai gratuit, soit via un abonnement, et que le groupe avait livré non moins d'un milliard de produits via Prime aux Etats-Unis.

Par ailleurs, une étude menée par Mastercard SpendingPulse, a indiqué que les ventes de détail aux Etats-Unis avaient augmenté de plus de 5% durant la période des fêtes, leur meilleure performance en six ans.

"Shutdown", Chine, Fed, les sources d'inquiétude demeurent

Sur le front politique, les marchés restent inquiets de l'évolution du "shutdown", la fermeture partielle de l'administration fédérale américaine, qui est dans son 6ème jour. Mercredi, Donald Trump a affirmé être prêt à attendre tout le temps qu'il faudrait pour obtenir les cinq milliards de dollars qu'il demande au Congrès de débloquer pour la construction d'un mur anti-immigration à la frontière avec le Mexique. Le Congrès a repris ce jeudi ses débats après la trêve de Noël.

Les marchés continuent en outre de surveiller de près les développement liés aux tensions commerciales sino-américaines. Selon plusieurs sources citées par 'Reuters', Donald Trump envisage d'interdire aux entreprises américaines d'utiliser des équipements télécoms des groupes chinois Huawei et ZTE. Une telle décision pourrait compliquer les négociations en vue d'un accord commercial entre Washington et Pékin. Une réunion entre des représentants des deux pays est prévue au mois de janvier, en vue de trouver un accord avant la fin mars.

Les marchés ont été un peu rassurés depuis 24 heures par les efforts de l'administration Trump de désamorcer les rumeurs d'un possible limogeage de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale. Donald Trump lui-même a mis un peu d'eau dans son vin, tout en critiquant une nouvelle fois les hausses de taux de la banque centrale. En outre, le conseiller économique de la Maison Blanche Kevin Hassett a assuré que Donald Trump ne limogerait pas Jerome Powell.

Aux journalistes lui demandant si la position de Jerome Powell était assurée, M. Hassett a répondu: "Oui, bien sûr, à 100%." A une autre question lui demandant s'il pouvait affirmer que le poste de Powell n'était pas menacé, il a dit: "Absolument."

VALEURS A SUIVRE

Amazon (-0,6%) a cédé un peu de terrain après son envolée de 9,4% mercredi. Le cours du géant du commerce en ligne avait été dopé par l'annonce de ventes record pour la saison des fêtes de fin d'année. Jeudi cependant, les autorités indiennes ont annoncé avoir durci les règles de vente en ligne, en interdisant aux grandes plateformes de vendre des produits de sociétés dans lesquelles elles ont des participations. La mesure vise les entreprises de commerce en ligne ayant des capitaux étrangers, comme Amazon ou Flipkart (Walmart) notamment.

Boston Scientific (+2,3%) a exercé son option pour l'acquisition des titres restants de Millipede, suite au succès de la finalisation d'une étude clinique.

Visa (+1,37%) a annoncé jeudi la rachat d'Earthport, une société britannique qui fournit des systèmes de paiements transfrontaliers aux banques et autres entreprises, pour 198 millions de livres (220 millions d'euros). Visa International Service Association, filiale du groupe américain, offre 30 pence par action Earthport, soit quatre fois le cours de clôture de lundi, à 7,45 pence.

Apple a cédé 0,6% après un gain de 7% mercredi. Le groupe californien à la pomme, envisagerait désormais de concevoir ses iPhones haut de gamme en Inde, indique l'agence 'Reuters', selon laquelle l'unité locale du sous-traitant taïwanais Foxconn pourrait débuter cette production dès l'année prochaine. Foxconn assemblerait en Inde les modèles les plus chers, dont les appareils de la famille iPhone X, a précisé cette même source.

Tesla (-3%) a corrigé malgré de nouvelles interventions de son directeur général Elon Musk sur le réseau social Twitter. Musk joue ainsi au vendeur en rappelant aux Américains que les crédits fiscaux de 7.500$ seront très bientôt divisés par deux (d'ici quelques jours).

Le CEO de Tesla recommande ainsi aux acquéreurs potentiels de commander en ligne sur Tesla.com, afin de voir s'il reste du stock dans leurs régions, ou bien de se rendre dans les boutiques du groupe pour profiter du plein crédit fiscal pendant qu'il est encore temps.

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