Cotation du 18/04/2019 à 22h50 Dow Jones Industrial +0,42% 26 559,54
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Clôture de Wall Street : la hausse continue avec Trump et le pétrole

Clôture de Wall Street : la hausse continue avec Trump et le pétrole
Clôture de Wall Street : la hausse continue avec Trump et le pétrole
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a continué sa progression, mercredi, dans l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, et alors que le risque d'un nouveau "shutdown" semble désormais écarté aux Etats-Unis. La cote a notamment été soutenue par les valeurs pétrolières, qui ont réagi à la vigueur retrouvée des cours du brut. Seule ombre au tableau, un sénateur républicain va déposer un projet pour durcir la fiscalité des rachats d'actions, une annonce qui a un peu limité les gains à Wall Street.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,46% à 25.543 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,3% à 2.753 pts, et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a grappillé 0,08% à 7.420 pts. L'indice sectoriel S&P de l'énergie a bondi de 1,2% dans le sillage des cours du pétrole.

Plus tôt dans la journée, les marchés asiatiques avaient grimpé (+2% pour l'indice de Shanghai CSI 300 et +1,3% pour le Nikkei 225 japonais), tandis que les actions européennes avaient progressé dans une moindre mesure (+0,36% pour l'EuroStoxx 50 et +0,35% pour le CAC 40 à Paris).

Le dollar repart de l'avant, Xi Jinping rencontrerait Lighthizer et Mnuchin

Sur le marché des changes, le dollar est reparti à la hausse, après une pause mardi. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de 6 devises de référence (euro, yen, franc suisse, livre sterling, dollar canadien et couronne suédoise) a progressé de 0,45% à 97,14 points dans les échanges interbancaires à New York.

L'euro a cédé 0,48% à 1,1269$, revenant sur ses plus bas niveaux depuis 3 mois. La devise européenne a abandonné 1,5% depuis le début de l'année, sur fond de ralentissement plus prolongé que prévu de la croissance économique en Europe. La production industrielle dans la zone euro, publiée mercredi a reculé de 0,9% en décembre sur un mois, après avoir déjà chuté de 1,7% en novembre...

Sur les marchés obligataires américains, les taux ont continué de se tendre, mercredi, le rendement du T-Bond à 10 ans progressant de 2 points de base pour remonter à 2,71%.

Les discussions commerciales avec la Chine se sont poursuivies à Pékin pour le troisième jour. Selon le quotidien de Hong Kong 'South China Morning Post', le président chinois Xi Jinping devrait même rencontrer vendredi le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, ainsi que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. En attendant, M. Mnuchin doit rencontrer jeudi le vice-Premier ministre chinois Liu He. Le ministre américain a déclaré mercredi que "jusqu'ici, tout va bien", sans donner de précisions.

Mardi, le président américain Donald Trump avait indiqué que la date-butoir du 1er mars pour conclure un accord avec Pékin pourrait être repoussée en cas d'avancées notables dans les discussions. "Si nous sommes proches d'un accord (...) je me vois bien donner du mou pendant un temps", a déclaré Donald Trump à des journalistes, tout en soulignant qu'il préférerait ne pas avoir à le faire. Washington a jusqu'ici affirmé qu'en l'absence d'accord le 1er mars à minuit, les droits de douane passeraient de 10% (déjà imposés en 2018) à 25% sur 200 milliards de produits importés de Chine.

Donald Trump devrait signer l'accord évitant le "shutdown"

En outre, le président américain a répété qu'il espérait rencontrer son homologue chinois, Xi Jinping, pour conclure formellement un accord le moment venu. Il y a quelques jours, la Maison Blanche avait exclu une nouvelle rencontre entre les deux dirigeants avant la date-butoir du 1er mars.

Autre signal positif pour les investisseurs : l'accord de principe conclu lundi soir entre parlementaires républicains et démocrates sur le financement du mur transfrontalier avec le Mexique devrait être signé par Donald Trump, selon des sources citées par la chaîne 'CNN'.

Le président américain n'est certes pas satisfait de ce texte, mais il a indiqué dès mardi devant la presse qu'il ne "pensait pas que nous allons avoir un nouveau 'shutdown'". Ce compromis prévoit un financement de 1,7 Md$ pour le mur transfrontalier, au lieu des 5,7 Mds$ réclamés par Donald Trump, qui pourrait cependant utiliser d'autres moyens de pression par la suite.

L'accord doit être signé par le président américain avant vendredi minuit pour éviter un nouveau blocage, semblable à celui qui a déjà paralysé les administrations fédérales pendant 35 jours à partir du 22 décembre.

L'Arabie saoudite va réduire sa production pétrolière plus que prévu

Sur le front macro-économique, l'inflation est restée sage en janvier aux Etats-Unis. L'indice des prix à la consommation est ressorti stable par rapport à décembre, pour le deuxième mois consécutif, alors que le consensus de place tablait sur une progression de 0,1%. Le "CPI" grimpe de 1,6% en glissement annuel (c'est à dire par rapport au mois de janvier 2018.)

Le pétrole a poursuivi sa remontée mercredi, malgré une hausse plus importante que prévu des stocks pétroliers des Etats-Unis la semaine dernière. Le contrat à terme de mars sur le brut léger américain WTI a progressé de 1,51%, à 53,90$ le baril sur le Nymex, tandis que l'échéance d'avril sur le Brent prenait 1,91% à 63,61$ au moment de la clôture du Nymex.

Les investisseurs ont surtout apprécié l'annonce mardi par l'Arabie saoudite de son intention de ramener sa production à 9,8 millions de barils par jour (bpj) en mars, soit plus de 500.000 bpj en dessous du quota prévu par l'accord conclu en décembre par l'"Opep+".

Ce facteur l'a emporté sur la révision à la baisse des prévisions de demande mondiale de l'Opep pour 2019, ainsi que sur la hausse des stocks des Etats-Unis. Ces derniers ont augmenté de 3,6 millions de barils, lors de la semaine close au 8 février, à 450,8 millions de barils, alors que le consensus tablait sur une hausse de 2,7 millions de barils.

Le cours de l'or noir a aussi profité des espoirs d'accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, qui serait de nature à soutenir la demande d'or noir en 2019.

VALEURS A SUIVRE

Le secteur de l'énergie a connu la plus forte hausse (+1,2% pour le S&P Energy), suivi par les industrielles (+0,7%) et les biens de consommation discrétionnaires (+0,6%).

Parmi les progressions du secteur pétrolier figurent ExxonMobil (+1,1%), Chevron (+0,7%), ConocoPhillips (+0,5%), Transocean (+0,6%), Halliburton (+1,8%) ou encore Devon Energy (+3,6%).

Les actions des sociétés engagées dans des programmes massifs de rachats d'actifs ont sous-performé le marché mercredi, après l'annonce par le sénateur républicain Marco Rubio, d'un projet de loi visant à alourdir la taxation des rachats d'actions pour les aligner sur celle des dividendes. Si ce projet aboutissait, cela pèserait sur les résultats de grandes valeurs technologiques comme Apple (-0,4%), Microsoft (-0,07%), Cisco Systems (-0,8%), ou encore sur Boeing (-0,03%) ou les banques comme Wells Fargo (-0,06%).

Cisco Systems (-0,8%) a annoncé les résultats de son deuxième trimestre fiscal après la clôture de Wall Street. La société a affiché des chiffres meilleurs que prévu, ce qui a fait bondir son cours de Bourse de 2,8% en cotations post-séance.

L'action Twitter (+2,4%) était sous le feu des projecteurs, après une recommandation positive d'un broker et alors que la banque Morgan Stanley a révélé détenir 5,6% du capital du réseau social. Par sympathie, l'action de Snap (maison mère de Snapchat) a bondi de 3%. Dans un document transmis aux autorités boursières, Morgan Stanley a révélé qu'il détenait 5,6% du capital de Twitter, ce qui fait de la banque d'affaires américaine son troisième actionnaire après les fonds d'investissement Vanguard et Blackrock.
Par ailleurs, d'après nos informations, le bureau d'études BTIG Research a annoncé le maintien de sa recommandation "acheter" sur le titre Twitter, et a rehaussé, de 30 à 42$, son objectif de cours sur la valeur.

Amazon (+0,12%) et General Motors (stable) s'intéressent à Rivian Automotive, groupe américain du Michigan, qui entend commercialiser un pickup électrique. Amazon et GM seraient en discussions en vue d'un investissement sur le dossier Rivian, dans le cadre d'une opération qui pourrait valoriser ce dernier entre 1 et 2 Mds$.

Activision Blizzard (+6,9%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus sont de 2,38 Mds$, contre 2,04 Mds$ un an avant. Les profits se montent à 650 M$, contre une perte de 584 M$ il y a un an. Le bénéfice par action ressort à 0,84$, contre une perte par action de 0,77$ un an plus tôt. En non-GAAP, le bpa s'affiche à 0,90$, contre 0,49$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,28$, pour des revenus de 3 Mds$. Sur le nouvel exercice, le groupe vise des revenus de 6,025 Mds$, contre 7,5 Mds$ en 2018, pour un bpa de 1,85$ (2,72$ en 2018). Le groupe a par ailleurs annoncé sa volonté de supprimer 8% de ses effectifs, soit environ 800 emplois.

Groupon (-11%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 46,2 M$ (0,08$ par action), contre 47,7 M$ (0,08$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,10$, contre 0,07$ un an plus tôt. Les revenus baissent de 8,3% à quasiment 800 M$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,13$, pour des revenus de 783 M$.

TripAdvisor (-5,7%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 7 M$ (0,05$ par action), contre une perte de 84 M$ (0,60$ par action) un an avant. Le bénéfice par action ajusté ressort à 0,27$, contre 0,06$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus montent de 8% à 346 M$. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,29$, pour des revenus de 342 M$.

Akamai (+1,5%) a dévoilé ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 94 M$ (0,57$ par action), contre 28 M$ (0,16$ par action) un an avant. Le bpa ajusté s'affiche à 1,07$, en hausse de 51% en glissement annuel. Les revenus s'élèvent à 713,4 M$, contre 658,5 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1$, pour des revenus de 704 M$.

Cray (+0,6%), groupe américain qui conçoit des superordinateurs, a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. La perte nette ressort à 13 M$ (0,33$ par action), contre une perte de 98 M$ (2,42$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action s'élève à 0,22$, contre un bénéfice par action de 0,22$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus sont de 163 M$, contre 167 M$ un an plus tôt.

Occidental Petroleum (+0,15%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 706 M$ (0,93$ par action), contre 497 M$ (0,65$ par action) un an avant. En base ajustée, les bénéfices s'élèvent à 922 M$, soit 1,22$ par action, contre 0,41$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'affichent quant à eux à 4,8 Mds$, contre 3,59 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,12$.

Hilton Worldwide Holdings (+6,7%), géant hôtelier américain siégeant en Virginie, a annoncé pour le quatrième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 79 cents, à comparer à un consensus de 69 cents. Les revenus trimestriels se sont élevés à près de 2,3 milliards de dollars, contre 2,1 milliards de dollars un an auparavant. Le groupe se montre en revanche prudent concernant les perspectives 2019 de croissance du RevPAR, qui iraient désormais de 1 à 3%.

Interpublic (+4,7%), le groupe new-yorkais de communication, n'a pas démérité au quatrième trimestre. Le groupe aux agences McCann et R/GA a affiché un bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires de 326 millions de dollars, à comparer au profit de 252 millions dégagé un an plus tôt. Hors éléments non récurrents, le bénéfice par action s'est élevé à 89 cents, contre un consensus de 79 cents. Les revenus se sont améliorés de 13% en glissement annuel à 2,4 milliards, alors que le consensus était de 2,3 Mds$.

Teva Pharmaceutical (-7,7%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. La perte nette ressort à 2,94 Mds$ (2,85$ par action), contre une perte de 11,6 Mds$ un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,53$, contre 0,93$ il y a un an. Les revenus s'élèvent à 4,56 Mds$, contre 5,39 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,55$, pour des revenus de 4,58 Mds$. Sur l'exercice 2019, le groupe vise un bpa compris entre 2,20 et 2,50$ (2,84$ de consensus), pour des revenus de 17 à 17,4 Mds$.

Barrick Gold (-3,9%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. La perte s'affiche à 1,19 Md$, contre une perte de 314 M$ un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,06$. Les revenus baissent de 14,5% à 1,9 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,06$, pour des revenus de 1,96 Md$.

Dish Network (-7,7%) a annoncé ses comptes du quatrième trimestre. Les profits sont de 337 M$ (0,64$ par action), contre 1,39 Md$ (2,64$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 3,31 Mds$, contre 3,48 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,66$, pour des revenus de 3,3 Mds$.

Global Payments (+4,5%) a dévoilé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 75 M$ (0,47$ par action), contre 242 M$ (1,51$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,33$. Les revenus s'affichent à 881 M$, contre 1,05 Md$ un an plus tôt. Les revenus ajustés sont quant à eux de 1,04 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,32$, pour des revenus de 1,04 Md$.

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