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Clôture de Wall Street : la Fed et le commerce font douter les marchés

Clôture de Wall Street : la Fed et le commerce font douter les marchés
Clôture de Wall Street : la Fed et le commerce font douter les marchés
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street a clôturé en ordre dispersé mardi, le Dow Jones signant une troisième séance consécutive de repli, tandis que le Nasdaq et le S&P500 ont mieux résisté. Les investisseurs se montrent prudents, dans un contexte d'incertitudes sur l'orientation de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Les tensions géopolitiques pèsent également sur l'ambiance générale, tandis que la guerre commerciale qui sévit entre Washington et Pékin continue de faire des victimes, avec un gros avertissement et un plan massif de suppressions d'emplois chez le géant allemand BASF.

Le S&P500 s'est repris en fin de séance et termine sur un gain modeste de 0,12% à 2.980 points, tandis que le Dow Jones perd 0,08% à 26.783 points. Le Nasdaq remonte de 0,54% à 8.142 points.

L'indice dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de six devises de référence, progresse de 0,12%, à 97,50 points. L'euro perd 0,07 à 1,1207 dollar, après être descendu dans la matinée à 1,1192, un plus bas de trois semaines.

La guerre commerciale fait des dégâts

Dernière victime en date du conflit entre Pékin et Washington, BASF a abaissé lundi soir ses prévisions de résultats pour 2019 et annoncé la suppression de 6.000 emplois à la suite d'un deuxième trimestre "considérablement" inférieur aux attentes. Le groupe chimique allemand met en cause les conflits commerciaux à l'origine d'un ralentissement de la croissance économique et de la production industrielle mondiales. Le groupe 3M est touché lui aussi en bourse, puisque RBC Capital Markets a abaissé sa recommandation sur le groupe industriel à "performance en ligne" en raison notamment des pressions macroéconomiques en Chine.

Ces informations inquiètent les investisseurs, alors que se profile la saison des résultats du deuxième trimestre. Les bénéfices des sociétés du S&P 500 devraient d'ailleurs baisser de 0,2% par rapport à l'année précédente, selon les données Refinitiv I/B/E/S.

La politique monétaire de la Fed toujours en question

Les investisseurs ont été déboussolés par les chiffres meilleurs que prévu des créations d'emplois publiés vendredi, qui ont remis en cause les anticipations d'un geste agressif de la Fed sur ses taux le 31 juillet. Dans ce contexte, les auditions du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, devant le Congrès mercredi et jeudi, sont très attendues. Le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed doit également être publié mercredi.

Concernant les anticipations en matière d'évolution des taux d'intérêt, les marchés n'estiment plus qu'à 4,9% la probabilité d'une baisse de taux de 50 points de base fin juillet contre environ 20% il y a une semaine, selon le baromètre FedWatch de CME Group. La probabilité d'un assouplissement d'un quart de point (entre 2 et 2,25%, contre 2,25-2,50% à l'heure actuelle) se situe à 95,1%.

L'Iran réitère ses menaces

Les tensions géopolitiques persistent au Moyen-Orient et Téhéran a lancé un nouvel avertissement à Londres mardi, après la saisie d'un de ses navires pétroliers par les autorités britanniques. "La capture du pétrolier iranien, basée sur des excuses fabriquées de toutes pièces, (...) ne restera pas sans réponse et si nécessaire, Téhéran répondra de manière appropriée", a déclaré le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Bagheri.

Les Royal Marines britanniques ont saisi jeudi à Gibraltar le Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole pour la Syrie, en violation des sanctions imposées par l'UE. L'Iran, qui dénonce un "acte de piraterie", demande depuis aux autorités britanniques de laisser repartir le tanker.

Ces tensions persistantes et la baisse de l'offre de l'Opep ont quelque peu soutenu les cours du pétrole, qui ont terminé en légère hausse mardi sur le marché new-yorkais Nymex. Le contrat août sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 17 cents, soit 0,29%, à 57,83 dollars le baril et l'échéance septembre sur le Brent a pris cinq cents (+0,08%) à 64,16 dollars.

Virgin Galactic bientôt en bourse

Virgin Galactic, la firme de tourisme spatial du milliardaire britannique Richard Branson, a confirmé envisager une introduction en bourse, comme l'avait indiqué plus tôt le bien renseigné 'Wall Street Journal'. Social Capital Hedosophia Holdings, un véhicule spécial d'acquisition, pourrait investir pratiquement 800 millions de dollars dans Virgin Galactic, pour une participation de 49%. Social Capital Hedosophia Holdings étant une firme d'investissement cotée sur le NYSE, Virgin Galactic pourrait donc devenir à son tour un groupe coté en bourse plus tard dans l'année, l'opération étant attendue au second semestre. Il s'agirait d'une grande première pour une compagnie du secteur.

Les valeurs

Le Nasdaq a donc gagné du terrain mardi soir, dopé par les gains de plusieurs grands groupes technologiques, à l'image d'Amazon (+1,8%), Facebook (+1,8%), Netflix (+1%) ou Apple (+0,6%).

3M (-2%). RBC Capital Markets a abaissé sa recommandation sur le groupe industriel à "performance en ligne" en raison notamment des pressions macroéconomiques en Chine.

Boeing (+0,6%). L'avionneur américain a annoncé une chute d'environ 37% de ses livraisons d'avions sur les six premiers mois de l'année, en raison notamment de l'immobilisation des 737 MAX à la suite de deux accidents meurtriers. Avec 239 appareils livrés au premier semestre contre 389 pour Airbus, l'avionneur américain est en passe de céder sa place de premier constructeur aéronautique mondial au groupe européen.

PepsiCo (-0,6). L'un des deux géants américains des 'soft drinks', a battu le consensus de Wall Street pour le second trimestre, sur le plan des profits et des revenus. Le groupe a par ailleurs réaffirmé sa guidance pour l'exercice 2019.

Cisco Systems (+0,3%). Le géant des équipements de réseaux a annoncé l'acquisition du concepteur de composants optiques Acacia Communications pour 2,84 milliards de dollars en cash soit 70 dollars par titre - une prime de 46% sur la clôture de vendredi.

IBM (-0,8%). Le groupe a bouclé l'acquisition de Red Hat pour une valeur totale d'entreprise de 34 milliards de dollars (dette comprise), opération initialement dévoilée en octobre 2018. 'Big Blue' entend ainsi diversifier ses activités sur des segments plus fortement margés. Il s'agit de la plus importante acquisition de l'histoire d'IBM, qui entend maintenant mettre l'accent sur le cloud computing.

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