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Clôture de Wall Street : l'optimisme fait son retour

Clôture de Wall Street : l'optimisme fait son retour
Clôture de Wall Street : l'optimisme fait son retour
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La bourse de New York a poursuivi sa remontée lundi soir, avec des indices en hausse d'environ 1% à la clôture. Les marchés ont été soutenus par la perspective de relance économique en Chine, avec l'annonce d'une réforme des taux d'intérêt - de quoi apaiser un peu les craintes de de récession alimentées la semaine dernière par l'inversion de la courbe des taux américains à deux ans et dix ans. L'optimisme est également de retour dans le conflit qui oppose Washington et Pékin, avec un discours plus apaisé de la part de Donald Trump, et la décision d'accorder un sursis au géant chinois des télécoms Huawei pour travailler avec les entreprises américaines. Les valeurs technologiques en profitent.

A la clôture, le Dow Jones engrange 0,96% à 26.174 points, et le S&P 500 1,21% à 2.928 points. Le Nasdaq gagne de son côté 1,35% à 8.013 points.

Sur le marché des changes, l'indice dollar avance de 0,24% à 98,24 points face à un panier de devises de référence. L'euro se traite quant à lui à 1,1079$ (-0,1%).

Les cours du pétrole ont terminé en forte hausse lundi sur le marché new-yorkais Nymex à la suite d'une attaque au cours du week-end sur des installations pétrolières saoudiennes par des drones des rebelles yéménites Houthis.

Le contrat septembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 1,34 dollar, soit 2,44%, à 56,21 dollars le baril. Le Brent a pris 1,10 dollar (+1,88%) à 59,74 dollars.

Pékin sait trouver les mots

L'annonce par la Chine d'une importante réforme de ses taux d'intérêt a renforcé les anticipations d'une baisse du coût du crédit aux entreprises. Cette décision apaise en partie les craintes d'un ralentissement marqué de l'économie mondiale.

En Europe, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a indiqué dimanche que l'Allemagne disposait des ressources budgétaires nécessaires pour faire face à une crise économique, ce qui rassure là aussi les investisseurs.

Apaisement dans le conflit commercial

Washington lâche une nouvelle fois du lest face à la Chine, après avoir repoussé la mise en place de droits de douane sur de nouveaux produits chinois la semaine dernière. Le secrétaire américain au Commerce a annoncé la prolongation du délai accordé à Huawei pour lui permettre de travailler avec des entreprises américaines. Toutefois, l'administration Trump a ajouté 46 filiales du géant chinois des télécoms à sa liste noire.

Les groupes de semi-conducteurs profitent du sursis accordé à Huawei: Nvidia, Micron Technology, Advanced Micro Devices, Qualcomm et Intel gagnent entre 7% et 1%.

Les autres GAFA sont également en hausse : Facebook gagne 1,2%, Apple +1,9%, Amazon +1,3% et Alphabet 1,8%.

Alibaba (+2,1%), JD.com (+0,9%), Nio (+2,2%) et les autres valeurs chinoises cotées à Wall Street sont dopées elles aussi par l'accalmie sur le front commercial. Baidu (+7,8%) publiera ce soir ses trimestriels. Weibo (+14,1%), acteur chinois du microblogging, accentue la performance du secteur suite à l'annonce de comptes supérieurs aux attentes. Les prévisions de ventes du groupe sont également meilleures que prévu.

Attention à Hong Kong

Le président américain Donald Trump, très actif sur Twitter durant le weekend, a répété une fois encore que les discussions se passaient très bien avec la Chine. Le locataire de la Maison blanche ajoute cependant qu'il n'est toujours "pas prêt" à conclure un accord avant d'observer notamment une résolution du conflit à Hong Kong.

Le vice-président américain a d'ailleurs invité lundi la Chine à respecter les lois hongkongaises et a réitéré l'avertissement de Donald Trump. "Pour que les Etats-Unis puissent conclure un accord avec la Chine, Pékin doit honorer ses engagements, notamment celui qu'elle a pris en 1984 de respecter l'intégrité des lois de HongKong en vertu de la Déclaration conjointe sino-britannique", écrit Mike Pence, dans un discours qu'il doit prononcer ultérieurement.

Trump s'en prend encore à la Fed

Donald Trump a critiqué le président de la Fed, avant le discours très attendu de Jerome Powell cette semaine, lors du symposium économique de Jackson Hole. Dans une série de tweets, Trump a déclaré que l'économie était très forte "malgré le manque de vision horrible de Jay Powell". Le président a une nouvelle fois exhorté la Fed à réduire les taux d'intérêt afin de renforcer l'économie américaine et mondiale. Il a appelé la Fed à acheter des obligations et à élargir son bilan, des mesures correspondant à un assouplissement quantitatif.

Les opérateurs anticipent encore un geste d'un quart de point en septembre, alors que Powell a pourtant bien affirmé que la décision de juillet ne marquait pas le début d'un cycle d'assouplissement. Selon le baromètre FedWatch de CME Group, les traders situent à 95% la probabilité d'une baisse de taux de 25 points de base aux Etats-Unis le mois prochain.

Pas de récession en vue ?

Donald Trump a balayé d'un revers de main l'hypothèse d'une récession qui agite les marchés. "Je ne pense pas que nous aurons une récession", a tranché le président américain, estimant que les USA iraient "incroyablement bien", avec de riches consommateurs "aux poches pleines" grâce aux mesures fiscales.

JP Morgan assure de son côté que les marchés actions peuvent atteindre de nouveaux sommets, inversion de la courbe ou pas. Mislav Matejka, stratège de la banque, cité par Bloomberg, pense que les actions vont se reprendre dès début septembre. Il rappelle en effet que l'inversion de la courbe des taux n'est pas le signe d'une récession immédiate. Une telle inversion a en fait plutôt précédé les retournements économiques de 17 mois en moyenne et les pics boursiers de 11 mois... Il serait donc un peu tôt pour prendre ses jambes à son cou.

Les valeurs

Estée Lauder (+12,6% !). Le groupe a publié des comptes trimestriels meilleurs que prévu et une guidance solide. Le géant des cosmétiques a dévoilé pour le quatrième trimestre fiscal un bénéfice net de 157 millions de dollars et 43 cents par action, contre 186 millions de dollars soit 49 cents par titre un an avant.

Walt Disney (stable). Le géant américain du divertissement, va lancer son service de vidéo en streaming Disney+ en Amérique du Nord et aux Pays-Bas dès le 12 novembre. Amazon et Netflix peuvent sans doute frémir...

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