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Clôture de Wall Street : hésitations, la Chine freinerait l'accord commercial

Clôture de Wall Street : hésitations, la Chine freinerait l'accord commercial
Clôture de Wall Street : hésitations, la Chine freinerait l'accord commercial
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un début de séance en nette hausse, Wall Street a réduit ses gains, mardi en séance, avant de terminer en ordre dispersé, alors que des informations faisaient état de problèmes dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Ces craintes ont relégué au second plan l'effet positif des anticipations d'annonces accommodantes par la Fed, qui a démarré ce mardi une réunion de deux jours. Le dollar a continué de faiblir et le pétrole a marqué le pas ce mardi.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,10% à 25.887 points, après avoir gagné jusqu'à 0,75% en séance, franchissant les 26.100 points. L'indice large S&P 500 a fini quasi-stable (-0,01%) à 2.832 pts, tandis que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a progressé de 0,12% à 7.723 pts. Le Nasdaq a été soutenu par les grandes "technos", dont Alphabet (+1,1%), Facebook (+0,7%), Amazon (+1,1%), Microsoft (+0,07%), ou encore Nvidia (+4%).

Sur le marché des changes, le dollar a reculé mardi avant les annonces de la Fed attendues mercredi. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, a cédé 0,15% à 96,38 points, tandis que l'euro a pris 0,17% à 1,1355$. Sur le marché obligataire, le rendement du T-Bond à 10 ans américain a avancé d'un point de base à 2,61%.

La Chine aurait fait marche arrière sur certains points

Selon des sources citées par l'agence 'Bloomberg', certains responsables américains s'inquiètent de voir la Chine faire marche arrière sur certaines concessions, faisant patiner les négociations en cours avec les Etats-Unis. Dans le même temps, le 'Wall Street Journal' se montrait plus optimiste, en indiquant que les parties étaient dans les "étapes finales' des pourparlers.

Les responsables chinois auraient modifié leur position au sujet du respect de la propriété intellectuelle parce qu'il n'ont pas reçu des assurances de la part de l'administration Trump que les droits de douane sur leurs exportations seront levés, selon deux sources ayant requis l'anonymat.

Les négociateurs chinois seraient aussi revenus sur les promesses concernant la protection des brevets pharmaceutiques et n'ont pas donné de détails sur la protection des liens entre brevets. En outre, Pékin chercherait à faire inclure dans le texte que les éléments de l'accord devront être compatibles avec les lois chinoises.

Malgré ces doutes, le président américain Donald Trump a assuré mardi que les "négociations avec la Chine se passent très bien" lors d'une conférence de presse commune avec le président brésilien Jair Bolsonaro, en visite à Washington.

Le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin se rendront à nouveau à Pékin dans la semaine du 25 mars pour aplanir les derniers différends, selon le 'Wall Street Journal', et un nouveau voyage du vice-premier ministre chinois Liu He à Washington est programmé pour la semaine suivante.

La Fed très attendue mercredi sur ses nouvelles prévisions de taux

Concernant la politique monétaire de la Fed, les marchés s'attendent à l'annonce, mercredi, d'un statu quo sur les taux directeurs (actuellement fixés entre 2,25% et 2,50%), compte tenu des incertitudes pesant sur la croissance économique américaine et mondiale.

Mais les analystes se focaliseront sur les nouvelles projections que fera la banque centrale sur la croissance, l'inflation et les taux directeurs, ainsi que sur les propos de Jerome Powell, le président de la Fed, lors de sa conférence de presse suivant la réunion. Il devrait notamment donner des détails sur la date et les modalités de l'arrêt de la réduction du bilan de la Fed. Les marchés espèrent que la Fed ne procédera cette année qu'à une seule hausse de taux, et non à deux, comme le laissait prévoir ses précédentes projections, faites en décembre.

Les cours du pétrole ont marqué une pause mardi, après avoir atteint lundi leurs plus hauts niveaux depuis 4 mois. Le contrat à terme d'avril sur le brut léger américain WTI a cédé 0,10% à 59,03$ le baril sur le Nymex, et l'échéance de mai sur le Brent a légèrement progressé de 0,10% à 67,61$ le baril à la clôture du Nymex.

Les cours restent soutenus par la décision, le week-end dernier par l'Opep et ses alliés, dont la Russie, de prolonger au moins jusqu'en juin leurs coupes de production. La réunion prévue en avril sur le sujet a été annulée, et les pays producteurs en reparleront lors d'une réunion prévue les 25 et 26 juin.

Dans l'actualité macro-économique au Etats-Unis, les commandes industrielles du mois de janvier n'ont pas vraiment surpris, en hausse de 0,1% en comparaison du mois antérieur.

VALEURS A SUIVRE

Boeing (+0,3%) a repris un peu de hauteur, après un message du patron du groupe, Dennis Muilenburg, assurant que la sécurité était au coeur de la stratégie du constructeur d'avions, après les accidents de deux B-737 MAX en 5 mois. "Sur la base des faits du crash du vol 610 de Lion Air et des dernières données disponibles au moment de l'accident du vol 302 d'Ethiopian Airlines, nous avons pris des mesures pour assurer pleinement la sécurité du 737 Max", a affirmé le dirigeant dans une lettre adressée aux compagnies aériennes et aux passagers.

Selon des sources citées par l'agence 'Bloomberg', la Chine entendrait exclure le B-737 MAX d'une liste de produits américains importés qu'elle achèterait dans le cadre d'un éventuel accord commercial global.

Rappelons que la flotte de 370 appareils B-737 Max est clouée au sol depuis la semaine dernière en attendant de connaître les raisons des deux crashes et d'étudier leurs points communs. Les autorités éthiopiennes ont affirmé que les similarités étaient claires au vu des premiers éléments des boîtes noires du Boeing d'Ethiopian Airlines qui s'est écrasé le 10 mars. Boeing doit présenter rapidement aux autorités aériennes américaines (FAA) une mise à jour logicielle du système anti-décrochage, dont le dysfonctionnement a été mis en cause dans le crash de Lion Air.

FedEx (-0,5%) devait présenter après la clôture ses résultats trimestriels. Le consensus table sur 3,14$ de bénéfice par action et sur 17,6 Mds$ de revenus. Les investisseurs seront particulièrement attentifs à ses prévisions pour l'exercice 2019 (prévisions qui s'étaient révélées prudentes en décembre), das la mesure où le géant des livraisons est considéré comme un bon indicateur de la tendance économique globale.

Apple (-0,8%) a marqué le pas. Au lendemain de l'annonce de deux nouveaux modèles d'iPad, la firme à la pomme a présenté mardi des nouveaux modèles d'ordinateurs iMac, dotés de processeurs plus puissants. De façon inhabituelle, Apple a choisi de présenter cette année ses produits une semaine avant sa réunion annuelle de lundi prochain, qui devrait être entièrement consacrée à la présentation de son très attendu service de vidéo en streaming. Le groupe aurait déjà produit des contenus originaux, dont 5 séries et au moins 5 autres séries seraient en post-production.

A noter que Netflix (-1,28%) a exclu mardi, de faire figurer ses programmes sur la future plateforme de vidéo d'Apple. Le leader de la vidéo en streaming, principal concurrent d'Apple, souhaite poursuivre sa stratégie en tant que fournisseur indépendant. "Nous préférons laisser nos clients regarder nos contenus sur notre service", a indiqué le directeur général de Netflix, Reed Hastings. "Nous avons fait le choix de ne pas être ingérés à leur service", a-t-il ajouté à propos d'Apple.

Nvidia a bondi de 4,8%. La direction a annoncé lundi soir qu'Amazon (+1,1%) allait utiliser à l'avenir ses puces pour centres de serveurs de type T4.

Alphabet (+1,1%). Google se lance dans les jeux vidéo en streaming. Le géant du web a présenté mardi un service de jeux vidéo en streaming, avec lequel il espère capitaliser sur sa technologie de cloud et son réseau mondial de centres de données. Cette plate-forme, baptisée Stadia, permettra de jouer à des jeux sophistiqués sur un navigateur internet sur tout type d'appareils, sans avoir à les télécharger.

Tesla (-0,75%). La SEC, gendarme des marchés financiers américains, s'étonne du fait qu'Elon Musk n'a jamais demandé de pré-approbation concernant ses tweets relatifs au constructeur de voitures électriques. Selon la SEC, cela enfreint leur accord antérieur conclu suite aux fameux messages concernant une "sortie de la cote" envisagée, au 'financement garanti' (qui n'avait évidemment jamais eu lieu).

La SEC dit avoir demandé à Tesla fin février si certains tweets de Musk avaient été validés au préalable depuis l'accord conclu. Tesla aurait simplement répondu que "non" - après plus de deux semaines d'attente. La SEC s'étonne donc, auprès de la cour fédérale de Manhattan, que depuis son accord avec Musk, aucun des nombreux tweets du dirigeant relatifs au groupe n'ait été vérifié.

AT&T (-0,4%). Kevin Tsujihara, le PDG de la société de production de TV et de cinéma Warner Bros Entertainment (AT&T), a démissionné lundi soir. Selon la presse, il aurait aidé une actrice avec laquelle il avait une liaison à obtenir des rôles dans ses studios. "Il est dans l'intérêt de WarnerMedia, de Warner Bros, de nos employés et de nos partenaires que Kevin quitte son poste de président-directeur général de Warner Bros", a annoncé lundi soir John Stankey, le PDG de WarnerMedia, la branche média et divertissement d'AT&T depuis son rachat de Time Warner.

HD Supply (-3,8%), distributeur industriel basé à Atlanta, a dévoilé ses résultats trimestriels du T4 2018. Le chiffre d'affaires a progressé de 22% à 1,446 milliard de dollars. Le bénéfice net atteint quant à lui 92 millions de dollars sur le trimestre, alors qu'une perte nette de 9 M$ avait été enregistrée un an plus tôt. Le bénéfice net ajusté s'est pour sa part envolé de 35% à 123 millions de dollars, pour un bpa ajusté en vive progression de 43% à 70 cents. Le consensus de bpa ajusté était de 69 cents. HD envisage un bénéfice net ajusté par action de l'ordre de 3,52 à 3,81$, pour des revenus de 6,30 à 6,45 Mds$ en 2019.

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