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Clôture de Wall Street : hésitations après la Fed, le Nasdaq monte

Clôture de Wall Street : hésitations après la Fed, le Nasdaq monte
Clôture de Wall Street : hésitations après la Fed, le Nasdaq monte
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine a peiné à trouver sa tendance ce mercredi, après une avalanche de comptes trimestriels et des résultats pourtant souvent impressionnants de la part des géants de la "tech" qui ont soutenu le Nasdaq. La prudence dominait en clôture sur les autres indices, face à des valorisations très exigeantes, sur fond de communiqué monétaire de la Fed et de conférence de Jerome Powell qui n'ont pas bouleversé la donne... Le DJIA s'affiche en baisse de 0,36% à 34.931 pts, le S&P 500 rend 0,02% à 4.400 pts et le Nasdaq gagne malgré tout 0,70% à 14.762 pts. Le baril de brut WTI avance encore de 0,7% sur le Nymex à 72,30$. L'euro progresse au-dessus des 1,18/$. Le bitcoin grimpe de 5% sur 24 heures de retour sur Les 40.000$, après un puissant rebond technique.

ECO ET DEVISES

La Réserve fédérale américaine a sans surprise laissé sa politique monétaire inchangée et s'est engagée à maintenir un "soutien important" pour garantir la reprise de l'économie, qui reste selon elle en bonne voie malgré la résurgence de la crise sanitaire du coronavirus. Au cours d'une conférence de presse, le président de la Fed a déclaré que le marché de l'emploi avait encore "du chemin à parcourir" avant que la banque centrale ne procède au resserrement de ses mesures de soutien... "Je voudrais voir des chiffres solides sur l'emploi" dans les mois à venir avant de réduire les 120 milliards de dollars d'achats mensuels de titres sur le marché que la Fed continue d'effectuer, a ajouté Jerome Powell.
Ce dernier a déclaré que le variant Delta du coronavirus aurait des conséquences sanitaires importantes là où l'épidémie s'intensifie, mais que les répercussions économiques devraient être moins importantes que lors des précédentes vagues de la crise sanitaire.
En dépit de la multiplication par quatre des nouveaux cas de COVID-19 depuis la réunion de juin, la banque centrale a indiqué qu'elle croyait toujours que la campagne de vaccination permettrait d'"atténuer l'effet de la crise de santé publique sur l'économie" et d'atteindre une reprise solide. "Grâce aux progrès réalisés en matière de vaccination et à un soutien politique fort, les indicateurs sur l'activité économique et l'emploi ont continué à se renforcer", a déclaré la Fed dans un communiqué adopté à l'unanimité et publié à l'issue de deux jours de débats.

Les responsables de la Fed ont également indiqué qu'ils poursuivaient les discussions sur le moment où ils réduiraient les achats d'actifs, un préalable à une éventuelle hausse des taux d'intérêt... Le 'tapering' reste conditionné à l'observation de "progrès supplémentaires substantiels" vers la réalisation des objectifs de plein emploi et de stabilité des prix de la Fed. "L'économie a fait des progrès, et le comité de politique monétaire continuera d'évaluer ces progrès lors des prochaines réunions", a encore déclaré la Fed dans des termes laissant entrevoir un éventuel 'tapering' plus tard cette année ou début 2022... Jerome Powell a précisé qu'aucune décision n'avait été prise sur le sujet, que ce soit au niveau du calendrier ou des modalités de la réduction. Il a toutefois indiqué que l'institution réduira probablement les achats d'obligations et de prêts immobiliers titrisés (MBS) "au même moment", bien que certains membres souhaiteraient mettre fin aux 40 milliards de dollars d'achats mensuels de MBS plus rapidement qu'aux 80 milliards de dollars de titres du Trésor, en raison de la flambée du marché immobilier américain.
La hausse de l'inflation reste le résultat de facteurs passagers, a estimé Jerome Powell, qui a réaffirmé que la Fed se tenait prête à agir en cas de hausse importante et durable des prix.

Outre le statu quo sur son programme d'achat d'actifs, l'objectif de taux des "fed funds", principal instrument de la politique monétaire de la Fed, reste fixé entre zéro et 0,25%.
Ces annonces de la Fed interviennent à la veille de la publication de la première estimation du produit intérieur brut américain au deuxième trimestre, qui devrait montrer une accélération de la croissance à 8,5% selon le consensus de place, et à deux jours de l'indice des prix "core PCE" de juin, la mesure de l'inflation privilégiée par l'institution.

Les négociateurs démocrates et républicains du Sénat américain sont par ailleurs parvenus à un accord sur les principales composantes du plan d'infrastructures de 1.200 milliards de dollars, a annoncé mercredi devant les journalistes le sénateur républicain Rob Portman. Cet accord devrait ouvrir la voie à la présentation formelle du projet de loi devant la Chambre haute du Congrès, après des mois de négociations entre la Maison blanche et les élus des deux partis.
Le chef de file de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a fait savoir qu'un vote de procédure sur le texte bipartite pourrait être organisé dès mercredi soir. "Les sénateurs continuent d'effectuer de bonnes avancées", a-t-il dit lors d'un discours au Sénat...

Selon le dernier rapport hebdomadaire du Département américain à l'Energie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 23 juillet, les stocks de brut ont baissé de 4,1 millions de barils en comparaison de la semaine antérieure - baisse supérieure aux attentes -, les stocks d'essence ont décliné de 2,3 millions de barils et les stocks de distillats de 3,1 millions de barils. Le pétrole reste ferme sous les 75$ le brent. L'euro monte sur les 1,1840/$.

LES VALEURS

Apple (-1,2%). Le groupe californien de Cupertino a publié pour son troisième trimestre fiscal 2021 des résultats supérieurs aux attentes, soutenus par des ventes extrêmement fortes de l'iPhone 12. Les revenus trimestriels ont totalisé 81,4 milliards de dollars contre environ 73 milliards de dollars de consensus. Le bénéfice par action est ressorti à 1,3$, supérieur de près de 30% au consensus de marché. Le bénéfice net a représenté... 21,74 milliards de dollars, contre 11,25 milliards sur le trimestre de juin 2020. Le bénéfice à neuf mois atteint le niveau stratosphérique de 74,13 milliards de dollars, contre 44,74 milliards un an plus tôt.
Les revenus des seuls iPhone ont été de 39,6 milliards de dollars, contre 34,5 milliards de consensus. Les revenus de services ont totalisé 17,5 milliards contre 16,3 milliards attendus. Les recettes des produits Mac ont été de plus de 8,2 milliards de dollars, également supérieures aux attentes. Les revenus des iPad ont été de 7,4 milliards contre 7,1 milliards de consensus...
L'iPhone 12 est sans doute le catalyseur majeur du trimestre, tirant la croissance de manière notable. Les ventes totales du trimestre ont ainsi progressé de plus de 36% en glissement annuel. Pour un groupe de la taille d'Apple, il s'agit d'un véritable exploit. La principale zone de croissance est la Chine, où les clients apprécient également l'Apple Watch. Le marché chinois a donc surperformé avec une progression de 58% à 14,8 milliards de dollars, sur ce trimestre clos fin juin. Le groupe à la pomme semble avoir été par ailleurs grandement épargné par la pénurie de 'puces'. La marge brute totale du trimestre a atteint 43,3%, contre 41,9% de consensus. Le succès des iPhone 12 Pro et Pro Max y est pour beaucoup. Les revenus de services ont atteint un record. Tim Cook, CEO de la firme, a indiqué à l'agence Reuters qu'Apple disposait désormais de 700 millions d'abonnés à ses différentes plateformes, contre 660 millions un trimestre auparavant.
Néanmoins, Apple a aussi prévenu que la pénurie de 'puces' mondiale pourrait commencer à affecter sa production. Le groupe envisage ainsi un ralentissement potentiel de la croissance. Le management vise une croissance du chiffre d'affaires à deux chiffres au quatrième trimestre, mais inférieure à la performance remarquable de 36% du T3. Tim Cook indique que les 'puces' concernées sont fabriquées avec une technologie plus ancienne, mais restent nécessaires à la fabrication d'iPhone. Le CEO admet donc "quelques pénuries", alors que la demande a été tellement importante "qu'elle a dépassé nos propres attentes et qu'il est difficile d'obtenir l'ensemble des pièces dans les délais".

Alphabet (+3,2%), maison-mère de Google, a grimpé suite à sa publication financière trimestrielle, sa capitalisation boursière se rapprochant donc un peu plus de 2.000 milliards de dollars. Pour son second trimestre, le groupe californien a affiché des revenus record de 61,9 milliards de dollars en augmentation de 62%, à rapprocher d'un consensus voisin de 56 milliards. Le bénéfice GAAP par action a été de 27,26$ contre 19,3$ de consensus. Les recettes publicitaires ont explosé de 69% en glissement annuel à 50,4 milliards. Sundar Pichai, l'heureux directeur général du groupe, explique que durant le trimestre, un flux croissant d'activité en ligne dans de nombreuses régions du monde a été observé. "Nous sommes fiers que nos services aient aidé autant de consommateurs et d'entreprises", lancé le dirigeant, selon lequel les investissements dans l'IA et Google Cloud ont permis d'améliorer significativement l'expérience digitale.
Les revenus trimestriels considérés hors paiements aux partenaires de distribution ont été de 51 milliards de dollars, contre un consensus de 46 milliards. Les revenus des publicités digitales, qui avaient ralenti l'an dernier en plein coeur de la pandémie, ont donc rebondi de belle manière, portant les résultats du groupe de Mountain View. Les excellents résultats publiés plus tôt ce mois par Twitter ou Snap avaient donné déjà une petite idée de cette tendance... Ruth Porat, directrice financière d'Alphabet, estime que ces résultats reflètent l'activité online élevée et la solidité des dépenses publicitaires. La recherche sur Internet et les activités liées ont généré 35,8 milliards de dollars sur le trimestre, contre 32,2 milliards de consensus. Les revenus publicitaires de YouTube ont été de 7 milliards, en croissance de 84%, contre 6,3 milliards de consensus. Google Cloud a généré 4,63 milliards de dollars, contre 4,3 milliards de consensus.

Microsoft (-0,1%) a dévoilé pour son quatrième trimestre fiscal 2021 des résultats supérieurs aux attentes des analystes, avec la solidité des activités cloud et une belle progression de 51% des revenus de la plateforme Azure. Les revenus trimestriels du géant software de Redmond ont été de 46,15 milliards de dollars, en augmentation de 21%, contre 44,2 milliards de consensus de marché. Le bénéfice par action s'est établi à 2,17$, alors que le consensus était de 1,92$. Le segment Intelligent Cloud, comprenant Azure, a progressé de 30% avec des revenus de 17,4 milliards, contre 16,4 milliards attendus. Le segment PC (avec Windows et la Xbox) a généré 14,1 milliards de dollars, en progression de 9%, contre 13,8 milliards de consensus de place. Le segment Productivity & Business Processes a affiché des recettes de 14,7 milliards, contre 13,9 milliards de consensus.

Visa (-1,6%) a fait mieux que prévu au second trimestre. Sur la période, le groupe a dégagé un bénéfice par action de 1,49$ à comparer à un consensus de 1,33$ et un niveau de 1,06$ un an avant, hors éléments. Les revenus du groupe ont totalisé 6,13 milliards de dollars, sur ce trimestre clos en juin, ce qui dépasse de 5% les anticipations des analystes. Un an plus tôt, les revenus s'établissaient à 4,84 milliards. Le groupe bénéficie de la progression des dépenses et de la reprise de l'activité de voyages, avec le déploiement des vaccins à travers le monde. Les dépenses domestiques sont même de retour à l'approche des niveaux pré-pandémiques.

Starbucks (-2,8%), la chaîne américaine de cafés, a annoncé pour le troisième trimestre fiscal des résultats record, avec une flambée de 78% des revenus en glissement annuel. Les revenus US se sont envolés de 83% à comparable et de 10% sur deux ans, alimentés notamment par les boissons froides. Cette excellente tenue du marché domestique a compensé la moindre croissance en Chine. La croissance mondiale à comparable a été de 73%. Le groupe a donc renoué avec les profits, mais constate l'inflation et les salaires, qui poussent vers le haut les coûts US. Les revenus trimestriels s'élèvent à 7,5 milliards de dollars, un record. Le bénéfice GAAP par action a été de 97 cents et le bpa ajusté a atteint un record de 1,01$. Le consensus était de 77 cents de bpa ajusté pour 7,24 milliards de dollars de revenus. La Chine a dépassé les 5.000 points de ventes, portant le total mondial à 33.295. Le groupe rehausse ses estimations annuelles de marges et de bénéfice par action.

Mondelez (-2,8%), le groupe alimentaire américain connu notamment pour sa marque Oreo, a rehaussé ses estimations annuelles de croissance organique des revenus, aidé par la progression des marchés émergents. La compagnie table désormais sur une expansion de plus de 4% en organique, dans le monde, sur l'ensemble de l'exercice, contre une guidance antérieure de plus de 3%. Les revenus trimestriels totaux ont grimpé de 12,4% à 6,64 milliards de dollars, contre 6,42 milliards de consensus. La croissance sur les marchés développés a été de 8,9% à 4,35 milliards. Les marchés émergents, avec la Chine et le Brésil, ont progressé de près de 20% à 2,29 milliards. Le bénéfice ajusté par action a été de 66 cents, contre 63 cents un an avant et en ligne avec le consensus.

Mattel (+4,8%), le géant américain du jouet, a battu le consensus sur le trimestre clos. Le bénéfice ajusté par action a été de 3 cents, contre -5 cents de consensus et -26 cents sur la période comparable de l'an dernier. Les revenus ont totalisé 1,03 milliard de dollars, dépassant le consensus de plus de 12%, contre 732 millions de dollars de recettes un an auparavant. Le groupe aux poupées Barbie, He-Man et American Girl est donc parvenu à un profit inattendu, la croissance de l'activité atteignant quant à elle 40% en glissement annuel. Le groupe anticipe une forte saison des fêtes de fin d'année et relève ses prévisions financières pour l'exercice. Il table notamment sur une demande soutenue pour les produits Barbie ou Hot Wheels, malgré les hausses de prix. Sur le seul second trimestre, les ventes de Barbie se sont envolées de 46% et celles de Hot Wheels de 67%. Les ventes totales à devises constantes sur l'année sont attendues en croissance de 12 à 14%, contre une guidance antérieure allant de 6 à 8%.

AMD (+7,5%) a affiché une forte croissance au second trimestre et fourni par ailleurs une guidance de revenus optimiste. Le numéro deux des microprocesseurs a affiché au T2 un bénéfice net de 710 millions de dollars, 58 cents par titre, plus que triplé en glissement annuel. Les revenus se sont envolés de 99% à 3,8 milliards de dollars. La publication confirme les gains de parts de marché du groupe au détriment d'Intel. "Nous progressons significativement plus vite que le marché avec une forte demande sur nos activités", résume Lisa Su, directrice générale d'AMD. Pour le troisième trimestre, le groupe envisage des revenus voisins de 4,1 milliards de dollars, plus ou moins 100 millions. Le consensus de Wall Street était de 3,8 milliards de dollars. AMD dope par ailleurs ses anticipations annuelles et prévoit désormais des revenus en croissance de 60%, contre une guidance antérieure de +50%.

Bristol-Myers Squibb (+1,8%) a renoué avec la rentabilité sur le second trimestre avec le retour à la croissance d'Opdivo - traitement blockbuster du cancer. Le bénéfice net a été de 1,055 milliard de dollars et 47 cents par titre, contre une perte de 85 millions de dollars un an plus tôt. Hors éléments, le laboratoire a généré un bénéfice de 4,3 milliards de dollars et 1,93$ par titre sur le trimestre, contre 4,2 milliards de consensus. Les revenus trimestriels ont totalisé 11,7 milliards de dollars, en augmentation de 16% en glissement annuel. Les revenus d'Opdivo ont également augmenté de 16%, à 1,9 milliard de dollars. Le traitement phare du groupe a bénéficié d'approbations pour de nouveaux types de tumeurs et de son utilisation accrue en tant que traitement initial du cancer avancé du poumon. Le groupe maintient sa guidance annuelle de bpa, entre 7,35 et 7,55$. Disposant d'une certaine flexibilité financière, le groupe entend procéder à des acquisitions ciblées ou des accords.

Pfizer (+3,2%) vient de relever ses estimations de ventes annuelles de vaccins anti-covid à 33,5 milliards de dollars pour cette année. Les estimations nouvelles, majorées de 29%, tiennent compte des deals signés pour 2,1 milliards de doses en 2021. La guidance pourrait donc encore progresser en cas de nouvelles signatures. Pfizer et son partenaire allemand BioNTech entendent produire 3 milliards de doses de leur vaccin cette année. En comparaison, Moderna a récemment estimé à 19,2 milliards de dollars ses ventes de vaccins anti-covid pour cette année, contre 2,5 milliards de dollars 'seulement' pour Johnson & Johnson. Face au variant Delta, Pfizer a insisté sur la probable nécessité d'une troisième dose de vaccin.

Teva Pharmaceutical (+12%), le géant des traitements génériques, a annoncé des revenus inférieurs aux attentes et abaissé sa guidance avec la pandémie. Sur le second trimestre fiscal, le groupe a affiché des revenus de 3,9 milliards de dollars et un bénéfice GAAP dilué par action de 19 cents, ainsi qu'un bpa ajusté de 59 cents. Le cash flow des activités opérationnelles a été de 218 millions. Le free cash flow a atteint 625 millions. La guidance 2021 de revenus est révisée en baisse afin de refléter "l'impact en cours du Covid-19". Le groupe table sur des revenus annuels allant de 16 à 16,4 milliards de dollars. La guidance d'Ebitda ajusté va de 4,8 à 5,1 milliards de dollars, pour un bpa compris entre 2,5 et 2,7$. Le free cash flow est attendu entre 2 et 2,3 milliards.

Boeing (+4,2%). Le géant aéronautique américain a dévoilé en effet des comptes supérieurs aux attentes, marqués par un premier profit en près de deux ans et soutenus par les livraisons du 737 MAX. Le bénéfice opérationnel ajusté a été de 755 millions de dollars sur le second trimestre, clos fin juin, contre une perte massive de 3,32 milliards de dollars un an avant. Les revenus ont grimpé de 44% à 17 milliards de dollars. Le consensus était de 455 millions de dollars de pertes et 16,5 milliards de facturations. Le groupe indique qu'il produit actuellement 16 de ses 737 MAX par mois. Il entend porter à 31 par mois ce rythme de production début 2022. Les effectifs devraient quant à eux être maintenus vers les 140.000 salariés, alors que l'avionneur envisageait auparavant une réduction à 130.000.

Spotify (-5,7%) a dépassé le consensus de Wall Street pour son deuxième trimestre fiscal, le groupe de streaming musical ayant affiché une augmentation de 20% du nombre d'abonnés payants à son service premium, avec une belle demande en Europe et en Amérique du Nord. Le Suédois coté à Wall Street a réalisé des revenus trimestriels de 2,33 milliards d'euros, contre 2,15 milliards un an plus tôt et 2,29 milliards de consensus. Le nombre d'abonnés premium ressort à 165 millions, en ligne avec les attentes, alors que le nombre total d'utilisateurs actifs mensuels a progressé de 22% à 365 millions. La perte nette trimestrielle a été de 20 millions d'euros et 0,19 euro par titre, contre 356 millions d'euros de pertes un an avant. Le consensus était de -0,37 euro sur le trimestre clos. Les investissements du groupe dans les podcasts commencent par ailleurs à payer avec 2,9 millions de podcasts sur la plateforme et une proportion des heures consommées au plus haut. Les revenus des activités publicitaires ont plus que doublé à 275 millions d'euros.

McDonald's (-1,8%) a dépassé les attentes au second trimestre, soutenu par les promotions et le succès du Crispy Chicken Sandwich. Le géant de la restauration rapide a dégagé un bénéfice trimestriel de 2,22 milliards de dollars et 2,95$ par action, contre 484 millions de dollars de profits un an plus tôt, à la même période. Le bénéfice ajusté par action a été de 2,37$, contre un consensus FactSet de 2,11$. Les revenus ont totalisé 5,89 milliards de dollars sur la période, contre 3,76 milliards un an avant. Le consensus était de 5,58 milliards de dollars. Les ventes mondiales à comparable ont flambé de plus de 40% en glissement annuel. Le consensus était de 38,9%. Le marché américain a progressé de près de 26% et l'international de plus de 75% en comparaison de l'an dernier.

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