Cotation du 18/01/2019 à 22h43 Dow Jones Industrial +1,38% 24 706,35
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Clôture de Wall Street : forte volatilité, la hausse l'emporte

Clôture de Wall Street : forte volatilité, la hausse l'emporte
Clôture de Wall Street : forte volatilité, la hausse l'emporte
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La volatilité est restée très forte, lundi, à la Bourse de New York, où les indices ont reculé d'environ 2% en début de séance avant de se reprendre et de terminer en légère hausse. Les actions technologiques, dont Apple (+0,6%), Facebook (+3,2%) et Microsoft (+2,6%) ont soutenu la cote en deuxième partie de séance. Sur le fond, les investisseurs restent toutefois préoccupés par les mêmes problématiques que ces dernières semaines: la guerre commerciale qui menace la croissance, la crainte accrue d'un "Brexit dur" et les incertitudes sur la politique monétaire de la Fed. Le pétrole a brutalement rechuté d'environ 3%, tandis que le dollar s'est nettement redressé, notamment face à la livre sterling, qui a bu la tasse après le report du vote du parlement britannique sur l'accord de Brexit.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,14% à 24.423 points (après une chute de 2,24% vendredi), tandis que l'indice large S&P 500 a repris 0,18% à 2.637 pts (-2,33% vendredi) et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a progressé de 0,74% à 7.020 pts (après -3,05% vendredi). La semaine dernière, les trois indices américains avaient perdu respectivement 4,5% (DJIA), 4,6% (S&P 500) et 4,9% pour le Nasdaq, leur pire performance hebdomadaire depuis mars dernier, après avoir bondi tous les trois d'environ 5% la semaine précédente...

Apple fait trembler les indices, Theresa May fait plonger la livre

Apple, qui reste la plus importante capitalisation boursière mondiale, a influencé les indices, en plongeant d'abord de 2,8% en séance avant de se reprendre (+0,66% en clôture) après une décision de justice en Chine donnant raison à Qualcomm (+2,2%) dans une querelle concernant des brevets. Qualcomm a ainsi obtenu l'interdiction de vente de certains modèles d'iPhones en Chine, mais Apple va faire appel de cette décision.

Lundi, le marché des changes a été agité par la chute de la livre sterling, après l'annonce par Theresa May du report du vote prévu mardi à la Chambre des Communes sur le projet d'accord conclu en novembre avec l'Union européenne. La livre a abandonné 1,3% face au dollar à 1,2561$ lundi soir, et perdait plus de 1% face à l'euro, qui valait 0,90£. Theresa May va retourner à Bruxelles pour tenter d'obtenir des garantie supplémentaires sur la frontière irlandaise, mais les marchés voient grimper fortement le risque d'un Brexit dur, qui affecterait négativement les économies britannique et européenne.

La Fed à la croisée des chemins, sur fond de querelles commerciales

Le marché obligataire américain s'est nettement calmé en ce début de semaine, le rendement de l'obligation d'Etat américaine (T-Bond) à 10 ans terminant inchangé à 2,85%. Un mois plus tôt, il avait culminé à 3,25%, mais depuis, la Fed a signalé un changement de perspective sur sa politique monétaire. Le président de la Fed Jerome Powell, juge désormais les taux directeurs "juste en dessous" d'un niveau "neutre" alors qu'en octobre il estimait ce seuil encore très éloigné.

Les marchés s'attendent toujours à un nouveau tour de vis en décembre (le 4ème cette année) mais pensent que la Fed adoptera ensuite une attitude plus prudente, plus dépendante des statistiques économiques. Or, ces dernières commencent à signaler un ralentissement de la croissance, notamment dans le bâtiment, et vendredi, les derniers chiffres de l'emploi ont déçu, avec seulement 155.000 postes créés en novembre, contre environ 200.000 attendus.

Sur le front de la querelle commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, l'affaire Huawei continue d'empoisonner les relations entre les deux pays. Ce week-end, le ministère chinois des Affaires étrangères a réclamé la libération immédiate de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms, détenue depuis le 1er décembre par le Canada à la demande des Etats-Unis, sous peine de "graves conséquences".

La dirigeante de Huawei demande sa mise liberté conditionnelle

Lundi, lors de sa deuxième journée d'audience devant un tribunal de Vancouver, Mme Meng a demandé sa remise en liberté sous caution, en attendant une audience d'extradition, en citant des raisons médicales.

Les Etats-Unis accusent la dirigeante d'avoir dissimulé des liens existant entre Huawei et une firme qui essayait de contourner les sanctions américaines contre l'Iran. Si elle est jugée coupable de conspiration en vue de frauder des institutions financières, elle risque une peine de prison pouvant atteindre 30 ans de prison. Mme Meng a affirmé sous serment qu'elle était innocente et qu'elle contesterait les allégations contre elle.

Les cours du pétrole ont rechuté lourdement lundi après leurs gains de vendredi après un accord de l'Opep+ pour réduire leur production de 1,2 million de barils par jour en 2019. Le contrat janvier sur le brut léger américain (WTI) a perdu 3% à 51$ le baril, tandis que le Brent à échéance en février a chuté de 2,7% à 59,97$.

Sur le front macro-économique, le rapport JOLTS du Département américain au travail a fait ressortir des ouvertures de postes supérieures aux attentes pour le mois d'octobre 2018, au nombre de 7,079 millions, contre un consensus de place de 7 millions et une lecture révisée à 6,96 millions pour le mois antérieur.... Rappelons que le rapport mensuel sur la situation de l'emploi aux USA pour le mois de novembre 2018 avait quant à lui déçu en fin de semaine dernière, avec seulement 155.000 créations de postes contre 200.000 espérées (mais un taux de chômage toujours au plus bas à 3,7%).

VALEURS A SUIVRE

Les pétrolières n'ont pas profité de l'accord de l'Opep+, vendredi, pour réduire sa production, les craintes de ralentissement de la croissance (et donc de la demande pétrolière) prenant le dessus : -1,4% pour ExxonMobil, -0,4% pour Chevron, -2,7% pour Transocean, -1,3% pour Halliburton et -3,4% pour Devon Energy.

Parmi les technologiques, Apple (+0,66%) a fait le show ce lundi, avec une forte baisse, suivie d'une remontée pour finir dans le vert. Les marchés ont encaissé l'information selon laquelle le groupe américain Qualcomm (+2,2%) a remporté une victoire judiciaire sur la firme à la pomme en Chine, qui lui permettrait d'obtenir un arrêt des importations et de la vente de plusieurs iPhones d'Apple... Une cour a en effet jugé qu'Apple avait enfreint deux brevets de Qualcomm (sur l'utilisation par glissement - 'swipe' - d'applications sur écran tactile et sur le redimensionnement dans l'édition photo).

Apple conteste l'étendue de l'interdiction, précisant qu'elle ne s'appliquerait qu'aux iPhones tournant sur les anciens systèmes d'exploitation. Le groupe californien a indiqué son intention de faire appel de la décision de justice chinoise, estimant que "les efforts de Qualcomm pour interdire nos produits montrent une nouvelle tentative désespérée provenant d'une entreprise dont les pratiques illégales sont déjà sous les investigations de plusieurs régulateurs à travers le monde".

De son côté, Qualcomm (+2,6%) affirme que "nous croyons fermement en la nécessité de protéger les droits de propriété intellectuelle", et ajoute qu'"Apple continue à bénéficier de notre propriété intellectuelle tout en refusant de nous indemniser. Ces ordonnances de la Cour confirment encore la force du vaste portefeuille de brevets de Qualcomm".

Plusieurs autres grandes valeurs technologiques ont connu lundi des rebonds techniques importants, à l'instar de Facebook (+3,2%), Microsoft (+2,6%),et dans une moindre mesure Amazon (+0,7%), Alphabet (+0,6%) et Netflix (+1,7%).

IBM a grimpé de 1,5% Le géant des services informatiques a annoncé un accord définitif poir vendre à HCL des produits logiciels IBM sélectionnés pour 1,8 Md$. La clôture de la transaction est prévue pour mi-2019, sous réserve de l'achèvement des examens réglementaires applicables.

Tesla a bondi de 2%. Elon Musk, le CEO du constructeur de véhicules électriques a une nouvelle fois encore attaqué la SEC, le gendarme US des marchés financiers, lors d'une interview durant l'émission '60 Minutes' de CBS. "Que les choses soient claires, je ne respecte pas la SEC. Je ne les respecte pas", a ainsi affirmé Musk, privé de son poste de Président du conseil suite à l'affaire des 'tweets' relatifs à la sortie de la cote (depuis abandonnée) de Tesla au 'financement garanti'. Le talentueux mais fantasque dirigeant n'a apparemment pas digéré la sanction.

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