Cotation du 15/10/2021 à 22h46 Dow Jones Industrial +1,09% 35 294,76
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Clôture de Wall Street : finalement en hausse pour le DJIA et le Nasdaq !

Clôture de Wall Street : finalement en hausse pour le DJIA et le Nasdaq !
Clôture de Wall Street : finalement en hausse pour le DJIA et le Nasdaq !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — A l'issue d'une séance volatile, la Bourse de New York a terminé en hausse, mercredi, grâce à des avancées politiques en vue de relever le plafond de la dette aux Etats-Unis jusqu'à la fin de l'année, suite à une proposition de dernière minute faite par les Républicains. Le soulagement sur ce dossier épineux a écarté temporairement la déprime liée aux craintes inflationnistes, qui a fait chuter les marchés européens plus tôt dans la journée. Le pétrole a corrigé de près de 2% après ses récents gains, et le bitcoin s'est envolé au dessus des 55.000$ pour la première fois depuis début mai.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,3% à 34.416 points (après un recul de près de 1% en début de séance), tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,41% à 4.363 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 0,47% à 14.501 pts.

Huit des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse, dont les services de communication (+0,7%) et les technologiques (+0,5%) qui ont effacé leurs pertes initiales. L'énergie (-1%), les matériaux de base (-0,25%) et la santé (-0,16%) ont sous-performé.

Le plafond de la dette US suspendu pour trois mois ?

Une solution, bien que temporaire, semble enfin avoir été trouvée à Washington après trois mois d'impasse au sujet du relèvement du plafond de la dette fédérale, dont le dépassement menaçait d'entraîner un défaut des Etats-Unis sur leur dette courant octobre...

Les Républicains du Sénat se sont ainsi dit prêts à approuver l'extension de ce plafond jusqu'en décembre, afin d'éviter un défaut de paiement historique aux lourdes conséquences économiques. Le leader de la minorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a indiqué que son parti soutiendrait le vote d'une texte dit "de réconciliation" qui permet d'adopter le texte avec une majorité simple de 51 voix. Le Sénat est divisé à 50/50 entre Républicains et Démocrates mais ces derniers peuvent si nécessaire atteindre la majorité avec la voix de la vice-présidente Kamala Harris.

Précédemment, le leader de majorité démocrate au Sénat Chuck Schumer avait prévu de soumettre au vote un texte selon une procédure exigeant une majorité qualifiée de 60 voix pour être adopté, mais que les Républicains refusaient d'approuver. En fin de soirée, les Démocrates ont annoncé logiquement le report de ce vote et examinaient la proposition républicaine.

Querelles politiques aux conséquences potentiellement graves

Mitch McConnell a indiqué avoir décidé d'approuver le recours à des procédures normales de vote "pour protéger le peuple américain d'une crise à court terme créée par les Démocrates". "Nous allons permettre aux démocrates de recourir à des procédures normales pour adopter en urgence une extension de la limite de la dette (...) pour couvrir les niveaux de dépenses actuels jusqu'en décembre", a-t-il dit dans un communiqué.

Lundi soir, le président Joe Biden avait pour sa part rejeté la responsabilité de l'impasse sur les Républicains, et avait dramatisé le sujet en affirmant qu'il ne pouvait "pas garantir" que les Etats-Unis éviteront un défaut de paiement sur leur dette..."Je ne peux pas croire que ce sera le résultat final parce que les conséquences sont si terribles... Mais est-ce que je peux le garantir ? Si je pouvais, je le ferais, mais je ne peux pas" , a-t-il répondu à une journaliste à la Maison-Blanche.

La secrétaire au Trésor Janet Yellen a averti la semaine dernière que l'Etat fédéral pourrait se trouver à court de financement dès le 18 octobre, appelant le Congrès à relever ou à suspendre le plafond de la dette autorisée, aujourd'hui fixé autour de 28.000 milliards de dollars.

Le pétrole fait une pause sur ses sommets

Les cours du pétrole ont corrigé après l'annonce d'une hausse surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis la semaine dernière. Le baril de brut américain WTI a cédé 1,9% à 77,43$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la Mer du Nord a lâché 1,8% à 81,08$ (contrat de décembre). Mardi, le WTI pointait à son plus haut niveau depuis 7 ans et le Brent au plus haut depuis trois ans. Selon le Département américain à l'Énergie, les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 1er octobre, ont augmenté de 2,3 millions de barils, alors que les marchés attendaient une légère baisse de 418.000 barils.

L'or a terminé en très légère hausse (+0,05%) à 1.761,80$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le bitcoin en revanche accéléré à la hausse, s'échangeant mercredi soir autour de 55.207$, en hausse d'environ 7,4% sur 24h, selon le site Coindesk.

Sur les marchés obligataires, les taux étaient peu changés, le rendement du T-Bond à 10 ans cédant 1 point de base à 1,52%, mais restant bien au-dessus de son niveau du 22 septembre (1,3%) juste avant que la Fed n'annonce son intention de commencer son "tapering" (réduction de ses achats d'actifs). En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans s'est tendu d'un pb à -0,18%. Côté devises, les incertitudes du moment continuent de favoriser le dollar, qui grimpe de 0,34% à 94,28 points face à un panier de devises, proche de ses plus hauts depuis un an, tandis que l'euro cédait 0,40% à 1,1551$.

Le secteur privé à créé plus d'emplois que prévu aux Etats-Unis en septembre

Dans l'actualité macro-économique du jour aux Etats-Unis, le rapport du cabinet ADP sur l'emploi en septembre dans le secteur privé est ressorti meilleur qu'attendu, ce qui pourrait pousser la Réserve fédérale a commencer plus tôt que prévu la réduction de son programme de rachat d'actifs (actuellement de 120 milliards de dollars par mois).

Selon l'étude d'ADP, 568.000 emplois ont été créés en septembre dans le secteur privé aux Etats-Unis, un chiffre nettement supérieur aux consensus : celui de FactSet était logé à 462.500 et celui de Bloomberg était de 430.000. En revanche, les créations de postes ont été révisées à la hausse pour août à 340.000, contre 374.000 précédemment.

Ce dynamisme du marché de l'emploi, s'il est confirmé par le rapport officiel sur l'emploi, attendu vendredi, pourrait donc déboucher sur un "tapering" rapide, peut-être dès le mois de novembre, comme l'avait laissé entendre le président de la Fed Jerome Powell, le 22 septembre dernier. Il avait alors estimé que le critère de nette amélioration de l'emploi était "en grande partie atteint".

Depuis, Powell a souligné plusieurs fois que l'inflation actuelle pourrait durer plus que prévu et se prolonger jusqu'à l'été 2022, ce qui a renforcé le scénario d'un tapering s'étendant de la fin 2021 à la mi-2022. Au-delà, les marchés craignent que l'inflation, si elle perdure, ne pousse la Fed à relever ses taux directeurs (ramenés à zéro en 2020 face à la crise du Covid) plus vite que prévu en 2022.

Symboliquement, la décision ce mercredi de la banque centrale de Nouvelle-Zélande de relever se taux directeurs pour la première fois depuis 7 ans a montré aux marchés que le processus de resserrement monétaire était bel et bien enclenché à travers le monde. La Banque de Norvège et banque centrale de Corée du Sud ont elles aussi franchi le pas de la hausse des taux récemment.

Un sommet virtuel entre Joe Biden et Xi Jinping ?

Par ailleurs, une réunion sino-américaine de haut niveau s'est déroulée ce mercredi. Le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan s'est entretenu avec le haut diplomate chinois Yang Jiechi en Suisse, confirmant l'engagement des deux pays à renforcer la communication dans un contexte de rivalité stratégique grandissante.

Dans un communiqué publié après la réunion de mercredi, la Maison Blanche a indiqué que Jake "Sullivan a clairement exprimé que, pendant que nous continuerons d'investir dans notre propre solidité nationale et de travailler étroitement avec nos alliés et partenaires, nous allons aussi continuer de discuter à haut niveau avec la Chine pour garantir une concurrence responsable".

Selon un haut représentant de l'administration américaine cité mercredi soir par 'Reuters', Washington et Pékin sont parvenus à un accord de principe pour la tenue avant la fin de l'année d'un sommet virtuel entre les présidents Joe Biden et Xi Jinping.

A noter que le président américain s'était entretenu mardi avec Xi Jinping au sujet de Taïwan et les deux dirigeants sont convenus de respecter l'accord de Taïwan. "J'ai discuté avec Xi de Taïwan. Nous sommes d'accord (...) nous respecterons l'accord de Taïwan", a ainsi indique Biden à la presse.

Sur le front commercial, la représentante des Etats-Unis pour les questions commerciales internationales (USTR), Katherine Tai, avait affiché lundi sa fermeté vis-à-vis de la Chine, ajoutant que l'administration Biden allait lancer "dans les prochains jours des discussions franches" sur le commerce avec Pékin. Elle a souligné que le géant asiatique n'avait pas respecté ses engagements pris dans le cadre de l'accord dit de "phase 1" signé début 2020, et a affirmé que les Etats-Unis n'envisageaient pas de revenir sur les droits de douane instaurés par l'ancien président Donald Trump.

VALEURS A SUIVRE

Amazon (+1,2%) se montre désormais ambitieux dans les jeux vidéo. Le CEO du groupe, Andy Jassy, a indiqué lors d'une conférence technologique que les jeux vidéo pourraient bien devenir sur le long terme la plus importante catégorie du groupe dans le divertissement. Jassy s'est félicité par ailleurs du succès du jeu de rôle en ligne 'New World' développé par Amazon Game Studios et sorti le mois dernier. Il évoque un très bon lancement du jeu, qui afficherait déjà plusieurs millions de joueurs actifs quotidiens. Le patron d'Amazon reconnaît le parcours difficile du groupe sur le segment, alors qu'il tente pendant plusieurs années de faire une incursion dans les jeux vidéo. Jassy affirme qu'il en faut quelques-uns avant de trouver un succès, mais que l'entreprise n'a pas perdu sa détermination, alors que certains se demandent pourquoi Amazon sait tout bâtir sauf des jeux.

Merck & Co (-1,1%), laboratoire américain éclipsé par Pfizer (-0,7%) durant la crise sanitaire, pourrait prendre sa revanche. Le groupe vient de sceller un accord pour l'acquisition d'Acceleron Pharma (-1%), groupe biopharmaceutique du Massachusetts, dans le cadre d'une opération de 11,5 milliards de dollars, 180$ par titre en cash. Merck va ainsi renforcer son portefeuille de thérapies dans les maladies rares, avec en particulier le candidat-médicament sotatercept. En outre, Merck discute désormais avec de nombreux pays de la vente de sa pilule Covid-19 expérimentale. En fin de semaine dernière, le titre Merck avait grimpé en direction de ses sommets historiques. Le laboratoire avait en effet communiqué des nouvelles positives concernant un traitement expérimental contre le coronavirus, développé avec la biotech Ridgeback Biotherapeutics. Ce traitement par voie orale, le molnupiravir, réduirait d'environ 50% le risque d'hospitalisation ou de décès chez les patients exposés au risque d'une forme grave de la maladie, à en croire les résultats provisoires d'un essai clinique de Phase 3 publiés vendredi.

L'Australie va s'offrir 300.000 unités du traitement expérimental de Merck contre le covid, a d'ailleurs annoncé hier le Premier ministre Scott Morrison, alors que l'Etat de Victoria a recensé le plus grand nombre quotidien de contaminations depuis le début de la pandémie. Le molnupiravir, susceptible de devenir le premier traitement antiviral par voie orale contre le covid, pourrait réduire de moitié les risques de décès ou maladie grave chez les personnes à risque. Il pourrait être disponible en Australie d'ici le début de l'année prochaine si le régulateur national des médicaments approuve le traitement, a indiqué Scott Morrison. Merck devrait produire dix millions d'unités d'ici la fin de l'année.

D'après le Financial Times, Merck pourrait en outre procéder à de nouvelles acquisitions. Le CEO du groupe, Rob Davis, a confié au FT qu'il continuait à étudier des cibles permettant à Merck de développer son portefeuille. "Je suis convaincu que nous avons la puissance de feu, la capacité, la concentration et l'urgence de le faire. C'est la première étape d'un voyage pour continuer à développer notre pipeline afin que nous ayons la capacité de croître de manière durable au cours de la prochaine décennie (...) Nous ne serons pas limités par le bilan".

Palantir (+1,6%). Le spécialiste américain des technologies d'exploitation des données massives ("Big Data") a annoncé mardi soir la signature d'un contrat de 823 millions de dollars avec les services de renseignements de l'armée américaine. Le groupe a précisé qu'il fournirait aux services secrets de l'armée sa plateforme Gotham, un système d'exploitation central des données, qui aide à la "prise de décisions en matière de défense, en permettant de connecter les points entre des sources disparates", a indiqué Palantir.

Nvidia (+1,2%) propose des concessions à l'Union européenne pour parvenir à obtenir le feu vert concernant l'acquisition du concepteur de puces britannique Arm pour 54 milliards de dollars. C'est du moins ce qu'indique un document de la Commission européenne consulté par l'agence Reuters. La Commission a fixé une date limite au 27 octobre pour rendre son verdict.

Les régulateurs ont des doutes sur la promesse de Nvidia de permettre à ses concurrents un accès équitable et continu aux conceptions d'Arm une fois l'accord conclu. La Commission doit demander l'avis des concurrents et des clients de Nvidia avant de décider si elle accepte les concessions, en demande davantage ou préfère ouvrir une enquête approfondie d'une durée de quatre mois. Nvidia affirme qu'il maintiendra Arm en tant que fournisseur de technologie "neutre", tentant de rassurer certains clients, en particulier Qualcomm, Samsung et Apple. Les clients d'Arm, dont Broadcom, MediaTek et Marvell, sont quant à eux favorables au deal. Arm est pour l'heure détenu par le Japonais SoftBank.

Constellation Brands (-0,7%), groupe américain actif dans la production et la distribution de boissons alcoolisées, a annoncé pour son deuxième trimestre fiscal de l'exercice 2022 des résultats inférieurs aux attentes. Le groupe aux marques Corona et Modelo a révélé pour ce trimestre clos en août un bénéfice ajusté par action en recul de 14% à 2,38$, pour des revenus en retrait de 5% à 2,37 milliards de dollars. Le consensus était de 2,77$ de bénéfice ajusté par action pour 2,3 milliards de dollars de revenus. Le groupe table sur une progression des volumes de bière au second semestre. Pour l'exercice, Constellation table sur un bénéfice ajusté par action allant de 10,15 à 10,45$, une révision en hausse de la guidance, alors que les ventes de bière sont espérées en croissance de 9 à 11%. Ainsi, les anticipations de ventes sont aussi revues en hausse, malgré le faible deuxième trimestre.

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