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Clôture de Wall Street : fin de semaine au sommet pour Thanksgiving

Clôture de Wall Street : fin de semaine au sommet pour Thanksgiving
Clôture de Wall Street : fin de semaine au sommet pour Thanksgiving

(Boursier.com) — La Bourse de New York a terminé sur une note prudemment optimiste, vendredi, à l'issue d'une séance écourtée en raison de Thanksgiving. Le Nasdaq et le S&P 500 ont inscrit de nouveaux records absolus, tandis que le Dow Jones a fini très près de son dernier sommet inscrit mardi. La semaine s'est soldée par un rebond de 2% à 3% des principaux indices, soutenus par la perspective de vaccins contre le Covid-19 et par la transition politique enfin acceptée (de mauvaise grâce) par Donald Trump. Les investisseurs espèrent désormais que la Fed et le Congrès adopteront de nouvelles mesures pour soutenir l'économie américaine, face à la dégradation de la situation sanitaire, en attendant les effets positifs des vaccins contre le Covid-19.

A la clôture, le Dow Jones a avancé vendredi de 0,13% à 29.910 points, après un bref passage au-dessus des 30.000 points en séance (30.015 pts), tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,24% à 3.638 pts, finissant à 3 points au-dessus de son dernier record de mardi. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 0,92%, à 12.205 pts, signant un 2e record d'affilée après celui de mercredi. La Bourse américaine était fermée jeudi pour Thankgiving, et elle a fermé ce vendredi à 13h locales, soit 19h en France.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a gagné 2,2%, le S&P 500 a gagné 2,3% et le Nasdaq a bondi de 2,9%. Depuis le début de l'année, les indices affichent des hausses de 4,6% pour le DJIA, de 12,4% pour le S&P 500, et de 36% pour le Nasdaq, malgré le violent coup de tabac qui leur avait fait perdre environ 20% en mars-avril, lors de la 1ere vague de coronavirus. Cette semaine, le rattrapage des valeurs cycliques a marqué le pas, et les investisseurs se sont à nouveau portés vers des secteurs qui souffriront moins de la situation sanitaire encore dégradée à court terme (technologiques, services en ligne...)

Les vaccins sont prometteurs, mais l'épidémie progresse

Sur le front de la crise sanitaire, les marchés intègrent le fait que malgré les résultats très positifs des essais cliniques des vaccins de Pfizer (+1,9%)-BioNTech (+4,7%) et de Moderna (+16,3%!), et dans une moindre mesure d'AstraZeneca (stable), les campagnes de vaccination à grande échelle ne commenceront à produire leurs effets qu'à partir du printemps prochain. Jeudi, le directeur général d'AstraZeneca, Pascal Soriot, a reconnu que le groupe britannique devra procéder à une étude supplémentaire pour valider les résultats de son candidats vaccin après des critiques portant sur le protocole et la communication du groupe.

En attendant, l'épidémie de Covid-19 continue de flamber outre-Atlantique et la situation pourrait empirer à l'occasion des réunions de famille de Thanksgiving et des séances de shopping du Black Friday, ce vendredi. Toutefois, la chaîne TV 'CNBC' faisait état ce vendredi d'un affluence réduite dans les magasins à travers les Etats-Unis.

Les centres pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) ont conseillé aux Américains de privilégier les achats en ligne ou d'utiliser le "click & collect", et de ne pas se regrouper en famille pour Thanksgiving. Près de sept millions de personnes ont tout de même pris l'avion aux Etats-Unis sur les sept derniers jours, d'après les données de l'agence TSA, chargée des contrôles de sécurité dans les aéroports, soit une hausse de 22% par rapport à la semaine précédente.

Vers 321.000 morts aux Etats-Unis dans 4 semaines?

A New York, la célèbre parade de Thanksgiving, qui réunit habituellement des millions de personnes, s'est tenue cette année sans public, et a été diffusée en ligne, une grande partie de l'animation ayant été filmée en avance.

La résurgence du coronavirus a entraîné ces dernières semaines des nouvelles mesures de restriction de déplacements dans plusieurs Etats et villes des Etats-Unis, dont la Californie, New York ou Chicago... Dans le pays, l'épidémie a franchi vendredi la barre des 12,9 millions de cas, et le nombre de morts a désormais dépassé les 264.000, selon les données de l'université américaine Johns Hopkins, qui font référence. Les CDC ont estimé dans un communiqué publié mercredi que le nombre de décès pourrait atteindre 321.000 dans les 4 prochaines semaines.

La situation est un peu moins préoccupante en Europe, où des signes de stabilisation sont décelés après environ un mois de mesures de reconfinement dans de nombreux pays dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. En revanche, l'épidémie donne des signes de redémarrage dans plusieurs pays d'Asie, dont le Japon (avec une forte hausse des patients sévèrement atteints) et la Corée du Sud (infections au plus haut depuis mars).

Donald Trump acceptera le vote du collège électoral

Sur le plan de la politique américaine, les marchés ont été soulagés de voir Donald Trump faire un pas de plus vers la reconnaissance sa défaite face à Joe Biden à l'élection présidentielle du 3 novembre.

Donald Trump a ainsi déclaré jeudi soir qu'il quitterait la Maison blanche si le collège électoral américain votait pour le président élu démocrate, Joe Biden. "Bien sûr je le ferai... Bien sûr je le ferai. Et vous le savez bien", a-t-il admis lors du traditionnel discours aux membres des forces armées américaines à l'occasion des célébrations de Thanksgiving.

Or, le vote du collège électoral en faveur de Joe Biden ne fait aucun doute, le 14 décembre prochain, le président élu ayant remporté 306 grands électeurs de ce collège contre 232 pour Donald Trump.

Même si ces annonces reviennent à reconnaître sa défaite, le président sortant a réitéré ses accusations de fraude, restées sans preuve jusqu'à présent. "Cette élection était truquée", a insisté Donald Trump, toujours sans apporter de preuves d'éventuelles irrégularités.

Le pétrole a repris près de 30% en novembre !

Les marchés pétroliers ont fini en ordre dispersé vendredi, après un "rally" qui les a fait bondir de près de 30% en novembre. Le cours du brut léger américain (WTI) a cédé 0,42% à 45,52$ le baril, pour le contrat de janvier sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en janvier s'est apprécié de 0,8% à 48,18$. Depuis début novembre, le WTI pointe désormais à +27% et le Brent a repris 28,5%, et tous deux sont revenus au plus haut depuis mars dernier.

Les investisseurs ont affiché la prudence à l'approche la réunion de l'Opep+, lundi et mardi prochain, qui pourrait déboucher sur une prolongation des efforts de réduction de production au-delà du 31 décembre, afin de soutenir les cours face à la nouvelle vague de Covid-19.

A l'inverse, l'or a vécu une semaine difficile, souffrant du retour de l'appétit du risque. L'once de métal jaune a perdu vendredi 1,27% à 1.788,10$ pour le contrat à terme de février sur le Comex. Le métal jaune a abandonné 4,5% cette semaine, après avoir déjà reculé de 0,7% la semaine précédente.

Sur le marché des emprunts d'Etat américains, le rendement du T-Bond à 10 ans a fini à 0,84% (-4 points de base) vendredi soir contre 0,82% une semaine plus tôt. Sur le marché des changes, le dollar a reculé de 0,20% à 91,81 points pour l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise). L'euro a gagné 0,35% à 1,1955$.

VALEURS A SUIVRE

Amazon (+0,3%). Le géant américain du commerce en ligne devrait être parmi les gagnants du Black Friday. Le groupe a annoncé qu'il allait dépenser plus de 500 millions de dollars en primes exceptionnelles pour ses salariés mobilisés durant les fêtes de fin d'année dans le contexte de crise sanitaire.

Yunji (-22%), groupe chinois de commerce en ligne coté à Wall Street sur le marché technologique du Nasdaq, a dévissé suite à la publication de résultats financiers trimestriels jugés décevants.

Alibaba (-0,45%), autre acteur chinois du e-commerce représenté à Wall Street, et Tencent, ont mis un terme à des négociations distinctes avec le moteur de recherche chinois Baidu en vue de l'acquisition d'un intérêt de contrôle au sein de son service Iqiyi de vidéo en streaming. Baidu réclamait 20 milliards de dollars de valorisation, a appris l'agence Reuters de sources informées des négociations. Tencent estime pour sa part que le service de Baidu ne vaut que la moitié de ce montant...

JD.com (+1,3%). JD Health International, la filiale de services de santé du groupe chinois de commerce en ligne, a rencontré un franc succès pour son introduction à Hong Kong. Selon StreetAccount, l'offre de titres JD Health a été sursouscrite 53,8 fois !

Tesla (+2%), le leader californien de l'automobile électrique, qui vaut plus de 560 milliards de dollars à Wall Street, a indiqué qu'il prévoyait de lancer en 2021 la fabrication en Chine de chargeurs pour véhicules électriques, afin de renforcer ses ventes sur le premier marché automobile au monde... Par ailleurs, l'autorité américaine de la sécurité routière a ouvert une enquête préliminaire sur un possible défaut de suspension avant de 115.000 véhicules du groupe. Tesla a en outre lancé le rappel de 870 Model X en Chine pour un problème de fixation de pièces.

Alphabet (+1,3%) et Facebook (+0,8%). L'autorité de concurrence britannique a dévoilé de nouvelles règles qui prendront effet l'année prochaine, afin de limiter l'abus par Google et Facebook de leurs positions jugées dominantes sur le marché de la publicité en ligne.

Facebook pourrait par ailleurs lancer sa monnaie numérique Libra en janvier, selon le Financial Times, qui cite des personnes impliquées dans l'initiative. Il s'agira d'un 'coin' adossé à parité au dollar puis à d'autres devises. Une personne impliquée dans la filiale Novi de Facebook, qui travaille sur le portefeuille digital du Libra, juge que ce dernier est déjà prêt en tant que produit mais qu'il aura besoin de licences.

Uber (-0,16%), Spotify (+2,7%), ainsi que d'autres membres du consortium Libra, entendent observer son accueil par le public avant de choisir de l'utiliser.

Teva (+0,7%). La Commission européenne a infligé au géant israélien des traitements génériques une amende de 60,5 millions d'euros. L'amende concerne Teva et Cephalon, devenu sa filiale, du fait du retardement de commercialisation d'une version générique du traitement des troubles du sommeil de Cephalon.

Walt Disney (-1,3%), le colosse américain des médias et du divertissement, va licencier près de 32.000 salariés, essentiellement dans ses activités de parcs à thème, contre 28.000 précédemment annoncé en septembre.

Delta Air Lines (-0,5%), transporteur aérien américain, reprend les vols transatlantiques entre Atlanta et Rome à partir du 19 décembre avec le dépistage du covid gratuit pour les voyageurs.

Salesforce.com (+0,3%) / Slack (stable, après +37,6% mercredi). Le 'Wall Street Journal' avait révélé mercredi que Salesforce avait négocié en vue d'acquérir le spécialiste du travail collaboratif. La capitalisation boursière de Slack atteint désormais les 23 milliards de dollars, tandis que celle du géant des logiciels CRM (qui a intégré récemment l'indice Dow Jones) est de l'ordre de 227 Mds$. Les investisseurs estiment qu'une fusion entre ces deux acteurs pourrait déclencher une vague de fusions-acquisitions dans le secteur des logiciels.

Jeudi, le 'Financial Times' a indiqué que Salesforce avait commencé à étudier le dossier Slack l'an dernier lors de son introduction en Bourse, mais que la compagnie avait alors conclu que Slack était valorisé de manière inappropriée compte tenu des défis à venir... Le 'Wall Street Journal' relève pour sa part que Microsoft a lancé Teams (solution de travail collaboratif concurrente de Slack) après avoir échoué dans une tentative d'acquisition de Slack.

ExxonMobil (-1,5%) a abaissé ses prévisions concernant les prix du pétrole, croit savoir le Wall Street Journal, citant des documents internes au géant pétrolier américain datant de septembre. Ainsi, Exxon aurait réduit de 11 à 17% ses estimations sur les prix du brut pour chacune des sept prochaines années.

Tiffany (+0,1%), le joaillier new-yorkais, tiendra le 30 décembre une assemblée générale en ligne pour soumettre à ses actionnaires l'offre de rachat formulée par le géant français du luxe LVMH.

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