Cotation du 18/07/2019 à 20h11 Dow Jones Industrial -0,21% 27 161,98
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Clôture de Wall Street : Facebook réveille les "technos", en attendant la Fed...

Clôture de Wall Street : Facebook réveille les "technos", en attendant la Fed...
Clôture de Wall Street : Facebook réveille les 'technos', en attendant la Fed...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a progressé lundi en clôture, soutenue par Facebook et par les espoirs de promesses de baisses de taux de la Fed, qui se réunira mardi et mercredi... Facebook (+4,2%) a soutenu la cote, profitant de l'annonce imminente du lancement d'une crypto-monnaie permettant à ses utilisateurs d'acheter des services et de faire des transferts d'argent. La publication d'un indice manufacturier très décevant dans la région de New York ("Empire State") a renforcé les attentes de baisse de taux de la Fed, sinon ce mercredi, du moins lors de la prochaine réunion de la fin juillet...

Les gains des principaux indices se sont toutefois réduits à la clôture. L'indice Dow Jones a progressé de 0,09% à 26.112 pts, tandis que le S&P 500 a aussi grappillé 0,09% à 2.889 pts, tandis que le Nasdaq Composite a gagné 0,62% à 7.845 pts. L'indice SOX de Philadelphie, qui reflète le secteur des semi-conducteurs, a encore cédé 0,62% après un plongeon de 2,6% vendredi.

Attentisme du dollar et des taux avant la Fed

Sur le marché des changes, le dollar a marqué le pas après trois séances de hausse, suite à l'annonce de l'indice "Empire State". L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) a fini stable (-0,01%) à 97,57 points. L'euro a progressé de 0,08% à 1,1216$ malgré des propos accommodants de Benoît Coeuré, qui a jugé les signaux des marchés financiers "assez alarmants" et n'a pas exclu de nouvelles baisses de taux de la BCE, qu'il préconise "modulables".

Sur le marché obligataire américain, les taux sont eux aussi restés stables dans l'attente de la réunion de la Fed mardi et mercredi. Le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans s'inscrivait à 2,08%, son plus bas niveau depuis octobre 2016.

Le pétrole reflue malgré les tensions entre Washington et Téhéran

Le pétrole cédait du terrain lundi malgré la guerre des mots entre Washington et Téhéran après des attaques contre deux pétroliers la semaine dernière. Le contrat à terme de juillet sur le brut léger américain WTI a perdu lundi soir 1,10%, à 51,93$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance août reculait de 1,73% à 60,94$ au moment de la clôture du Nymex.
Le cours du WTI est tombé depuis une semaine dans un marché baissier, caractérisé par une chute supérieure à 20% par rapport à ses sommets annuels d'avril dernier à plus de 66$. Malgré les restrictions de l'offre (accord Opep+, Iran, Venezuela ...), les investisseurs s'inquiètent désormais d'un ralentissement de la demande à mesure que la guerre commerciale s'envenime entre les Etats-Unis et la Chine... Vendredi, l'agence internationale de l'énergie (AIE) a ainsi revu à la baisse ses prévisions de demande mondiale de brut, dans son dernier rapport mensuel.

Publié lundi, l'indice manufacturier ("Empire State") de la Fed de New York est tombé dans le rouge en juin à -8,6, alors que le consensus des économistes de la place était positif de 10 points. L'indicateur de mai était encore à +17,8 : on assiste donc à un effondrement brutal de l'activité manufacturière dans la région de New York. Il s'agit même d'une chute record pour cet indicateur manufacturier...

Par ailleurs, l'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders a lui aussi déçu, tombant à 64 en juin contre 67 de consensus de place et après 66 en mai. A noter cependant que le niveau de 66 affiché au mois de mai ressortait historiquement élevé...

Ces dernières semaines, face à l'accumulation des tensions commerciales, l'économie américaine a commencé à montrer des signes de faibles après avoir bien résisté jusqu'à récemment. Le marché de l'emploi a créé bien moins d'emplois que prévu en mai (seulement 75.000) et les indices manufacturiers ISM et PMI ont nettement reculé en mai, provoquant un plongeon des taux d'intérêts souverains ainsi qu'un envol des spéculations de baisse de statu de la Fed.

Un geste baissier attendu le 31 juillet avec une probabilité de 87,7%

Récemment, le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, a pour la première fois ouvert la voie à cette éventualité en affirmant que la Fed ferait ce qui est "approprié" en cas de net ralentissement conjoncturel...
Les investisseurs tablent néanmoins en majorité pour un statu quo, ce mercredi, sur le taux des "fed funds" (actuellement fixé entre 2,25% et 2,50%). Selon l'outil FedWatch du CME Group, basé sur les contrats à terme sur les "fed funds", les marchés anticipent ce statu quo avec une probabilité de 80,8%.

Les attentes sont en revanche très fortes pour un geste baissier le 31 juillet, avec une probabilité de 87,7%. Les traders voient 71,4% de chances pour une baisse d'un quart de point à 2,00%-2,25% et de 16,2% pour un recul d'un demi-point pour revenir à 1,75%-2%, selon cet outil.

Sur le front de la guerre commerciale, la Chine dit toujours espérer un accord gagnant-gagnant avec les USA, mais se dit déterminée à aller jusqu'au bout. Huawei Technologies, le colosse télécom chinois, prévoit une baisse de 40 à 60% de ses livraisons de smartphones à l'étranger, si l'on en croit l'agence Bloomberg.

Le groupe envisage par conséquent le retrait de son dernier modèle de smartphone, le le Honor 20. Les ventes du modèle doivent débuter en principe dans certaines régions d'Europe le 21 juin, mais selon Bloomberg, les dirigeants du groupe vont surveiller ce lancement et pourraient aller jusqu'à stopper les livraisons en cas de ventes décevantes. Afin de compenser la chute des ventes à l'étranger, Huawei veut capter jusqu'à la moitié du marché chinois... Rappelons que Washington a placé Huawei sur liste noire depuis le 16 mai. Les Etats-Unis ont cité des motifs de sécurité nationale.

VALEURS A SUIVRE

Facebook a bondi de 4,2% à la veille de la présentation de sa monnaie maison, une crypto-monnaie baptisé Libra. Selon le 'Wall Street Journal,' qui a révélé l'information, le projet bénéficierait des soutiens de géants du paiement et des cartes de crédit Visa, PayPal et MasterCard.
La firme de Mark Zuckerberg devrait confirmer dès ce mardi le lancement prochain de la Libra, selon la presse du week-end. La devise virtuelle devrait être moins volatile que le bitcoin : son cours sera en effet indexé sur un panier de devises comprenant le dollar, l'euro, la livre et le yen.
Parmi les autres investisseurs, figurent aussi le groupe de VTC Uber ainsi que le site de réservation touristique Booking.com. Chacun des partenaires de Facebook investirait 10 millions de dollars pour développer la crypto-monnaie, qui pourrait faire ses débuts au premier trimestre 2020.

Parmi les autres valeurs technologiques, Apple a gagné 0,6%, Alphabet a pris 0,7%, Amazon 0,8% et Microsoft a avancé de 0,3%.

Netflix (+3,2%) a grimpé après une note du broker Piper Jaffray estimant que le nombre de nouveaux abonnés du service de vidéo en streaming aux Etats-Unis devrait être plus élevé que prévu au deuxième trimestre.

Finisar (+1,5%), groupe californien de Sunnyvale, qui produit des composants électroniques optiques, a estimé en fin de semaine dernière que les sanctions imposées à Huawei pourraient avoir un impact durable sur son activité et ses résultats...

Pfizer (+0,3%) se renforce dans l'oncologie avec l'acquisition d'Array Biopharma (+57% !). Le géant pharmaceutique américain a accepté de débourser 48$ par action, valorisant sa cible 11,4 Mds$. L'offre matérialise une prime d'environ 62% par rapport au cours de clôture de l'action Array vendredi soir à Wall Street. Les conseils d'administration des deux sociétés ont approuvé la transaction, entièrement en numéraire, qui devrait commencer à être relutive sur les résultats de Pfizer en 2022. L'opération devrait être finalisée au cours du second semestre 2019.

Alibaba (+1,1%) entend proposer aux actionnaires une division par huit de son nominal, préalablement à sa cotation secondaire à la Bourse de Hong Kong attendue cette année. Rappelons que cette nouvelle cotation pourrait permettre au titan chinois du commerce en ligne de lever jusqu'à 20 milliards de dollars. Le split sera soumis au vote de l'assemblée générale du 15 juillet à Hong Kong. Il doit fournir au groupe 'plus de souplesse' en matière de levée de fonds...

Sprint (+1,2%) / T-Mobile (+0,5%). Le département américain de Justice (DoJ) serait sur le point de donner son accord au projet de rapprochement des deux opérateurs télécoms Sprint et T-Mobile, prenant la forme d'un rachat de Sprint pour 26 milliards de dollars, sous réserve du moins de certains désinvestissements supplémentaires permettant l'émergence d'un nouveau concurrent. C'est du moins ce que croit savoir le bien renseigné New York Times.

Sotheby's (+58,6% !) flambe à Wall Street. Le groupe de ventes aux enchères d'oeuvres d'art a signé un accord définitif de 3,7 Mds$ en vue de sa cession à BidFair USA, entité totalement détenue par Patrick Drahi. Selon les termes de l'opération, approuvée par le conseil d'administration de Sotheby's, les actionnaires recevront 57$ en cash par titre, ce qui représente une prime de 61% sur la clôture de vendredi. Sotheby's sortirait donc de la bourse après 31 ans de cotations sur le Nyse. La finalisation du "deal" est attendue au quatrième trimestre...

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