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Clôture de Wall Street : Et un record supplémentaire pour le S&P 500 !

Clôture de Wall Street : Et un record supplémentaire pour le S&P 500 !
Clôture de Wall Street : Et un record supplémentaire pour le S&P 500 !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York a fini en légère hausse mercredi, permettant à l'indice large S&P 500 d'inscrire de justesse son 28e record pour cette année 2020 ! L'espoir d'un accord bipartisan sur un nouveau plan de soutien budgétaire aux Etats-Unis a porté les marchés, ainsi que la perspective de la campagne de vaccination contre le coronavirus, qui commencera dès la semaine prochaine au Royaume-Uni. Le pétrole a rebondi dans l'espoir d'un accord de l'Opep+ sur une prolongation de ses coupes de production. En revanche, les derniers chiffres de l'emploi en novembre aux Etats-Unis dans le secteur privé ont déçu, sur fond de progression de l'épidémie de Covid-19.

A la clôture, le Dow Jones a progressé de 0,2% à 29.883 points, non loin de son record du 24 novembre (30.046 pts), tandis que l'indice large S&P 500 a pris 0,18% à 3.669 pts, un nouveau record donc. L'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fini presque stable (-0,05%) à 12.349 pts.

Du côté des valeurs, l'éditeur de logiciels de CRM Salesforce (-8,57%) a pesé sur le Dow Jones, au lendemain de l'annonce du rachat de Slack Technologies (-2,6%) pour 27,7 milliards de dollars, une opération dont la pertinence n'est pas jugée évidente par les analystes financiers.

La Fed note un essoufflement de la reprise en novembre

Alors que les cas de coronavirus flambent aux Etats-Unis depuis plus d'un mois, le rapport du cabinet ADP publié ce mercredi a fait état de 307.000 créations de postes dans le privé aux Etats-Unis en novembre, un chiffre très inférieur au consensus de marché qui tablait sur 450.000 créations de postes. Les créations du mois d'octobre sont ressorties à 404.000 en lecture révisée, soit une révision en hausse par rapport aux 365.000 auparavant estimées. Le rapport complet sur l'emploi en novembre aux Etats-Unis sera publié vendredi.

Par ailleurs, le dernier "Livre Beige" de la Fed, publié mercredi soir, note que la reprise économique s'est d'abord accélérée cet automne à un rythme "modeste à modéré", avant de marquer ensuite le pas en novembre, en particulier dans les régions où les cas de coronavirus ont explosé ces dernières semaines. Ainsi, la Réserve fédérale a relevé "peu ou pas de croissance" dans quatre des douze districts américains, et seulement une croissance modeste dans les autres au cours des dernières semaines. Le ralentissement le plus marqué se trouve dans les Etats du Midwest et du Nord Est, les plus touchés par la résurgence de l'épidémie, et qui ont dû adopter de nouvelles restrictions pour tenter de juguler la pandémie.

Alors que le nombre de décès du Covid-19 a désormais dépassé les 272.00 aux Etats-Unis (+2.604 en 24h), les marchés financiers restent dans l'attente d'un nouveau plan de soutien budgétaire pour prendre le relais du vaste plan de 2.200 milliards de dollars voté en mars (le CARES Act), mais dont les principales mesures d'aide vont s'achever le 31 décembre.

Mardi, les négociations (interrompues depuis les jours précédant l'élection présidentielle du 3 novembre) ont pu reprendre entre la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor de Donald Trump, en vue de trouver un compromis pendant la période de transition.

Efforts politiques pour un plan de soutien avant le 20 janvier

Le président élu Joe Biden, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, a exhorté mardi le Congrès américain à voter sans délai un nouveau plan d'aide "robuste", et a promis à ses compatriotes que "l'aide arrive" face aux ravages de la crise du coronavirus sur l'économie et la société américaine.

"A tous ceux qui luttent maintenant, notre message est le suivant : l'aide arrive", a plaidé Joe Biden depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware, où il présentait sa nouvelle équipe économique, dont Janet Yellen, sa future secrétaire au Trésor.

Au même moment, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, s'exprimait devant une commission du Sénat et a notamment estimé que "sans aide, le risque est de mener à plus d'inégalités". Jerome Powell ainsi que Steven Mnuchin sont entendus mercredi pour le 2e jour consécutif par une commission du Congrès, cette fois à la Chambre des représentant.

Mardi, le patron de la Fed a déjà livré une intervention teintée d'un optimisme prudent, se réjouissant des avancées sur les vaccins, mais affichant sa vigilance face aux développements éventuels. De son côté, Steven Mnuchin a jugé mardi que le Congrès devrait réattribuer les 455 milliards de dollars de fonds non utilisés dans le cadre du CARES Act, afin de constituer un nouveau package fiscal au support bipartisan.

Par ailleurs, un groupe bipartisan de sénateurs a rédigé mardi une nouvelle proposition de plan de relance, d'un montant de 908 milliards de dollars. Ce plan serait un compromis entre les 2.000 Mds$ réclamés par les Démocrates depuis des mois, et le package minimal de 500 Mds$ soutenu jusqu'ici par les sénateurs républicains.

Le Royaume-Uni, premier pays à vacciner dès la semaine prochaine

Sur le front sanitaire, les préparatifs vont bon train en vue des campagnes de vaccination contre le coronavirus. Le Royaume-Uni s'est distingué mardi en étant le premier pays au monde à autoriser l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 de l'Américain Pfizer et de son partenaire allemand BioNTech. Le vaccin sera disponible dans tout le pays à partir de la semaine prochaine, promet même le gouvernement britannique.

Pfizer et BioNTech ont aussi déposé des demandes de mises sur le marché auprès de la FDA, l'autorité sanitaire américaine, et de l'Agence européenne des médicaments (EMA). Le duo a indiqué que son candidat vaccin a atteint finalement une efficacité de 95% dans son essai de Phase 3, et qu'il n'a présenté aucun effet secondaire majeur. L'Américain s'attend à ce que la FDA accorde son feu vert d'ici la mi-décembre et espère débuter les livraisons dans la foulée. Par ailleurs, Moderna a effectué des demandes similaires concernant son candidat vaccin, qui a été jugé efficace à 94,1% lors de l'essai de Phase 3.

Un comité consultatif de la FDA devrait se réunir le 10 décembre pour examiner la demande de Pfizer/BioNTech et le 17 décembre pour celle de Moderna, selon le site internet Axios. De son côté, l'EMA a annoncé mardi qu'elle tiendrait une réunion extraordinaire le 29 décembre "au plus tard" pour donner son avis.

Le pétrole et l'or rebondissent

Le pétrole rebondit mercredi, alors que le groupe de pays producteurs Opep+ aurait fait des progrès au sujet de ses niveaux de production pour les prochains mois. Le cours du brut léger américain (WTI) a regagné 1,6% à 45,28$ le baril, pour le contrat de janvier sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en janvier a repris 1,8% à 48,25$.

En novembre, le cours du WTI avait bondi de plus de 26% et le Brent avait repris 27%, dans l'espoir d'une reprise de la demande de brut en 2021 mais aussi d'une prolongation des coupes de production de l'Opep+. Selon des sources citées par 'Bloomberg', l'Opep + aurait fait des progrès en vue d'un accord permettant de prolonger les coupes de production en place. La réunion plénière prévue mardi a été reportée à jeudi faute d'accord entre les membres de l'alliance de pays pétroliers. Les cours du brut ont aussi profité mercredi de l'annonce d'un léger repli des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

L'or a rebondi pour la 2e séance, après une chute de près de 5% en 6 séances, qui l'avait fait retomber au plus bas depuis 5 mois. L'once de métal jaune a repris mercredi 0,6% (après +2,1% mardi) à 1.830,20$ pour le contrat à terme de février sur le Comex, profitant d'achats à bon compte et de la poursuite du repli du dollar, qui rend les achats d'or moins onéreux.

L'accord commercial avec la Chine restera en place... pour l'instant

Sur le front commercial, le président-élu Joe Biden a déclaré qu'il n'agirait pas immédiatement pour revenir sur l'accord avec la Chine concernant les tarifs douaniers. Biden entend d'abord conduire une revue détaillée de l'accord existant et consulter les alliés asiatiques des Etats-Unis afin de développer une stratégie cohérente sur la question, selon les commentaires recueillis lors d'une interview par Thomas Friedman dans le 'New York Times'.

Biden veut progresser sur la question des pratiques abusives de la Chine notamment en matière de propriété intellectuelle, dumping, subventions d'entreprises et transferts technologiques forcés. Par ailleurs, les tensions avec Pékin demeurent élevées peu avant 'l'inauguration' de Biden, l'administration Trump ayant signalé son intention d'agir encore avant la fin de la présidence du locataire sortant de la Maison blanche.

VALEURS A SUIVRE

Pfizer (+3,5%) / BioNTech (+6,2%). Le Royaume-Uni est le premier pays au monde à autoriser l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 de l'Américain et de son partenaire allemand. Le vaccin sera disponible dans tout le pays à partir de la semaine prochaine, promet même le gouvernement britannique. L'usage du vaccin a été validée par l'agence locale 'Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency' (MHRA). Il s'agit du premier vaccin contre le nouveau coronavirus approuvé, "une très bonne nouvelle" selon le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock. Pfizer indique que les premières doses pourront être livrées immédiatement et évoque un accomplissement dans le combat contre la pandémie.

Pfizer a aussi déposé une demande auprès de la Food & Drug Administration (FDA), autorité sanitaire américaine, pour l'autorisation en urgence (EUA) de la mise sur le marché aux Etats-Unis de son candidat vaccin contre le Covid-19 développé avec l'Allemand BioNTech. Enfin, une demande d'autorisation a été faite lundi par Pfizer / BioNTech auprès de l'Agence européenne du médicament pour ce vaccin contre le Covid-19.

Salesforce (-8,57%), le spécialiste des technologies de gestion de la relation client (CRM), a confirmé mardi soir la rumeur qui courait depuis près d'une semaine, en officialisant un accord en vue de l'achat du spécialiste des solutions de télétravail collaboratif Slack Technologies (-2,6%).

L'offre du groupe américain en numéraire et en actions valorise Slack à 27,7 milliards de dollars sur les cours d'hier. Les actionnaires de Slack recevront 26,79$ en cash et 0,0776 action Salesforce pour chaque titre Slack. Cette opération, la plus importante pour Salesforce depuis sa création en 1999, permettra au géant du CRM d'entrer en compétition plus frontale avec Microsoft, qui domine le marché du télétravail avec sa solution Teams. Microsoft concurrence par ailleurs Salesforce sur le marché du CRM avec sa solution Dynamics 365 CRM service. A noter que Slack avait déjà été approché par Salesforce, mais aussi par Microsoft, en 2019 avant son introduction en Bourse...

Salesforce a par ailleurs annoncé le prochain départ à la retraite de son directeur financier (CFO), Mark Hawkins, qui sera effectif le 1er février prochain. Côté résultats, Salesforce a publié pour le 3e trimestre un bénéfice net de 1,08 milliard de dollars contre une perte de 109 millions un an plus tôt. Sur une base ajustée le bénéfice par action s'est établi à 1,74$ contre 0,75$ il y a un an. Les revenus ont grimpé de 20% à 5,42 Mds$. Ces chiffres sont supérieurs au consensus. Pour le 4e trimestre, Salesforce s'attend à un bpa ajusté de 73 à 74 cents pour des ventes situées entre 5,67 et 5,68 Mds$. Les analystes s'attend mieux côté bénéfices (86 cents par action) mais à moins pour les revenus (5,51 Mds$). Au-delà de 2020, Salesforce a relevé ses prévisions de revenus annuels à 21,11 Mds$ en 2021 et à 25,5 Mds$ en 2022.

Boeing (+5%) et le transporteur aérien American Airlines (+4%) ont organisé mercredi le premier vol de démonstration publique du 737 MAX depuis la levée de son immobilisation par les autorités du transport aérien.

Jetblue (-2,9%), autre compagnie aérienne majeure cotée à Wall Street, a annoncé le lancement d'une augmentation de capital visant à lever un peu plus de 500 millions de dollars à un prix inférieur de 6,6% au cours de clôture d'hier.

Micron Technology (+3%). Plusieurs analystes de la place ont rehaussé leurs objectifs sur le dossier, suite au relèvement de guidance financière annoncé par le groupe pour le trimestre en cours.

Box (-8,7%), un spécialiste du stockage de données en ligne, a dévoilé mardi soir des revenus trimestriels supérieurs aux attentes avec le développement du télétravail et de l'enseignement à distance. Néanmoins, ses estimations pour le trimestre entamé sont ressorties un peu courtes.

Amazon (-0,5%) serait sur le point de se renforcer sur le marché de l'audio numérique en rachetant le studio américain de podcasts Wondery, pour lequel il offrirait 300 millions de dollars, selon le 'Wall Street Journal'. Wondery, un des principaux studios de création de podcasts aux Etats-Unis, a réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 40 M$ en 2020, essentiellement grâce à la publicité. La société se spécialise dans les documentaires, dont les séries Dr Death (adapté en français sous le titre de Dr La Mort) ou Business Wars (Guerre de business en français).

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