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Clôture de Wall Street : en vive hausse avec les pétrolières !

Clôture de Wall Street : en vive hausse avec les pétrolières !
Clôture de Wall Street : en vive hausse avec les pétrolières !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après une première réaction hésitante, la Bourse américaine s'est orientée en nette hausse, mercredi, au lendemain de l'annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, et du retour des sanctions économiques contre ce pays. Malgré la montée des risques géopolitiques, les investisseurs se sont rués sur les valeurs énergétiques, qui ont profité de la flambée de plus de 3% des cours du pétrole. Par ailleurs, plusieurs opérations de fusion-acquisition ont soutenu les cours, comme l'achat du commerçant en ligne indien Flipkart par Wal-Mart.

A la clôture, l'indice Dow Jones a progressé de 0,75% à 24.542 points (+0,01%), tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,97% à 2.697 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a avancé de 1% à 7.339 pts.

Les taux américains à 10 ans de retour sur les 3%

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a fait une pause après sa récente envolée, finissant la journée autour de 93,12 (stable par rapport à la veille). Les investisseurs ont un peu réduit leurs attentes de hausse des taux de la Fed, après la publication d'une hausse des prix à la production inférieure aux attentes en avril aux Etats-Unis (+0,1% sur un mois contre +0,3% attendu). L'indice des prix à la consommation, attendu jeudi, sera lui aussi très surveillé. De son côté, l'euro a regagné jusqu'à 0,28% en séance avant de finir en légère baisse de 0,14% à 1,1848$.

Sur les marchés obligataires, les taux des emprunts d'Etat américains ont continué leur progression, à la faveur d'une adjudication de 25 milliards de dollars de T-Bonds à 10 ans, qui s'est réalisée dans de bonnes conditions de demande, mais au prix d'une nette hausse des taux actuariels, montés à 2,995% contre 2,795% lors de la précédente émission en avril. Sur le marché secondaire, le rendement du T-Bond à 10 ans a fini la journée en hausse de 2 points de base, retrouvant le seuil des 3%.

Les cours du brut flambent, les valeurs pétrolières en profitent

Le pétrole a une nouvelle fois flambé mercredi au lendemain des annonces de Donald Trump sur l'Iran. Le cours du baril de brut léger américain WTI s'est adjugé 3,01% à 71,14$ sur le Nymex (contrat à terme de juin). Le Brent a franchi pour sa part les 77$ à 77,21$ (+3,15%). La période d'incertitude géopolitique qui s'ouvre a porté les cours du brut au plus haut niveau en trois ans et demi. Il faut en effet remonter à la fin 2014 pour retrouver de tels prix sur le pétrole. Outre la perspective d'une réduction des exportations de pétrole iranien, le cours de l'or noir a été soutenu mercredi par l'annonce d'une contraction des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis la semaine dernière (-2,2 millions de barils).

A Wall Street, les actions des valeurs énergétiques ont fortement progressé ces derniers mois, profitant de la flambée des cours du pétrole. Mercredi, le titre de Chevron a gagné 1,7%, et il prend 11% en trois mois, ConocoPhillips a gagné 1,4% (+23% en trois mois), Transocean a bondi de 5,5% (+33% en trois mois) et Devon Energy a pris 3% (+9% en trois mois). Halliburton a gagné 1,6% (+6% en trois mois) et ExxonMobil a pris 2,3% mercredi (+3,8% en trois mois).

Par ailleurs, l'actualité des entreprises a été marquée mercredi par des opérations de fusions et acquisitions qui ont stimulé le marché. Wal-Mart vient ainsi de conclure un accord en vue d'une prise de contrôle de l'Indien Flipkart pour 16 Mds$. Walt Disney, de son côté, a confirmé son optimisme concernant l'acquisition des actifs de la Fox - par ailleurs convoitée par Comcast... Enfin, l'opérateur télécom Vodafone se propose pour sa part de reprendre des actifs de Liberty Global pour plus de 18 MdsE.

VALEURS A SUIVRE

Walt Disney (-1,8%), le géant américain des médias et du divertissement, a publié hier soir des comptes trimestriels solides, soutenus notamment par le succès cinématographique de 'Black Panther'. Par ailleurs, le groupe californien de Burbank entend toujours mener à bien le rachat d'actifs de 21st Century Fox pour plus de 52 milliards de dollars. Ainsi, Bob Iger, le patron de Disney, a affirmé sa confiance concernant ce rapprochement majeur, malgré l'émergence d'un rival de poids, Comcast, également très intéressé par la Fox. Rappelons que Disney tente d'acquérir les activités cinéma, TV et internationales de Fox. Les régulateurs étudient actuellement l'opération. Comcast a compliqué la donne avec une offre sur Sky Plc. Pire encore, selon les dernières rumeurs, Comcast pourrait tenter de racheter tous les actifs de Fox convoités par Walt Disney. C'est du moins ce que croit savoir l'agence Reuters. Pour le groupe de Burbank, l'opération est cruciale. Elle lui permettrait en effet de diversifier ses contenus afin de faire face à la montée en puissance du streaming et de Netflix. Le conglomérat Walt Disney a réalisé pour le premier trimestre calendaire 2018 un bénéfice par action de 1,84$ sur une base ajustée, contre 1,70$ de consensus de place. Les parcs à thème se sont distingués avec un bénéfice en forte progression de 27%, à 954 M$... Iger prévoit d'ailleurs d'étendre les activités des parcs, en Chine notamment. Les réseaux médias, principale division du groupe, ont engrangé un bénéfice de 2,1 Mds$, 6% de moins que l'année précédente. Les studios cinématographiques, qui se sont distingués tout récemment par une pluie de records avec le nouveau 'Avengers', avaient déjà profité sur le trimestre écoulé des belles recettes de 'Black Panther', autre film de super-héros de l'univers Marvel. Les studios ont dégagé 847 M$ de bénéfice net trimestriel. 'Black Panther' a amassé 1,3 Md$ en ventes de billets, 9ème performance de toute l'histoire du cinéma.

Vodafone (+0,8%), colosse britannique des télécoms, a annoncé l'acquisition programmée d'actifs du câblo-opérateur américain Liberty Global en Allemagne, en République tchèque, en Hongrie et en Roumanie. L'opération se chiffre à 18,4 milliards d'euros. Vodafone avait déjà précisé, en février, qu'il étudiait le rachat de ces actifs européens. Par cette transaction, Vodafone accélère sa stratégie de 'convergence des communications' et consolide ses opérations en Allemagne, ainsi que sur les marchés d'Europe centrale et de l'Est. En Allemagne, principal marché de Vodafone, l'opérateur britannique entend créer un challenger du géant national, Deutsche Telekom.

Wal-Mart (-3,1%) trébuche à Wall Street. Le géant de Bentonville a conclu le rachat de l'Indien Flipkart. L'investissement se chiffre à 16 milliards de dollars pour le groupe américain, qui récupèrera ainsi 77% des parts de ce leader indien du e-commerce. Le Chinois Tencent, Tiger Global Management, Microsoft et Binny Bansal (cofondateur de Flipkart), resteront au capital. Le groupe américain entend financer l'opération par émission de dette nouvelle et trésorerie. Néanmoins, Wal-Mart prévient qu'il anticipe un impact négatif de l'opération sur le bénéfice par action, de l'ordre de 25 à 30 cents sur l'exercice 2019, et dans le cas d'une finalisation durant le second trimestre. Convoité par Amazon, l'Indien Flipkart a donc finalement bien opté pour l'offre du géant américain de la distribution traditionnelle, Wal-Mart. Le conseil d'administration de Flipkart Online Services Pvt a validé le deal, qui requiert encore l'accord des régulateurs. Il s'agit pour Wal-Mart d'un pari majeur à l'international. Dans le cadre de l'accord, SoftBank Group cèdera sa participation de plus de 20% au capital de Flipkart. C'est d'ailleurs le patron de SoftBank, Masayoshi Son, qui avait laissé 'fuiter' l'opération par erreur un peu plus tôt, avant l'annonce officielle.

Electronic Arts (+5,7%) a publié ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 607 M$ (1,95$ par action), contre 566 M$ (1,81$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 1,58 Md$, contre 1,53 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,83$, pour des ventes de 1,24 Md$. Sur l'exercice, EA enregistre des revenus de 5,15 Mds$ (contre 4,85 Mds$ un an avant), pour des profits de 1,04 Md$ (contre 967 M$ un an plus tôt). Sur le nouvel exercice, le groupe vise des revenus d'environ 5,6 Mds$, pour des bénéfices de 1,108 Md$.

TripAdvisor (+22,8% !) a dévoilé ses résultats du premier trimestre. Le résultat net ressort à 5 M$ (0,04$ par action), contre 13 M$ (0,09$ par action) un an avant. Le bénéfice par action ajusté s'affiche à 0,30$, en croissance de 25% en glissement annuel. Les revenus s'élèvent à 378 M$, contre 372 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,16$, pour des revenus de 361 M$.

Wendy's (-3,5%) a annoncé ses comptes du premier trimestre. Les bénéfices sont de 20,2 M$ (0,08$ par action), contre 22,3 M$ (0,09$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,11$, contre 0,08$ un an plus tôt. Les revenus montent de 5,4% à 380,6 M$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,10$, pour des ventes de 374 M$.

Mylan (+3,8%) a dévoilé ses comptes du premier trimestre. Les bénéfices sont de 87,1 M$ (0,17$ par action), contre 66,4 M$ (0,12$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,96$, contre 0,93$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'affichent à 2,68 Mds$, contre 2,72 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,95$, pour des revenus de 2,73 Mds$. Le groupe confirme par ailleurs ses objectifs 2018, en visant des revenus entre 11,75 et 13,25 Mds$, et un bpa entre 5,20 et 5,60$.

Office Depot (-8,8%) a annoncé ses comptes du premier trimestre. Les profits sont de 41 M$ (0,07$ par action), contre 116 M$ (0,22$ par action) un an avant. Le bénéfice par action ajusté ressort à 0,08$, contre 0,16$ un an plus tôt. Les ventes s'affichent à 2,83 Mds$, contre 2,68 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,08$, pour des revenus de 2,8 Mds$. Sur 2018, le groupe vise désormais des ventes de 10,8 Mds$ (contre une précédente prévision de 10,6 Mds$).

Facebook (+2,1%) se réorganiserait, après le scandale Cambridge Analytica. Le réseau social de Menlo Park entendrait se structurer en trois nouvelles divisions. Le groupe californien modifierait par ailleurs les directions de ses produits clés. En tant que directeur produit, Chris Cox serait en charge des produits clés de la famille Facebook (Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger), croit savoir le 'New York Times'. Trois responsables produits rapporteraient directement à Mark Zuckerberg, une fois la réorganisation finalisée. 'TheStreet' précise que les trois heureux élus seraient Chris Cox (auparavant responsable de l'application principale - un travail repris par Will Cathcart), Javier Olivan (VP of Growth - en charge des équipes produit publicitaires et analytiques), et Mike Schroepfer (CTO, en charge des nouvelles plateformes - AI, AR/VR, ingénierie, données privées et blockchain...). Kevin Systrom resterait à la direction d'Instagram. Messenger serait prochainement dirigé par Stan Chudnovsky, alors que David Marcus, son patron actuel, prendrait la tête de l'entité nouvelle dédiée à la blockchain. Pour finir, suite au départ de Jan Koum, Chris Daniels prendrait la direction de WhatsApp.

Groupon (+0,8%) a annoncé ses résultats du premier trimestre. Les revenus sont de 626,5 M$, en baisse de 7%. La perte nette ressort à 6,9 M$ (0,01$ par action), contre 24,4 M$ (0,04$ par action) un an avant. En non-GAAP, le bénéfice par action s'affiche à 0,03$, contre 0,01$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa proche de 0, pour des revenus de 604 M$.

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