Cotation du 17/10/2018 à 17h01 Dow Jones Industrial -1,04% 25 529,03
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Clôture de Wall Street : en ordre dispersé, les "technos" à la traîne

Clôture de Wall Street : en ordre dispersé, les "technos" à la traîne
Clôture de Wall Street : en ordre dispersé, les 'technos' à la traîne
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — A l'instar des autres places mondiales, la Bourse américaine a confirmé mercredi qu'elle ne s'inquiétait pas outre mesure de la nouvelle escalade des barrières douanières entre les Etats-Unis et la Chine. Les investisseurs semblent ne pas se soucier davantage, pour l'instant, des négociations commerciales difficiles qui ont repris mercredi entre les Etats-Unis et le Canada. Pendant ce temps, les taux d'intérêts américains se tendent, à l'approche de la réunion de la Fed de la semaine prochaine.

Mercredi à la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,61% à 26.405 points, terminant à moins de 1% de son dernier record historique inscrit à la fin janvier dernier... L'indice large S&P 500 a pris 0,13% à 2.907 pts, tandis que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a fini en léger recul, de 0,08%, à 7.950 pts, plombé par de grandes valeurs comme Amazon (-0,7%) et Microsoft (-1,3%).

Les taux US à 10 ans au plus haut depuis près de 7 ans

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète l'évolution du billet vert face à 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, dollar canadien, yen et couronne suédoise) a cédé 0,1% à à 94,60 points, tandis que l'euro a progressé de 0,07% à 1,1673$. Sur les marchés obligataires américains, les cours ont reculé, et les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse) se sont tendus. Le rendement de l'emprunt d'Etat à 10 ans a progressé de 2 points de base pour atteindre 3,07%, proche de son plus haut niveau depuis 7 ans.

Le rendement du T-Bond à 30 ans s'est lui apprécié de 3 points de base à 3,22%, proche de son plus haut depuis 4 ans. La Réserve fédérale, qui réunira les 25 et 26 septembre prochain son comité de politique monétaire, devrait relever ses taux directeurs pour la 3ème fois cette année, pour les porter entre 2% et 2,25% selon une grande majorité d'intervenants. Le suspense demeure encore sur un possible 4ème tour de vis avant la fin 2018, qui dépendra de l'évolution de la conjoncture (inflation, emploi...).

Le pétrole a confirmé son orientation haussière après la publication d'une cinquième semaine de baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et une hausse de la demande d'essence aux Etats-Unis. Le contrat à terme d'octobre sur le brut léger américain (WTI) a pris 1,82%, à 71,12$ le baril, tandis que le contrat de novembre sur le Brent de Mer du Nord a gagné 0,47% à 79,40$ le baril. L'or noir est aussi soutenu par l'apparente décision de l'Opep et de ses alliés de ne pas accroître pour le moment leur production, malgré la baisse des exportations iraniennes, liée à l'entrée en vigueur, le 4 novembre prochain, des nouvelles sanctions américaines contre l'Iran.

Justin Trudeau demande plus de flexibilité à Donald Trump

Sur le front commercial, les négociations ont repris mercredi entre les Etats-Unis et le Canada sur l'avenir du traité nord-américain Nafta. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a appelé Washington à faire preuve de plus de flexibilité s'il souhaitait parvenir à un accord sur un nouveau Nafta. Donald Trump, qui est déjà parvenu cet été à un accord avec le Mexique, troisième signataire du traité, a menacé d'en exclure le Canada si aucun compromis n'est conclu d'ici à la fin du mois.

Quant au conflit commercial avec la Chine, les investisseurs préfèrent voir le verre à moitié plein, en espérant que les dernières taxes annoncées lundi et mardi de part et d'autres, ne suffiront pas à peser sur la croissance économique mondiale, tant cette perspective serait négative pour les deux pays... De nombreux analystes continuent d'espérer que Washington et Pékin finiront par trouver un compromis acceptable qui permettra de réduire le déséquilibre dans leurs échanges commerciaux. Le déficit des Etats-Unis s'est établi en 2017 à environ 375 Mds$ selon le département du Commerce (505 Mds$ d'importations venues de Chine contre 130 Mds$ d'exportations vers ce pays), une situation à laquelle le président américain Donald Trump a juré de mettre fin.

La croissance américaine toujours solide

"Une fois encore, j'exhorte les dirigeants chinois à prendre rapidement des mesures pour mettre fin aux pratiques commerciales déloyales de leur pays. J'espère que cette situation commerciale sera finalement résolue par moi-même et le Président chinois Xi, pour qui j'ai beaucoup de respect et d'affection", a affirmé Donald Trump dans un communiqué publié lundi soir sur le site internet de la Maison Blanche.

Malgré les craintes concernant le commerce mondial, l'économie américaine continue d'afficher des performances solides, même si la Fed a relevé quelques signes de ralentissement dans son dernier Livre Beige, publié la semaine dernière. Mercredi, le Département au commerce a annoncé une hausse plus forte que prévue des mises en chantier de logements en août. Elles sont ressorties à 1,282 million d'unités, contre 1,24 million de consensus de place et après 1,174 million en juillet. En revanche, les permis de construire ont déçu, en retrait à 1,229 million d'unités, contre 1,315 million de consensus et 1,303 million en juillet.

La balance américaine des comptes courants est ressortie dans le rouge à hauteur de 101,5 milliards de dollars au second trimestre, contre -104 Mds$ de consensus et -121,7 Mds$ sur la période antérieure.

VALEURS A SUIVRE

L'action Tesla a continué de faire du yo-yo, regagnant mercredi 4,9% après une chute de 3,4% mardi. Une enquête criminelle a été ouverte par le Département américain de Justice après les déclarations d'Elon Musk sur son projet de retrait de Tesla de la cote, finalement abandonné fin août. Le DoJ veut savoir s'il y a eu fraude lorsque le patron et fondateur de Tesla a déclaré le 7 août dans un tweet disposer d'un financement "garanti" en vue de retirer le constructeur d'automobiles électriques de la Bourse.

Mercredi, les analystes de Morgan Stanley ont jeté un nouveau pavé dans la mare du constructeur automobile, en jugeant que le groupe devra lever 2,5 Mds$ cette année pour renforcer sa production et refinancer les dettes arrivant à échéance. Tesla a régulièrement démenti les rumeurs de levée de fonds. Elon Musk a assuré à plusieurs reprises que le groupe n'aurait pas à faire appel au marché, tablant sur une accession rapide à la rentabilité et à la génération de cash flow.

Tilray (+38% !), un producteur canadien de cannabis à usage thérapeutique, s'est envolé. Le directeur général du groupe, Brendan Kennedy, a glissé sur 'CNBC' que des partenariats pourraient bien se produire entre des compagnies du secteur du cannabis et des groupes de vins et spiritueux, ou bien encore des compagnies pharmaceutiques.

McDonald's (+0,9%) a profité d'une décision en sa faveur de la Commission européenne (+0,9%). A l'issue d'une enquête de trois ans, Bruxelles a conclu que l'absence d'imposition de certains bénéfices du roi du hamburger au Luxembourg ne relevait pas d'une aide d'Etat illégale. La Commission a jugé que l'accord était conforme à la législation fiscale nationale et à la convention sur les doubles impositions entre le Luxembourg et les Etats-Unis.

AutoNation (+1,9%). Le directeur général du groupe va quitter ses fonctions en 2019 pour devenir président exécutif. AutoNation entame par conséquent la recherche de son nouveau CEO (chief executive officer).

Netflix (-0,2%). Les équipes de la firme de recherche Guggenheim viennent de doper de 360$ à 420$ leur objectif de cours sur la valeur du géant de la vidéo en streaming. Le broker pense que la pénétration du groupe en matière d'abonnements dépassera significativement celle impliquée par la valorisation actuelle.

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